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Objets d'Art et Très Bel Ameublement XVIIe - XVIIIe - XIXe s

by Marc Arthur Kohn Paris


63 lots with images

December 9, 2013

Live Auction

24 avenue Matignon

Paris, 75008 France

Phone: +33 (0)1 44 18 73 00

Fax: +33 (0)1 44 18 73 09

Email: auction@kohn.fr

63 Lots
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EXTRAORDINAIRE ET RARISSIME MONTRE EN FORME DE

Lot 1: EXTRAORDINAIRE ET RARISSIME MONTRE EN FORME DE

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Description: EXTRAORDINAIRE ET RARISSIME MONTRE EN FORME DE GLOBE TERRESTRE France, XVIe siècle MATÉRIAUX Argent, argent doré et laiton H. 13 cm Connu à seulement quelques exemplaires, ce type de montre en forme de globe terrestre constitue un rarissime témoignage de l'art horloger français de la Renaissance. Le globe terrestre de 43 mm de diamètre en argent poinçonné figure les mers et océans sous forme de lignes sinueuses. Les continents en argent doré sont ainsi décrits : L'Amérique du Sud : TER NOVA DE BRESIL L'Amérique centrale : TENUSTI L'Europe : HISPANI, ITALI, GALLIA, GERMA, MARE MEDI L'Afrique : BARBARIA, AEGIPTU, IUDA, AETIOPIA, NILI, C DE BON SPERAN Asie de l'Ouest : CASPI, TURCHIA, PERCI, ARABIA, INDIA INTRA, CALICU, SPG GANGETI, IAPRO, INDIA EXTRA, CATAY, SINA RUM, IAVA Sont les trois parallèles : TROPICUS CANCRI, AEQUINOCTIALIS, TROPICUS CAPRICORNI Cette sphère contient des éléments d'un mouvement d'horlogerie, remanié au XVIIIe siècle par l'adjonction d'un mouvement de montre à fusée. La seconde sphère, céleste, en laiton doré d'un diamètre d'environ 50 mm, est entièrement repercée et gravée d'indications telles que : les colures, les tropiques, l'écliptique et douze fuseaux correspondant aux signes du zodiaque subdivisé en douze fois, 10, 20, 30. L'ensemble est retenu par un cercle méridien supportant le cadran en argent gravé de I à XII et son aiguille. Le tout est encastré dans une table équatoriale comportant les points cardinaux reposant sur un piètement balustre. Cette extraordinaire montre, véritable invitation au voyage, renvoie à cette mode des montres sphériques du XVIe siècle qui prenaient leur inspiration dans les boules repercées faisant brûle-parfum en usage à Venise et en Orient. On peut rapprocher ce travail d'horlogerie de l'OEuvre de Jacques de la Garde, actif à Blois entre 1540 et 1580 environ, qui fut l'un des meilleurs horlogers de la Renaissance, avec le titre d'orlogeur du roi en 1578. Le Musée du Louvre possède une de ses montres, signée du Maître et datée 1551, considérée comme l'une des plus anciennes montres françaises dont on connaît aussi précisément l'auteur et sa date de création (fig. 1). Un autre exemplaire attribué à Jacques de la Garde où le mouvement est inséré au coeur d'un globe terrestre en argent gravé fut présenté par la prestigieuse Galerie Kugel lors de l'exposition Sphères, l'Art des Mécaniques Célestes en 2002 (fig. 2). La cartographie y est beaucoup plus détaillée mais la finesse de la gravure des lignes d'eau est similaire et l'on retrouve ce motif de soleil rayonnant sur le fond du cadran. Notre oeuvre, dans sa structure, peut également être mise en parallèle avec d'autres réalisations de Jacques de la Garde comprenant une sphère armillaire comme celle du British Museum ou encore la sphère mouvante de la collection Kugel. Extrêmement élaborées, ces réalisations, toujours de petites dimensions, rendent compte du génie français en matière d'horlogerie dans la seconde moitié du XVIe siècle avec des artistes comme Jacques de la Garde, puis ses fils Antoine, Jean et Abraham mais aussi Jean Naze de Lyon (1530-1581) ou encore Julien Coudray (1450/70-1530). Mentionnons enfin, toujours construit sur ce schéma avec de nombreuses complications, le globe terrestre dit « Globe d'Or des Jagellons » réalisé vers 1510 où un globe terrestre se place au centre d'une sphère armillaire et considéré comme l'une des plus anciennes sphères mentionnant l'existence de l'Amérique . Comme en Allemagne, l'horlogerie de la Renaissance en France connut une formidable évolution dont seulement très peu d'exemplaires nous sont parvenus. Cette horloge de table, comme celles d'Outre-Rhin, adopte la forme d'une tourelle carrée en bronze doré encadrée de colonnettes. Chaque face est finement gravée de rinceaux. Elle est coiffée d'une coupole ajourée à décor de masques fantastiques entourés d'une draperie. Ce type de coupole, qui contient le timbre, indique une production française. Le mouvement à deux étages en fer et laiton est à fusée et boyau, fusée très allongée, typique des mouvements français. Une petite porte située sur le boitier permet de contrôler l'enroulement du boyau sur la fusée. La sonnerie se fait au passage des heures sur un timbre. Le cadran gravé de I à XII est à aiguille unique. A cette date en France, les grands centres horlogers qui pouvaient abriter plusieurs corporations d'horlogers et laisser à la postérité des noms de maîtres sont Blois, Paris, Lyon, Marseille ou encore Abbeville et Autun. La production d'Aix-en-Provence, d'où est issue notre oeuvre, semble beaucoup plus rare et moins documentée. Par son décor notamment de rinceaux et de grotesques sur le dôme, on peut comparer notre pendule à celle de la collection Schenk, réalisée à Lyon vers 1540 . On y observe la même petite ouverture nécessaire au réglage. Son mouvement est, à l'instar de la nôtre, à deux étages et on remarquera l'aspect très allongé de la fusée. Ce type de mouvement s'observe également dans une horloge en forme tour carrée datée 1560, à décor allégorique et conservée au Kienzle Uhrmuseum de Schwenningen et dans celle du Musée Paul Dupuy de Toulouse (.

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HORLOGE DE TABLE À AUTOMATE « AU CARLIN » Par

Lot 3: HORLOGE DE TABLE À AUTOMATE « AU CARLIN » Par

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Description: HORLOGE DE TABLE À AUTOMATE « AU CARLIN » Par Andréas SCHMITT ou Andréas SLAUTHEN Augsbourg, vers 1620-1630 MATÉRIAUX Bronzes dorés, cuivre, fer, laiton, ébène Poinçons AS dans un écu - Pomme de pin sur le socle pour la ville d'Augsbourg H. 18 cm, L. 19 , 5 cm, 10 cm Le monde animal fut un des thèmes privilégiés pour les horlogers d'Augsbourg du premier tiers du XVIIe siècle comme en témoigne cette horloge de table surmontée d'un superbe carlin en bronze ciselé et doré. Le chien est couché sur une terrasse en cuivre doré. Ses yeux en émail s'animent au moment de la sonnerie. Le mouvement, sans fusée à « stackfreed », est en fer et laiton. Le « stackfreed » est un modérateur pour le train principal du mécanisme. Il porte le monogramme AS dans un écu indiquant son auteur, soit Andréas Schmitt soit Andréas Slauthen qui possèdèrent tous deux le même poinçon. La sonnerie se fait au passage des heures sur un timbre. L'échappement a été modifié par l'adjonction d'un spiral réglant. Les heures sont indiquées par un cadran horizontal en argent gravé de I à XII placé sur la terrasse. L'aiguille a été remplacée par un personnage portant un écu et indiquant l'heure par la pointe de sa lance. Le mécanisme se loge dans une base rectangulaire en placage d'ébène ornée de rinceaux feuillagés en bronze doré. Les quatre pieds en ébène plaqué porte la marque de la ville d'Augsbourg, la pomme de pin. Une pendule similaire, notamment avec le personnage indiquant l'heure avec sa lance, figure au Staatlich Mathematisch-Physikalischer Salon de Dresde.

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RARE HORLOGE DE TABLE À AUTOMATE « AU LION »

Lot 4: RARE HORLOGE DE TABLE À AUTOMATE « AU LION »

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Description: RARE HORLOGE DE TABLE À AUTOMATE « AU LION » Augsbourg, vers 1620-1630 MATÉRIAUX Bronzes dorés, cuivre, émail, ébène et bois noirci H. 27 cm, L. 28 cm Restaurations à l'émail et d'usage Cette superbe horloge de table à automate témoigne du grand savoir-faire technique des artistes d'Augsbourg au tout début du XVIIe siècle, ville qui s'était fait une spécialité de ce type d'horlogerie, à la plus grande satisfaction des princes et des grands personnages de toute l'Europe. Un lion en bronze ciselé et doré, à l'impressionnante crinière, marche sur une terrasse octogonale en cuivre doré gravée de losanges. Grâce à un savant mécanisme, sa mâchoire s'ouvre et se ferme au moment des sonneries tandis que ses yeux, également mobiles, sont animés par le balancier. Le mouvement en fer et laiton doré est à fusée et boyau ; les sonneries au passage des heures et des quarts sur deux timbres et réveil (arrêtage manquant). L'échappement a été modifié par l'adjonction d'un spiral réglant. Du socle en ébène et en bois noirci mouluré se détachent quatre cadrans en argent gravé et émaillé à décors de volatiles et de rinceaux. L'un concentrique est gravé de I à XII pour les heures, un autre de I à IV pour les quarts, les deux autres (de 1 à 12 et de 1 à 4) pour le rappel des sonneries. Les aiguilles sont en laiton doré. L'horloge repose sur huit pieds tournés en bronze doré. Précieux témoignage de l'art horloger d'Allemagne du Sud, aux auteurs souvent restés anonymes, cette horloge de table, magnifiée par ce système d'automate, rappelle celles réalisées dès la Renaissance. C'est d'ailleurs la représentation du lion et de ses mouvements qui prennent le pas sur l'indication de l'heure qui est pourtant sa fonction première. Une horloge à automate similaire, montrant un lion passant, appartenait à l'ancienne collection Spitzer. Citons à titre de comparaison celle de la collection Peter Ineichen où un lion, couché, voit également sa gueule et ses yeux s'animer au rythme du balancier et des sonneries . De même dans celle du Newark Museum où le félin tient un blason debout avec sa patte.

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EXCEPTIONNEL ET RARE ÉDICULE-RELIQUAIRE PORTATIF

Lot 5: EXCEPTIONNEL ET RARE ÉDICULE-RELIQUAIRE PORTATIF

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Description: EXCEPTIONNEL ET RARE ÉDICULE-RELIQUAIRE PORTATIF EN MARQUETERIE DE PIERRES DURES Italie, Rome, vers 1625-1650 MATÉRIAUX Bâti de sapin, ébène, marbres, pierres dures, argent, bronzes dorés et miniature sur ivoire Coffret : H. 80 cm, L. 33 cm Autel-reliquaire : 72 cm, L. 52 cm, P. 29 cm Ce chef-d'oeuvre de l'art lapidaire est caractéristique de la très haute production italienne d'objets de dévotion durant la première moitié du XVIIe siècle. Ces objets, regroupant les matériaux plus beaux et les plus coûteux, destinés à une clientèle aristocratique, servaient à la dévotion privée. Le coffret en placage d'ébène ouvre en façade à un vantail adoptant une forme architecturée simulant l'entrée d'un édifice baroque. Les deux montants en albâtre soutiennent une arche moulurée entrecoupée de marbre Brocatelle d'Espagne. Le centre de la porte est incrusté de jaspe giallo. Les côtés sont ornés de plaques d'albâtre. On retrouve cette richesse des couleurs et des matériaux à l'intérieur de ce coffret qui démasque deux tiroirs et un espace de rangement accueillant les deux parties du reliquaire. Au centre de ce dernier apparaît une très belle scène peinte sur ivoire montrant la Vierge Marie entourée de Jésus et de Saint Jean- Baptiste. Elle est encadrée par quatre anges en argent, matériau que l'on retrouve dans les têtes émergeant de feuillages ou encore sur les vases fleuris du piètement. Tout autour se déploient dans des encadrements une grande variété de pierres dures et de marbres de couleurs comme l'onyx, l'améthyste , le jaspe de Sicile, le jaspe giallo ou le lapis-lazuli. Se détachent également plusieurs figures en bronze ciselé et doré telles les lions couchés sur le socle et les deux putti situés au sommet, tenant une couronne et gambadant dans une prairie. Une attribution à un atelier romain semble se confirmer au regard de deux autels portatifs réalisés dans la Ville Eternelle et datés du XVIIe siècle conservés pour l'un au Victoria and Albert Museum de Londres et pour le second à la Galleria Pallavicini de Rome. Sur ces deux oeuvres, on retrouve une découpe et une disposition similaires des pierres du vantail de notre coffret. Au centre, un panneau rectangulaire (peint dans les exemples cités) est encadré de pierres dures de forme oblongue échancrées et en forme d'écoinçons aux angles. L'ensemble est enserré entre deux colonnes (deux pilastres dans notre oeuvre) prolongées par deux socles également ornés de pierres dures. Dans nos deux exemples ainsi que dans celui que nous présentons, les cartouches oblongs et circulaires se retrouvent en partie haute et basse de la façade. Le reliquaire est quant à lui tout à fait comparable à celui conservé en mains privées, donné à un atelier romain de la première moitié du XVIIe siècle, et reproduit dans l'ouvrage du spécialiste Alvar Gonzalez-Palacios : Il Gusto dei Principi-Arte di Corte del XVIIe e del XVIIIe secolo, II, éd. Longhanesi, Milan, 1993 fig. 687 p. 350. Dans cette oeuvre, on retrouve tout d'abord une structure, celle d'un petit édifice rectangulaire, sommé d'une lucarne à toiture triangulaire, reposant sur un piètement à ailerons. On y observe également le même décor de putti, inversé, tenant une couronne au milieu d'herbage. Il en va de même pour les vases de fleurs en argent situés au niveau du piètement. Le reliquaire que nous présentons demeure cependant beaucoup plus riche au niveau du décor, notamment par un emploi plus important des l'incrustations de pierres dures mais aussi des motifs en argent et de cet imposant socle garni de lions couchés qui n'apparaît pas dans l'exemple cité. Il est également un peu plus volumineux (69 cm x 34 cm x 14, 5 cm dans l'exemple cité). Ce somptueux reliquaire, outre la magnificience de son décor, tire toute son originalité du fait qu'il ait conservé son coffret de transport en faisant par là même un objet d'une insigne rareté.

