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Succession Lally-Tollendal et à divers amateurs

by Le Brech & Associés


230 lots with images

December 18, 2012

Live Auction

3,rue Rossini

Paris, 75009 France

Phone: +33 (0)1 47 70 04 88

Email: lebrech.associes@neuf.fr

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Gasparo CERATI (1690-1769) prêtre oratorien et littérateur italien, recteur de l'Université de Pise. L.A.S., [fin septembre-début octobre 1733], à MONTESQUIEU ; 3 pages in-4 (qqs lég. fentes et mouill.). [CM 377]

Lot 1: Gasparo CERATI (1690-1769) prêtre oratorien et littérateur italien, recteur de l'Université de Pise. L.A.S., [fin septembre-début octobre 1733], à MONTESQUIEU ; 3 pages in-4 (qqs lég. fentes et mouill.). [CM 377]

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Description: Gasparo CERATI (1690-1769) prêtre oratorien et littérateur italien, recteur de l'Université de Pise. L.A.S., [fin septembre-début octobre 1733], à Montesquieu ; 3 pages in-4 (qqs lég. fentes et mouill.). [CM 377] [C'est lors de son voyage en Italie en 1728-1729 que Montesquieu avait fait la connaissance, à Rome, chez le cardinal de Polignac, du père Cerati, qui deviendra un de ses fidèles correspondants.] Il est très sensible aux marques de bonté de Montesquieu : « si pour en etre digne, il suffit de vous estimer, de vous aimer, et de vous respecter, je suis bien sûr, que aucun ne me surpassera jamais dans ce genre de mérite. Vous me ferez un plaisir extrême de me faire parvenir au plutôt qu'il sera possible, votre ouvrage sur les Romains [Considérations sur les causes de la grandeur des Romains...]. Je ne doute pas, qu'il ne soit rempli de réflexions profondes, fines, et sublimes, en un mot dignes de votre esprit, qui joint à une très grande penetration une égale solidité ». Il a une très grande envie de venir en France, « mais jusqu'à cette heure toutes les ouvertures me sont bouchées par la Providence », mais il rêve d'avoir « le plaisir d'être avec vous quelque tems, et de jouir des agremens de votre aimable conversation ». Il a appris la langue anglaise, et aimerait que Montesquieu lui dresse une « liste des livres, qui ont gagné plus que les autres votre estime pendant votre séjour à Londres ». Il incite Montesquieu à « déterminer notre illustre cardinal [de Polignac] à profiter de son loisir pour donner au public son divin Anti-Lucrèce, vous gagneriez auprès de l'univers savant une gloire immortelle. Associez-vous tous les beaux esprits de Paris, et donnez un assaut à cette place : si vous la réduisez à se rendre à discretion, ou au moins à capituler, votre nom deviendra plus illustre que celui de Achilles, ou d'Epaminondas ». Puis il évoque « les bruits de la guerre par la déclaration du Roy de Sardaigne contre l'Empereur. Il est à souhaiter que la France, et ses Alliez réussissent dans le dessein d'enlever l'Italie aux Allemans, parce qu'autrement cette Province seroit detruite de fond en comble par cette nation extremement avide. La guerre, qu'on commance à présent, sera un époque mémorable dans les siècles à venir, parce que selon toutes les apparences elle enfantera un nouveau système de Gouvernement dans l'Europe, et l'Italie, et l'Allemagne seront le théâtre des grands changements »...

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), [Paris fin février-début mars 1734, à Henriette, marquise de RENEL] ; 2 pages in-4 avec ratures. [CM 379]

Lot 2: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), [Paris fin février-début mars 1734, à Henriette, marquise de RENEL] ; 2 pages in-4 avec ratures. [CM 379]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), [Paris fin février-début mars 1734, à Henriette, marquise de Renel] ; 2 pages in-4 avec ratures. [CM 379] Jolie lettre galante à la marquise de Renel ; la fille du maréchal de Berwick séjournait alors dans son château de Cheverny. « Jay senti pour vous seule une flame parfaite. Ma princesse est donc une bergere et je pourray lui dire tout mais estant habitant de la ville elle nattend de moy que des nouvelles. Quarante mille alemans arrivés a Mantoüe avec le g[énéral] Merci [Claude Florimond de Mercy, général autrichien, qui sera battu le 30 juin devant Parme à la tête des Impériaux], la promotion toujours differée ce qui fait enrager beaucoup de monde, monsieur le marquis de Vilars brigadier pour servir de planche a monsieur de Renel. Que vous diray je vint trois compagnies de gardes qui partiront le cinq. J'ay oui dire des merveilles de votre chateau de Chiverni [Cheverny] je les croy toutes car vous y estes. Excusés ce moment de fadeur. Je vis hier monsieur labé [de Fitz-James, frère de Mme de Renel] qui me laissa un heure dans sa chambre avec un rituel pour mamuser. Mais vous scavez quavec le foible que jay pour lui je me reduirois a bien d'autres epreuves. Adieu Madame il n'y a que mon admiration qui approche du respect avec lequel je suis »...

