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Lot 9: Pierre Brueghel le Jeune (Bruxelles, 1564-Anvers, 1637/38) L'avocat de village

Mobilier, Objets d'Art et Tableaux Anciens

Platinum House

by Hôtel des Ventes de Monte-Carlo

April 12, 2014

Monte Carlo, Monaco

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Description: Pierre Brueghel le Jeune (Bruxelles, 1564-Anvers, 1637/38) L'avocat de village

Panneau
53 x 84,6 cm
Signé et daté en bas à gauche BRVEGHEL 1616

Provenance : Vente Berlin, Spik, 12 décembre 1960, lot 128 (d'après Klaus Ertz)
Vente Londres, Sotheby's, 27 mars 1974, lot 44, repr.
Acquis par le propriétaire actuel à la galerie Leegenkoek à Paris, en octobre 1974

Bibliographie : Klaus ERTZ : Pieter Brueghel der Jüngere (1564-1637/38),
die Gemälde mit kritischem Oeuvrekatalog, Lingen, 2000, T.I Cat. E492

Œuvres en rapport : Gravure datée et signée 1.6.1.8.AED Schal.
(musée de Nüremberg, Cf. Ertz, T.I p. 494)
Gravure de Paulus FÜRST, non datée
(musée de Nüremberg, Cf. Ertz, T.I p. 494, repr. ici)

Importante dans l'aeuvre de Pieter Brueghel le jeune, cette composition révèle un artiste qui ne s'est pas contenté de faire connaître l'aeuvre de son père en produisant de nouvelles versions de ses compositions. Témoignant de son habileté personnelle, elle contribue à sa notoriété. Klaus Ertz reconnaît 25 Avocats de village comme autographes, 19 étant signés et datés entre 1615 et 1622.
La version que nous présentons est l'une des toutes premières : une seule est datée 1615. Elle est encore signée de la première signature de l'artiste (BRVEGHEL qui deviendra BREVGHEL au cours de l'année 1616) et apparaît comme l'une des plus belles. La qualité de sa matière est remarquable. Cà et là apparaît un dessin sous-jacent, souvent recouvert d'un trait noir qui délimite les formes, procédé largement utilisée par l'artiste.

Né à Bruxelles en 1564, celui-ci n'a que cinq ans à la mort de son père, Pieter Brueghel l'Ancien. C'est donc probablement sa mère, fille de Peter Coecke van Aelst, et peintre elle-même, qui assure sa première formation avant qu'il ne rejoigne le paysagiste Gilis van Coninxloo qui le compte parmi ses élèves. Fils de maître, il est inscrit comme maître à la gilde Saint-Luc d'Anvers en 1584/85. Bien que ses aeuvres aient été très appréciées de ses contemporains, Pieter le Jeune n'a jamais fait fortune et n'était pas propriétaire de sa maison. N'ayant pas entrepris de voyage en Italie, il ne semble pas avoir quitté Anvers où il est mort en 1637/38, âgé d'environ 73 ans.
Outre son fils, Peter III, il eut parmi ses élèves le peintre d'animaux Frans Snyders et le peintre de genre Gonzales Coques.
Il confirme ici ses qualités de coloriste. En habillant les murs de boiseries brunes ou de nattes rousses, il confère à cette scène d'intérieur une chaleur particulière . Les plis posés sur la table de l'avocat ou sur l'étagère derrière le greffier , créant deux lignes blanches, nous mènent vers la fenêtre et la lumière extérieure. Très vite notre regard revient sur les blancs de la chevelure, du col, de la coiffe de la femme qui se penche sur sa hotte et, enfin, sur le panier d'oeufs qu'elle passe à son mari. De son regard, celui-ci nous mène vers la table du procureur. Le premier plan est animé de plages rouges. Elles aussi, jouant entre elles, nous invitent à entrer dans cette scène et mènent au panier d'aeufs. Le temps s'écoule, compté par le sablier. Peut-être une échéance est-elle imminente, pointée par celui qui surveille l'almanach. Celui-ci est écrit en français, langue alors utilisée dans les administrations en Flandre.

L'iconographie a été reprécisée à l'occasion de l'exposition «L'entreprise Brueghel» en 2001-2002 (Cf. pp. 35-45) . Il s'agit, non pas du paiement de la dîme comme on a pu le dire, mais d'un procureur ou avocat de village, titre qui apparaît plusieurs fois dans d'anciens inventaires anversois. Sous les sacs qui rassemblent les pièces d'une affaire, est assis l'avocat que les plaignants abordent avec crainte, chacun apportant de quoi payer ses services en nature : volaille, aeufs, raisin, ...

Gravée en sens inverse, l'aeuvre illustre dès 1618 des pamphlets dénonçant les malversations et la corruption des repré-sentants du pouvoir espagnol. Le chapeau tenu par le paysan semble décrit par la légende de l'un de ces tracts : « Le beau-parleur prend l'argent, le beurre, les poulets et les canards et laisse souvent le paysan avec son chapeau vide dans les mains. Qui préfère cependant la justice à la soupe grasse donne ce qu'il doit aux nécessités de la Loi. ». La physionomie de l'avocat représenté ici, caricaturale, rappelle celle des Habsbourg alliés aux Espagnols qui détruisirent Anvers en 1585. Les commanditaires d'une telle aeuvre avaient là un moyen imagé de manifester leur hostilité à l'occupant, ce qui explique que, même après la mort de l'artiste, la composition continue d'être reprise par son fils, Peter Brueghel III.

Bibliographie en rapport :
Suzanne HARLEMAN : L'avocat de village in [Expo. Maastricht et Bruxelles, 2001-2002] L'entreprise Brueghel , pp. 172-185.
Klaus ERTZ : Pieter Brueghel der Jüngere (1564-1637/38), die Gemälde mit kritischem Oeuvrekatalog, Lingen, 2000, T.I pp. 487-522.
Georges MARLIER : Pierre Breughel le jeune (Bruxelles, 1969) pp. 435-440

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