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TRAITÉ DE PAIX PERDU ENTRE LA FRANCE ET L'EMPIRE

Lot 6: TRAITÉ DE PAIX PERDU ENTRE LA FRANCE ET L'EMPIRE

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Description: TRAITÉ DE PAIX PERDU ENTRE LA FRANCE ET L'EMPIRE OTTOMAN, 1597 Manuscrit sur papier 14 pages in-folio Pliures. Bord des feuillets effrangés. Déchirure avec manque d'environ 1,2 cm sur les 8 dernières pages, avec perte de 10 lettres. Il manque la moitié du dernier feuillet, qui est blanc Conservé dans un portefeuille in-4° probablement vénitien, du début du XVIIe siècle LES CAPITULATIONS (nom spécifique des traités accordés par La Porte Ottomane) : Dès 1479 Venise négocia un Traité avec l'Empereur Mehmet II, favorisant le commerce de la cité des Doges, et installa une ambassade à Constantinople. Les relations diplomatiques entre la France et l'Empire Ottoman débutèrent en 1484, quand un émissaire de langue grecque vint s'enquérir auprès de Louis XI du sort réservé au frère de l'Empereur Bajazet II, le Sultan Djem, gardé en otage au Grand Prieuré de Bourganeuf par Pierre d'Aubusson, Grand Maître des Hospitaliers de Rhodes. En 1536, François Ier obtint de Soliman le Magnifique une première Capitulation, ou plutôt en proposa le projet, puisque Soliman ne l'a jamais officiellement ratifiée. Suivirent les capitulations de 1569, 1581, (1597), 1604, 1673 et 1740, chacune d'entre elles ajoutant ou supprimant certains « chapitres » en fonction de la situation internationale, ou du « caractère » plus ou moins accommodant des gouvernants. L'apparition à partir de 1580 à Istanbul des Anglais, des Espagnols et des Hollandais, qui s'ajoutaient en particulier aux Vénitiens ou aux Génois, rendirent de plus en plus ardues les négociations. LES CAPITULATIONS DE 1597 ET 1604 Les capitulations de 1597 et 1604 sont toutes deux négociées pour Henry IV par le grand orientaliste Savary de Bresves (1560-1628) dixième ambassadeur de France envoyé auprès de la Porte Ottomane, où il résida de 1591 à 1605. La capitulation de 1604, passée avec le Sultan Amat, devenu empereur à la mort de Mehmet III (1566-1603), a été conservée, et fut publiée pour la première fois par Savary de Bresves lui-même en 1615 à Paris : « Articles du Traité faict en l'an 1604 entre Henry le Grand, roy de France et de Navarre, et sultan Amat, empereur des Turcs, par l'entremise de messire François Savary, seigneur de Breves, conseiller du Roy en ses Conseils d'Estat et Privé, lors ambassadeur pour Sa Majesté à la Porte Ottomane ». La Capitulation de 1597 n'a jamais été imprimée, et nos recherches auprès des Archives Nationales et des Archives du Ministère des Affaires Etrangères, section Traités, n'ont fait que confirmer que le texte même en est inconnu, comme l'indiquait Paul Boiteau d'Ambly in « Les Traités de commerce. Texte de tous les traités en vigueur». (Paris 1863. Page 494 ) : « 1597. Traité entre Henri IV et Mahomet III en faveur des ambassadeurs de France, consuls, résidents etc.... Le texte manque». La comparaison des deux traités négociés par Savary de Brèves (1597 et 1604) révèle des différences considérables. Certains articles n'apparaissent que dans l'un des deux (on ne trouve en particulier aucun chapitre concernant la protection des lieux saints en 1597, certains autres (de 1597) sont regroupés en un seul (en 1604), etc... etc... Les articles traitant de sujets identiques dans les deux traités sont eux-mêmes très dissemblables, par la longueur, la composition, le style même : la capitulation de 1604 est dans un excellent français, tandis que la rédaction du texte de 1597 est maladroite, son vocabulaire relativement pauvre, et son orthographe approximative. Le présent manuscrit daté de « Constantinoble au Commencement de la Lune de Rechef en l'année mil cinq cents. Sçavoir environ le vingt cinquième febvrier 1597 », ne porte ni sceau ni signature, et ne présente pas, a priori, de caractère « définitif » : c'est un manuscrit de travail pris sous la dictée, à partir du turc, par un des drogmans, Grec du Phanari ou Italien, en fonction auprès des ambassades à La Porte Ottomane. Quelques italianismes laissent supposer que l'interprète appartient plutôt au groupe des drogmans italiens. En tout état de cause, les négociations de 1597, sans doute jamais abouties, en tout cas jamais entérinées, n'auraient pu régir les relations entre la Porte Ottomane et le roi de France que pendant moins de sept ans : elles auraient été rendues obsolètes dès 1603, en raison de la mort de Mehmet III, et de la négociation d'une nouvelle capitulation négociée en 1604 entre le Sultan Amat, son successeur, et Savary de Brèves, signée par les deux parties. Il n'y avait aucune raison d'en conserver copie après cette date. Il n'en existe pas de trace imprimée ou manuscrite aux Archives Nationales, à la Bibliothèque Nationale, au Service des Traités du Ministère des Affaires Etrangères, ou dans quelque autre bibliothèque du monde. C'est un témoignage unique et extrêmement précieux sur les négociations diplomatiques entre la France et la Sublime Porte à la fi n de la Renaissance. Début de la Capitulation de 1597: « Au Nom de Dieu Le Grand excellent et sacré seing de l'empereur Ottoman, avec la beauté duquel sont esté conquistéz et gouvernéz tant de pays, après la permission et vollonté de dieu éternel, nostre voulloir et commandement est tel. Moy quy suys par l'infi nie grace du Juste, Grand et tout puissant créateur et pour l'abondance des miracles du premier de ses prophètes, empereur des empereurs, donnateur des coronnes aux plus grands princes qui seroint sur la face de la terre, serviteurs des deux sacréz et augustes Lieux que sont les supérieures de toutes les cités du monde, scavoir La meque & Médine, protecteur et ministre de la sainct Iherusalem, seigneur de la Gresse, Temisnar [sic], et province d'Ongrie et des pays de la Boussina, Bude, Seget et Segitvar, des pays de Natollie et Caraniame, de l'héritage et succession de Ymadia et Van, des pays d'arrabias, dy Courdistan, pertiens, Courdiens, de la Gurgiama, Remir [pour Demir] Cappi et Tiffl is, et d'une part des pays de Silvan [Chirvan], Cron et Desthy Cupigiac, nouvellement conquestés avec notre feuriuze espée combatue au coeur de tous les susdictz pays, de Cipres, et de tous pays de Zubiade, Cérézul et Arbechir, Mesopotamia, Allep, Derun, Silda, Alzeron, Solsan, Damas, Bagdat, Babillone, Caffa, Balsara, Lasa [Gaza], Senelazin, Santa, Misra, Egipte, Cayre, Gyemen, Habs et Admen et de tous les pais de Thunes, Lagollete, Tripolli de barbarie et de plusieurs pays estrangiers, lesquels avec l'eyde de dieu sont soubmis à la forsse de nostre belle vertu, chef et principal ministre, et tous lesdictz pais, dominateur de tous les princes des courones et plus grand monarche de la mer Blanche et de la mer noyre et de tant d'autres divers pays, Isles, Confins, Bourg et infi nitz centenaulx, de milliers de vicotriens eperissés, possesseur des chasteaulx només Papes, Vespin, Pollata et Chiavarin et principalement de l'imperialle forteresse d'Ogrias prinse pour l'adcistance de nostre Imperialle personne et de tant d'autres pays que reposent soubz l'obeyssance et justice de moy quy suis Sultan Mehemet prince fi lz de l'empereur Amorat, fi lz de l'empereur Sellin, filz de l'empereur Soliman, fi lz de l'empereur Selin, fi lz de l'empereur mehemet, fi lz de l'empereur Amorat, par la grace de dieu en leurs vyes, le recours des grandz princes du monde et le reffuge des empereurs. Au plus glorieux, Magnanime et Grand Seigneur de la foy de Jésus, esleu entre les potentatz de la nation du Messias, Terminateur des differantz qui arrivent au peuple chrétien, seigneur de Grand magesté et richesse et glorieux guide des majeurs, Henry Quatriesme empereur de France, que la fi n de ses jours soyt en bien. Soubs la Rellation que nous a esté faicte de la part du susdict empereur de France par ung de ses plus estimés et honorés seigneurs de la foy de Jésus, nomé Francois Savary de Brèves, ung de ses conseilhiers et gentilhomme, à présent son ambassadeur à notre excellente Porte lequel au nom de sa magesté a faict entendre à notre haltesse le dézir qu'il a de la conservation de la parfaicte amitié que les feuz empereurs ses prédécesseurs ont eu avec les Invincibles empereurs Octamans, nous ayent que la grace et mizéricorde de dieu soit sur heulx, Nous voullons que ce qui est contenu par les enciennes capitulations soit inviolablement observé et spéciallement celles qui feurent faictes par le deffunct empereur nostre père soltan Amurat, prince de fellicité en sa vie et martir en sa mort, que l'esplandeur du Ciel illumine éternellement son sepulchre, et avons commandé avec nostre sacrée main que ceste capitulation soit escripte de la teneur qu'en suyt cy après, scavoir : » [Suivent les articles de la Capitulation] Fin de la Capitulation de 1597 : « Voullons et commandons à tous noz esclaves lieutenans de Roy, gouverneurs, cady et autres cappitaines de noz gallaires, vollontaires quy ayent à observer le contenu en ceste capitulation, sans contravenir en aucung poinctz, ni moings à ceux qui sont portés par la capitulation que feust [traitée et] accordée par nostre deffunct devancier Sultan Saliman, que la miséricorde de dieu soit à jamais sur luy, protestant que en cas que de la part de l'empereur de France ne sera contrevenu aux poinctz cy dessus nommés et qu'il restera ferme et constant à l'observation d'iceulx, de mesme acceptant son amitié, je jure par l'éternel dieu qui a faict le ciel et la terre, par l'âme de mes devanciers et par celle du deffunct empereur mon père que, de ma part, ni aura jamais aucung manquemant, et ainsy se saiche et se preste foy à cestuy sainct escript en nostre cité imperialle de Constantinoble, au commancement de la lune de Rechef, en l'année mil cinq cens [pour 1005], scavoir environ le vingt cinquiesme febvrier 1597 ». REMERCIEMENTS : Nous remercions Mme A.B., ancienne conservatrice du fonds ottoman aux Archives Nationales, pour son aide précieuse ; ainsi que MM. Pierre Aquilon, Rémi Jimenez et Toshinori Uetani pour leur talent de paléographes.

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COUPE EN MARBRE PORTASANTA Italie, fin du XVIIe

Lot 7: COUPE EN MARBRE PORTASANTA Italie, fin du XVIIe

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Description: COUPE EN MARBRE PORTASANTA Italie, fin du XVIIe siècle - début du XVIIIe siècle MATÉRIAU Marbre Portasanta H. 34 cm, L. 74 cm, P. 55 cm Très rare par ses grandes dimensions, cette coupe de forme circulaire en marbre Portasanta, finement moulurée, repose sur un piédouche. Le marbre Portasanta fut utilisé dès l'Antiquité et se devait, par sa rareté et sa couleur, d'exalter la puissance des Empereurs comme Trajan ou Hadrien. Son nom tire son origine de la « Porte Sainte » car il compose quelques colonnes environnant la porte de la Basilique Saint Pierre de Rome à la fin de la Renaissance. Il est issu des carrières de Chios en Grèce et peut adopter différentes variantes de teintes et de veines, allant du rouge foncé au brun, rythmées par un veinage blanc de différentes formes (circulaires ou en lignes).

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APOLLON France ou Italie, premier tiers du XVIIIe

Lot 8: APOLLON France ou Italie, premier tiers du XVIIIe

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Description: APOLLON France ou Italie, premier tiers du XVIIIe siècle MATÉRIAU Bronze à patine brun nuancé H. 40 cm, L. 19 cm Avec socle : H. 49 cm, L. 24 cm, P. 17,5 cm Le dieu Apollon se tient debout, nu, un genou avancé afin de faire reposer sa lyre sur sa cuisse. Son buste, aux modelés souples et harmonieux, est traversé par une bandoulière retenant un carquois placé dans son dos. Son visage juvénile est marqué par la concentration. Le dieu de la musique, du chant et de la poésie est coiffé d'une couronne de laurier. Il tient dans ses mains une sorte de stylet et est chaussé de sandales. Ce modèle figurant Apollon dans cette posture connut un très grand succès dès la fin du XVIe siècle comme l'atteste le bronze conservé au Metropolitan Museum attribué à un atelier vénitien.A l'instar de notre oeuvre, Apollon avance sa jambe pour y poser son instrument et tient dans son autre main un stylet, tout en adoptant une allure fière et noble convenant à un dieu.

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PAIRE DE FLAMBEAUX France, époque Louis XIV, vers

Lot 9: PAIRE DE FLAMBEAUX France, époque Louis XIV, vers

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Description: PAIRE DE FLAMBEAUX France, époque Louis XIV, vers 1700 MATÉRIAU Bronzes dorés H. 32 cm, Diam. 17, 5 cm Cette très belle paire de flambeaux en bronze ciselé et doré reprend toutes les caractéristiques stylistiques du grand goût Louis XIV. Le fût se compose de plusieurs balustres à godrons avec, au centre, une frise de feuilles d'acanthe. Le binet est également agrémenté de feuillages. Sur le piètement se dessine des motifs de rinceaux, de coquilles et de fleurs soulignés d'une bordure à rosette. Ce très beau modèle est à rapprocher de ceux ayant appartenu à la prestigieuse collection Hubert de Givenchy, présentant un décor de balustres et de rinceaux similaire. Ces derniers, au lieu de la frise centrale à feuilles d'acanthe s'ornent de masques.

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COMMODE EN MARQUETERIE BOULLE Attribuée à Nicolas

Lot 10: COMMODE EN MARQUETERIE BOULLE Attribuée à Nicolas

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Description: COMMODE EN MARQUETERIE BOULLE Attribuée à Nicolas SAGEOT (1666-1731) Paris, époque Louis XIV, vers 1710 MATÉRIAUX Ebène, marqueterie en « contrepartie » de laiton et d'écaille rouge et bronzes dorés H. 88 cm, L. 134 cm, P. 66 cm Opposant magnifiquement le noir de l'ébène à l'or du laiton, cette commode, ouvrant à trois tiroirs en façade, présente un très riche décor de marqueterie Boulle alliant divers motifs ornementaux, rinceaux feuillagés, cartouches, enroulements et feuillages d'acanthe puisant directement leur source dans l'OEuvre gravée de l'ornemaniste Jean I Bérain (1640-1711). La qualité d'exécution et l'iconographie caractéristique de ce décor permettent d'attribuer notre meuble à la production de Nicolas Sageot, ébéniste parisien spécialisé dans la marqueterie de métal et d'écaille. Ayant fondé son atelier vers 1690, Nicolas Sageot se retira après une carrière brillante en 1720. Il revendit à cette date son stock au marchand-mercier Léonard Prieur pour 16 000 livres. L'usage d'apposer une estampille n'étant imposée qu'à partir de 1743, très peu de meubles furent estampillés avant cette date, Nicolas Sageot le fit de manière occasionnelle, sous la forme de son nom complet ou de ses initiales. Plusieurs meubles exécutés par Sageot et ornés des décors marquetés comparables sont connus, conservés dans de prestigieuses collections, au Musée des Arts décoratifs de Paris, au Musée du Louvre ou dans l'ancienne collection Rothschild à Mentmore. De même, des commodes très proches stylistiquement, où se mêlent avec génie les différents matériaux, ébène, écaille, laiton, sont conservées à la Wallace Collection de Londres au château de Champs-sur-Marne ou encore à Fontainebleau meuble rare s'il en est, la commode présentée ici illustre tout à la fois l'innovante virtuosité des ateliers parisiens de la fin du règne de Louis XIV et la formidable fantaisie des décors inspirés des compositions de l'ornemaniste Jean Bérain qui marquèrent considérablement l'ensemble des arts décoratifs de l'époque.