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Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 2 L.A., [fin avril ? et juin-juillet 1734], à MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages in-8 et 2 pages in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes. [CM 386

Lot 3: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 2 L.A., [fin avril ? et juin-juillet 1734], à MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages in-8 et 2 pages in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes. [CM 386

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Description: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 2 L.A., [fin avril ? et juin-juillet 1734], à Montesquieu à Paris ; 2 pages in-8 et 2 pages in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes. [CM 386 et 397] Au sujet de la publication des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, et des difficultés rencontrées par Montesquieu pour l'édition française. Dimanche [fin avril ?]. « Vous souvenés vous de la partie que nous avons fait de boire une bouteille de vin de Tocaie. C'est demain lundy quelle s'execute et je vous prie de ne me pas manquer. Nous ne serons que la dame moy vous et le petit Rezé. [...] Mon livre s'il vous plait je n'en feray d'autre eusage que de le lire moy toute seule ou tout au plus avec Rezé ». [Juin-juillet]. « Je crois qu'il ne faut pas parler au c. [cardinal de Fleury] ni au commandeur [Antonio Maurice Solaro (1689-1762), dit le commandeur de Solar, commandeur de l'ordre de Malte et diplomate, ami du cardinal de Fleury] parce que ce seroit attirer sur vous l'attention de certaines gens et qu'il faut que vous soyé dans le pui encore quelques temps. Voyla le fruit de mes réflexions de cette nuit. [...] Voissi de la bagatelle. Votre critique d'hier est tres bonne à mon sens du moins je l'ay senti comme vous et avant que vous vous fussiez expliqué. Cette circonstence est necessaire pour que je puisse m'assurer de mon jugement. Autre bagatelle où nous avons encor raison tous deux. Le ridicule bien atrapé n'est point gaÿe par luy même il ne l'est que relativement à nostre malignitée par conséquand Mde Joffrain [Geoffrin] quelque bien qu'elle l'atrape n'a pas une imagination gaye. Elle l'a comme vous l'avés très bien défini singulliere. Pardonné moy tout ce petit ravodage. [...] Je li un livre que je veux que vous lisié ».

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), Paris 17 juin 1734, [au comte François de BULKELEY] ; 1 page in-4. [CM 394]

Lot 4: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), Paris 17 juin 1734, [au comte François de BULKELEY] ; 1 page in-4. [CM 394]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), Paris 17 juin 1734, [au comte François de Bulkeley] ; 1 page in-4. [CM 394] Belle lettre sur la mort du maréchal de Berwick. [James Fitz-James, duc de Berwick (1670-1734), fils naturel du roi d'Angleterre Jacques II Stuart, maréchal de France, commandait l'armée française du Rhin dans la guerre de Succession de Pologne, et eut la tête emportée par un boulet lors du siège de Philipsbourg (12 juin 1734) ; il était, ainsi que son beau-frère Bulkeley, un ami fidèle de Montesquieu.] « Je ne pourrois vous dire milord a quel point jay esté penetré de la mort de mr le marechal. Quand je naurois pas eu lhonneur de le conoitre je le regreterois pour lestat et je sentirois tout de meme combien cette perte est irreparable. Jamais je nay vu le peuple frapé dun evenement autant que de celui la et cela fait un bien grand eloge. Je suis bien touché milord de votre douleur et plus elle est juste plus elle lui est due plus je sens que je my interesse. Je vous demenderois lhonneur de votre amitié si le chagrin ou je suis me permettoit de demander pour moy aucune grace quelque prætieuse quelle me fut »...

