The world’s premier auctions
 
 
WELCOME TO INVALUABLE
Be the first to know about
the latest online auctions.
Please enter a valid email address (name@host.com)
Sign Up »
PS: We value your privacy
Thank you!
 
 
Want to learn more
about online auctions?
Take a Quick Tour »
WE'VE CHANGED OUR NAME
is now
 
To celebrate, we’ve enhanced our site with
larger images and browsing by category to help
you easily find what you’re passionate about.
Remember to update your bookmarks.
Get Started »
 
Invaluable cannot guarantee the accuracy of translations through Google Translate and disclaims any responsibility for inaccurate translations.
Show translation options

Lot 26: PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Opinion de Portalis sur la résolution du 17 floréal an IV, relative aux prêtres non assermentés, 9 fructidor an IV. Copie manuscrite d'un discours prononcé le 26 août 1796 devant le Conseil des Anciens. Cahier

JEAN ETIENNE MARIE PORTALIS (1746-1807)

Platinum House

by Leclere

November 24, 2012

Marseille, France

Live Auction
Sold
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Opinion de Portalis sur la résolution du 17 floréal an IV, relative aux prêtres non assermentés, 9 fructidor an IV. Copie manuscrite d'un discours prononcé le 26 août 1796 devant le Conseil des Anciens. Cahier
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Opinion de Portalis sur la résolution du 17 floréal an IV, relative aux prêtres non assermentés, 9 fructidor an IV. Copie manuscrite d'un discours prononcé le 26 août 1796 devant le Conseil des Anciens. Cahier
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Opinion de Portalis sur la résolution du 17 floréal an IV, relative aux prêtres non assermentés, 9 fructidor an IV. Copie manuscrite d'un discours prononcé le 26 août 1796 devant le Conseil des Anciens. Cahier
Looking for the realized and estimated price?

Description: PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807)
Opinion de Portalis sur la résolution du 17 floréal an IV, relative aux prêtres non assermentés, 9 fructidor
an IV.
Copie manuscrite d'un discours prononcé le 26 août 1796 devant le Conseil des Anciens. Cahier de 96 pages et demie
in-folio, écrit à l'encre brune.
Portalis s'élève contre les menaces de mort, de bannissement ou d'internement lancées contre les prêtres réfractaires à
la Constitution civile du clergé.
« Dans un état, les moyens coactifs et violents n'ont jamais réussi en matière de religion. La contrainte ne gagne pas les coeurs. La
force ne peut rien sur la conscience qui est notre sens moral le plus rebelle. Elle aigrit, elle ne persuade pas. Le zèle s'accroit par la
persécution. Le sang des martyrs a été le semence des fidèles [...] Dans tous les systèmes, la déportation et la réclusion de tous les
prêtres non assermentés seraient donc des mesures évidemment impolitiques, évidemment contraire au but même que l'on voudrait
atteindre [...] Comment se conduisent les conquérants qui ont voulu conserver et affermir leurs conquêtes ? Ils ont, partout, laissé
au peuple vaincu, ses prétres, son culte et ses autels, c'est par la même sagesse que nous avons pacifié les départements insurgés,
et ralliés à nous les départements conquis. [...] Nos alliés, nos voisins sont catholiques ou chrétiens, chez les peuples modernes,
la conformité des idées religieuses est devenue, entre les gouvernements et les individus, un grand moyen de rapprochement et de
communication. Si la boussole ouvrait l'univers, le christianisme le rendit sociable. [...] A Dieu ne plaise que nous veuillons par
l'impunité encourager les coupables manoeuvres des prêtres factieux qui osent conspirer contre la liberté. Nous disons qu'il ne faut
frapper qu'eux.Quand la peine ne suivra que le crime, toute la France applaudira à la juste vengeance de nos lois. Les citoyens les
plus religieux seront les premiers à dénoncer ces hommes aussi insensés que méchants qui, d'une main sacrilège et impie, déchirent
le sein de leur patrie et attentent à la souveraineté nationale. Mais si sans distinction, nous proscrivons en masse, une classe entière
de ministres, dont la plupart se sont distingués auprès de leurs concitoyens par la bienfaisance et par la vertu, alors nous fanatisons
les esprits mêmes les plus modérés. Nous compromettons la liberté, en ayant l'air de séparer la France catholique d'avec la France
libre [...] »
On joint une copie manuscrite d'un discours sur la Résolution relative à la haute cour de justice prononcé le 19 Thermidor
An IV (6 août 1796) devant le Conseil des Anciens. Cahier de 25 pages in-folio, écrit à l'encre brune sur papier
vergé au filigrane Bouchet.

Notes: Jean-Étienne-Marie Portalis (1 April 1746 - 25 August 1807) was a French jurist and politician in time of the French Revolution and the First Empire.
His son, Joseph Marie Portalis was a diplomat and statesman.
Portalis was born at Le Beausset, currently in the Var département of Provence, France to a bourgeois family, and was educated by the Oratorians at their schools in Toulon and Marseille, and then went to the University of Aix.
As a student, he published his first two works, Observations sur Émile (on Jean-Jacques Rousseau's Emile: Or, On Education) in 1763 and Des Préjugés in 1764.
In 1765 he became a lawyer at the parlement of Aix-en-Provence, and soon obtained so great a reputation that he was instructed by Étienne François de Choiseul in 1770 to draw up the decree authorizing the marriage of Protestants.
From 1778 to 1781, Portalis was one of the four assessors or administrators of Provence.
In November 1793, after the First French Republic had been proclaimed, he came to Paris and was thrown into prison for being the brother-in-law of Joseph Jérôme Siméon, the leader of the Federalists in Provence.
He was soon released to a maison de santé, where he remained until the fall of Maximilien Robespierre during the Thermidorian Reaction.
On being released he practised as a lawyer in Paris, and, in 1795, he was elected by the capital to the Council of Ancients of the French Directory, becoming a leader of the moderate party opposed to the directory rule.
As a leader of the moderates, he was targeted by the coup d'état of 18 Fructidor, but, unlike General Charles Pichegru and François Barbé-Marbois, he managed to escape to Switzerland, then to Holstein, and did not return until after Napoleon Bonaparte established himself as the leader of the new Consulate.
Bonaparte made him a conseiller d'état in 1800, and then charged him, with François Denis Tronchet, Félix-Julien-Jean Bigot de Préameneu, and Jacques de Maleville, to draw up the Code Civil.
Of this commission he was the most notable member, and many of the most important titles, notably those on marriage and heirship, are his work.
He did a famous speech, "Discours préliminaire au projet de code civil" in which he presents the core principles of the civil code: legal certainty (non-retroactivity), the notion of "ordre public" and the forbidding of the "arrêt de règlement" which was a characteristic production of the Ancien Régime's judges and was contrary to the idea that only the law prevails.
In 1801 he was placed in charge of the Department of Religion or Public Worship, and in that capacity had the chief share in drawing up the provisions of the Concordat of 1801.
In 1803 he became a member of the Académie française, in 1804 Minister of Public Worship, and in 1805 a Chevalier Grand-Croix de la Légion d'honneur.
He soon after became totally blind, and, after an operation, he died at Paris.

Bid Now on Items for Sale

(view more)
View more items for sale »