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GRAND CARTEL ET SA CONSOLE D'APPLIQUE À FIGURE DE

Lot 11: GRAND CARTEL ET SA CONSOLE D'APPLIQUE À FIGURE DE

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Description: GRAND CARTEL ET SA CONSOLE D'APPLIQUE À FIGURE DE MINERVE Attribué à André-Charles BOULLE ((1642-1732) et Fils Ébéniste, Sculpteur et Ciseleur du Roi de 1672 à 1732 Et par Louis MYNUEL (vers 1675/1680-1742) Marchand-Horloger Privilégié du Roi suivant la Cour en 1705 Paris, premier quart du XVIIIe siècle, vers 1710-1720 MATÉRIAUX Marqueterie d'écaille brune et de cuivre, bronzes dorés, laiton, émail, métal et verre Signé : MYNUEL A PARIS, gravé au revers du mouvement H. 160 cm, L. 67 cm, P. 28 cm Cet exceptionnel cartel formé d'une pendule sur pieds reposant sur sa console d'applique, au riche décor de marqueterie « en première partie » d'écaille brune et de cuivre, souligné de bronzes dorés, constitue l'un des plus remarquables exemples connus de grands cartels produits à la fin du règne de Louis XIV et au début de la Régence. La boîte rectangulaire et cintrée en partie supérieure est vitrée sur ses trois faces principales laissant apparaître toute la richesse du décor du fond composé de lambrequins, rinceaux et fleurons en cuivre sur fond d'écaille brune. Le cadran circulaire en cuivre doré est très richement ciselé d'un coq aux ailes déployées, d'un masque allégorique, d'une coquille, de rinceaux d'acanthe et de deux cornes d'abondance, le tout contrastant sur un fond « à pointillés ». Douze cartouches d'émail, sertis au pourtour indiquent les heures en chiffres romains; les minutes apparaissant gravées sur un étroit bandeau de cuivre délimitant le cadran. Les aiguilles sont en acier bleui. Le mouvement porte au revers la signature gravée de MYNUEL A PARIS. Les angles à pans coupés de la caisse sont flanqués d'allégories féminines en terme soutenant chacune d'un bras le ressaut formé par la partie supérieure cintrée de la pendule, cette dernière enrichie d'une agrafe centrale et d'une frise d'oves en bronze doré terminée par des enroulements d'acanthe. Un dôme sur lequel repose une imposante figure de Minerve, casquée, cuirassée et armée de sa lance couronne l'ensemble. Quatre puissants pieds à griffes et feuilles d'acanthe surmontés de masques grimaçants de satyres tirant la langue positionnés aux angles supportent la caisse. En façade, un bas-relief en bronze doré forme « cul de lampe », montrant deux allégories féminines entrelacées, assises sur une dépouille de lion et soulignées des colliers entrecroisés de l'Ordre du Saint-Esprit et de celui de la Toison d'Or. Le tout est disposé sur un drapé semi-circulaire à motifs de campanes et constitue une allusion directe à l'accession sur le trône d'Espagne de Philippe de France (Versailles, 1683 - Madrid, 1746), Duc d'Anjou et petit-fils de Louis XIV. La pendule repose sur une imposante console d'applique ajourée, à fût central évasé et à pans coupés, couronné en façade d'un masque d'Héraclite en bronze doré et terminé d'une corolle de feuilles d'acanthe ponctuée d'un motif de fleuron. Emergeant de cette dernière, quatre consoles à enroulements et masques féminins coiffés chacun d'une palmette et à tresses nouées sous le menton, soutiennent, au même titre que le fût central, une terrasse à doucine marquetée de cuivre et d'écaille, à bords concaves très richement ornés de bronzes à motifs de godrons ponctués d'une agrafe centrale flanquée d'acanthes. D'un modèle rare, ce cartel présente une ornementation de bronzes dont le répertoire puise à plusieurs reprises dans celui d'André-Charles Boulle et ses fils, permettant ainsi d'étayer solidement une attribution à ce dernier. Outre le fait que Louis Mynuel fit régulièrement appel à Boulle pour la réalisation de ses boîtes, les quatre masques féminins coiffés d'une palmette et à tresses nouées sous le menton, et surtout le masque d'Héraclite ornant la console d'applique, constituent autant de signatures caractéristiques de l'oeuvre du maître. On retrouve ainsi le masque d'Héraclite en pleurs, symbole de la Philosophie tragique, dans des études de meubles ainsi que sur plusieurs meubles importants répertoriés d'André-Charles Boulle, dont le bureau des Princes de Condé aujourd'hui conservé au Château de Versailles. Autre élément propre à cet ébéniste, les masques de satyres couronnant les pieds à griffes de notre pendule que l'on retrouve sur plusieurs de ses bureaux plats et consoles à six pieds aujourd'hui répertoriés au Louvre , à la Wallace Collection de Londres ou encore à Munich, au Bayerisches Nationalmuseum . Enfin citons également une pendule attribuée à Boulle et Fils, aujourd'hui conservée dans les collection du palais royal à Stockholm, au cadran signé Gloria à Rouen (Jacques Gloria fut reçu maître horloger dans cette ville en 1696), ornée du même bas-relief allégorique, à figures féminines entrelacées et soulignées des colliers de l'ordre du Saint-Esprit et de celui de la Toison d'or. Le mouvement est signé Louis Mynuel, l'un des plus importants horlogers de son temps, cela tant par l'excellence de ses mouvements que par la qualité de sa clientèle. Il réalisa, entre autres, les mouvements de la célèbre pendule au char d'Apollon des Princes de Condé, de celle aux Quatre Parties du Monde livrée pour l'Electeur de Cologne, ainsi que des pendules pour le roi Stanislas Leszczinski, les Ducs de Mortemart, de Luynes, de Villars, pour le Cardinal de Gesvres, le Comte de Hoym, ministre d'Auguste II de Saxe, ou encore pour MM. Titon de Coigny et Moreau de Verneuil. Plusieurs de ses oeuvres furent également acquises par les cours de Parme et de Suède. Il travailla pour les caisses avec les plus grands ébénistes et bronziers d'alors, André-Charles Boulle, Charles Cressent, Nicolas Barbier, Bernard 1er Van Risamburgh, Paul Consenne, Jean Hahn dit Le Coq, Louis Chéron, Pierre Cagnet, Ferdinand Goyer et Jean-Joseph de Saint-Germain. Des oeuvres de Louis Mynuel sont aujourd'hui conservées au Musée du Louvre à Paris, au château de Fontainebleau, au sein des collections royales suédoises à Stockholm, au palais royal à Turin, au palais du Quirinal à Rome ou au Victoria and Albert Museum à Londres. Synonyme de la perfection de l'art du Grand Siècle, l'OEuvre de Boulle, dont la valeur avait été reconnue dès son vivant, devint déjà au XVIIIe siècle objet de collection et « prototype » d'un certain idéal classicisant. Même s'il travailla relativement peu pour le Roi, il fut l'ébéniste préféré du Grand Dauphin, pour lequel il conçut à Versailles un étonnant écrin d'architecture avec son richissime mobilier assorti, qui demeura l'ensemble le plus extraordinaire de marqueteries jamais réalisé. Il livra également les princes de sang, les ministres de Louis XIV et sut aussi flatter le goût des financiers et inciter l'intérêt des collectionneurs de son temps par la richesse ornementale déployée dans ses créations ; tous furent attirés par l'inventivité dont témoignaient les oeuvres du maître. Tout son OEuvre révèle le souci de perfection et son choix pour l'excellence que l'on retrouve dans notre cartel. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES Pierre Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris, 1987 (rééd. en 1999), p. 229, fig. 253 Peter Heuer et Klaus Maurice, European Pendulum Clocks, Schiffer Publishing, West Chester, 1988, p.103

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BUREAU DIT « MAZARIN » À DÉCOR DE GROTESQUES

Lot 12: BUREAU DIT « MAZARIN » À DÉCOR DE GROTESQUES

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Description: BUREAU DIT « MAZARIN » À DÉCOR DE GROTESQUES Paris, époque Louis XIV, vers 1710 MATÉRIAUX Bâti de sapin, écaille rouge et laiton H. 83 cm, L. 130 cm, P. 71 cm Restaurations d'entretien Inspiré par les surprenants décors créés par des ornemanistes tels Jean I Bérain (1640-1711) (fig. 1) ou Claude Audran III (1657-1734), ce bureau est marqueté selon la technique développée par André-Charles Boulle (1642-1732) dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Il ouvre en façade par neuf tiroirs sur lesquels se détachent des oiseaux chimériques au milieu de rinceaux en laiton sur un fond d'écaille rouge en première partie. Les panneaux latéraux sont centrés d'encadrements où se développent arabesques et feuillages. Le superbe plateau présente en son milieu un décor de chinoiseries dans un écusson où un personnage central sous un dais rappelle, par son costume, les Ambassadeurs de Siam qui vinrent à Versailles en 1686 et qui marquèrent profondément l'esprit des contemporains. Des personnages masculins et féminins se déploient tout autour, accompagnés de volatiles, de libellules et de bouquets de fleurs. La richesse de ce décor et l'architecture des caissons sont contrebalancés par la légèreté du piètement constitué de huit consoles sinueuses à croisillons. Cette magnifique ornementation associée à une grande recherche d'équilibre de la structure dénoncent le travail d'un grand maître. Ce type de bureau est apparu dans les années 1680 mais la forme qu'adopte celui que nous présentons est tout à fait caractéristique de l'ébénisterie du début du XVIIIe siècle. Notre oeuvre est ainsi comparable au bureau exécuté par Nicolas Sageot (1666-1731) durant le premier quart du XVIIIe siècle et conservé au Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. On y observe les mêmes canons esthétiques comme la richesse du décor marqueté d'écaille rouge et de laiton, l'échancrure du tiroir central supérieur et des montants, un piètement en console similaires. Cet ébéniste semble s'être fait une spécialité de ce type de meuble toujours accompagné d'un décor marqueté inspiré de l'oeuvre de Bérain comme en témoigne par exemple un autre bureau conservé au Petit Palais et portant l'estampille du maître . Quant aux décors de volatiles visibles sur les tiroirs, ils sont à comparer avec ceux figurant sur un bureau similaire conservé au Palais Pitti.

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PAIRE DE VASES Chine, dynastie Qing, début du

Lot 13: PAIRE DE VASES Chine, dynastie Qing, début du

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Description: PAIRE DE VASES Chine, dynastie Qing, début du XVIIIe siècle pour la porcelaine France, vers 1720 pour les bronzes MATÉRIAUX Porcelaine dure et bronzes dorés H. 41 cm, L. 23 cm, P. 23 cm Les vases en porcelaine présentent une panse ovoïde ornée d'un riche décor végétal constitué d'un bouquet de fleurs épanouies en bleu sur un fond blanc en réserve dont la bordure adopte l'empreinte d'une feuille. Le reste du corps à fond bleu craquelé s'agrémente de feuillages blancs. Ils sont montés sur un piètement en bronze doré tripode à larges enroulements à l'esprit louis-quatorzien et se réunit au centre par des motifs feuillagés aériens empruntés au vocabulaire rocaille. La base circulaire raccorde les pieds à la panse par d'élégants motifs de masques d'homme barbu, caractéristiques des réalisations du premier tiers du XVIIIe siècle. Le col, ourlé d'oves, est couvert d'un chapiteau à lambrequins surmonté d'une poignée de préhension n fruit à graine. Témoignage de l'ingéniosité des bronziers et de l'imagination des marchands-merciers, la qualité tant des porcelaines que des montures atteste de l'importance qu'attachait son riche propriétaire à ces objets. Plusieurs vases ainsi montés en porcelaine, conservés dans de grandes collections, peuvent être rapprochés de notre modèle. RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE Lunsingh Scheurleer, Chinesisches und japanisches Porzellan in europäisches Porzellan in europäischen Fassungen, Braunschweig, 1980

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FONTAINE A PARFUM Chine, début du XVIIIe siècle

Lot 14: FONTAINE A PARFUM Chine, début du XVIIIe siècle

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Description: FONTAINE A PARFUM Chine, début du XVIIIe siècle pour la porcelaine France, début du XVIIIe siècle pour les bronzes MATÉRIAUX Porcelaine et bronzes dorés H. 56 cm, L. 25,5 cm Le vase en porcelaine de Chine d'un bleu profond présente une forme circulaire à large épaulement et haut col. Il repose sur une fine couronne en bronze doré ourlant sa base supportée par trois pieds cambrés surmontés d'une tête d'homme barbu et terminés en sabot. Un robinet à poignée en forme de dauphin fixé en partie inférieure de la panse du vase permet de verser le liquide. Le vase est fermé par un couvercle à bouton en forme de fruit à graine. Les bronzes, montés en France, adoptent le vocabulaire en vogue alors au début du XVIIIe siècle, tel que masque d'homme barbu ou piètement en sabot, la pureté de la couleur du vase lui confère une grande élégance.

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COFFRET ITALIEN EN PIERRES DURES Florence, début

Lot 15: COFFRET ITALIEN EN PIERRES DURES Florence, début

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Description: COFFRET ITALIEN EN PIERRES DURES Florence, début du XVIIe siècle MATÉRIAUX Bâti de sapin, ébène, pierres dures et bronzes dorés H. 24 cm, L. 34,5 cm, P. 25 cm De forme rectangulaire, ce coffret en placage d'ébène s'enrichit d'un très beau décor d'incrustation de pierres dures telles serpentine verte, brèche rouge, jaspe sanguin ou encore lapis-lazuli. Chaque pierre s'incruste dans des alvéoles géométriques (rondes, ovales, carrées, rectangulaires) réparties harmonieusement sur les faces et le couvercle de l'objet. Il repose sur quatre pieds boules en bronze doré. Ce type d'ornementation, d'une rigueur toute néoclassique, est parfaitement représentatif des ateliers italiens de cette époque qui s'étaient fait une spécialité de ce travail d'incrustation polychrome. Certains privilégiant simplicité et rigueur géométrique, d'autres ajoutant à leurs réalisations de nombreux motifs naturalistes tels des bouquets de fleurs, des animaux voire de véritables scènes de paysages. Objets usuels ou objets de dévotion privée devinrent supports à une riche ornementation de pierres de couleurs harmonieusement disposées pour constituer de véritables tableaux, affirmant la richesse intrinsèque de l'objet et assurant la notoriété de son propriétaire. L'art des lapidaires florentins est dans ce coffret à usage profane exprimé dans toute sa splendeur où mêlent à merveille la noirceur de l'ébène et la vivacité des coloris des pierres.

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CARTEL « À LA RENOMMÉE » EN MARQUETERIE BOULLE Par

Lot 16: CARTEL « À LA RENOMMÉE » EN MARQUETERIE BOULLE Par

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Description: CARTEL « À LA RENOMMÉE » EN MARQUETERIE BOULLE Par Jean-Jacques FIEFFÉ (1700-1770) Reçu Maître Horloger en 1725 Paris, époque Louis XV MATÉRIAUX Bâti de sapin, écaille brune, laiton et bronzes dorés Cadran signé FIEFFE DE L'OBSERVATOIRE Mouvement signé FIEFFÉ PARIS H. 152 cm, L. 68 cm, P. 26 cm Ce cartel de forme violonée voit son pourtour décoré d'un très élégant décor en marqueterie Boulle où des rinceaux de feuillages se détachent d'un fond en écaille brune en première partie. En façade, deux enfants en bronze finement ciselé et doré sont assis sur des nuées, l'un jouant avec un oiseau. Il repose sur quatre pieds feuillagés. Au sommet trône une figure ailée de la Renommée, tenant dans ses mains une trompe et un sceptre. Le fond de la caisse est également décoré en marqueterie Boulle. Il s'accompagne d'une belle console d'applique, où se mêlent rinceaux de laiton et écaille brune, centrée de deux volatiles. L'auteur du mouvement de cette oeuvre est Jean-Jacques Fieffé, signalé comme Horloger de l'Observatoire. Pour l'exécution des caisses, il s'adressa à de grands artistes de son époque comme Severin ou Marchand, et les bronziers Saint-Germain ou Caffiéri. Le Duc de Chaulnes faisait partie de sa clientèle et on retrouve plusieurs de ses oeuvres à la Wallace Collection de Londres, au Metropolitan Museum de New York ou encore au J.P Getty Museum de Malibu.