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Pierre COSTE (1668-1747) protestant français réfugié à Londres, traducteur de Locke et Newton, et éditeur de Montaigne. L.A.S., [Londres] 24 juin 1734, au Président de MONTESQUIEU, à Paris ; 2 pages et demie in-4, adresse avec cachet de cire au buste

Lot 5: Pierre COSTE (1668-1747) protestant français réfugié à Londres, traducteur de Locke et Newton, et éditeur de Montaigne. L.A.S., [Londres] 24 juin 1734, au Président de MONTESQUIEU, à Paris ; 2 pages et demie in-4, adresse avec cachet de cire au buste

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Description: Pierre COSTE (1668-1747) protestant français réfugié à Londres, traducteur de Locke et Newton, et éditeur de Montaigne. L.A.S., [Londres] 24 juin 1734, au Président de Montesquieu, à Paris ; 2 pages et demie in-4, adresse avec cachet de cire au buste de philosophe antique (fente au dernier feuillet). [CM 395] Au sujet du succès en Angleterre des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence. [De son ami et correspondant londonien Pierre Coste, Montesquieu disait en riant qu'il « croit avoir fait Montaigne, et il rougit quand on le loue devant lui ».] Il évoque d'abord « ce funeste accident qui nous a enlevé le Duc de Berwick. Indépendamment de son habileté dans la guerre, & sans compter les belles actions qui l'ont élevé au rang des plus fameux généraux, c'étoit un homme adorable par sa vertu, par son humanité, sa politesse, & c'est ce qui me rendra sa mémoire précieuse »... Il en vient au succès des Considérations en Angleterre, où le livre « est lû avec avidité, & est universellement applaudi. Un libraire m'a assuré que Mylord Carteret [...] lui en a fait un éloge complet, c'est qu'il l'a gouté en tout & partout. Je puis assurer la même chose d'un critique qui semble chercher plutôt à reprendre qu'à louer, dans les ouvrages qui lui tombent entre les mains, je veux dire qu'il n'a rien trouvé à censurer dans le vôtre. [...] Je ne vous dirai pas ce que j'en pense moi-même, parce que je ne l'ai pas vû, & qu'on ne le trouve plus chez nos libraires. Tout ce qu'ils ont reçu de Hollande, a été enlevé en fort peu de temps. Il en viendra de nouveaux exemplaires ; & alors j'aurai soin de le lire & de vous en dire naïvement tout ce qui me viendra dans l'esprit. Préparez tout pour une seconde édition. [...] Il y a long-temps que je me suis livré au plaisir de vous aimer ; & je ne m'en saurai non plus passer que de respirer. C'est votre mérite qui a excité ce feu qui ne s'éteindra qu'avec ma vie »...

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François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. 2 L.A., au camp devant Philipsbourg 25 juin et 15 juillet 1734, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 1 et 3 pages in-4, adresses avec cachets cire noir aux armes

Lot 6: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. 2 L.A., au camp devant Philipsbourg 25 juin et 15 juillet 1734, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 1 et 3 pages in-4, adresses avec cachets cire noir aux armes

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Description: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. 2 L.A., au camp devant Philipsbourg 25 juin et 15 juillet 1734, au Président de Montesquieu à Paris ; 1 et 3 pages in-4, adresses avec cachets cire noir aux armes (brisés) et marques postales. [CM 396 et 400] Sur la mort du maréchal de Berwick (12 juin 1734), dont Bulkeley était le beau-frère (Berwick avait épousé la saeur de Bulkeley), et auprès duquel il servait comme maréchal de camp au siège de Philipsbourg. 25 juin. « Vous avez bien raison, mon cher president. C'étoit une horrible nouvelle que celle que vous veniez d'aprendre lorsque vous m'avez honoré de votre derniere lettre ; elle est irreparable, pour sa famille pour moy, et je souhaite qu'elle ne le soit pas pour l'État ; vous sçavez combien je luy étois attaché independament de tout intéret particulier ; ce cruel spectacle ne sortira jamais de mon esprit, ni la douleur que jen ressens, de mon caeur ». Il compte sur Montesquieu pour consoler Mme de Berwick... 15 juillet. Il déplore le « triste état » de Mme de Berwick : « Je ne sçache personne plus capable que vous de la consoler et de dissiper un peu sa douleur. Que de raisons pour elle de s'affliger ! Quand je songe, que cet homme aprez avoir travaillé comme un forçat pendant quarante ans, et aprez de grands services rendus aux deux plus grands rois de l'Europe, sans avoir jamais eu un échec, est mort sans laisser de quoy payer ses dettes, et aprez avoir toujours vécu sans faste sans ostentation : je vous avoue que cette reflection suffit pour degouter du metier, de la fortune et du monde ; ses enfans n'ont pour tout heritage que le merite de leur père, heureux s'ils peuvent l'imiter ». Il aimerait que Montesquieu écrive l'éloge du maréchal : « Vous l'avez beaucoup connu et il me semble qu'il y auroit de belles choses à dire sur ses maeurs, et son desintéressement, cela se pourroit se traitter dans une lettre à un amy, je voudrois que le monde fut instruit de ses vertus, et que l'on rendit à sa mémoire la justice que l'envie et l'ignorance luy ont refusé pendant sa vie » [Montesquieu ébauchera en effet un éloge historique du maréchal de Berwick]... Puis Bulkeley évoque la situation militaire en Italie, et la prise de Philipsbourg sous les ordres du maréchal d'Asfeld, qui a remplacé Berwick : « L'on s'empara hier au soir de l'ouvrage couronné, où il y avait 380 hommes avec 40 hommes de perte de notre coté ; le logement y est bien etably, mais le plus dangereux ennemy pour nous a été le Rhin dont le debordement nous a mis à deux doigts de mourir de faim. Notre communication avec notre cavallerie est encore rompue si ce n'est par bateaux [...] je crois que le Roy sera maître de Philisbourg avant qu'il soit 8 jours, et c'est une conquete bien utile. Il est vray qu'elle nous aura couté beaucoup trop cher ». Il loue « la volonté et la fermeté de nos trouppes. On voit ces misérables monter la tranchée dans de l'eau jusques au col, portant leurs habits sur leur tête, et leurs armes en l'air, travaillant tout le jour comme des galériens, et couchant toutes les nuits au biouac, et cela sans le moindre murmure »...

