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Lot 3: PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Plaidoyers Tome IV MANUSCRIT, 1771-1772, un volume in-folio, environ 979 pages écrites à l'encre noire sur papier vergé (1066 pages paginées de plaidoiries, environ 90 pages blanches non écrites, 3 pages de

JEAN ETIENNE MARIE PORTALIS (1746-1807)

Platinum House

by Leclere

November 24, 2012

Marseille, France

Live Auction
Past Lot
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Plaidoyers Tome IV MANUSCRIT, 1771-1772, un volume in-folio, environ 979 pages écrites à l'encre noire sur papier vergé (1066 pages paginées de plaidoiries, environ 90 pages blanches non écrites, 3 pages de
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Plaidoyers Tome IV MANUSCRIT, 1771-1772, un volume in-folio, environ 979 pages écrites à l'encre noire sur papier vergé (1066 pages paginées de plaidoiries, environ 90 pages blanches non écrites, 3 pages de
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  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Plaidoyers Tome IV MANUSCRIT, 1771-1772, un volume in-folio, environ 979 pages écrites à l'encre noire sur papier vergé (1066 pages paginées de plaidoiries, environ 90 pages blanches non écrites, 3 pages de
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Description: PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807)
Plaidoyers Tome IV
MANUSCRIT, 1771-1772, un volume in-folio, environ 979 pages écrites à l'encre noire sur papier vergé (1066 pages
paginées de plaidoiries, environ 90 pages blanches non écrites, 3 pages de table des plaidoyers), veau blond jaspé, dos
à nerfs, pièce de titre, reliure de l'époque (usagée).
Environ 275 pages de la main de Portalis, plusieurs pages dictées annotées par lui.
27 plaidoyers de Portalis pour des clients résidant à Barème, Mougins, Eygaliéres, St Maximin, Salon, Pélissanne,
Draguignan, Les Pennes, Malaucéne, Le Castellet, Entrevaux, Les Mées, Toulon, Les Baux, Roquevaire, Annot, Aix,
Marseille, Guadeloupe, Toulon, Rougiers...
Extrait d'un plaidoyer dans une affaire d'accusation d'adultère, St Maximin 15 décembre 1771. pages 93 à 116.
« La cause, qui est aujourd'hui soumise à votre décision, est du nombre de celles que l'on est toujours plus étonné de voir reparaitre
en justice. La sagesse de votre arrêt n'a pu encore guérir entièrement la jalousie des maris. Le public attend de vous un nouvel
exemple qui puisse rassurer nos cercles et nos sociétés contre cette passion inquiète, toujours prête d'en troubler les douceurs.
Fait.
Le Sr Villecroze, pour qui je parle, travaillait anciennement pour garçon boulanger chez Jean Joseph Verlaque. On était très content
de ce jeune homme ; on le regardait comme un enfant de la maison. Celui ci avait des sentiments au dessus de son état. Il prévoyait
pouvoir se faire un meilleur sort. Il résolut de quitter son pays ou les ressources paraissaient peu proportionnées à son ambition. En
conséquence il fut tenter la fortune au delà des mers, il partit pour les iles de l'Amérique. Le ciel bénit ses projets, après douze années
de séjour dans ces contrées éloignées, il retourna dans sa patrie avec une fortune honnête et capable de faire oublier sa première
condition. En arrivant le Sr Villecroze fut bien éloigné de se prévaloir de ses succès, il fut au devant de ses premiers amis. Il revit
Verlaque son ancien maitre, il ne discontinua jamais de fréquenter sa maison, et de son ami il devint même dans l'occasion son
bienfaiteur. A cette époque Pons Honorat, partie adverse, était marié avec la fille de Verlaque. Les affaires de Pons Honorat étaient,
très dérangées, Verlaque, son beau pére, l'avait comme on dit, affilié dans a maison. La ce Pons Honorat y voyait journellement
Villecroze qui l'entretenait de ses aventures. Tel se croit général, parce qu'il entend le bruit d'un tambour. Pons Honorat se crut
riche, s'il partait comme Villecroze. Effectivement en 1763 Pons Honorat part pour l'Amérique dans l'objet d'y travailler de son
métier de boulanger. Il laisse Magdeleine Verlaque son épouse avec un fils issu de leur mariage. Il était sans doute très louable pour
ce père de famille de s'exposer aux dangers d'un long voyage, aux épreuves d'un climat différent, dans l'espoir d'apporter un jour
l'abondance dans sa maison. Mais en attendant sa femme et son fils n'avaient pas de quoi vivre. Verlaque, beau père de la partie
adverse, les reçut et les nourrit chez lui. Quatre ou cinq ans après et le 13 septembre 1770, Pons Honorat arrive. Il se rend tout de
suite chez son beau-père ou sa femme et son fils s'étaient réfugiés pendant son absence. Notre voyageur apportait du bien, la joie
était dans le ménage, tout le voisinage retentissait de ses exploits. Il commença de présenter à sa femme une bague d'or et une paire
de boucles d'argent, les bénédictions redoublaient, tout fut au mieux pendant quelques jours. Les cousins, les neveux, les tantes de
Pons Honorat, voyant arriver leur parent avec une certaine fortune, et craignant de n'avoir aucune part au gâteau, prirent le charitable
parti d'inspirer à cet homme des inquiétudes sur le compte de sa femme. Le moyen était adroit notre voyageur comme tous
les maris de son état et de son espèce, avait une disposition prochaine à la jalousie. On sait que dans une certaine classe de citoiens,
on craint moins le ridicule, et on croit plus aisément au vice. Il ne fut donc pas difficile de monter l'imagination de Pons Honorat.
La ressource que l'on s'était ménagée pour troubler la tête de ce pauvre homme réussit au delà de toute espérance. D'ailleurs il faut
en convenir : rarement à courir le monde on devient plus honnêtes gens. Un mari, qui a fait une certaine abscence, qui a parcouru
certains climats plus dangereux que les nôtres, devient un mari un peu fâcheux. Il a souvent besoin de se brouiller avec sa femme,
c'est la l'ordre. Un débiteur insolvable cherche à se mettre à couvert des poursuites de ses créanciers. Aussi, Messieurs, Pons Honorat
ne fut plus traitable dans le ménage. Si de ses voyages, il avait rapporté une meilleure fortune, il avait aussi rapporté une plus
méchante humeur. Toutes ses paroles étaient des menaces, tous ses gestes, des coups. On ne l'entendait jamais parler que de prisons,
de cachots, de punitions exemplaires, même de mort. L'effroi avait saisi tous ses alentours. Il n'en eut certainement moins fallu pour
déterminer la femme la plus forte à se soustraire à des traitements aussi durs et aussi barbares [...] »