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PAIRE DE CONSOLES EN FER FORGÉ France, Provence ou

Lot 17: PAIRE DE CONSOLES EN FER FORGÉ France, Provence ou

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Description: PAIRE DE CONSOLES EN FER FORGÉ France, Provence ou Comtat Venaissin, époque Louis XV, deuxième quart du XVIIIe siècle MATÉRIAUX Fer forgé, tôle repoussée et dorée et marbre H. 97 cm, L. 122 cm, P. 52 cm Cette superbe paire de consoles s'agrémente d'un élégant décor ajouré fait de rinceaux et d'enroulements. La cambrure des pieds antérieurs est soulignée de coquilles et feuillages en tôle doré, matériau que l'on retrouve sur la feuille d'acanthe qui centre la ceinture. Ces aeuvres sont ainsi comparables, dans leur structure et leur décor à celles provenant de la collection Bondonneau , de celle de Raymond Suber ou encore du château Davignon en Camargue. L'attrait pour les meubles en fer, et les consoles en particulier, en Provence et dans le Comtat Venaissin, connut un essor considérable au XVIIIe siècle. Cultivant l'art du métal depuis le Moyen-âge, les ferronniers et serruriers provençaux et comtadins étaient en effet parvenus à maîtriser à la perfection le potentiel ornemental que pouvait apporter le fer forgé ou travaillé au repoussé, obtenant, à l'image de notre console, des compositions d'une grande puissance graphique et à l'attrait esthétique incontestable. Si beaucoup de ces consoles occupaient les vestibules d'entrée des châteaux et hôtels particuliers de la région, les plus belles étaient placées dans les salles à manger, les salons, et plus rarement dans les chambres à coucher, témoignant ainsi du prix incontestable que l'on attachait à ces meubles. Les inventaires fournissent malheureusement peu de détails quant au décor de ces consoles, indiquant généralement la nature du plateau de marbre avec souvent la seule mention « support de fer » pour décrire le piétement. Le marquis de Pontevès, dans son château de Giens (Var), possédait ainsi deux consoles de fer forgé avec des tables de marbre gris dans un vaste atrium meublé de sofas à la turque et orné de trente-deux portraits de famille et de divers tableaux. Quelques mentions plus explicites indiquent cependant que nombre de ces consoles placées dans les pièces principales des appartements étaient partiellement dorées: l'inventaire après décès d'un certain François Gouffre, dressé le 14 janvier 1757, mentionne la présence dans son salon de compagnie, « d'une console de fer à pieds de biche, doré à moitié ». Ces consoles pouvaient même être dorées en totalité, comme chez Claire de Borely, qui possédait une table de brèche violette soutenue par des supports de fer entièrement dorés. Les ferronniers et serruriers spécialisés dans ce type de production s'inspiraient largement des consoles en bois sculpté et doré dont ils reprenaient le schéma général ainsi que le répertoire ornemental à caractère essentiellement végétal mais aussi parfois figuratif. Le musée Calvet, à Avignon, conserve un bel exemple de console en fer forgé et tôle repoussée et dorée, construite sans bois apparent, par le serrurier avignonnais Alexis Benoît, vers 1725. Citons également la console provenant de l'ancienne collection Auban, ou encore celle du château Davignon, en Camargue, toutes deux reproduites dans l'ouvrage de l'abbé G. Arnaud d'Agne. Avignon fut, avec Aix et Marseille, un centre de production important de meubles en fer, abritant de nombreux ateliers spécialisés à l'image de ceux des avignonnais Esprit Eyriès ou Alexis Benoît. L'Almanach historique de Marseille de l'année 1773, dans une «liste de quelques curiosités remarquables de la ville [...] » dressée par Grosson, donne également le nom de Colson, serrurier auteur d'un baldaquin en fer exécuté pour l'église Saint-Laurent. Cet art de travailler le fer, qui pouvait de prime abord paraître impropre au mobilier, atteignit en Provence et dans le Comtat venaissin, un niveau d'excellence qui perdura au-delà de la Révolution. Les rares exemples subsistants aujourd'hui en témoignent aisément, évoquant d'une manière éblouissante ce qu'écrivit Aubin-Louis Millin, en 1807, dans son Voyage dans les départements du Midi de la France à propos du serrurier Marin, établi rue Sainte à Marseille : « cet ouvrier ingénieux fabrique, sur des lames de fer, des bas-reliefs et des ornements si bien exécutés qu'on les croirait fondus et réparés à l'outil, tandis qu'ils ne sont que battus et repassés, comme de l'orfèvrerie ».

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EXCEPTIONNEL CARTEL « AUX CHINOIS » ET SA CONSOLE

Lot 18: EXCEPTIONNEL CARTEL « AUX CHINOIS » ET SA CONSOLE

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Description: EXCEPTIONNEL CARTEL « AUX CHINOIS » ET SA CONSOLE D'APPLIQUE Attribué à Jean-Joseph de SAINT-GERMAIN (1719-1791) Reçu Maître Fondeur-ciseleur en 1748 Et par Alexandre LE FAUCHEUR Reçu Maître Horloger en 1729 Paris, époque Louis XV, entre 1745 et 1749 MATÉRIAUX Bronzes dorés, émail et verre Poinçons au « C » couronné Cadran signé Le Faucheur/A Paris H. 67 cm, L. 31 cm, P. 18 cm D'une remarquable qualité de fonte, de ciselure et de dorure, ce rare cartel d'alcôve « aux chinois » illustre parfaitement tout l'art de la rocaille et l'engouement des contemporains de Louis XV pour l'Extrême Orient. Le boîtier, de forme violonée, est tout en courbes et contre-courbes, ponctué de feuillages, d'enroulements ajourés et de coquilles. Le sommet est agrémenté d'une gerbe végétale avec à ses côtés un personnage vêtu à la mode asiatique tenant dans ses mains une ombrelle. Deux autres personnages sont assis sur le piètement. Témignage de la qualité de cette aeuvre, l'arrière est également ciselé et doré de motifs que l'on retrouve en façade. Sa console est, elle aussi, composée d'un ensemble de motifs végétaux, déchiquetés et ajourés, en parfaite harmonie de décoration et de proportion avec le cartel qu'elle supporte. Le cadran porte la signature d'Alexandre Le Faucheur, reçu Maître en 1729 et nommé Valet de Chambre-Horloger Ordinaire du Roi en 1745. Il collabora avec plusieurs grands bronziers de l'époque et notamment Jean-Joseph de Saint-Germain, à qui on peut attribuer le boitier de notre cartel. Cette attribution repose sur l'exubérance utilisée dans le traitement des bronzes , mais aussi le recours aux personnages chinois qu'affectionnaient particulièrement le Maître. La disposition des figures est également caractéristique de Saint-Germain où un personnage principal trône au sommet de la pendule, appuyé sur une large feuillage, et deux autres, plus petits, sont assis sur le piètement, formant ainsi un triangle .

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BAGUE AU PORTRAIT DE LOUIS XV Par

Lot 19: BAGUE AU PORTRAIT DE LOUIS XV Par

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Description: BAGUE AU PORTRAIT DE LOUIS XV Par Jeanne-Antoinette POISSON, Marquise de POMPADOUR (1721-1764) Epoque Louis XV MATÉRIAUX Camée en agate à deux couches (noire et blanche), monture en or jaune Signé à l'exergue POMPADOUR F. C'est grâce à la Marquise de Pompadour, après sa rencontre avec le Roi Louis XV en 1745, que l'art de la glyptique fut remis au goût du jour, délaissé jusqu'alors depuis la fin de la Renaissance. En se positionnant comme protectrice des Arts, elle se lia d'amitié avec l'un des plus fameux graveurs de pierres de l'époque, Jacques Guay (1711-1797). La Marquise de Pompadour réalisa elle-même sous forme d'estampes certaines oeuvres de Guay et s'essaya à la taille de la pierre aux côtés du maître. Le Roi Louis XV est présenté de profil, le visage tourné vers la droite. Ses cheveux retombant en arrière sont ceints d'une couronne de lauriers. La blancheur de ce visage traité à l'antique se détache sur un fond noir. Madame de Pompadour travailla au moins une autre fois ce type d'agate à deux couches (bleue et blanche) comme le montre Le Génie de la Musique conservé au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale de France et qu'elle signa . A propos de cette aeuvre, Guay écrira que « Madame de Pompadour a beaucoup travaillé à cette pierre ». Le portrait gravé sur notre bague est à rapprocher du Numéro 5 de la Suite d'estampes gravées par Madame la Marquise de Pompadour d'après les Pierres gravées de Guay, Graveur du Roy et ainsi décrite: « Bas-relief : ce buste du roi est dans la manière antique. La tête est ornée d'une couronne de lauriers. On y retrouve cet air de fi erté noble et ces sentiments de clémence si rarement unis et que la nature s'est plu à rassembler dans le caeur de cet auguste souverain et qui le reproduit sur la physionomie. Ce morceau est d'après une agate onyx de deux couleurs. » Un exemplaire de ce recueil d'estampes appartenait à la collection Jean-François Leturcq et contient des notes autographes probablement de Guay. Sous le numéro 5 est écrit : Portrait du Roy. Sur une agate onyx de deux couleurs. La tête est blanche et le chant noir (ce qui correspondrait à notre oeuvre). Est écrit ensuite : Madame de Pompadour a fait (ou fait faire) cette pierre. Les deux catalogues d'expositions cités en référence utilisent pour l'un « a fait » et pour l'autre « a fait faire ». Nous n'avons pas pu consulter ce recueil annoté pour savoir qu'elles sont les véritables inscriptions. Il existe un exemplaire du portrait du Roi au Cabinet des Médailles, portant la signature de Guay, qui diffère par la couleur du champ, rouge et pas noir comme décrit précédemment . Un autre camée portant la signature de la Pompadour est également conservé à la B.N.F. . Elle lui donne un visage plus doux et souriant voire plus intime du Roi. Cette bague ainsi que celle que nous présentons n'ont pas été répertoriées dans l'inventaire après décès de la Marquise. Dans cette dernière oeuvre et à l'instar de la nôtre, on ne sait quelle put être la part de la Marquise dans cette réalisation qui sans nul doute fut exécutée sous la direction de Guay compte tenu de sa qualité. La finesse du camée qui était à l'époque beaucoup plus recherché que l'intaille comme le mentionnent les prisées effectuées après décès ainsi que la petitesse de l'anneau indiquent que cette bague était destinée à une femme, et pourquoi pas à la Marquise elle-même. Elle n'hésitait pas à porter des bijoux à l'effigie de son royal amant comme le montre le portrait peint par François Boucher où la favorite arbore fièrement au poignet un bracelet centré d'un camée où apparaît le visage de Louis XV . RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES : Suite d'estampes gravées par Madame la Marquise de Pompadour d'après les pierres gravées de Guay, graveur du Roi, Paris, impr. De Prault, 1782 Jean-François Leturq, Notice sur Jacques Guay, graveur sur pierres fi nes du Roi Louis XV (...), Paris, 1873 Ernest Babelon, Catalogue des camées antiques et modernes de la Bibliothèque Nationale, Paris, 1897 Jean Cordey, Inventaire des biens de Madame de Pompadour rédigé après décès, Paris, 1939 Collectif, Madame de Pompadour et les Arts, catalogue de l'exposition, Musée national des Châteaux de Versailles et de Trianon, du 14 février au 19 mai 2002, Paris, éd. RMN, 2002 Collectif, Louis XV, un moment de perfection de l'Art Français, catalogue de l'expostion, Paris, Hôtel de la Monnaie, 1974

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MEUBLE À HAUTEUR D'APPUI FORMANT ÉCRITOIRE

Lot 20: MEUBLE À HAUTEUR D'APPUI FORMANT ÉCRITOIRE

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Description: MEUBLE À HAUTEUR D'APPUI FORMANT ÉCRITOIRE Attribué à Pierre IV MIGEON (1696-1758) Reçu Maître Ebéniste en 1721 Paris, époque Louis XV MATÉRIAUX Bâti de chêne, bois violet, bronzes dorés et marbre brèche d'Alep H. 92 cm, L. 80 cm, P. 37 cm Cet élégant meuble à hauteur d'appui est orné d'un très beau décor de losanges en placage de bois de rose et de bois violet. Il ouvre en façade à deux vantaux dont les revers sont également décorés d'un large losange dans un encadrement. Ils sont surmontés d'une tirette tendue de cuir formant écritoire et d'un tiroir. Les montants arrondis sont terminés par des pieds garnis de sabots feuillagés en bronze ciselé et doré. Le meuble est coiffé d'un dessus de marbre brèche d'Alep. Ce très beau travail d'ébénisterie peut être rapproché de l'OEuvre de Pierre IV Migeon (1696-1758) qui travailla notamment pour le Garde-meuble de la Couronne et protégé par la Marquise de Pompadour. Il privilégia, comme on le voit dans notre aeuvre, les formes assez massives, tempérées par des mouvements calmes accompagnées d'un placage monochrome. La sobriété, associée à l'économie de l'ornementation de bronzes dorés, n'empêche pas une véritable recherche décorative par le biais de la marqueterie géométrique et notamment de losanges. Migeon fut avant tout l'ébéniste du placage. Il multiplia les jeux de placage en jouant sur des effets décoratifs monochromes ou sur la beauté intrinsèque de la matière. Le travail du bois de notre meuble à hauteur d'appui est comparable à celui visible sur un petit secrétaire d'angle et sur une encoignure , conservés en mains privées, attestées de la main du Maître qui reprennent les mêmes critères stylistiques que ceux visibles dans notre oeuvre.

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RARE PAIRE DE CHENETS AUX SINGES Paris, époque

Lot 21: RARE PAIRE DE CHENETS AUX SINGES Paris, époque

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Description: RARE PAIRE DE CHENETS AUX SINGES Paris, époque Louis XV, vers 1745-1749 MATÉRIAUX Bronzes dorés au mercure Poinçon au « C couronné » H. 35 cm, L. 36 cm, P. 60 cm (avec fers) Les fers ont été restitués par David Laher, artisan d'art à Paris, d'après un modèle du XVIIIe siècle avec les techniques de l'époque PROVENANCE Collection René Fribourg, Sotheby's Londres, 18 octobre 1963, lot 752 Cette paire de chenets en bronze doré déploie une grande richesse d'ornements typiquement rocailles constitués de courbes et de contre-courbes de feuilles d'acanthe ménageant des estrades sur lesquelles se tiennent deux singes vêtus à la mode du temps. Tandis que l'un des singes jouit de son reflet dans un miroir, un rang de perles posé sur ses jambes ayant été sorti du coffre à bijoux posé à sa droite, son pendant arbore un tricorne et tient un manchon. Selon Svend Eriksen, ces chenets proviennent probablement d'une même fonte mais qui ont été ensuite achevés par différents ateliers comme en témoigneraient des différences dans la ciselure. Cédric Terroir, ciseleur à Paris, indique après avoir observé ces chenets au cours de leur restauration, que leurs proportions, leurs dimensions et leur qualité corroborent le point de vue d'Eriksen et indiquent qu'une fonte d'après le maître-modèle créé par l'inventeur du modèle au milieu du XVIIIe siècle est tout à fait possible, d'autant que le feu ne présente pas les stigmates d'un surmoulage. On trouve la mention d'un feu aux singes dans le journal du marchand-mercier Carelu qui en achète une paire à Charles Boulle, fils d'André-Charles Boulle (Archives de Paris, cote D4B6-181, livraison en 1738). Cependant, le style développé sur la présente paire de chenets ne semble pas pouvoir correspondre à celui des fils Boulle, tant leurs bronzes d'ameublement sont restés proches ou identiques aux modèles paternels. Les garnitures de cheminée les plus élaborées associaient des chenets et des appliques présentant des ornements relativement similaires. Ainsi on trouve mention dans le journal du marchand-mercier Lazare Duvaux la livraison en date du 11 juillet 1757, n°2826 : « Du 11 - M. le Baron de Scheffer : Livré à M. Laurent de la Suède : Un grand feu à vases fleurs et guirlandes en bronze doré d'or moulu [...] - Une paire de bras assortis [...] -Un autre feu à berceau & figures [...] - Une paire de bras à deux branches assortis [...] Un petit feu à perroquets , 260 # - Les bras assortis, 125 # ». Aussi il n'est pas étonnant de trouver dans l'oeuvre des Caffieri, des appliques aux singes très proches. Il est d'autant plus intéressant de rapprocher ces chenets du travail des Caffieri que leurs ateliers renfermaient des modèles de chenets aux perroquets et des appliques en suite (IAD Jacques Caffieri, 1755, n°43 et n°118, publié par Daniel Alcouffe : L'inventaire après décès de Jacques Caffieri, in Archives de l'Art Français, 1989, tome XXX, p. 132-135) dont une paire vient d'être offerte au musée du Louvre (Donation Guerrand-Hermès). Néanmoins, il semble plus probable que notre paire de chenets aux singes soit l'oeuvre du bronzier Jacques Confesseur, notamment connu pour avoir collaboré avec Charles Cressent dont il fondait les bronzes. En effet, la paire d'appliques aux singes de la collection Paulme (paire vendue plus de 600 000 Francs en 1949) présente des singes du même modèle que nos chenets . De plus, la composition de cette paire d'appliques est très proche d'une paire d'appliques aux perroquets du Metropolitan museum de New York attribuée à Jacques Confesseur (inv. 174.356.133-136), et d'une autre paire publiée dans Connaissance des Arts en novembre 1961, plus proche encore des appliques Paulme. Il est intéressant de noter que les quelques modèles de chenets aux singes qui sont actuellement connus sont apparus dès les années 1730, au moment même où se répandait, chez une clientèle très aisée, le goût des singeries dont les boiseries sont notamment peintes par Christophe Huet, comme ce fut le cas à Chantilly pour le prince de Condé. On notera que l'adjudication de cette paire de feu lors de la vente Fribourg fut de 49 000 Francs, somme considérable pour l'époque et la publication de ces feux dans m comme appartenant au groupe des pièces les plus exceptionnelles de l'époque Louis XV (numéro d'avril 1965). Quelques rares exemplaires de ces chenets aux singes sont connus dont une paire similaire vendue par Jean-Louis Picard à Drouot le 1er avril 1993, lot 33 et un autre paire conservée à Waddesdon Manor et ayant appartenu au baron Ferdinand de Rothschild. Cette fiche a été rédigée par Vincent Pruchnicki, historien de l'art