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Denis DODART (1698-1775) intendant de la généralité de Bourges, ami et correspondant de Montesquieu. L.A.S. et L.A., Bourges 24 juillet et 8 août 1734, à MONTESQUIEU ; 2 pages in-4 chaque. [CM 402 et 405]

Lot 7: Denis DODART (1698-1775) intendant de la généralité de Bourges, ami et correspondant de Montesquieu. L.A.S. et L.A., Bourges 24 juillet et 8 août 1734, à MONTESQUIEU ; 2 pages in-4 chaque. [CM 402 et 405]

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Description: Denis DODART (1698-1775) intendant de la généralité de Bourges, ami et correspondant de Montesquieu. L.A.S. et L.A., Bourges 24 juillet et 8 août 1734, à Montesquieu ; 2 pages in-4 chaque. [CM 402 et 405] Bel échange avec un ancien ami autour des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence. 24 juillet. Il déplore le relâchement de leur commerce : « je vous suis tout aussy veritablement attaché que je l'étois dans les temps où j'avois le bonheur de vous voir tous les jours »... Il prie son ami de lui « procurer un exemplaire de l'édition de Hollande de l'ouvrage que vous venez de donner au public. L'amitié seule pourroit me déterminer à estre très empressé de voir un ouvrage de vous, mais les suffrages du public et de gens dont vous respectez le jugement augmentent fort le desir que j'en ay. Peutestre trouverez-vous la proposition de voir une édition revue par Mrs les Censeurs Royaux autre que celle qu'ils ont approuvée un peu hardie, mais mettez vous à ma place, je me mets à la vostre : Je fais un livre que je crois bon puisque je le rends public, je prends la liberté d'y penser à mon aise, je suis obligé par complaisance d'y faire quelques corrections, vous me le demandez tel que je lay fait dabord. Je vous connois assez pour estre sûr que je ne seray point compromis, et [...] pour que l'on ne scache point qui l'a mis à la poste »... 8 août. Il voulait attendre, pour remercier Montesquieu, d'avoir « leu le livre tout entier. Il ne m'a pas encore été possible de le faire parce que tout le monde me l'a arraché des mains. [...] J'en suis aux causes de la Decadence. Je ne doute point que cette partie ne soit aussy interressante que l'autre. Je ne scay même si l'histoire n'y fournit pas plus de détails et de réflexions. D'ailleurs les révolutions qui se font presque toujours assez brusquement sont aussi marquez par des circonstances plus éclatantes que l'accroissement de la puissance qui se fait insensiblement et par le concours d'une infinité de circonstances grandes et petites qui se succèdent dans une longue suite de temps. Quoy qu'il en soit, je ne demende à cette seconde partie que de me faire le même plaisir que m'a fait la première. Me permettez vous cependant de vous demander sur cette première si vous n'avez pas regardé la politique des Romains au sujet de la religion comme un des grands moyens qui ayent été employez pour reunir à eux tous les peuples. Machiavel qui a traité à peu près le même sujet que vous insiste sur ce point. Il me semble aussy qu'il mérite quelqu'attention, je le trouve susceptible de belles et grandes ideez, on pourroit même y en ajouter de fines dont l'application sourde au système actuel de l'Europe feroit effet »...

