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Provenance: Succession F. Vallotton (Nr. 191)Galerie Vallotton, Lausanne (Nr. 929)Claude Vallotton, PullySchweizer Privatbesitz
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Literature: A(mi)-F(erdinand), Duplain, "Félix Vallotton" in Lectures du foyer: Revue hebdomadaire illustrée, 1937, Nr. 34, S. 2 (abgebildet) Siegfried, Wichmann, Japonisme, Paris: Chêne / Hachette, 1982, Nr. 607, S. 230Ducrey, Marina / Ducrey, Guy, Galerie Paul Vallotton, depuis 1913..., 1988, S. 118 (Foto) Natalia Valentinova, Brodskaïa, Félix Vallotton. Le nabi étranger, 1996, S. 134f (abgebildet)Marina Ducrey, Félix Vallotton 1865-1925, l'oeuvre peint, Catalogue raisonné, Bd. III, Lausanne/Zürich/Milan 2005, Nr. 1477, abgebildet (in Farbe)
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Notes: Im Livre de raison ist dieses Bild beschrieben als Famille d'arbres groupés au centre de la plaine ciel bleu. herbe vj piquetée de fleurs. Vallotton befindet sich auf dem Höhepunkt seines Schaffens, als er die in seinem Livre de raison als «Baumgruppe inmitten der Ebene, blauer Himmel; g[elb]g[rünes], blumengesprenkeltes Gras» beschriebene Landschaft malt. Es ist Juli und die Sonne scheint über den normannischen Feldern bei Honfleur, wo der Künstler seit 1909 die Sommermonate verbringt. Beim Anblick der auf einem Spaziergang entdeckten Baumgruppe hat Vallotton das Bild im Prinzip bereits entworfen: Der Bildausschnitt und die Anordnung der Bildelemente sind festgelegt, ebenso die Lichtführung, das Verhältnis der Massen und die Farbwerte. Dieses innere Bild hält er, ergänzt um einige Farbangaben, in groben Zügen in seinem stets mit sich geführten Skizzenbuch fest. Zwei oder drei Tage später nimmt er dann in der Abgeschiedenheit seines Ateliers diese grosse Leinwand in Angriff, wobei er bei der Umsetzung der vor der Natur empfangenen Eindrücke einzig auf seine Skizze zurückgreift. Angeregt durch Poussin, hat er sich dieses örtlich und zeitlich versetzte Vorgehen beim Ausarbeiten seiner komponierten Landschaften seit Beginn des 20. Jahrhunderts mehr und mehr zu eigen gemacht und es im letzten Schaffensjahrzehnt zu voller Entfaltung gebracht. Obwohl er seinem Bruder kurz vorher in einem Brief gesteht, der Gegend ein wenig überdrüssig zu sein, gelingt es ihm hier, seine aus der japanischen Druckgrafik übernommenen früheren Interpretationen eines dekorativen Motivs - das von einer Reihe schlanker Stämme gebildete Gitter - neu zu formulieren. Neu sind hauptsächlich die Schrägführung der Vordergrundelemente und die Steilansicht. Letztere verkürzt die Perspektive und weitet den Himmel, vor dem sich die Bäume abzeichnen, während umgekehrt deren Monumentalität durch den ab ungefähr halber Stammhöhe nach oben geschwenkten Blick gesteigert wird. Der Gegensatz zwischen gerundeten Partien und Vertikalen, der Wechsel von konturierten Formen und Stellen mit vorwitzig vorspringendem Blattwerk oder auch die akzentuierte Beleuchtung des Vordergrunds - all dies trägt zur eigenartigen Bildwirkung bei. Hinzu kommt die technische Differenzierung zwischen glatten Farbflächen und einer beinahe schon pointillistischen Behandlung der Blumenwiese. Die eher kühle, auf Blau-Grün-Schattierungen ausgerichtete Farbpalette wird aufgeheizt durch die Gelbtöne im Vordergrund, die zur Steigerung der Wirkung ihrerseits von kleinen roten Tupfern durchsetzt sind. Vallotton est à l'apogée de son art lorsqu'il peint «Famille d'arbres groupés au centre de la plaine ciel bleu. herbe v[ert]j[aune] piquetée de fleurs», comme il décrit ce paysage dans son Livre de raison. On est en juillet, le soleil brille sur la campagne normande aux abords d'Honfleur, la résidence estivale du peintre depuis 1909. Devant ce bouquet d'arbres découvert au cours d'une promenade, Vallotton a déjà conçu le tableau qu'il en tirerait: il en a déterminé le cadrage et la disposition des éléments, l'éclairage comme le rapport des masses et des valeurs. Cette vision intériorisée, il en a tracé les grandes lignes, assorties de quelques indications de couleurs, dans le carnet de croquis qui ne le quittait jamais. Plus tard, à deux ou trois jours d'intervalle peut-être, il a entrepris cette grande toile dans le silence de son atelier, y transposant l'émotion ressentie devant la nature avec son esquisse pour seul aide-mémoire. Inspiré de Poussin, c'est le processus qu'il a progressivement adopté depuis le début du XXυe siècle pour l'élaboration de ses paysages composés à l'écart géographique et temporel du sujet, et dont le plein épanouissement coïncide avec la dernière décennie de sa vie. Bien qu'il vienne d'avouer dans une lettre à son frère être un peu las de la région, il réussit à renouveler ici ses interprétations antérieures d'un motif décoratif emprunté aux estampes japonaises, celui de la grille formée par un alignement de troncs élancés. La nouveauté réside principalement dans l'orientation oblique des éléments du premier plan et dans leur vue en plongée. En contractant la perspective, celle-ci a pour effet de dégager le vaste espace de ciel sur lequel se dressent les arbres. La monumentalité de ces derniers est elle, au contraire, exacerbée par un basculement vers le haut de l'angle de vision qui intervient environ à mi-hauteur des troncs. Le contraste entre volumes arrondis et verticales, la conjugaison de formes résumées par leur contour et de feuillages folâtrant librement par endroits ou encore l'éclairage accentué du premier plan contribuent à l'étrangeté de la composition. S'y ajoute la technique différenciée entre aplats de couleur et traitement presque pointilliste du pré fleuri. Plutôt froide, la gamme chromatique axée sur une variété de verts bleutés est réchauffée par les jaunes du premier plan, modulés de petites taches rouges qui en pimentent l'effet. Wir danken Marina Ducrey für den Textbeitrag.