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RARE COMMODE À TIROIRS ET VANTAUX Allemagne,

Lot 22: RARE COMMODE À TIROIRS ET VANTAUX Allemagne,

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Description: RARE COMMODE À TIROIRS ET VANTAUX Allemagne, seconde moitié du XVIIIe siècle MATÉRIAUX Bâti de chêne et fonds en sapin, bois violet, bronzes dorés et marbre fleur de pêcher H. 83,5 cm, L. 126 cm, P. 59 cm Restauration au marbre Caractéristique de la très belle production des ébénistes allemands de la seconde moitié du XVIIIe siècle, cette commode en placage de bois violet ouvre en façade par deux tiroirs de longueur à traverses de soutien apparentes. Ses trois faces sont plaquées de bois violet dessinant des croisillons. A noter la découpe du tablier, soulignée d'un fi let de bronze doré, que l'on retrouve fréquemment dans les meubles de cette région d'Europe. La grande originalité de cette aeuvre réside dans ses panneaux latéraux, de forme sinueuse, qui ouvrent à vantaux et démasquent trois rangs d'étagères. La qualité de cette commode s'observe également au niveau de la riche ornementation de bronzes ciselés et dorés tels ces chutes d'angles à motifs de feuillages lancéolés que l'on retrouve tant sur les montants antérieurs que postérieurs. Les poignées de tirage adoptent un très beau dessin de végétaux déchiquetés. Enfin, les quatre pieds légèrement cambrés sont garnis de sabots qui, élément rare, sont ciselés sur chacune de leurs faces d'agrafes et de feuilles d'acanthe.

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PAIRE DE CONSOLES PROVENANT DE LA COLLECTION DE

Lot 23: PAIRE DE CONSOLES PROVENANT DE LA COLLECTION DE

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Description: PAIRE DE CONSOLES PROVENANT DE LA COLLECTION DE JOSÉPHINE MAXIMILIENNE EUGÉNIE NAPOLÉONE DE BEAUHARNAIS (1807-1876), PRINCESSE DE BOLOGNE, DUCHESSE DE GALLIERA, FUTURE REINE DE SUÈDE ET DE NORVÈGE Italie, Bologne, XVIIIe siècle MATÉRIAUX Bois doré et bois peint Marques : sur chaque console: à deux reprises M. R et une fois un N couronné dans un cercle. Les deux porte un n° d'inventaire partiellement visible: 1823 / PALAZZO DI S. A. R. / LA DUCCHESSA DI GALLIERA / MARCA DELL' AMBIENTE N. 9 / MARCA DELL' INVENTARIO N. 587 - une étiquette partielle : PALAZZO R. DI BOLOGNA / QUARTIERE... / CAMERA N. III / N. 9 (?) - Sur l'une des deux consoles : étiquette partielle : [DU] CATO DI GALLIERA / INVENTARIO 1837 / N...", et une autre : DUCA DI GALLIERA / N. 555 H. 81 cm, L. 199 cm, P. 86 cm PROVENANCE Anciennement dans la collection de la famille Caprara au Palazzo Caprara à Bologne Puis collection de Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone de Beauharnais (1807-1876), princesse de Bologne et la duchesse de Galliera, future princesse de Leuchtenberg et la Reine de Suède et de Norvège au Palazzo Reale di Bologna (anciennement Palazzo Caprara) Acquis par Marchese Raffaele Luigi cil Ferrari, duc de Galliera Puis sa descendance Les consoles en bois doré présentent une forme chantournée. Elles s'ornent au centre de la ceinture d'une imposante feuille d'acanthe épanouie et reposent sur quatre pieds cambrés feuillagés, terminées en patte de lion. Une entretoise en X relie les pieds à une feuille d'acanthe centrale surmontée de volutes. Un plateau en bois peint à l'imitation du marbre vert antique coiffe l'ensemble. Chacune des deux consoles portent la marque MR et l'une d'elles un N couronné dans un cercle. La première marque correspondant probablement à Mobilia Reale. D'autres étiquettes sont visibles certaines partielles, correspondent à des numéros d'inventaire du mobilier appartenant à la Duchesse de Galliera et provenant du Palazzo Reale. Joséphine Maximilienne Eugénie Napoléone, Duchesse de Galliera, était la fille d'Eugène de Beauharnais, Premier Duc de Leuchtenberg, petite-fille par la branche maternelle de Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon Ier et de Maximilien Ier, roi de Bavière, par la branche paternelle. Epouse du Roi Oscar I, elle fut Reine de Suède et de Norvège, connue alors sous le nom de Reine Josefina. Grande amatrice et protectrice des arts, elle soutint la culture et encouragea sa fille Eugénie à peindre. L'étiquette R di Bologna Palazzo se réfère au Palazzo Reale, ancienne propriété de la famille Caprara, connu sous le nom de Palazzo Caprana. Parmi les membres de cette famille, Giovanni Battista (1733-1810), Evêque de Milan en 1802 qui couronna Napoléon, Roi d'Italie en 1805. Dans les archives du palais, il est mentionné l'arrivée du Roi de Naples à Bologne et la décision du vice-roi d'Italie de réquisitionner le Palazzo Caprana pour la Duchesse de Galliera.

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TABLE DE TRIC-TRAC Par Léonard BOUDIN (1735-1807)

Lot 24: TABLE DE TRIC-TRAC Par Léonard BOUDIN (1735-1807)

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Description: TABLE DE TRIC-TRAC Par Léonard BOUDIN (1735-1807) Reçu Maître Ebéniste en 1761 Paris, époque Louis XV MATÉRIAUX Placage de bois de rose, amarante, citronnier, ébène, ivoire, bronzes dorés, cuir et feutre Estampillé BOUDIN H. 78 cm, L. 125,5 cm, P. 69 cm Feutre et cuir rremplacés Cette élégante table à jeux à l'allure délicatement chantournée s'agrémente d'un placage de bois de rose dans des encadrements d'amarante à motifs de cubes sans fond. Sa ceinture harmonieusement contournée est agencée d'un tiroir central flanqué de deux tiroirs caissons latéraux. Un jeu de trois faux-tiroirs leur fait miroir sur la façade opposée. Le plateau agencé en bureau plat est garni d'un cuir doré aux petits fers dans un encadrement en placage de bois de rose. Au revers, la face présente un feutre pour le jeu de cartes. Quant au jeu de tric-trac proprement dit, son intérieur est entièrement plaqué d'ébène, d'ivoire au naturel et d'ivoire teinté vert d'eau. Sur le pourtour en bordure, des petits trous décorés de quartefeuilles en citronnier servaient de réceptacle à la pointe des bougeoirs qui avançaient en même temps que les pions. Le piètement légèrement galbé est orné de chutes en bronze ciselé et doré à motifs feuillagés et de petits sabots. Cette table estampillée Boudin témoigne de l'attrait sous Louis XV pour ces nouvelles distractions et pour les meubles de petite dimension adaptés aux nouveaux intérieurs plus intimistes qu'au siècle précédent. A noter que la marque apposée sur ce meuble peut être appréciée soit comme une création de Léonard Boudin en qualité d'ébéniste soit comme une marque commerciale en tant que marchand-mercier.

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RARE PAIRE DE CHENETS « LES DEUX CONTINENTS »

Lot 25: RARE PAIRE DE CHENETS « LES DEUX CONTINENTS »

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Description: RARE PAIRE DE CHENETS « LES DEUX CONTINENTS » D'après un modèle d'André Charles BOULLE (1642-1732) France, début de l'époque Louis XV, vers 1730 MATÉRIAUX Bronzes dorés et fer H. 38 cm, L. 27 cm Si l'on connait des modèles de chenets figurant les continents représentés par des personnages symboliques, ceux que nous présentons demeurent d'une grande rareté car ils utilisent l'allégorie militaire pour indiquer les différentes contrées. Sur l'un, un buste cuirassé est surmonté d'un turban avec un plumet, renvoyant aux Indes et à l'Asie. L'autre adopte une composition similaire mais avec un casque romain, symbole de l'Europe. Chacun s'agrémente de trophées d'armes et de draperies. Ils reposent sur une large volute à enroulement et agrafes, tempérée par un pied toupie, montrant par là même les réminiscences du style Régence. L'autre rareté de ces chenets tient à leurs barres de foyer dont le fer battu se retrouve en partie recouvert de bronze doré à motifs végétaux et surmontés de balustres. Le piètement de ces chenets s'inspire de l'OEuvre gravée d'André Charles Boulle publiée vers 1720-1730 dans le fameux recueil de « Nouveaux deisseins de Meubles et Ouvrages de Bronze et de Marqueterie ». Sur la planche relative aux « Differens desseins de feux ou grilles pour cheminées », on observe un chenet adoptant le même piètement que celui figurant dans notre oeuvre à savoir un large enroulement ponctué d'une agrafe de feuille d'acanthe et une toupie (fig. 1 - dessin en bas au centre de la planche). Ce modèle fut utilisé à d'autres reprises comme le montrent ces chenets représentant Vulcain et Venus conservés dans une collection particulière

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PENDULE Par Pierre II GILLE (1723-1784) Reçu

Lot 26: PENDULE Par Pierre II GILLE (1723-1784) Reçu

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Description: PENDULE Par Pierre II GILLE (1723-1784) Reçu Maître Horloger en 1748 Paris, époque Louis XVI, vers 1780 MATÉRIAUX Ebène, bronzes dorés, émail et verre Mouvement et cadran signé Gille L'Ainé H. 56 cm, L. 31 cm, P. 21 cm La grande originalité de cette pendule, d'élégantes proportions, réside dans son placage d'ébène recouvrant l'ensemble du boîtier, créant ainsi un superbe contraste avec la dorure des bronzes qui l'agrémentent. Elle adopte une forme de vase centré d'un cadran circulaire en émail blanc bordé d'un rang de perles. Un noeud de ruban et un mufle de lion le surmonte. Les poignées de préhension, en bronzes ciselés et dorés, prennent la forme d'élégantes feuilles d'acanthes à enroulements. Un bulbe de fleur couronne l'ensemble. Au centre du piètement apparaît un masque féminin entouré de draperies et de gerbes de fleurs tandis que les côtés présentent des mufles de lion annelés. Une frise de rinceaux se déploie sur le socle terminé par quatre pieds boule aplaties. Le mouvement et le cadran porte la signature de Gille l'Aîné, très probablement pour Pierre II Gille (1723-1784), reçu Maître en 1748. Son fils Pierre-Noël signait de la même façon après avoir été reçu Maître en 1779 mais abandonna la profession avant 1783 pour devenir avocat. Pierre II travailla en collaboration avec les meilleurs bronziers de son temps comme Osmond, Vion, Saint Germain et comptaient parmi sa grande clientèle le Prince Charles de Lorraine, le Marquis de Brunoy ou encore le Duc de Gramont. La forme de vase de cette pendule, ainsi que ses anses en feuillages est à rapprocher de celle ornant le cartonnier également en ébène estampillé de Montigny, daté vers 1765, et conservé dans la résidence du Duc de Bedford à Woburn Abbey. On y retrouve les mêmes poignées de préhension en forme de feuilles d'acanthe, un socle rectangulaire bordé de bronze ainsi qu'une pomme de pin au sommet. On peut ainsi supposer que notre aeuvre, compte tenu également de ses dimensions, put compléter un ensemble mobilier, également plaqué d'ébène, matériau très rarement utilisé dans le domaine de l'horlogerie.

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Giambattista PIRANESI (Mogliano Veneto, 1720 -

Lot 27: Giambattista PIRANESI (Mogliano Veneto, 1720 -

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Description: Giambattista PIRANESI (Mogliano Veneto, 1720 - Rome 1778) 253 EAUX-FORTES EN PREMIER TIRAGE LE ANTICHITA ROMANE (1756) Opera di Giambattista Piranesi architetto Veneziano, divisa in quattro Tomi In Roma, 1756 Nella Stamperia di Angelo Rotil J, nel Palazzo de Massimi Si vendono in Roma dai Signori Bouchard et Gravier, mercanti librai al Corso presso San Marcello 4 volumes de format grand in-folio (« folio atlantico »), à toutes marges Cartonnage muet de parution (Usures aux cartonnages ; infimes mouillures dans quelques marges, loin des planches) Portrait de Piranesi par Polanzani, daté 1750, et 209 planches, certaines doubles ou quadruples (sur 218) IL CAMPO MARZIO DELL'ANTICA ROMA (1762) Opera di G.B. Piranesi socio della Reale Societa degli antiquari di Londra Roma, 1762 1 volume grand in-folio (« folio atlantico »), à toutes marges Cartonnage muet de parution (Usures au cartonnage ; infimes mouillures dans quelques marges, loin des planches) 2 frontispices et 42 planches, certaines de très grande dimension (sur 48) Très rare et important ensemble de ces oeuvres majeures de Giambattista Piranesi, en édition originale, au tirage remarquablement contrasté. Dans les cinq volumes, les planches et le texte, illustré de lettrines et de vignettes gravées par Piranèse, sont tirés sur un papier fort italien de très grande qualité, dit « carta papale », exaltant les contrastes. Les filigranes sont à la Fleur de lys à double encadrement, surmontée du chiffre GP (légèrement différent de Hind n°3). Le frontispice général (Tome I, feuillet II) ne porte pas la dédicace à Milord Charlemont (1er tirage, Focillon 144). Le texte, gravé « sur une table de pierre qu'encadre une bordure ornée », est le suivant : « Urbis aeternae vestigia e ruderibus temporumque injuriis vindicata aeneis tabulis incisa I.B. Piranesius Venet(us) Romae degens. Aevo suo posteris et utilitati publicae ». En lieu et place des armes de Charlemont se trouvent des débris de bas-reliefs, surmontés d'une couronne à huit perles surmontée d'un griffon. Il s'agit du résultat de la brouille survenue dès 1756 entre Piranèse et Milord Charlemont. Cet état sans dédicace est décrit par Focillon (page 20) : « édition originale b ». Le graveur expliquera sa déception dans sa très rare « Lettere di giustificazione scritte a Milord Charlemont », publiée à Rome 1757. La seconde édition des Antichita, publiée en 1784, sera dédiée à Gustave III de Suède (Focillon 144, 2e édition). COLLATION : Tome I : Portrait de Piranèse par Polanzani, daté 1750 ; frontispice, et 40 planches (sur 44. Il manque 4 planches simples -XXII, XXIII, XXIX et XXX). Texte : Imprimatur [signé +2) ; 40 pages [signées (A) T (U)] ; 11 feuillets numérotés I-XI ; 3 pages numérotées en italique 1-3 pour un Indice ; 4 pages numérotées en italique 1-4 pour un Indice ; ensuite 5 pages numérotées 1-3 et 1-2 pour le Repertorio. Tome II : 63 planches (complet). Tome III : 49 planches (sur 54 : il manque 4 planches simples -VII, VIII, LI, LII- et une double -X-). Tome IV : 57 planches, dont titre et indice gravés (complet). Tome V (Campo di Marzio) : Titre gravé, 2 frontispices, 42 planches (sur 48 : il manque les planches XXIV, XXV, XXVII, XXVIII, XXIX et XXX). Texte : 4 feuillets signés ab ; « Approbatio » etc..., paginé de 1 à 69, signé AQ2 et R3 ; Index, paginé de I à XII ; et Catalogus, de I à XVII. Bien complet de la superbe planche du Campo Marzio, mesurant 1350 X 1170 mm à la cuvette, 1510 X 1540 avec les marges. Giambattista Piranesi (Mogliano Veneto 1720 - Rome 1778), fils d'un tailleur de pierre, apprend l'architecture hydraulique auprès de son oncle maternel, ingénieur du service des eaux de Venise, tandis que son frère, moine chartreux, lui fait découvrir l'histoire de l'art et l'architecture de la Rome Antique. C'est à Venise qu'il s'initie aux techniques de la gravure auprès de Carlo Zucchi. Il réside à Rome à partir de 1740, et côtoie Giuseppe Vasi, graveur très en vogue auprès des artistes du « Grand Tour », avec qui il perfectionne sa maîtrise de l'eau-forte. Il retourne quelque temps à Venise, vers 1745, où il rencontre Giambattista Tiepolo. Il revient définitivement à Rome en 1747, et y installe son atelier en 1748. Graveur, dessinateur, marchand d'oeuvres d'art, théoricien, fin connaisseur de l'archéologie romaine, Piranesi se considère avant tout comme un architecte. A la demande du Cardinal Rezzonico, neveu du pape Clément XIII, il propose des plans pour l'abside de la Basilique du Latran, mais ses projets n'aboutissent pas. Surpassant très largement les belles mais trop sages vues de Giuseppe Vasi, les Vedute de Piranesi tirent la quintessence des monuments et des vestiges antiques, avec une prédilection pour le monde étrusque, en insistant sur l'aspect dramatique des ruines, symboles de la grandeur passée de Rome, ouvrant à une réflexion puissante et nostalgique sur la fuite du temps et la fragilité humaine. C'est sans doute cet aspect « philosophique » qui plut tant aux romantiques, tels Goethe ou Stendhal, qui, dans ses « Promenades dans Rome », rapproche le style de Piranesi de celui de Holbein. Son génie de graveur en fait un des artistes européens majeurs du XVIIIe siècle. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES H. Focillon, G.B. Piranesi. Essai de catalogue raisonné de l'oeuvre. Paris 1918 (144 à 395 et 428 à 479) A. Hind : G.B. Piranesi. A critical study with a list of his published works (pages 83-84)