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Marguerite de Texier, Mme LEFRANC DE BRUNPRÉ, femme de Jean-Gérard Lefranc de Brunpré, seigneur de Baillon (1691-1756) secrétaire du Roi. L.A., [Baillon] 1er août [1734], au président de MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages et demie in-8, adresse avec

Lot 8: Marguerite de Texier, Mme LEFRANC DE BRUNPRÉ, femme de Jean-Gérard Lefranc de Brunpré, seigneur de Baillon (1691-1756) secrétaire du Roi. L.A., [Baillon] 1er août [1734], au président de MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages et demie in-8, adresse avec

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Description: Marguerite de Texier, Mme LEFRANC DE BRUNPRÉ, femme de Jean-Gérard Lefranc de Brunpré, seigneur de Baillon (1691-1756) secrétaire du Roi. L.A., [Baillon] 1er août [1734], au président de Montesquieu à Paris ; 2 pages et demie in-8, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé) et marque postale De Lusarches. [CM 403] Au sujet des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence. [Montesquieu a séjourné au château de Baillon, près d'Asnières-sur-Oise, chez les Lefranc de Brunpré, et adressé des vers galants à « la dame du lieu enchanté de Baillon ».] Elle le remercie de l'envoi de son livre. « Mais je voulois vous mander que je l'avois lu et j'ay pris bien du tems pour le lire comme vous me l'aviez reccommandé. Au moien de cela je puis vous assurer que je lay entendu et que malgré sa sublimité je me vante dy avoir pris du plaisir ce nest peutetre pas là le plus petit éloge que vous en recevrez. Car jaime les détails en vraie femmelette et jay été obligée de faire la femme forte pour vous entendre. Vous avés abandonné Mr Lefranc à tous les beaux esprits. Vous devriés bien ly venir soutenir après lavoir tant prôné, son guignon lempêcha de diner chés Mde Geoffrin le jour que vous y étiés. [...] Continués à me servir sy bien auprès d'elle. Vos moindres paroles ont des charmes comme vous voiés qui font bien leur effet »...

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Louis-Alexandre de GIRARDIN, marquis de VAUVRAY (1698-1782) conseiller au Parlement de Paris. L.A.S., Paris 15 août 1734, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages in-4, adresse. [CM 406]

Lot 9: Louis-Alexandre de GIRARDIN, marquis de VAUVRAY (1698-1782) conseiller au Parlement de Paris. L.A.S., Paris 15 août 1734, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages in-4, adresse. [CM 406]

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Description: Louis-Alexandre de GIRARDIN, marquis de Vauvray (1698-1782) conseiller au Parlement de Paris. L.A.S., Paris 15 août 1734, au Président de Montesquieu à Paris ; 2 pages in-4, adresse. [CM 406] « Je me flattois, mon cher President, qu'à cause de la proximité de l'académie vous pouriés, comme vous me l'aviés fait espérer, venir prendre quelque fois chés moy un leger repas de philosophe mais vous m'estes tout à fait cruel, je n'en ressents que plus vivement le desir de vous voir et de causer avec vous, et si c'est à l'exemple des coquettes, qui refusent pour irriter les desirs, vous réussissés à merveilles. Mais il y a un accommodement, et si je ne puis avoir le plaisir de vous voir, que jaye au moins celuy de m'entretenir avec vous, et de vous entendre penser, sans vous donner la peine de venir chés moy. Envoyés moy vostre dernier ouvrage, je ne suis pas indigne de cette faveur, par la veritable estime, et par le plaisir que me fait ce qui sort de votre plume. Je me consoleray en vous attendant. Je jouiray de vous à tout moment, sans crainte que vous ne me quittiés au moment peutestre que je serois le plus attaché à vous entendre. [...] Je vous demande donc monsieur le president de Montesquieu relié et attaché, car pour l'autre, qui pouroit le retenir, auroit fait plus que le grand aeüvre »...

