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Lot 31: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. 3 L.A., juin-juillet 1736, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3, 1 et 3 pages in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes (brisés). [CM 449, 450 et 456]

Succession Lally-Tollendal et à divers amateurs

by Le Brech & Associés

December 18, 2012

Paris, France

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Description: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. 3 L.A., juin-juillet 1736, au Président de Montesquieu à Paris ; 3, 1 et 3 pages in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes (brisés). [CM 449, 450 et 456]
Belle correspondance amicale.
17 juin. « Jay vû de près le Styx, jay vû les Eumenides &c et pour vous parler plus simplement, mon cher president, jetois bien mal lors que l'on m'apporta votre derniere lettre qui suspendit pour un tems les transports de ma fievre ; mais que de sang innocent il a fallu repandre pour l'éteindre tout à fait ». Il s'interroge sur la santé de Montesquieu et sa « prise d'epicuquana [...] Conservez vous mon cher president pour les princes princesses, duchesses et autres, et surtout pour vos amis et vos serviteurs ». Il évoque la colique de Milord Waldegrave : « vous et moy pensons de mesme sur son sujet ; les hommes occupés des grandes affaires n'ont pas le tems d'être malades » ; la réception du comte de Matignon dans l'Académie de La Rochelle : « quel blaspheme, douter que le comte pût devenir un chef des beaux esprits »... Si Montesquieu est à Chantilly, Bulkeley le charge de dire « à la princesse de Clermont que son esclave et qui le sera toujours, n'a pas été bien du tout, elle le reconnoitra à cette phrase, dont elle s'est souvent moquée, et plut à Dieu qu'elle ne se fut moquée que de cela »... Il parle encore du duc d'Estouteville « qui conserve toujours j'espere son embonpoint et son admiration pour les ministres ». Il souhaite enfin à Montesquieu « beaucoup de santé, et une vendange abondante malgré toute l'indifférence de votre philosophie »...
[Fin juin-début juillet]. « Tout ingrat, tout dedaigneux, tout leger qu'est Mr le president de Montesquieu, les mesmes personnes à qui il avoit promis hier quil les honoreroit de sa presence et qui l'ont attendu jusques à dix heures et demy, le convient pour ce soir à un petit souper, mais il est prié en mesme tems de ne les point oublier. La compagnie sera peu nombreuse, et les propos des plus libres sans être pourtant licencieux »...
[Orléans] 21 juillet. « J'ai si peu joui de vous à Paris, mon cher president, que cela m'a degouté d'y rester plus longtems. Votre maudit garçon m'a mesme fait veiller inutilement à vous attendre la veille de mon depart, car il m'assura que vous deviez m'honorer d'une visitte ». Il incite Montesquieu à venir le visiter à Orléans avec le comte de Matignon : « Je prens actuellement les eaux de Vichy qu'on dit estre excellentes pour l'estomach, et je vous conseille serieusement de les essayer. Vous serez icy dans le sein de la tranquillité, vous respirerez un air serrein, vous serez à l'abri des indigestions, et nous vous renverrons à la ville sain et en embonpoint, et les beautés de Paris nous en sçauront gré ». Il évoque l'ordre du Saint-Esprit où l'on a refusé d'admettre Bauyn d'Angervilliers (ministre de la Guerre) : « c'est un degoust de plus qu'il essuye : s'il etoit sage il les laisseroit là, et il acquereroit plus de consideration par sa rettraitte, qu'il n'a eu d'honneur dans son employ ; j'ay cru aussy bien que vous ce foudre de guerre debarqué d'Italie ; il m'a paru tout aussy bruyant et aussy inepte que lorsque feue Mme sa femme le chassoit de sa presence par un torrent d'injures ». Il s'inquiète de la santé et de la grossesse de la duchesse de Bourbon, de sa nièce Mme de Renel qu'il croit « dans un très grand danger ». Il transmet les compliments de sa maîtresse (et future femme) Mme de Cantillon, et évoque les distinctions et galanteries de Louis XV pour Mlle de Clermont... « Adieu mon tres cher president portez vous bien, et passez comme moy
du mepris de la personne
au mepris des dignitez »...

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