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CARTEL « AUX FIGURES ALLÉGORIQUES » Par Robert

Lot 28: CARTEL « AUX FIGURES ALLÉGORIQUES » Par Robert

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Description: CARTEL « AUX FIGURES ALLÉGORIQUES » Par Robert OSMOND (1711-1789) Reçu Maître Fondeur-ciseleur en 1746 Paris, époque Transition Louis XV-Louis XVI, vers 1750-1760 MATÉRIAUX Bronzes dorés, émail et verre Signé OSMOND Mouvement signé HOGUET A PARIS H. 75 cm, L. 44 cm Signé du grand bronzier Robert Osmond, ce cartel en bronze ciselé et doré présente au sommet une représentation de Minerve, casquée tenant une lance et un bouclier à tête de Méduse. A ses côtés, un putto sonne de la trompe. Le cadran circulaire est encadré par deux larges feuilles d'acanthe liées en partie basse par un treillage ajouré. L'amortissement est orné d'un trophée des Arts comprenant une palette de peintre, une lyre ou encore un parchemin déroulé. Ce cartel est une des premières réalisations du Robert Osmond et montre déjà toute l'habileté et la qualité de son travail que l'on retrouvera sous le règne de Louis XVI dans des oeuvres du plus pur style néoclassique, inspirées par les gravures notamment de l'ornemaniste Delafosse.

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PAIRE DE VASES EN VERRE BLEU AU BOUQUET FLEURI

Lot 29: PAIRE DE VASES EN VERRE BLEU AU BOUQUET FLEURI

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Description: PAIRE DE VASES EN VERRE BLEU AU BOUQUET FLEURI France, époque Louis XVI MATÉRIAUX Verre bleu, bronzes dorés et marbre blanc H. 51 cm, L. 24 cm Cette paire de vases, aux caractéristiques stylistiques propre au style Louis XVI, présente un fût ovoïde réalisé en verre translucide d'un bleu profond. Cette couleur tranche élégamment avec la dorure des bronzes de la garniture. Les anses sont composées d'un double motif torsadé, procurant légèreté et harmonie à la composition. Du col retombe un chapelet de perles ponctué de pompons. La partie supérieure accueille un bouquet de tulipes et de feuillages aux tiges sinueuses. Le culot bordé de palmettes se prolonge avec le piédouche à côtes torses assis sur une base carrée. Chaque vase repose sur un socle en marbre blanc. Ce type de réalisation, très en vogue sous le règne de Louis XVI, tire toute son originalité de la panse des vases exécutée en verre, matériau que l'on retrouve très rarement car beaucoup plus fragile en comparaison du marbre blanc utilisé en abondance.

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BUREAU PLAT Par François RÜBESTÜCK (1722-1785)

Lot 30: BUREAU PLAT Par François RÜBESTÜCK (1722-1785)

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Description: BUREAU PLAT Par François RÜBESTÜCK (1722-1785) Reçu Maître Ébéniste en 1766 Paris, époque Louis XVI, vers 1780 MATÉRIAUX Bâti de sapin, bois de rose et bronzes dorés Estampillé F. RUBESTUCK H. 79 cm, L.162 cm, P. 81 cm Restaurations d'entretien D'inspiration purement néoclassique, ce large bureau plat à toutes faces est agrémenté d'un élégant placage de bois de rose en aile de papillon. Il ouvre en façade à trois tiroirs entrecoupés d'encadrements en bronze doré centré d'une fleurette. Les pieds en gaine sont finement moulurés en partie supérieure et sont décorés de pastilles. François Rübestück, reçu Maître en 1766, sut faire évoluer son style, toujours d'une très grande qualité, de l'exubérance de la rocaille à la sobriété du néoclassicisme. Aux côtés d'une production de mobilier en vernis Martin, il développa son travail de la marqueterie et du placage comme on l'observe dans notre bureau où, à la simplicité des formes, répond l'emploi mesuré de l'ornementation en bronze doré.

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HERCULE ENFANT ÉTOUFFANT LE SERPENT ENVOYÉ PAR

Lot 31: HERCULE ENFANT ÉTOUFFANT LE SERPENT ENVOYÉ PAR

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Description: HERCULE ENFANT ÉTOUFFANT LE SERPENT ENVOYÉ PAR JUNON D'après un modèle d'Alessandro ALGARDI, dit L'ALGARDE (Bologne, 1595 - Rome, 1654) France ou Italie, XVIIIe siècle MATÉRIAUX Marbre et bois doré H. 50,5 cm, L. 62 cm, P. 31 cm Cette sculpture en marbre blanc a été réalisée d'après le modèle créé par Allessandro Algardi, sculpteur, architecte et décorateur actif à Rome dans la première moitié du XVIIe siècle. Hercule, enfant, est allongé sur un drapé voilant sa nudité. Le garçon se penche loin du serpent qui s'enroule autour de son bras et qu'il tient fermement pour le mettre à mort. Toute la détermination de son geste est visible dans les traits du visage, au regard concentré sur l'animal. La future musculature du héros est déjà suggérée au niveau du torse, des bras et des jambes traitées avec de souples modelés. La pose originale de l'enfant renvoie à la composition de style baroque créée par l'Algarde vers 1650 et aujourd'hui seulement connue par des statuettes de bronze comme celle conservée au Musée du Louvre et datée vers 1700 . On peut y observer quelques variantes notamment au niveau de l'attitude du serpent. Une sculpture de marbre attribuée à son élève Ercole Ferrata (1610-1686), inspirée du modèle de son maître, est conservée en main privée . Une autre appartenant aux collections du Château de Charlottenbourg à Berlin, attribuée à l'Ecole de l'Algarde, est très proche du nôtre, notamment dans le mouvement du serpent . Cette scène raconte la légende selon laquelle Hercule naquit d'une liaison entre Jupiter et Alcmène. Junon, épouse trompée, laissa éclater sa colère et envoya un serpent pour tuer Hercule, fruit de l'adultère. Mais, Hercule, doté déjà d'une immense force et de courage s'en saisit et l'étouffa. Contemporain et concurrent du Bernin, l'Algarde s'inspira essentiellement des idéaux classiques. En l'espèce, il semble avoir puisé son sujet dans le groupe en marbre d'époque romaine conservé au Capitole.

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PAIRE DE VASES France, époque Louis XVI, vers

Lot 32: PAIRE DE VASES France, époque Louis XVI, vers

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Description: PAIRE DE VASES France, époque Louis XVI, vers 1775-1780 MATÉRIAUX Trachyandésite (Sancyite) et bronzes dorés H. 37 cm, L. 18 cm, P. 13 cm Cette paire de vases de forme balustre sur piédouche est conçue dans un matériau rare, la trachyandésite, roche provenant des carrières du Puy de Sancy en Auvergne, formée par la solidification d'une lave épaisse contenant 50 à 60% de silice. Les contrastes de couleur constitués par les incrustations blanchâtres sont mis en valeur par une élégante ornementation de bronzes ciselés et dorés. Sur la panse, deux masques d'hommes barbus émergent de feuillages qui se prolongent par des anses soulignées de chutes de fleurons et terminées en volutes. Celles-ci viennent se fixer au niveau du col ourlé d'un décor rayonnant. La base du vase est posée sur une frise de feuilles de laurier qui fait la liaison avec le piédouche ceint d'un tore de lauriers posé sur un socle carré en bronze doré, échancré aux angles et rythmé par de fines cannelures. Ce modèle témoigne de l'engouement sous Louis XV, puis Louis XVI pour les objets décoratifs mis en valeur par une monture en bronze doré. Les marchands-merciers faisant appel aux différents corps de métiers, porcelainiers, verriers, sculpteurs sur pierre pour se procurer des objets qu'ils faisaient ensuite embellir par des éléments en bronze auprès des artisans fondeursciseleurs. Ce qui explique que des montures similaires peuvent se retrouver sur des modèles différents. Ainsi, on peut citer une paire de vases appartenant à la collection Jules Strauss mise en vente en 1961 qui présente une monture identique ornant une porcelaine provenant de Chine. La collection Salzmann, vendue également en 1961, possédait quant à elle une monture et un vase en pierre à la forme et au décor en tous points identiques. Seul diffère le matériau utilisé pour constituer les corps, du porphyre pour la collection Salzmann, du sancyite pour notre modèle. A noter que le motif de masque d'homme barbu connut un certain succès se déclinant avec quelques légères différences comme il est visible sur la suite de quatre vases Médicis ayant appartenu à Djahanguir Riahi qui s'orne à la base du corps de visages humains barbus à l'allure plus sereine et aux traits plus jeunes.

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EXCEPTIONNELLE PAIRE D'APPLIQUES « AU CARQUOIS »

Lot 33: EXCEPTIONNELLE PAIRE D'APPLIQUES « AU CARQUOIS »

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Description: EXCEPTIONNELLE PAIRE D'APPLIQUES « AU CARQUOIS » Paris, époque Louis XVI, vers 1780-1785 MATÉRIAUX Bronzes dorés H. 118 cm, L. 48 cm, P. 32 cm Aux dimensions impressionnantes de cette élégante paire d'appliques en bronze ciselé et doré répond une ornementation caractéristique du vocabulaire artistique des premières années du règne de Louis XVI. Au sommet, un large noeud de ruban aux plis cassés simule l'attache des appliques au mur. Ils se prolongent en partie basse par une longue tige cannelée. Les fûts adoptent la forme d'un carquois à côtes torses laissant apparaître les plumes des flèches. Une pomme de pin ponctue l'amortissement. Les trois bras de lumière sont parcourus par une guirlande de fleurs. La grande originalité de ces appliques tient à leur conception même notamment au regard de ce noeud de ruban imitant une attache et qui est aussi haute que les appliques elles-mêmes. Une telle aeuvre nécessitait une pièce de grande dimension et l'exubérance des noeuds laisse supposer qu'elles répondaient au décor pariétal et aux motifs sculptés des boiseries. Ainsi, nos oeuvres sont comparables à la paire d'appliques au carquois conservée au Château de Compiègne livrée pour le Salon des Jeux de la Reine par Jean Hauré (actif entre 1774 et 1796), fondue par Forestier et ciselée par Thomire. Outre qu'elle présente en grande partie les mêmes caractéristiques stylistiques (carquois, guirlande de fleurs, pomme de pin et feuilles lancéolées à l'amortissement), elle s'agrémente de pampres que l'on retrouve sculptés sur les lambris du salon de Compiègne où elles étaient accrochées, créant une véritable harmonie décorative. Citons également la paire d'appliques conservée à la Wallace Collection de Londres, qui présente seulement quelques variantes avec celles que nous venons de citer et est probablement issue du modèle signalé au Garde-meuble en 1790 . Ce thème du carquois fut mis au goût du jour dans les bronzes d'ameublement par Pierre Gouthière (1732-1813) qui livra pour la Duchesse de Mazarin (1735-1781) une paire d'appliques au carquois aujourd'hui au Musée du Louvre (fig. 3). Dans cette aeuvre exceptionnelle réalisée par un des meilleurs bronziers sous Louis XVI, on retrouve notamment les mêmes empennages de flèches, le rebord godronné et la frise de cercles d'où émergent les bras de lumière.

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PAIRE DE CASSOLETTES « AUX SATYRES » France,

Lot 34: PAIRE DE CASSOLETTES « AUX SATYRES » France,

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Description: PAIRE DE CASSOLETTES « AUX SATYRES » France, époque Louis XVI MATÉRIAUX Marbre blanc et bronzes dorés H. 25 cm La grande vogue des objets montés du XVIIIe siècle est parfaitement illustrée dans cette élégante paire de cassolettes où se mêlent à la fois le charme de l'époque Louis XVI et la rigueur antique chère au néoclassicisme. La panse de forme ovoïde en marbre blanc s'agrémente d'une fine monture de bronzes ciselés et dorés donnant une forme d'athénienne, héritière des trépieds antiques. Le piètement terminé par dessabots fourchus est sommé de masques de satyres grimaçants. Aux épaulements, des gouttelettes sont suspendues à un chapelet de perles. Les boutons de préhension sont en forme de pomme de pin. Chaque cassolette repose sur une base circulaire en marbre blanc soulignée d'un rang de perles dorées.

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PENDULE « L'ÉTUDE » Paris, fin de l'époque Louis

Lot 35: PENDULE « L'ÉTUDE » Paris, fin de l'époque Louis

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Description: PENDULE « L'ÉTUDE » Paris, fin de l'époque Louis XV, vers 1760-1770 MATÉRIAUX Marbre blanc et bronzes dorés Cadran signé Julien LEROY / A PARIS H. 53 cm, L. 70 cm, P. 26,5 cm Ce grand modèle de pendule figurant une Allégorie de l'Etude montre une jeune femme accoudée à une borne, concentrée sur la lecture d'un ouvrage volumineux. Un parchemin à demi-enroulé est à ses pieds. La borne qui contient le cadran, d'inspiration néoclassique, est flanquée de deux pilastres à cannelures terminés part des pieds feuillagés. Cette représentation, en bronze finement ciselé, repose sur un socle de marbre de marbre blanc parcouru d'une frise de postes et de rang de perles. Ce modèle de pendule nous ait connu grâce au Journal du célèbre marchand mercier Lazare Duvaux qui la décrit ainsi le 14 Octobre 1758 : « Une pendule à sonnerie de J. Le Roy, composée d'une figure couchée représentant l'Etude en bronze doré d'or moulu, l. 1001 .» Cette oeuvre, emprunte de néoclassicisme, témoigne de la volonté des artistes, dès les années 1750, de s'éloigner de l'art rocaille pour s'approcher de la rigueur antique. Ce modèle connut un franc succès à l'époque comme en témoignent les différents exemplaires similaires à notre oeuvre comme celle conservée à Waddesdon Manor signé également de Julien Leroy ou à la Wallace Collection de Londres (avec un mouvement de Berthoud). Témoignage du succès de ce modèle et de la haute valeur symbolique qu'il représentait à l'époque, le grand philosophe Denis Diderot, auteur de l'Encyclopédie, en possédait un exemplaire daté vers 1765. Cette oeuvre, plus austère que celle présentée, avec un emploi plus important de la patine sombre et moins de motifs ciselés est conservée au Musée du Breuil de Saint-Germain à Langres.