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Luke SCHAUB (1690-1758) diplomate anglais d'origine suisse, il fut ambassadeur d'Angleterre à Paris. L.A.S., Stow 25 août 1734, [à MONTESQUIEU] ; 2 pages in-4 (mouill. et petits défauts). [CM 409]

Lot 10: Luke SCHAUB (1690-1758) diplomate anglais d'origine suisse, il fut ambassadeur d'Angleterre à Paris. L.A.S., Stow 25 août 1734, [à MONTESQUIEU] ; 2 pages in-4 (mouill. et petits défauts). [CM 409]

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Description: Luke SCHAUB (1690-1758) diplomate anglais d'origine suisse, il fut ambassadeur d'Angleterre à Paris. L.A.S., Stow 25 août 1734, [à Montesquieu] ; 2 pages in-4 (mouill. et petits défauts). [CM 409] Au sujet des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence. « Je ne veux pas vous laisser un moment en suspens, Monsieur et cher amy, sur le doute où vous paroissez être, si c'est la valeur de votre ouvrage, ou mon amitié pour l'ouvrier qui m'en ait fait dire du bien. Ne vous donnez pas la peine de choisir ; les deux y ont eu part. [...] Son titre seul n'eût point picqué ma curiosité ; ainsy c'est par prevention que je me suis mis à le lire ; mais dès que j'en eus lû la première page, je n'eus plus besoin de vous aimer pour continuer, et j'eusse achevé avec la même satisfaction quand Polybe ou Machiavel, que je n'ai jamais vûs, en eussent été auteurs. Je ne connois point de livre aussy satisfaisant, quant au sujet ; et j'ay d'autant moins de honte de vous l'avouer, que c'est le cas de plusieurs de mes amis anglois ». Puis il incite Montesquieu à venir en Angleterre, et ajoute, à propos de Mme de Tencin (qu'il appelait sa « femme ») : « Je ne m'etonne point que vous vous accommodiez du commerce de ma femme. Je say qu'elle est bonne creature, particulierement à l'usée »... On joint la copie par le secrétaire de Mme de Tencin d'une lettre à elle adressée par Luke Schaub, relative aux Considérations sur les Romains (1 page et quart in-4 [CM 653]) : « quelle profondeur d'érudition, de génie, de méditation, livre, homme, chose, il a tout vu, tout lu, tout pezé, tout traié, en legislateur plutost qu'en autheur, sans paroitre s'amuser à faire un livre, il va droit à la source, et au ressort des évenemens »...

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Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 2 L.A., [été 1734], à MONTESQUIEU à Paris ; 1 page in-8 et 3 pages petit in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes (brisés, lég. mouill. à la 2e

Lot 11: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 2 L.A., [été 1734], à MONTESQUIEU à Paris ; 1 page in-8 et 3 pages petit in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes (brisés, lég. mouill. à la 2e

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Description: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 2 L.A., [été 1734], à Montesquieu à Paris ; 1 page in-8 et 3 pages petit in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes (brisés, lég. mouill. à la 2e lettre). [CM 407 et 408] Intéressantes lettres faisant allusion à leurs romans. Mme de Tencin termine la rédaction de son roman Mémoires du comte de Comminge (publié anonymement en 1735), qu'elle donne à lire à Montesquieu, et fait allusion au roman (resté longtemps inédit) de Montesquieu, Histoire véritable, que Montesquieu vient lui lire, et qu'elle commente dans la seconde lettre. « Vous savés mon cher ami que vous pouvés disposer de tout mon temps. C'est reculer mon plaisir que de retarder celuy de vous entendre. Il ne seroit peut etre pas impossible que juse aussi dans trois cemaine quelques chose à vous montrer. Je suis flatté de votre confience et je trouve une douceur infini à en avoir pour vous. A demain et à aujourdhuy je ne sorois vous voir assez ». Lundy. « Voissi deux petis rienss dont vous ferés usage si vous jugés quils en vaille la peine. Je voudrois que la mestresse du petit chien le caraissa surtout devan ses amants pour leur paroistre plus tendre et que les amants à leur tour pour paroistre délicat donnassent quelques coups au malheureux petit chien. Ne seroit il pas plaisan que l'ame qui vient animer le corps de la jeune femme n'eut que de la haine pour l'amant qui avoit été favorisé par l'ame qui avoit la premiere occupé le corps et quelle eut au contraire de l'amour pour le mary qui plain de ressantiment du passé n'auroit que du mépris pour elle. Peut etre que je m'explique mal en tous cas nous en résonnerons il faut ce messemble proffiter des occasions que la mattiere vous fournit pour mettre de la galanterie vous savés que c'est le gout du siecle et dalieur elle sera encor plus agreable dans un livre plain de filosofie ». Elle le charge de faire ses amitiés « au petit Castel »...

