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Lot 33: PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) De l'usage et de l'abus de l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècle 1798-1800 MANUSCRIT en grande partie autographe, non signé non daté, 1322 pages in-quarto et in-folio dont 1039 pages de la main de

JEAN ETIENNE MARIE PORTALIS (1746-1807)

Platinum House

by Leclere - Maison de ventes

November 24, 2012

Marseille, France

Live Auction
Sold
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) De l'usage et de l'abus de l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècle 1798-1800 MANUSCRIT en grande partie autographe, non signé non daté, 1322 pages in-quarto et in-folio dont 1039 pages de la main de
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Description: PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807)
De l'usage et de l'abus de l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècle [1798-1800]
MANUSCRIT en grande partie autographe, non signé non daté, 1322 pages in-quarto et in-folio dont 1039 pages de
la main de Jean-Etienne-Marie Portalis.
Deux tomes divisés en 31 chapitres sur 34, manquent les chapitres XXVII, XXVIII, XXX du texte publié, le chapitre
XXIX est très incomplet.
PRECIEUX MANUSCRIT REDIGÉ PAR PORTALIS PENDANT SON EXIL ENTRE 1798 ET 1800
Ce traité philosophique a été rédigé par Jean-Etienne-Marie Portalis lors de son exil hors de France suite à sa proscription
par le Directoire après le coup d'état du 18 fructidor an V (4 septembre 1797). Accompagné de son fils Joseph-
Marie âgé de dix neuf ans, Portalis rejoint en mars 1798 le duché du Holstein alors sous juridiction danoise après être
passé par la Suisse et l'Allemagne. A leur arrivée, leur hôte le comte Christian Von Stolberg les installera chez un de ses
parents le comte Frédéric von Reventlow au château d'Emkendorf prés de Kiel. C'est lors de ce séjour à Emkendorf de
mai 1798 à décembre 1799, date de la levée de sa proscription, que Jean-Etienne-Marie Portalis dictera le manuscrit
que nous présentons à son fils et en écrira la majeure partie.
Ce n'est que treize ans après la mort de Jean-Etienne-Marie Portalis que les deux tomes de De l'usage et de l'abus de
l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècle, seront publiés à l'initiative de son fils, pour la première fois en 1820, puis réédités
en 1834. L'édition de 1834 du manuscrit était accompagnée d'une biographie de l'auteur (28 pages), augmentée
de quelques annotations en bas de page et d'une introduction écrite par son fils Joseph-Marie Portalis, intitulée Essai
sur l'origine, l'histoire et les progrès de la littérature française et de la philosophie (80 pages).
Concernant la rédaction de cette oeuvre, il a été souvent avancé qu'en raison de ses difficultés ophtalmiques, Portalis
avait dicté cet ouvrage à son fils qui l'aurait rédigé. L'examen du manuscrit original confirme la présence de Joseph-
Marie Portalis pendant ces années d'exil auprès de son père. Jean-Etienne-Marie Portalis a dicté à son fils quelques
parties de son manuscrit, les a relues et annotées. Portalis fils a par la suite organisé l'articulation en deux tomes de
cet important manuscrit de premier jet qu'il a divisé en 34 chapitres et en a légèrement modifié certains passages par
souci de clarté au moment de son édition posthume de 1820. On retiendra surtout de la lecture de notre manuscrit
que celui-ci a été en grande partie (1039 pages sur 1322 pages !) écrit par Jean-Etienne-Marie Portalis lui-même. C'est
une importante découverte qui ne manquera pas d'intéresser les historiens et les spécialistes de l'oeuvre de Portalis qui
jusqu'ici, en l'absence d'un examen approfondi du manuscrit original s'en tenaient à cette répartition des rôles : Portalis
père, quasi-aveugle, avait dicté cet ouvrage à son fils qui l'avait rédigé. Jean-Etienne-Marie Portalis a non seulement
conçu ce monumental traité philosophique dans lequel il fait le « bilan intellectuel et politique des idées de son temps »°, mais
il l'a également écrit dans sa quasi-totalité en moins de deux années !
°Joël Benoît d'Onorio, Portalis l'Esprit des siècles (Paris, Dalloz 2005).
Une édition de l'Esprit Philosophique du vivant de J.-E.-M. Portalis ?
Nous avons découvert en cours d'inventaire dans les archives du Comte J.-M. Portalis un ensemble de pièces manuscrites
qui nous permettent d'avancer que J.-E.-M. Portalis avait entrepris de publier son manuscrit dès son retour d'exil
en 1800 en prenant des engagements pour en assurer l'impression chez un imprimeur parisien.