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BUREAU PLAT Par Joseph STÖCKEL (1743-1802) Reçu

Lot 36: BUREAU PLAT Par Joseph STÖCKEL (1743-1802) Reçu

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Description: BUREAU PLAT Par Joseph STÖCKEL (1743-1802) Reçu Maître Ebéniste en 1775 Paris, époque Louis XVI, vers 1785 MATÉRIAUX Bâti de chêne, acajou et bronzes dorés Estampillé J. STOCKEL H. 74 cm, L. 138 cm, P. 76 cm Cet élégant bureau plat en acajou et placage d'acajou est caractéristique de l'OEuvre de Joseph Stöckel et du goût en matière d'ameublement des années 1780-1790. Il ouvre en ceinture par trois rangs de tiroirs en façade. Le plateau tendu de cuir présente aux angles une très belle découpe, rythmant la sobriété et la pureté des lignes. Il repose sur quatre pieds fuselés à cannelures dont les rudentures, à la fois lisses et acérées, sont d'une insigne rareté. Notons également les entrées de serrure asymétriques en bronze doré à feuilles de rose et le très beau grain de l'acajou qui dénoncent une très belle oeuvre d'ébénisterie. Stöckel, comme beaucoup de ses confrères, était d'origine allemande. Il travailla notamment avec l'un des plus importants ébénistes du Garde-meuble de la Couronne, Guillaume Benneman (1750-1811), chez qui l'on retrouve notamment cette même tendance à faire des meubles sobres de bois d'acajou et d'ébène.

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PAIRE DE CANDÉLABRES Paris, époque Louis XVI, vers

Lot 37: PAIRE DE CANDÉLABRES Paris, époque Louis XVI, vers

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Description: PAIRE DE CANDÉLABRES Paris, époque Louis XVI, vers 1780-1785 MATÉRIAUX Marbre blanc et bronzes dorés H. 50 cm, L. 24 cm Les vases de forme balustre en marbre blanc s'agrémentent d'une frise de cordage et de deux têtes de béliers en bronze doré aux épaulements. Du col s'échappe un très élégant bouquet de fleurs en bronze ciselé et doré traitées au naturel comprenant roses, tulipes et feuillages. Le piédouche repose sur un socle carré, lui-même assis sur un contresocle en marbre blanc terminé par quatre petits pieds. Ce type de réalisation connut sous Louis XVI un succès considérable où les artistes se plaisaient à mêler la blancheur du marbre et la dorure des bronzes, très souvent accompagné de têtes de béliers, motifs chers à l'Antiquité.

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MIROIR « À LA CHIMÈRE » Paris, époque Louis XVI

Lot 38: MIROIR « À LA CHIMÈRE » Paris, époque Louis XVI

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Description: MIROIR « À LA CHIMÈRE » Paris, époque Louis XVI MATÉRIAUX Bois doré et glace H. 120 cm, L. 82 cm Ce miroir de forme rectangulaire en bois finement sculpté et doré présente au sommet une chimère ailée, assise sur le rebord du cadre. Elle tient dans son bec une guirlande de fleurs qui se déploie autour du miroir. La moulure extérieure, plus épaisse, est rythmée de godrons entrecoupés de motifs végétaux foisonnants. Il est très probable que l'auteur de ce miroir est puisé son inspiration dans l'OEuvre de Jean-Charles Delafosse (1734-1791), chantre du néoclassicisme sous le règne de Louis XVI. A plusieurs reprises, on retrouve ce type de figure ailée (aigle, dragon ou phénix par exemple) tenant une guirlande dans son bec ou environnée de guirlande de fruits.

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PENDULE « L'AMOUR RETROUVÉ » À QUANTIÈMES ET

Lot 39: PENDULE « L'AMOUR RETROUVÉ » À QUANTIÈMES ET

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Description: PENDULE « L'AMOUR RETROUVÉ » À QUANTIÈMES ET PHASES DE LUNE Paris, époque Louis XVI MATÉRIAUX Bronzes dorés, marbre blanc et émail Cadran signé VERNEUIL à Paris Email contresigné par Joseph COTEAU (1740 - 1812) H. 39 cm, L. 39 cm, P. 14 cm Cette pendule allégorique en marbre blanc et bronzes dorés représente l'Amour retrouvé, un des thèmes majeurs sous le règne de Louis XVI. Sur la gauche, Cupidon regarde tendrement Vénus, déesse de l'Amour en lui tendant la main. La pose et l'attitude de la jeune femme indiquent toute l'attente qu'elle dut subir avant le retour de Cupidon. Aux pieds de ce dernier prend place un petit perroquet qui participe à cet esprit de légèreté. Les deux personnages entourent un cadran en émail blanc indiquant les heures, les minutes et la date. Au centre, un second cadran en émail bleu parsemé d'étoiles rend compte des phases de la lune. Le socle en marbre blanc, arrondi sur les côtés, est orné d'un bas-relief de bronze doré montrant un quadrige. De part et d'autre de ce ressaut, deux figures de rinceaux et de pampres viennent en applique. Des rangs de perles soulignent chacune des arêtes du socle. L'ensemble de la composition repose sur quatre pieds toupie. L'artiste qui réalisa cette pendule sut se démarquer en associant à ce modèle classique de l'Amour retrouvé une technologie horlogère d'une grande qualité avec un grand sens artistique. L'émail du cadran fut réalisé par l'un des meilleurs émailleurs de la fin XVIIIe siècle, Joseph Coteau (ou Cotteau), installé rue Poupée en 1778, qui fut essentiellement peintre en cadrans, mais aussi de bijoux et de porcelaines. Il donna son nom à une technique dite des « émaux de Coteau » utilisant l'or pour mettre en valeur les émaux translucides ou opaques et qui fut appliquée par la Manufacture de Sèvres de 1780 à 1789.

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PAIRE DE FEUX « AUX LIONS » Attribué à

Lot 40: PAIRE DE FEUX « AUX LIONS » Attribué à

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Description: PAIRE DE FEUX « AUX LIONS » Attribué à Pierre-Philippe THOMIRE (1751-1843) Reçu Maître en 1772 Paris, époque Louis XVI, vers 1785-1790 MATÉRIAUX Bronzes dorés et patinés Porte le monogramme du sculpteur Jean HAURé, reçu Maître en 1782 H.29 cm, L. 34 cm, P. 10 cm Cette superbe paire de feux en bronze finement ciselé, doré et patiné figure deux lions couchés. Le grand réalisme des animaux est visible au niveau du pelage mais aussi de la crinière, leur conférant toute leur majesté. Ils sont allongés sur une draperie à franges et pompons, caractéristique du style Louis XVI. Ce motif recouvre en partie une frise d'entrelacs centrés de fleurettes. Chaque feu repose sur quatre pieds fuselés à cannelures. Outre la superbe qualité de ciselure, de dorure et de patine de ces bronzes, une attribution à Pierre-Philippe Thomire est étayée par un dessin de cheminée et de sa garniture réalisé par son atelier en 1785 et conservé au Musée des Arts Décoratifs de Paris. Le lion y adopte la même posture et on retrouve la draperie ainsi que les quatre pieds fuselés. C'est le sculpteur Jean Hauré, dont on retrouve le monogramme sur ces chenets, qui est à l'origine de ce modèle. Elève de Lemoyne, il fut nommé à la direction de la fabrication des meubles et bronzes d'ameublement du Garde-meuble de 1785 à 1788. Ce dernier commanda ainsi qu'à un autre grand sculpteur, Louis-Simon Boizot, de livrer en 1786 un modèle en terre d'un lion destiné à recouvrir un feu pour le Salon des Jeux de la Reine à Versailles. La collaboration pour la réalisation de cette oeuvre se poursuivit avec d'autres grands artistes car c'est Forestier qui en assura la fonte, Thomire la ciselure et Galle la dorure. Conservés à Versailles, ces feux sont également à rapprocher de ceux aux sphinx visibles dans la même institution , qui nécessitèrent également la collaboration de Hauré, Boizot, Thomire et probablement Forestier, feu que l'on retrouve dans le dessin cité précédement.

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COMMODE À RESSAUT CENTRAL Paris, époque Louis XVI,

Lot 41: COMMODE À RESSAUT CENTRAL Paris, époque Louis XVI,

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Description: COMMODE À RESSAUT CENTRAL Paris, époque Louis XVI, vers 1785 Marque à l'encre en noir (du XVIIIe siècle ?) sur la traverse supérieure du fond : « du n°32 » et sur le panneau gauche du fond : « CT couronné » (Trianon ?) Deux estampilles : J.H. RIESENER possiblement rapportées MATÉRIAUX Bâti de chêne, acajou, bronzes redorés et marbre bleu turquin H. 90,5 cm, L. 137 cm, P. 64,5 cm Un rapport de condition sera remis sur demande Cette commode en acajou et placage d'acajou moucheté à ressaut central est à rapprocher des ouvrages du maître de l'ébénisterie du règne de Louis XVI, Jean-Henri Riesener, et doit être comparée à un ensemble de meubles qu'il créa pour le Garde-meuble de la Couronne à cette époque. La forme architecturée des lignes et l'harmonie des proportions sont soulignées par un très beau placage d'acajou moucheté visible sur les trois faces du meuble. Il ouvre en façade par deux tiroirs de longueur à traverses de soutien dissimulées et deux tiroirs en simulant trois en ceinture. La commode s'agrémente d'une riche ornementation de bronzes ciselés et dorés caractéristique du style Louis XVI tels entrées de serrure, poignées de tirage et encadrements. Les quatre montants à pans coupés sont ponctués de consoles et de feuillages tandis que les pieds sont garnis d'une corole végétale. Les premières commodes de ce genre, jugées «d'un goût nouveau », pétri de néoclassicisme, furent livrées par Riesener en juillet 1783 « pour le service de M le Dauphin, de Me fille du Roi et de Me Elisabeth à Fontainebleau ». Thierry de Ville d'Avray, alors intendant du Garde-meuble fut séduit par leur originalité, et décida de les placer dans le Salon des Jeux à Fontainebleau . Notre commode, malgré l'absence de marqueterie de losanges, se rapproche fortement de ces deux oeuvres, notamment dans la structure tripartite à ressaut et par l'ornementation de bronzes dorés. On observe ainsi cette frise de « canaux et tigettes » sur la ceinture, les chutes en console, les rosaces carrées ou encore les pieds feuillagés. Le mobilier marqueté cédant le pas à celui d'acajou, il fut commandé à Riesener le 17 mars 1784, un ensemble mobilier dont une commode « en bois d'acajou » qu'il dut « faire très promptement pour être placé au nouveau logement de la Reine à Versailles ». Deux mois plus tard fut livrée sous le numéro 3337 : « une commode de bois d'acajou moucheté (...) composée de cinq tiroirs fermant à clef, ornée de consoles, chutes, rainceaux, cadres, frises et moulures environnant tous les panneaux et regnant au pourtour de la commode, des entrées de serrure et des anneaux qui servent de portant aux tiroirs, le tout de bronze ciselé et doré d'or moulu » . Cette description d'une commode royale reprend parfaitement le modèle que nous présentons. Cette oeuvre resta peu de temps à Versailles et fut envoyée dès le 11 Juillet 1785 au château de Saint-Cloud. Le 19 décembre 1787, le Garde-meuble en commanda une identique, « pareille à celle (...) faite par le sieur Riesener » pour la pièce des Nobles de la Reine à Saint-Cloud. La commode 3337, destinée à servir de modèle, fut expédiée le 24 décembre 1787 de Saint-Cloud aux locaux du Garde-Meuble situés place Louis XV à Paris. C'est finalement l'ébéniste Guillaume Benneman (1750-1811) qui hérita de la commande et restaura en même temps « la commode du Sr Riesener qui a été envoyée pour modèle et sur laquelle on a moulé les parties de bronze ». Il est également intéressant de noter que par ordre verbal n°149 en date du 18 avril 1788 de l'inspecteur du Garde-meuble de la Couronne, le marbrede la commode 3337 fut remplacé un marbre bleu turquin, matériau choisi pour coiffer notre oeuvre. A la veille de la Révolution, ces deux meubles figuraient encore dans le Salon des Nobles de la Reine au château de Saint-Cloud. La commode 3337 estampillée de Riesener ne réapparut qu'en 1991 (vente Sotheby's, Monaco, 23 juin 1991, n°536). Celle de Benneman, après avoir appartenu à Lord Warthon, fut acquise par le château de Versailles. L'histoire de ces commodes de provenance royale permet de comprendre celle présentée ici. Elle est l'aboutissement d'une évolution. Elle reprend en effet la forme inaugurée par les commodes marquetées de Fontainebleau, l'acajou moucheté de celle livrée en 1784 et enfin le marbre bleu turquin imposé lors de la fabrication de celle de Benneman. De plus, elle constitue une ultime étape puisque, à la différence des précédentes, elle ne présente pas cinq mais quatre tiroirs, la ceinture étant composée de deux tiroirs simulant trois. A ce titre, signalons celle de l'ancienne collection Fesnault, quatrième commode de ce type qui comptait cinq tiroirs mais pas d'estampille. Du point de vue ornemental, notre meuble reprend les motifs en gaine, frises et canaux des commodes de Saint-Cloud (que ne possède pas celle de la collection Fesnault). Quant aux décors de « forts chaussons à culot de feuilles d'ornement », ce sont ceux que l'on observe dans les oeuvres marquetées de Fontainebleau, et pour ce qui est du tablier, on le retrouve seulement dans celle aujourd'hui à Versailles. Pour les anneaux de tirage, ils sont similaires à ceux exécutés par Guillaume Benneman. Quant aux marques à l'encre visibles à l'arrière de notre meuble, elles pourraient être à rapprocher de celle du Château de Trianon (?) comme on peut le voir sur un secrétaire par Riesener fait pour garnir cette demeure (n°2904 barré et CT n°23) ou sur un fauteuil de toilette exécutée par Jacob portant une marque au feu et au pinceau de Trianon .

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RARE PENDULE « PYRAMIDE » Paris, fin du XVIIIe

Lot 42: RARE PENDULE « PYRAMIDE » Paris, fin du XVIIIe

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Description: RARE PENDULE « PYRAMIDE » Paris, fin du XVIIIe siècle, vers 1790 MATÉRIAUX Marbre blanc, bronzes dorés et émail H. 51 cm, L. 30 cm, P. 16 cm L'antiquomanie et la passion vouée à l'Egypte par les grands amateurs éclairés de la fin du XVIIIe siècle sont parfaitement illustrées dans ce rare modèle de pendule en marbre blanc qui reprend la forme d'une pyramide. En partie supérieure, deux sphinx ailés encadrent un vase d'où s'échappe une gerbe de fleurs. Au centre, un bas-relief en bronze finement ciselé et doré représente une scène de sacrifice à l'Amour. Sa partie cintrée épouse la forme du double cadran indiquant les heures et les minutes. Des guirlandes de fleurs flanquent l'ensemble. La base rectangulaire est centrée d'une frise de lauriers entrecoupée de lyres et se termine par quatre pieds griffus feuillagés. Une pendule tout à fait similaire, avec seulement une variante dans l'écriture du cadran, fut présentée par Maître Ader en 1962 et reproduite dans l'ouvrage de Tardy : La pendule française des origines à nos jours, II, 1975 (1949), p. 359, fig. 1 .