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Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. L.A., [été 1734 ?, à Jean-Baptiste de SECONDAT] ; sur 1 page in-8. [CM 652]

Lot 12: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. L.A., [été 1734 ?, à Jean-Baptiste de SECONDAT] ; sur 1 page in-8. [CM 652]

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Description: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. L.A., [été 1734 ?, à Jean-Baptiste de Secondat] ; sur 1 page in-8. [CM 652] Au fils de Montesquieu. « Dite je vous prie mon petit à Mr votre pere que je suis offencée de la permission qu'il me demande. Il ne m'aime guere s'il ne scait pas qu'il est le mestre ché moy. Il doit amener diner son president je n'en feray pas plus de façon »... On joint une curieuse lettre d'un Anglais à Montesquieu, en anglais, non signée (1 page in-4, adresse avec cachet cire noire), lui adressant de piquants reproches, qui peuvent se lire comme des insultes, à « Poor Sir » à propos de la « delightfull company » où Montesquieu est forcé de « talk to fools »... [CM 627]

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A.S., Paris mercredi matin [septembre ? 1734, à Madame de TENCIN] ; 2 pages in-4. [CM 410]

Lot 13: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A.S., Paris mercredi matin [septembre ? 1734, à Madame de TENCIN] ; 2 pages in-4. [CM 410]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A.S., Paris mercredi matin [septembre ? 1734, à Madame de Tencin] ; 2 pages in-4. [CM 410] Belle lettre au sujet de critiques de ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence. « Mille graces, Madame, sur tout du tittre que vous voulés me donner que jadore et que je cheriray toutte ma vie. L'animal qui a fait les refflections nest pas digne de manger de lavoine il est dans une ecurie à brouter du foin, il me critique sur des choses que je dis en faveur de la monarchie come si je parlois contre la monarchie, cest un idiot qui ne comprend rien et ne scait pas meme les choses les plus conües, il croit que je veux parler dit il du roy de Danemark où je parle du roy de Prusse, et il a fait cette belle decouverte sur ce que j'ay parlé du roy de Danemark en un autre endroit ce qui fait voir qu'il n'a aucune idée de lun ny de lautre. Il pourroit bien estre que je partirois pour la campagne. Dans ce cas j'attraperay Monsieur d'Argental avant de partir. Adieu, Madame. Mille graces de vos nouvelles et perpetuelles bontés et je vous prie de me croire avec le respect et l'attachement permettés moy de dire le plus tendre votre tres humble et tres obeissant serviteur »...

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Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 3 lettres dictées avec additions et corrections autographes (une incomplète de la fin), Paris novembre-décembre 1734, à MONTESQUIEU à Bordeaux ; 4

Lot 14: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 3 lettres dictées avec additions et corrections autographes (une incomplète de la fin), Paris novembre-décembre 1734, à MONTESQUIEU à Bordeaux ; 4

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Description: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 3 lettres dictées avec additions et corrections autographes (une incomplète de la fin), Paris novembre-décembre 1734, à Montesquieu à Bordeaux ; 4 pages in-4 chaque, une adresse avec cachet cire rouge brisé. [CM 412, 414 et 417] Charmante correspondance à son « cher Romain », reparti à Bordeaux et La Brède. 8 novembre. « Je suis tout à fait alarmée mon petit Romain du gout que vous paroissez avoir pour votre paÿs, il est vrai que vous y occupez plus de terrain qu'icy. Mais il est vrai aussi que vous avez icy une place dans le coeur d'une infinité d'honetes gens qui doivent bien vous dedomager de ce surplus de terrain que vous occupéz ailleurs. [...] Je veux bien que vous fassiez des ouvrages chez vous pourveu qu'ils ne soient qu'utils, et que vous renonçiez absolument à l'agreable. De quoi vous serviroit des agremens dont assurément vous ne jouïrés pas. Car encore une fois, vous n'êtes point fait pour vivre à Bordeaux. Je suis même persuadée que malgré votre douceur, et votre affabilité, vous n'y êtes point aussi aimé que vous l'êtes icy, il y a une jalousie parmi les concitoyens plus forte que le merite, les services, et la bonté. Peu s'en fault même que lon ne vous haÿsse d'être plus en état qu'un autre d'obliger. L'envie n'a pas tant de prise icy [...] dailleurs on peut choisir ses sociétés, et ses amis, et estre assuré qu'on est presque inconnu du reste du monde ». Elle évoque un article du Journal littéraire sur les Considérations, etc. 22 novembre. « Vous ne mécrivez que de petittes lettres mon cher Romain. [...] vous voila donc en Province jusqu'à Noël. C'est un grand mois de plus que vous ne m'aviés dit. [...] ne poussés pas la chose plus loing ; si vous sçaviés combien nous vous aimons icy, [...] quoique vous aiés beaucoup d'amis, vous n'en avés aucun qui vous soit si véritablement attaché que moi. Je suis même persuadée que malgré tout leur génie, ils ne vous connoissent pas sy bien ; [...] c'est seulement que mon esprit éclaire mon caeur »... Elle évoque encore le commandeur de Solar, et « un jeune Anglois qui est un des zélés partisans de votre livre » [Richard Glover], que Montesquieu avait rencontré en Angleterre et « qui à 15 ans a fait le poëme imprimé devant l'abrégé de la philosophie de Newton »... 24 décembre. Elle assure Montesquieu de son attachement : « j'ay la vanité de croire que vous n'êtes aimé de personne, aussi bien que moi ». Elle a vu « le petit garçon » [Jean-Baptiste de Secondat, le fils de Montesquieu ?] plusieurs fois : « il n'oze pas m'en dire autant qu'il m'en écrit. Il tâche cependant toujours de me donner quelque petitte signifiance de ses sentimens qu'il n'a pour moi que parcequil me prend pour une femme. Si vous le plaisantez jamais sur cet article, je vous étranglerai ». Elle parle de « l'Anglois » [Richard Glover] qui « ne peut se taire sur vos louanges, il m'a dit plusieurs fois que votre livre étoit regardé en Angleterre comme un chef d'aeuvre »... Elle parle également du commandeur de Solar, et du roman Tanzaï et Néadarné de Crébillon fils : « Tout Paris devient fou d'un livre du petit Crebillon. Il est vrai qu'il est plein d'ordure, et que l'on a trouvé le moien d'y nicher la Constitution. [...] L'autheur a été honoré de la Bastille. Il y a demeuré très peu de temps, touttes les Princesses se sont intéressez pour lui. Marivaux a donné une 4e partie de son Paysan parvenu qui n'a pas les mêmes titres pour réussir. [...] Tous nos amis vous attendent avec impatience, pour moi, mon petit Romain, j'ai regret à tous les diné agréables où vous n'êtes pas »...