Les deux volumes de son ouvrage semblent avoir été achevés d'imprimer le 24 février 1802, cinq années avant sa mort.
On peut raisonnablement douter d'une possible édition à 1500 exemplaires de l'ouvrage de L'Esprit Philosophique du
vivant de Portalis demeurée inconnue à ce jour. Il est plus vraisemblable que ces feuilles en soient restées au stade de
l'impression et que Portalis ait renoncé à la publication pour des raisons qu'il reste à découvrir. Ces documents sont
joints au manuscrit.
- Une convention privée entre « Jean-Etienne-Marie Portalis homme de loi demeurant à Paris Rue de Lille Faubourg St Germain
N°512 et Bonne avanture Vinçard, imprimeur rue Deschats N°7 division du Panthéon. »
Pièce signée et approuvée par Portalis et Vinçard, 27 août 1800 (neuf fructidor an VIII), deux pages in-4, écrites à
l'encre noire, tampon imprimé de l'enregistrement. Le texte de cette convention en 5 articles nous apprend que l'imprimeur
s'engage à faire imprimer à ses frais quinze cent exemplaires de l'ouvrage du citoyen Portalis intitulé L'Esprit
Philosophique dans un format in-8 et en caractères Cicero. Portalis s'engage à payer en plusieurs versements de 24 francs
chaque feuille imprimée et doit fournir le papier. Un acompte de 15 francs est versé pour chaque feuille tirée à 1500
exemplaires, le solde devant être payé dans un délai de six mois lorsque l'ouvrage sera achevé d'imprimer.
- Un « Aperçu des dépenses faites pour l'impression de deux volumes de Portalis, père », pièce signée Vinçard, Paris, 5 ventôse
an X (24 février 1802). L'imprimeur reconnait avoir perçu pour l'impression de 69 feuilles 1656 Francs à raison de 24
francs la feuille, et 1035 francs pour la première main d'oeuvre. Portalis restant devoir 621 francs.
-17 pièces signées, reçus de l'imprimeur Vinçard pour les sommes versées par Portalis père datés du 12 octobre 1800
(20 vendémiaire an 9) au 19 juin 1801 (30 prairial an 9). A la lecture de ces reçus on apprend que c'est dès le 28 février
1801 (9 ventôse an 9) qu'a commencé l'impression des feuilles 5,6,7,8 du second volume, cette impression continuera
jusqu'au 19 juin 1801 (30 prairial an 9) jusqu'à la feuille 40. Un reçu en date du 25 mai 1801 (8 prairial an 9) précise
que vingt quatre rames de papier « carré blanc d'auvergne » sont nécessaires pour l'impression de cet ouvrage.
Collation du manuscrit. Mise en rapport avec l'édition imprimée.
Une nouvelle édition de ce Traité reprenant en un seul volume l'édition en deux tomes parue chez Moutardier en 1834
sans la notice sur la vie de l'auteur et l'introduction à l'ouvrage est parue chez DALLOZ en 2007 avec une préface
de Joël Benoît d'Onorio. Nous nous sommes référés à cette réédition pour collationner le manuscrit et le comparer
à sa version imprimée. Les numéros donnés aux chapitres correspondent à ceux de l'édition, nous avons mis entre
parenthèses les numéros donnés à ceux-ci dans le manuscrit lorsqu'ils différaient de ceux de l'édition. Ce manuscrit est
presque complet pour le premier tome mais il manque trois chapitres du second tome. Il a été assez fidèlement retranscrit
dans ses éditions posthumes de 1820, 1834 et 2007 malgré des changements dans l'agencement des chapitres,
l'ajout de notes supplémentaires et l'abandon de parties du texte original.
TOME I
652 pages in-quarto dont 516 pages autographes de Jean-Etienne-Marie Portalis écrites sur papiers vergé aux filigranes
des marques : Hilser, J. Kool, J. Hessels, J. Honig et Zoonen, Pro Patria...
Le premier tome de ce volumineux manuscrit comprenait à l'origine 19 chapitres qui on été ensuite subdivisés pour
donner les 20 chapitres de l'édition. D'après la pagination du manuscrit, il semblerait que Portalis ait à l'origine organisé
celui-ci en trois parties.