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L'ENFANT À LA CAGE ET L'ENFANT À L'OISEAU D'après

Lot 43: L'ENFANT À LA CAGE ET L'ENFANT À L'OISEAU D'après

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Description: L'ENFANT À LA CAGE ET L'ENFANT À L'OISEAU D'après un modèle de Jean-Baptiste PIGALLE (1714-1785) Paris, vers 1790 MATÉRIAUX Bronzes patinés et dorés H. 26,5 cm, L. 17 cm, P. 15 cm À propos de la sculpture de marbre réalisée par Pigalle figurant l'Enfant à la cage et exposée au Salon de 1750 , Diderot écrira à Grimm en 1776: « Vous connaissez cet enfant... C'est, ma foi, la plus belle chose qu'il ait faite, et qui soit sortie du ciseau de nos sculpteurs français. Lorsque nous le vîmes pour la première fois, nous n'avions pas les yeux nécessaires pour en sentir le mérite. » Le modèle en bronze que nous présentons ainsi que son pendant l'Enfant à l'Oiseau s'inspirent tous deux de l'OEuvre de Jean-Baptiste Pigalle, éminent sculpteur français qui sut séduire, avec ces sujets attendrissants, une vaste clientèle noble et élégante. Le personnage figuré dans l'Enfant à la cage n'est autre qu'Armand-Joseph de Montmartel, fils de Pâris de Montmartel, parrain de Madame de Pompadour et banquier de la Cour. Ainsi, le fait d'utiliser les traits d'un personnage existant distingue cette oeuvre de celle que François Duquesnoy (1597-1643) réalisa sur le même thème mais avec des traits idéalisés. Le marbre de Jean-Baptiste Pigalle aurait été créé pour être mis en pendant d'une sculpture antique ou copié d'après l'antique en albâtre montrant un enfant avec un oiseau , sujet que l'on retrouve sur l'un de nos bronzes, mais dans une position différente. Dans ces deux oeuvres, on retrouve un parfait équilibre et surtout une attitude originale que le fondeur a su ici parfaitement retranscrire. On l'observe à travers l'attitude renfrognée du petit garçon qui attend le retour de son oiseau détenu par l'enfant qui lui fait pendant. Si l'on constate une certaine interprétation de l'oeuvre en marbre, notamment par la présence d'un drapé et dans la cage qui ressemble plus à une boite fermée, le bronzier a pris soin de respecter la souplesse des modelés, notamment dans l'aspect potelé des bustes et la grande expressivité. Plusieurs fontes en bronze furent exécutées du temps de Pigalle, mais c'est entre 1848 et 1853, que les tirages eurent le plus de succès avec comme pendant La fillette à l'oiseau. Il est également très probable que Thomire en ait fait une édition en 1823 que l'on retrouve dans les collections du Musée du Louvre.

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ETROIT SECRÉTAIRE À ABATTANT Attribué à Bernard

Lot 44: ETROIT SECRÉTAIRE À ABATTANT Attribué à Bernard

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Description: ETROIT SECRÉTAIRE À ABATTANT Attribué à Bernard MOLITOR (1755-1833) Reçu Maître Ebéniste en 1787 Paris, époque Consulat, début Empire, vers 1800-1805 MATÉRIAUX Acajou, bronzes dorés, marbre gris et cuir H. 125 cm, L. 44,5 cm, P. 29,5 cm Cet élégant secrétaire à abattant offre l'originalité d'être étroit pour un placement aisé. Sa forme, l'emploi de l'acajou moiré, ainsi que son ornementation de bronzes dorés permettent de le rapprocher des productions de l'un des plus grands ébénistes de la période du Consulat et de l'Empire, Bernard Molitor (1755-1833). En partie supérieure, il ouvre à un abattant découvrant un plateau tendu de cuir, trois tiroirs et une niche. En partie inférieure trois larges tiroirs se superposent. Les montants sont ornés de pilastres en léger relief terminés par des chapiteaux corinthiens en bronze doré. La ceinture supérieure est rythmée de deux vases fleuris dans un losange. Un dessus de marbre gris coiffe l'ensemble. Il repose sur quatre pieds en bois noirci dont les deux antérieurs en larges pattes de lion.

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ÉCOLE AMÉRICAINE FIN XVIIIe SIECLE CHUTE D'EAU

Lot 45: ÉCOLE AMÉRICAINE FIN XVIIIe SIECLE CHUTE D'EAU

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Description: ÉCOLE AMÉRICAINE FIN XVIIIe SIECLE CHUTE D'EAU (PEUT-ETRE BELLOW FALLS) Gouache 63 x 83,5 cm

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MICHEL DE THARON, ÉCOLE AMÉRICAINE FIN XVIIIe

Lot 46: MICHEL DE THARON, ÉCOLE AMÉRICAINE FIN XVIIIe

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Description: MICHEL DE THARON, ÉCOLE AMÉRICAINE FIN XVIIIe SIÈCLE BATEAU À VAPEUR QUITTANT UN PORT (PROBABLEMENT HARTFORD), 1796 Gouache Signé et daté 96 42,5 x 59 cm De gauche à droite : au premier plan, devant des bâtiments en construction, servant d'entrepôts, sont dressées des tentes de toile, dans lesquelles on aperçoit des marchands qui font des inventaires, ou traitent des affaires. Entre ces tentes, s'activent de nombreux personnages, parmi des amoncellements de tonneaux. Certains déchargent d'une carriole des sacs de farine (ils portent un costume de meuniers), ou roulent des fûts récemment débarqués ; d'autres sont en discussion, par petits groupes. Un Indien est assis, bras croisés, sur un tonneau, devant un Occidental en blouse. Trois matelots tirent à terre une barque lourdement chargée, tandis qu'au second plan, on aperçoit, derrière un chantier naval, une dizaine de vaisseaux à l'ancre. A droite, en pleine eau, un steamboat à deux roues latérales, surmonté d'une haute cheminée centrale crachant un panache de fumée, s'éloigne du port. A son bord, une vingtaine de passagers, dont des femmes. Au second plan, derrière le chantier naval et le port, des maisons récentes, à toits de tuiles et d'ardoises, bordent une rue où circulent des charrettes tirées par des chevaux. Au fond, sur la gauche, sont esquissés des moulins sur une colline. On voit au centre le dôme d'un important bâtiment ; et, sur une île ou presqu'île, trois grands bâtiments identiques, de style classique, à deux étages, avec un fronton triangulaire. A droite, une embouchure, ou un affluent. Ces deux oeuvres, de très belle facture, se rapportent à deux des inventions essentielles de la fin du XVIIIe siècle en Amérique : le franchissement des chutes d'eau par écluses pour la navigation intérieure et le bateau à vapeur (steamboat). Ces deux découvertes décisives sont dues à Samuel Morey, que G.C. Carter nommait « The Edison of his day », inventeur américain né à Hebron, Connecticut, le 23 octobre 1762, ayant vécu à Orford, New Hampshire, et mort à Fairlee, Vermont le 17 Avril 1843. Il réalisa les travaux de navigabilité de la rivière Connecticut qui furent les premiers réalisés en Amérique, précédant de deux ans les travaux du Middlesex Canal. Le véritable inventeur du steamboat semble être Samuel Morey, qui, après des expériences sur la rivière Connecticut de 1790 à 1795, avec une seule roue à aube, dont l'emplacement change selon les expériences, eut l'idée géniale de placer deux roues à aube latérales. C'est avec ce steamboat qu'il réussira les premiers voyages avec passagers, sur la rivière Delaware. Ces expériences sont généralement datées de 1797 ; mais la présence de ce bateau à deux roues, avec de nombreuses personnes à bord, dont des femmes, dans la baie de Hartford en 1796, montrent qu'elles avaient déjà commencé à cette date, avec un succès certain. Samuel Morey avait d'ailleurs déposé son brevet d'invention (« A new and useful improvement in the mode of applying the force of steam, which improvement has not been know or used before his application ») le 25 mars 1795 à Philadelphie. Les deux gouaches ont été réalisées sur un papier vélin, support assez rarement utilisé à cette période. Mis au point en Angleterre par Whatman et en même temps qu'en France par Didot, vers 1765. Coûteux, il était réservé à la fin du XVIIIe siècle, à quelques tirages de tête d'éditions bibliophiliques. La gouache représentant Une chute d'eau, porte en filigrane, dans la partie inférieure gauche, horizontalement, le nom de Hudelist. La seconde représentant un port, avec un bateau à vapeur, porte en filigrane, dans la partie supérieure gauche, verticalement, le nom de Whatman. La vue du port porte la signature Michel de Tharon. D'origine nantaise, les Michel de Tharon furent au XVIIIe siècle une riche famille d'armateurs, dirigeant une véritable flotte en relation constante avec les Antilles et les ports canadiens et américains. Certains de ses membres embrassèrent de hautes fonctions publiques (maire de Nantes, directeur de la Compagnie des Indes, échevins ou conseillers du Roi). Leur participation aux chouanneries bretonnes les obligèrent à quitter la France en 1793. On trouve sur le « City Directory » de Boston, en 1800, un Michel de Tharon, sans renseignement sur son activité. Il est probable que c'est l'artiste qui exécuta ces deux gouaches. La famille s'éteignit au milieu du XIXe siècle. Au premier plan, de gauche à droite : six Indiens bivouaquent sous des arbres, assis devant un feu de camp. Un autre Indien, debout, est en conversation avec un officier anglais en uniforme rouge. Sur un chemin de terre passe un soldat anglais, tandis que discutent deux bûcherons, devant un traîneau chargé de bois, tiré par deux chevaux. Au second plan, deux petites maisons, à côté desquelles plusieurs militaires anglais semblent en faction, tandis qu'arrive au loin un groupe de femmes et d'enfants, probablement indiens. En arrièreplan, une importante chute d'eau, d'où s'élèvent des nuages vaporeux RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES G.C. Carter, Samuel Morey, the Edison of his day, 1945 R. Thurston, History of the groth of the steam engine, 1878 A.D. Hodgson, Samuel Morey, inventor extraordinary, Historical Fact Pub., Orford, 1961 Articles Steam boat, Samuel Morey, John Fitch, Robert Fulton, in "The Americans" Archives de Nantes, Les Michel de Tharon et de Grilleau, une famille d'anciens armateurs nantais

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RARE PAIRE DE POTS COUVERTS EN LAQUE DU JAPON

Lot 47: RARE PAIRE DE POTS COUVERTS EN LAQUE DU JAPON

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Description: RARE PAIRE DE POTS COUVERTS EN LAQUE DU JAPON Japon, XVIIIe siècle pour le laque Paris, XIXe siècle pour la monture MATÉRIAUX Laque et bronzes dorés H. 34 cm, L. 38 cm, P. 20 cm Caractéristique des oeuvres proposées par les grands marchands merciers du XVIIIe siècle, cette superbe paire de pots couverts est composée d'une boîte ronde où se détache un élégant décor de rinceaux et de feuillages or sur fond noir. Du laque rouge apparaît à l'intérieur et sur le dessous des objets avec une marque à l'or. Chaque pot s'agrémente d'une importante monture en bronze ciselé et doré de style purement rocaille faite de feuilles d'acanthe déchiquetées ; les ajours situés au niveau du col permettent de les transformer en pots-pourris. Le bouton de préhension des couvercles prend la forme d'un coquillage entouré de corail et d'algues. Le décor du laque de notre oeuvre est tout à fait comparable à celui ornant deux pots-pourris conservés au Musée du Louvre. Outre la fluidité et la souplesse des motifs végétaux en or sur fond noir, on retrouve également l'emploi du laque rouge sur ces pièces. Egalement conçue pour former pots-pourris, la monture en bronze doré s'accompagne d'une graine à motifs de coquillages comparables. Une ornementation similaire du laque apparaît dans un cache-pot également dans les collections du Musée du Louvre . La paire de pots couverts du Louvre, qui a sans doute garni à l'origine le château de Bellevue, ainsi que notre oeuvre, témoignent de l'immense succès de ce type d'objet au XVIIIe siècle, auprès d'une clientèle riche et élégante. Ce sont aux marchands merciers que nous devons le commerce de ces créations, ses « marchands de tout et faiseurs de rien » comme les appelaient Diderot, qui savaient cependant faire collaborer à merveille différents artistes pour créer des oeuvres d'une imagination et d'une qualité remarquable.

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FAUTEUIL DE BUREAU « À COL DE CYGNE » Paris,

Lot 48: FAUTEUIL DE BUREAU « À COL DE CYGNE » Paris,

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Description: FAUTEUIL DE BUREAU « À COL DE CYGNE » Paris, époque Empire MATÉRIAUX Acajou blond H. 86 cm, L. 58 cm Cet élégant fauteuil de bureau en acajou adopte un dossier légèrement cintré, finement mouluré. Les consoles d'accotoirs sont sculptées de cols de cygne, élément décoratif cher aux menuisiers et ébénistes de l'époque. Il repose sur deux pieds droits antérieurs et deux pieds de forme sabre pour les postérieurs.

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BUREAU PLAT Paris, époque Empire MATÉRIAUX Acajou

Lot 49: BUREAU PLAT Paris, époque Empire MATÉRIAUX Acajou

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Description: BUREAU PLAT Paris, époque Empire MATÉRIAUX Acajou blond et bronzes dorés H. 80 cm, L. 130 cm, P. 71 cm Ce bureau plat en acajou blond et placage d'acajou de forme rectangulaire est agrémenté en ceinture d'une fi ne ornementation en bronze ciselé et doré d'un masque encadré de palmettes. Il repose sur quatre pieds en forme de colonne baguée de bronze doré et reliés par une entretoise. Deux tirettes latérales permettent d'accroître la surface de travail.

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PAIRE D'APPLIQUES À QUATRE LUMIÈRES Paris, époque

Lot 50: PAIRE D'APPLIQUES À QUATRE LUMIÈRES Paris, époque

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Description: PAIRE D'APPLIQUES À QUATRE LUMIÈRES Paris, époque Restauration MATÉRIAUX Bronzes patinés et dorés H. 35 cm, L. 28 cm Cette paire d'appliques en bronze ciselé doré se compose d'une corne d'abondance en bronze patiné prenant appui sur une large feuille déchiquetée. Trois bras de lumière s'en échappent, ponctués de feuillages et d'agrafes terminés par une corole. Au centre, la cinquième lumière apparaît sous la forme d'une tige droite rehaussée de feuillage lancéolé. Ce très beau modèle d'applique n'est pas sans rappeler celui conservé au Mobilier National où l'on peut observer de nombreuses similitudes notamment dans la forme et le répertoire ornemental . Cet exemple fut livré par la célèbre Maison Thomire en 1837 pour le palais du Grand Trianon, manufacture célébrée comme d' « honorables fabricans (...) qui ont contribué puissament à établir en France et à répandre à l'étranger la réputation des bronzes français ».

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PAIRE DE VASES FORMANT AIGUIÈRES « AUX GRIFFONS »

Lot 51: PAIRE DE VASES FORMANT AIGUIÈRES « AUX GRIFFONS »

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Description: PAIRE DE VASES FORMANT AIGUIÈRES « AUX GRIFFONS » Paris, vers 1815-1820 MATÉRIAUX Bronze doré et patiné H. 38,5 cm, L. 10,5 cm Cette paire de vases en forme d'aiguière en bronze doré et patiné s'orne sur la panse d'une frise alternant une chimère ailée et de têtes de méduse. Le haut col est terminé par un élégant bec verseur. L'anse est simulée par la longue queue d'un griffon aux pattes tenduesvers l'intérieur du vase. Le culot à palmette se prolonge par un élégant piédouche finement ciselé. Le socle de section carrée est en marbre griotte. Cette oeuvre n'est pas sans rappeler la paire de vases conservée dans les collections du Mobilier National vers 1815 où l'on observe une grande proximité stylistique notamment dans la forme fuselée, la pureté du dessindu bec, l'emploi de deux tonalités de bronze, le décor de la frise ou encore la forme de l'anse. Une autre paire, assez proche de celle du Mobilier National et conservée en main privée, est attribuée à Claude Galle (1759-1815) qui pourrait être l'auteur de notre modèle, d'autant plus que ce dernier avait souvent recours dans ces oeuvres aux motifs de griffons.

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