The world’s premier auctions
 
 
WELCOME TO INVALUABLE
Be the first to know about
the latest online auctions.
Please enter a valid email address (name@host.com)
Sign Up »
PS: We value your privacy
Thank you!
 
 
Want to learn more
about online auctions?
Take a Quick Tour »
WE'VE CHANGED OUR NAME
is now
 
To celebrate, we’ve enhanced our site with
larger images and browsing by category to help
you easily find what you’re passionate about.
Remember to update your bookmarks.
Get Started »
 
Invaluable cannot guarantee the accuracy of translations through Google Translate and disclaims any responsibility for inaccurate translations.
Show translation options

Lot 41: PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802. MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté. 46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J.

JEAN ETIENNE MARIE PORTALIS (1746-1807)

Platinum House

by Leclere - Maison de ventes

November 24, 2012

Marseille, France

Live Auction
Past Lot
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802. MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté. 46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J.
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802. MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté. 46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J.
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802. MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté. 46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J.
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802. MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté. 46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J.
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802. MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté. 46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J.
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802. MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté. 46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J.
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802. MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté. 46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J.
  • PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807) Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802. MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté. 46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J.
   
Looking for the realized and estimated price?

Description: PORTALIS Jean-Etienne-Marie (1746-1807)
Religion-rapport au Conseil d'Etat. Vers 1802.
MANUSCRIT autographe du brouillon d'un rapport au Conseil d'Etat, non signé, non daté.
46 pages in-folio écrites à l'encre noire sur papier vergé au filigrane J. Bouchet. Plusieurs paragraphes biffés.
EXCEPTIONNEL BROUILLON D'UN RAPPORT DANS LEQUEL PORTALIS SE FAIT LE DEFENSEUR
DE L'UTILITÉ DES RELIGIONS. Si la religion n'existait pas il faudrait l'établir...
« Il faut confronter les lois religieuses, premièrement avec les lois naturelles, le modèle et l'exemplaire de toutes les lois, 2° avec les
lois positives et particulièrement avec celles de France. Tout ce qui blesse ces lois doit être proscrit. Plusieurs religions sont établies en
Europe, ont-elles été dirigées vers la plus grande utilité publique ? C'est ce dont les politiques ne conviendraient peut être pas, mais
la politique cède presque toujours au torrent des opinions régnantes, lorsque des apparences de piété fournissent des prétextes pour
l'attaquer ou pour la séduire. Le peuple c'est-à-dire, presque tous les hommes, se laisse entrainer par ces apparences extérieures [...]
L'église est dans l'état, c'est donc à l'état qu'il appartient de recevoir dans sa domination ou de refuser un ordre ou un institut [...]
On doit savoir ce que sont les ministres d'un culte, ce qui les caractérise ou ce qui les distingue des autres citoiens, sous quelles lois ils
entendent vivre, quels règlements ils promettent d'observer [...] Je présume que les ministres de la religion n'ont point intention de
troubler l'état, mais c'est plutôt une présomption indulgent qu'une preuve certaine [...] Ce sera donc à l'état à attendre tranquillement
l'usage qu'il leur plaira de faire de leur influence. Ils se croieront modérés en n'usant pas en rigueur de leur pouvoir [...] Il
n'y a que les sciences et les bonnes études qui puissent arracher le bandeau de l'ignorance et de la superstition qui sont les véritables
sources du fanatisme, car il n'y a que la lumière qui puisse chasser les ténèbres [...] Voulons nous tuer le fanatisme ? maintenons
la liberté de conscience. Voulons nous bannir la superstition ? honorons les lettres, protégeons les sciences et les arts, favorisons les
bonnes études, ajoutons au bonheur du meilleur du peuple l'avantage d'avoir la meilleure institution. L'ignorance est la source de
toutes les superstitions et de toutes les erreurs, or ce n'est que par les connaissances utiles et agréables que nous pouvons détruire
l'ignorance, car il n'y a que la lumière qui puisse chasser les ténèbres. Les moyens révolutionnaires, uniquement propres à opérer des
actions et des réactions, finiraient par ébranler la révolution même. Il n'est plus question de détruire, il est temps de gouverner [...]
La superstition est une des principales sources de l'aveuglement et du fanatisme, elle est elle même une suite de l'ignorance et des
préjugés [...] La religion ne prêche pas un dieu aux hommes pour leur faire oublier la société, mais pour mettre la société sous la
puissante garantie de dieu lui-même. Si elle établit des rites, si elle ordonne des pratiques, si elle promulgue des dogmes et des préceptes,
c'est pour rappeler les devoirs, pour en faciliter l'observance, et pour lier la morale à des institutions capables de la protéger efficacement.
[...] Pourquoi existe-t-il des gouvernements ? pourquoi les lois annoncent elles des récompenses et des peines ? c'est que les hommes ne
suivent pas uniquement leur raison, c'est qu'ils sont naturellement portés à espérer et à craindre, et que les législateurs ont cru devoir
mettre cette disposition à profit pour les conduire au bonheur général. Comment donc la religion qui fait de si grandes promesses et
de si grandes menaces, ne serait elle pas utile à la société ? [...] La morale sans préceptes laisserait la raison sans règle, la morale
sans dogmes ne serait qu'une justice sans tribunaux [...] Ni les lois humaines ni la morale naturelle ne pourront jamais suppléer à
la religion [...] Ce n'est qu'au christianisme que l'europe, que l'univers doit la conservation de la grande vérité de l'unité de dieu,
de celle de l'immortalité de l'âme et de tous les autres dogmes de la théologie naturelle. C'est par les rites et les pratiques chrétiennes
que les hommes les plus simples et les plus grossiers sont plus fermes sur ces vérités et sur ces dogmes, et ont des idées plus précises de
l'être suprême et de la destination de l'homme que les Socrate, les Platon, c.a.d., les philosophes les plus célèbres de l'antiquité [...] il
est nécessaire aux hommes en général d'être religieux pour n'être ni superstitieux, ni crédules, ni fous. En effet s'il faut un code de lois
pour régler les passions, il faut un dépôt de maximes pour fixer l'esprit [...] il n'y a plus rien de certain, dit Montaigne, que l'incertitude
même [...] Si les faux systèmes de religions nous façonnent à la crédulité, les faux systèmes de philosophie nous conduisent
au scepticisme, or les hommes en général, plus faits pour agir que pour méditer, ont plus besoin, dans toutes les choses pratiques de
motifs déterminants que de subtilités et de doutes. Le philosophe lui même a besoin autant que la multitude du courage d'ignorer
et de la sagesse de croire, car il ne peut ni tout connaitre ni tout comprendre. L'esprit est donc aussi nécessaire au philosophe qu'au
peuple [...] Dans quel moment voudrait on éteindre toute religion dans le coeur des hommes ? Dans un moment où l'on manifeste le
désir généreux de détruire partout la servitude, d'adoucir les lois criminelles, de modérer la puissance, d'effacer toutes les inégalités
affligeantes et d'assurer la liberté générale des peuples. Est ce dans de telles circonstances qu'il faut abolir et étouffer les sentiments
religieux ? Si la religion n'existait pas il faudrait l'établir [...] ».