Chapitre I : « De l'esprit philosophique en général, sa définition et ses caractères »
Ce chapitre comporte deux versions du même texte de 4 pages et 5 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis,
écrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 1 à 4. Texte en colonne, une colonne de notes. Dans sa
première version, Portalis a biffé les termes « nos connaissances » pour les remplacer par ceux de « notre avancement et
nos progrès » que l'on trouve dans l'édition.
Chapitre II : « Comment l'Esprit philosophique s'est formé parmi nous ? »
13 pages in-quarto, 4 pages de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis et 9 pages (dont un additif) dictées à son fils.
Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 5 à 17. Texte en colonne, une colonne de notes.
Plusieurs notes de ce chapitre (à propos de Nicolas V, François Ier, Leibnitz, Descartes...) ne figurent pas dans l'édition.
Plusieurs annotations en marge du texte de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis.
Chapitre III
« Des causes générales qui ont favorisé le développement et les progrès de l'Esprit philosophique. »
6 pages in-quarto dictées à son fils. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 17 à 22. Texte en colonne,
une colonne de notes. Plusieurs annotations en marge du texte de la main Jean-Etienne-Marie Portalis.
Chapitre IV
« Des grands changements, opérés par l'Esprit Philosophique dans l'art de raisonner et de s'instruire. »
20 pages in-4 dictées à son fils. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 23 à 43. Texte en colonne, une
colonne de notes. Plusieurs annotations de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis en marge du texte.
Chapitre V
« Etat de la physique générale avant le développement de l'esprit philosophique et tableau de nos progrès dans toutes les sciences
naturelles et expérimentales, depuis ce développement. »
36 pages et 7 pages de notes additionnelles in-4 dictées à son fils. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané,
paginées 43 à 78. Texte en colonne, une colonne de notes. Plusieurs notes de ce chapitre ne figurent pas dans l'édition.
Ce titre vient remplacer un premier titre donné par Portalis à ce chapitre qui a été biffé : « De l'application de l'esprit philosophique
aux sciences expérimentales et aux sciences spéculatives. Des avantages et des progrès dont nous lui sommes redevables
on ne doit pas le confondre avec les écarts et les excès de quelques philosophes modernes. »
Chapitre VI
« Des rapports de l'esprit philosophique avec les sciences exactes, et de ses effets dans la métaphysique. »
Ce titre vient remplacer un premier titre qui a été biffé « Continuation ».
13 pages in-quarto dictées à son fils. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 78 à 90. Texte en
colonne, une colonne de notes. Plusieurs notes de ce chapitre ne figurent pas dans l'édition.
Chapitre VII
« Examen du système de philosophie critique publié par Mr Kant, professeur de l'université de Königsberg (1) »
23 pages in-4 dictées à son fils. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 91 à 113. Texte en colonne,
une colonne de notes. Des notes de ce chapitre ne figurent pas dans l'édition. La note ajoutée au titre : « La philosophie
de Mr Kant forme depuis dix ans une secte en Allemagne », tout comme l'exclamation de Portalis : « Quels misérables
sophismes ! » p.94 du manuscrit à propos de la pensée de Kant ne seront pas reprises dans l'édition.
Chapitre VIII
Observations sur les conséquences que Mr Kant déduit lui même de son système et qu'il veut transformer en règles de logique et en
principes fondamentaux de la connaissance humaine.
8 pages in-4 dictées à son fils, paginées 113 à 120 [2 pp. manquantes du mot « Méthode » p.99 de l'édition à « Chacun
bâtit des hypothèses » p.101 de l'édition], texte en colonne, une colonne de notes.
36 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis, écrites à l'encre noire sur papier vergé filigrané paginées 84 à
118, quelques remaniements dans le texte de l'édition.
Le chapitre 9 du manuscrit (à l'origine numéroté 7 par J.-E.-M. Portalis) a été divisé au moment de l'édition. Une
partie de ce chapitre demeurant le chapitre IX de l'édition, une autre devenant le chapitre X de l'édition intitulé « De
l'athéisme ». Suite à ce décalage le chapitre « De l'immortalité de l'âme ou d'une vie à venir » (chapitre 10 du manuscrit)
devient le chapitre XI de l'édition. Le décalage d'un numéro par chapitre entre le manuscrit et l'édition se poursuit
jusqu'à la fin de l'ouvrage. A partir du chapitre X nous donnerons entre parenthèses la numérotation du manuscrit en
chiffre arabes.
Chapitre IX
De l'abus que l'on a fait en métaphysique, de nos découvertes et de nos progrès dans les sciences naturelles.