Notes: Jean-Étienne-Marie Portalis (1 April 1746 - 25 August 1807) was a French jurist and politician in time of the French Revolution and the First Empire.
His son, Joseph Marie Portalis was a diplomat and statesman.
Portalis was born at Le Beausset, currently in the Var département of Provence, France to a bourgeois family, and was educated by the Oratorians at their schools in Toulon and Marseille, and then went to the University of Aix.
As a student, he published his first two works, Observations sur Émile (on Jean-Jacques Rousseau's Emile: Or, On Education) in 1763 and Des Préjugés in 1764.
In 1765 he became a lawyer at the parlement of Aix-en-Provence, and soon obtained so great a reputation that he was instructed by Étienne François de Choiseul in 1770 to draw up the decree authorizing the marriage of Protestants.
From 1778 to 1781, Portalis was one of the four assessors or administrators of Provence.
In November 1793, after the First French Republic had been proclaimed, he came to Paris and was thrown into prison for being the brother-in-law of Joseph Jérôme Siméon, the leader of the Federalists in Provence.
He was soon released to a maison de santé, where he remained until the fall of Maximilien Robespierre during the Thermidorian Reaction.
On being released he practised as a lawyer in Paris, and, in 1795, he was elected by the capital to the Council of Ancients of the French Directory, becoming a leader of the moderate party opposed to the directory rule.
As a leader of the moderates, he was targeted by the coup d'état of 18 Fructidor, but, unlike General Charles Pichegru and François Barbé-Marbois, he managed to escape to Switzerland, then to Holstein, and did not return until after Napoleon Bonaparte established himself as the leader of the new Consulate.
Bonaparte made him a conseiller d'état in 1800, and then charged him, with François Denis Tronchet, Félix-Julien-Jean Bigot de Préameneu, and Jacques de Maleville, to draw up the Code Civil.
Of this commission he was the most notable member, and many of the most important titles, notably those on marriage and heirship, are his work.
He did a famous speech, "Discours préliminaire au projet de code civil" in which he presents the core principles of the civil code: legal certainty (non-retroactivity), the notion of "ordre public" and the forbidding of the "arrêt de règlement" which was a characteristic production of the Ancien Régime's judges and was contrary to the idea that only the law prevails.
In 1801 he was placed in charge of the Department of Religion or Public Worship, and in that capacity had the chief share in drawing up the provisions of the Concordat of 1801.
In 1803 he became a member of the Académie française, in 1804 Minister of Public Worship, and in 1805 a Chevalier Grand-Croix de la Légion d'honneur.
He soon after became totally blind, and, after an operation, he died at Paris.

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