Notes: Jean-Étienne-Marie Portalis (1 April 1746 - 25 August 1807) was a French jurist and politician in time of the French Revolution and the First Empire.
His son, Joseph Marie Portalis was a diplomat and statesman.
Portalis was born at Le Beausset, currently in the Var département of Provence, France to a bourgeois family, and was educated by the Oratorians at their schools in Toulon and Marseille, and then went to the University of Aix.
As a student, he published his first two works, Observations sur Émile (on Jean-Jacques Rousseau's Emile: Or, On Education) in 1763 and Des Préjugés in 1764.
In 1765 he became a lawyer at the parlement of Aix-en-Provence, and soon obtained so great a reputation that he was instructed by Étienne François de Choiseul in 1770 to draw up the decree authorizing the marriage of Protestants.
From 1778 to 1781, Portalis was one of the four assessors or administrators of Provence.
In November 1793, after the First French Republic had been proclaimed, he came to Paris and was thrown into prison for being the brother-in-law of Joseph Jérôme Siméon, the leader of the Federalists in Provence.
He was soon released to a maison de santé, where he remained until the fall of Maximilien Robespierre during the Thermidorian Reaction.
On being released he practised as a lawyer in Paris, and, in 1795, he was elected by the capital to the Council of Ancients of the French Directory, becoming a leader of the moderate party opposed to the directory rule.
As a leader of the moderates, he was targeted by the coup d'état of 18 Fructidor, but, unlike General Charles Pichegru and François Barbé-Marbois, he managed to escape to Switzerland, then to Holstein, and did not return until after Napoleon Bonaparte established himself as the leader of the new Consulate.
Bonaparte made him a conseiller d'état in 1800, and then charged him, with François Denis Tronchet, Félix-Julien-Jean Bigot de Préameneu, and Jacques de Maleville, to draw up the Code Civil.
Of this commission he was the most notable member, and many of the most important titles, notably those on marriage and heirship, are his work.
He did a famous speech, "Discours préliminaire au projet de code civil" in which he presents the core principles of the civil code: legal certainty (non-retroactivity), the notion of "ordre public" and the forbidding of the "arrêt de règlement" which was a characteristic production of the Ancien Régime's judges and was contrary to the idea that only the law prevails.
In 1801 he was placed in charge of the Department of Religion or Public Worship, and in that capacity had the chief share in drawing up the provisions of the Concordat of 1801.
In 1803 he became a member of the Académie française, in 1804 Minister of Public Worship, and in 1805 a Chevalier Grand-Croix de la Légion d'honneur.
He soon after became totally blind, and, after an operation, he died at Paris.

Title
Lot title
$0 (starting bid)
Lot title
$0 (starting bid)
Lot title
$0 (starting bid)
 
Lot title
$0 (starting bid)
Lot title
$0 (starting bid)
Lot title
$0 (starting bid)
 
Lot title
$0 (starting bid)
Lot title
$0 (starting bid)
Lot title
$0 (starting bid)