53 pages et demie in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis sauf pour le titre, écrites à l'encre brune sur papier
vergé filigrané, paginées 1 à 54. Des ratures et des paragraphes biffés dans le texte, annotations dans la marge.
1 page et demie de texte a été biffée en début de chapitre : « les hommes n'ont d'abord dû être occupés que de ce qui frappait
leurs sens. Leurs premiers regards se sont portés sur la nature. L'égypte a eu ses propres philosophes, la perse ses mages, l'inde et
l'éthiopie ses gymnosophistes, la syrie ses chaldéens, les scythes et les celtes leurs observateurs. Selon le climat sous lequel on vivait,
on cherchait la nature dans les cieux, ou dans les forêts et sur les montagnes. Selon que les hommes ont été poussés par les événements
et par les circonstances, ils se sont occupés d'une science plutôt que d'une autre. Chez un peuple les premières idées acquises au
sortir de la barbarie, ou après une conquête et dans une révolution ont presque toujours décidé du genre de ses connaissances. Nous
sommes invités par nos besoins et par le spectacle de l'univers à l'étude de la nature. Les agitations de la société rendent nécessaire
l'étude de l'homme »...
Chapitre X (chap.9)
De l'athéisme.
19 pages 1/2 in-quarto de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis sauf pour le titre, écrites à l'encre brune sur papier
vergé filigrané, paginées 55 à 73. Des ratures, des corrections, des paragraphes biffés dans le texte, annotations dans la
marge. La page 56 du manuscrit a été biffée et est absente de l'édition.
« L'univers ne peut être heureux à moins qu'il ne soit athée. Si l'athéisme était généralement répandu, les branches de la religion
et de toutes les institutions tyranniques et abstraites, seraient détruites et coupées par la racine, plus de guerres théologiques, plus
de soldats terribles. La nature reprendrait ses droits et sa pureté. Sourds à toute autre voix, les mortels tranquilles ne suivraient
que les conseils spontanés que l'on ne méprise point impunément et qui peuvent seuls nous conduire au bonheur par les agréables
sentiers de la vertu ».
Chapitre XI (chap.10)
De l'immortalité de l'âme ou d'une vie en devenir.
29 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis sauf pour le titre, écrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané,
paginées 73 à 103. Des ratures, des corrections, annotations dans la marge.
Chapitre XII (chap.11)
Que faut-il penser de l'opinion des auteurs qui nient la possibilité d'administrer des preuves philosophiques de l'existence de Dieu
et de l'immortalité de l'âme.
12 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis sauf pour le titre, écrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané,
paginées 105 à 115. Des ratures, des corrections, annotations dans la marge.
Chapitre XIII (chap.12)
De quelques systèmes particuliers qui, sans avoir le danger du matérialisme, ont comme lui leur source dans une fausse application
des sciences naturelles et expérimentales à la métaphysique.
6 pages et demie in-4, de la main de Jean-Etienne-Marie. Portalis sauf pour le titre, écrites à l'encre brune sur papier
vergé filigrané, paginées 115 à 122. Des ratures, des corrections, annotations dans la marge.
Deux paragraphes en fin de chapitre pages 121 et 122, ne figurent pas dans l'édition.
« Soyons assez sages pour profiter de tous nos avantages, sachons faire marcher ensemble l'étude de la nature, et celle de l'homme :
nous découvrirons alors nos rapports avec le créateur en marquant notre place dans l'ordre phisique, ne perdons jamais le sentiment
de notre dignité, n'oublions pas que par la plus noble portion de nous par le véritable moi humain appartenons un ordre supérieur
de choses, à cet ordre intellectuel et moral qui en dépit de nos doutes, nous est mille fois plus présent, plus intime que l'ordre phisique,
et qui est évidemment prouvé par nos doutes mêmes. »
Chapitre XIV (chap.13)
L'esprit philosophique est il étranger aux belles lettres et aux arts ?
(4 p. manquantes), 25 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis, écrites à l'encre brune sur papier vergé
filigrané, paginées 5 à 31. Des ratures, des corrections, annotations dans la marge. Il manque les 4 premières pages du
manuscrit, le texte reprend après le mot « communications » page 61 de l'édition.
Chapitre XV (chap.14)
Comment nous sommes nous élevés à la source du beau essentiel, et comment avons-nous appris à le distinguer du simple beau
d'habitude ou d'opinion ?
90 pages et demie in-4, de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis sauf pour le titre, écrites à l'encre brune sur papier
vergé filigrané, paginées 31 à 121. Des ratures, des corrections, plusieurs paragraphes biffés et réécrits, annotations
dans la marge.
Chapitre XVI (chap.15)
Théorie des Beaux Arts.
45 pages et demie in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis sauf pour le titre, écrites à l'encre brune sur papier
vergé filigrané, paginées 121 à 168. Des ratures, des corrections, des paragraphes biffés, annotations dans la marge.
Chapitre XVII (chap.16)
Opinions erronées de quelques philosophes sur la manière dont on doit imiter la nature dans les beaux-arts.
79 pages et demie in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis sauf pour le titre, écrites à l'encre brune sur papier
vergé filigrané, paginées 168 à 247. Des ratures, des corrections, un paragraphe biffé, annotations dans la marge.
Chapitre XVIII (chap.17)
Système d'Hemsterhuis sur la cause de nos plaisirs, dans les beautés de l'art, et système de Burke sur le sublime et sur le beau.
43 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis sauf pour le titre, écrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané,
paginées 247 à 290. Des ratures, des corrections, des paragraphes biffés, annotations dans la marge.
Chapitre XIX (chap.18)
Des avantages dont la littérature est redevable à une saine philosophie.
63 pages et demie in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis sauf pour le titre, paginées 290 à 353, et 6 pages
dictées à son fils écrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 353 à 359. Des ratures, des corrections, des
paragraphes biffés, annotations dans la marge.
Chapitre XX (chap.19)
Des causes de la décadence des belles-lettres et des beaux-arts.
13 pages et demie in-4 dictées à son fils. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 359 à 372. Texte en
colonne, une colonne de notes. Des ratures, des corrections, annotations dans la marge.
TOME II
670 pages in-quarto et in-folio dont 523 pages autographes de Jean-Etienne-Marie Portalis écrites sur papiers filigranés
de marques : Hilser, GFG, Pro Patria...
Manquent les chapitres XXVII, XXVIII, XXX de l'édition, le chapitre XXIX est très incomplet, manquent des pages
au chapitre XXVI (4pp.).
Chapitre XXI (chap.20)
De l'application de l'esprit philosophique à l'histoire.
38 pages et demie in-4 dictées à son fils. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 1 à 39. Texte en
colonne, une colonne de notes. Des ratures, des corrections, annotations dans la marge.
Chapitre XXII (chap.21)
Pourquoi les philosophes modernes ne se sont-ils occupés que très tard de la morale, et quelle a été leur marche dans cette importante
science ?
68 pages et demie in-4 dictées à son fils. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 1 à 69. Texte en
colonne, une colonne de notes. Des ratures, des corrections, des paragraphes biffés, annotations dans la marge.
Chapitre XXIII (chap.22)
« De l'usage et de l'abus de l'art de philosopher en matière de religion positive »
79 pages in-4. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 1 à 79.
67 pages et demie de la main de Jean-Marie-Etienne Portalis et 12 pages et demie dictées à son fils. Des ratures, des
corrections, annotations dans la marge.
Le titre de l'édition : « Du système des philosophes en matière de religion positive » diffère de celui du manuscrit.
Dans l'ordre du manuscrit ce chapitre (22) est suivi du chapitre (24) qui deviendra le chapitre XXV de l'édition. Le
chapitre XXIV de l'édition étant le chapitre (23) du manuscrit.
Chapitre XXV (chap.24)
Quelles sont les règles d'après lesquelles on peut se diriger dans le choix d'une religion ?
68 pages et demie in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis, écrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané,
paginées 80 à 149. Des ratures, des corrections, annotations dans la marge.
Chapitre XXIV (chap.23.)
De l'enthousiasme du fanatisme et de superstition.
96 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis écrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, paginées 1 à
96. Des ratures, des corrections, annotations dans la marge.
Chapitre XXVI (chap.25)
A quelle époque la philosophie a-t-elle été appliquée aux matières de législation et de politique, et quels ont été les bons effets de
cette application ?
34 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis écrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané, ratures, corrections,
plusieurs paragraphes biffés, annotations dans la marge.
Chapitre incomplet : manque le texte de l'édition de la page 223 jusqu'à à la page 226 à partir d' « infidèles ».
Chapitre XXVII
De l'hypothèse d'un état absolu de nature antérieur et opposé à l'état de société.
Chapitre manquant.
Chapitre XXVIII
De la doctrine de quelques philosophes sur le pacte social et sur la souveraineté.
Chapitre manquant.
Chapitre XXIX
De la liberté et de l'égalité.
Chapitre en grande partie manquant.
8 pages in-folio dictées à son fils et de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis (1p.1/2), écrites à l'encre brune sur papier
vergé filigrané. Ratures, annotations dans la marge. Paginées 294 à 301 ces pages correspondent aux pages de l'édition :
p. 274 (depuis : « S'il y avait »), pp. 275, 276 et 277 (jusqu'à : « des êtres »).
Chapitre XXX
De la propriété.
Chapitre manquant.
Chapitre XXXI (30)
Des lois pénales, du commerce, des impôts.
18 pages et demie in-folio dictées à son fils et de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis (4pp.), écrites à l'encre brune
sur papier vergé filigrané. Quelques ratures.
Chapitre XXXII (chap. 31)
De l'impôt.
38 pages in-folio. 30 pages et demie de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis, 7 pp. dictées à son fils et à une main
non identifiée. Ecrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané Paginées 394 à 433. Ratures, corrections, annotations.
Manque de papier avec atteinte au texte pages 410, 411, 412, 413.
Chapitre XXXIII (chap.33)
Par quelles circonstances les philosophes sont ils devenus une véritable puissance dans nos gouvernements ?
68 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis écrites à l'encre brune sur papier vergé filigrané. Paginées 1 à
68. Manquent dans le texte 7 lignes de la page 560 de l'édition depuis « ostensible » jusqu'à « environnent ».
Chapitre XXXIV (chap.34)
« De l'influence réciproque des faux systèmes de philosophie sur les moeurs, et des moeurs sur les faux systèmes de philosophie. »
153 pages in-4 de la main de Jean-Etienne-Marie Portalis. Paginées 1 à 153. Ratures, corrections, des paragraphes
biffés, annotations.

Notes: Jean-Étienne-Marie Portalis (1 April 1746 - 25 August 1807) was a French jurist and politician in time of the French Revolution and the First Empire.
His son, Joseph Marie Portalis was a diplomat and statesman.
Portalis was born at Le Beausset, currently in the Var département of Provence, France to a bourgeois family, and was educated by the Oratorians at their schools in Toulon and Marseille, and then went to the University of Aix.
As a student, he published his first two works, Observations sur Émile (on Jean-Jacques Rousseau's Emile: Or, On Education) in 1763 and Des Préjugés in 1764.
In 1765 he became a lawyer at the parlement of Aix-en-Provence, and soon obtained so great a reputation that he was instructed by Étienne François de Choiseul in 1770 to draw up the decree authorizing the marriage of Protestants.
From 1778 to 1781, Portalis was one of the four assessors or administrators of Provence.
In November 1793, after the First French Republic had been proclaimed, he came to Paris and was thrown into prison for being the brother-in-law of Joseph Jérôme Siméon, the leader of the Federalists in Provence.
He was soon released to a maison de santé, where he remained until the fall of Maximilien Robespierre during the Thermidorian Reaction.
On being released he practised as a lawyer in Paris, and, in 1795, he was elected by the capital to the Council of Ancients of the French Directory, becoming a leader of the moderate party opposed to the directory rule.
As a leader of the moderates, he was targeted by the coup d'état of 18 Fructidor, but, unlike General Charles Pichegru and François Barbé-Marbois, he managed to escape to Switzerland, then to Holstein, and did not return until after Napoleon Bonaparte established himself as the leader of the new Consulate.
Bonaparte made him a conseiller d'état in 1800, and then charged him, with François Denis Tronchet, Félix-Julien-Jean Bigot de Préameneu, and Jacques de Maleville, to draw up the Code Civil.
Of this commission he was the most notable member, and many of the most important titles, notably those on marriage and heirship, are his work.
He did a famous speech, "Discours préliminaire au projet de code civil" in which he presents the core principles of the civil code: legal certainty (non-retroactivity), the notion of "ordre public" and the forbidding of the "arrêt de règlement" which was a characteristic production of the Ancien Régime's judges and was contrary to the idea that only the law prevails.
In 1801 he was placed in charge of the Department of Religion or Public Worship, and in that capacity had the chief share in drawing up the provisions of the Concordat of 1801.
In 1803 he became a member of the Académie française, in 1804 Minister of Public Worship, and in 1805 a Chevalier Grand-Croix de la Légion d'honneur.
He soon after became totally blind, and, after an operation, he died at Paris.

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