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François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A.S. « B », Valenciennes 5 décembre 1734, au Président de MONTESQUIEU à Bordeaux ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM 415]

Lot 15: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A.S. « B », Valenciennes 5 décembre 1734, au Président de MONTESQUIEU à Bordeaux ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM 415]

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Description: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A.S. « B », Valenciennes 5 décembre 1734, au Président de Montesquieu à Bordeaux ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM 415] Au sujet des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence. Il saisit avec empressement l'occasion de renouveler sa correspondance avec Montesquieu : « je vous diray que j'ai lû votre livre malgré vous, et qu'il m'a fait d'autant plus de plaisir que je vous y ay reconnu presque à chaque page ; je ne scay pourquoy vous en faites aussy peu de cas que l'on m'a dit. Ce n'est pas à moy d'en décider, tous ceux qui m'en ont parlé ont trouvé, disoient-ils, que c'étoit trop en abrégé, mais ce n'est pas une histoire que vous écrivez ; en un mot j'en ay été bien content, et le reliray encore plus d'une fois ». Puis il évoque la situation militaire, les « promotions ridicules », le ministère, les affaires en Italie, la division parmi les chefs... Lui s'occupe de son régiment, « fort tranquillement, quoyque peu gayement ». Il espère venir à Paris lors du retour de Montesquieu, « et je seray charmé, puisque je ne suis pas assez heureux pour vous voir, vos canards et votre futaye à la Brède, de faire quelques promenades avec vous dans ce cabinet vis à vis le chevalier de Calonge, et là nous dirons nos pensées sur les sottises du tems, nous ne manquerons pas de matière »... On joint une L.A. en anglais de Lady Mary Hervey (1700-1768) à Montesquieu (4 pages in-4 avec déchirures et manques), le complimentant sur son livre [CM 418]...

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A., La Brède 17 décembre 1734, [au Président Jean BARBOT] ; 2 pages et demie in-4 (lég. mouill.). [CM 416]

Lot 16: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A., La Brède 17 décembre 1734, [au Président Jean BARBOT] ; 2 pages et demie in-4 (lég. mouill.). [CM 416]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A., La Brède 17 décembre 1734, [au Président Jean Barbot] ; 2 pages et demie in-4 (lég. mouill.). [CM 416] Belle lettre à son ami Jean Barbot (1695-1771, président à la Cour des Aides de Bordeaux, et directeur de l'Académie de Bordeaux). « Je reçois vos beaux livres avec bien de la reconoissance mon cher president. Je vay monter dans ma bibliotheque pour vous envoyer les miens. Je vous renvoy la theorie des vaisseaux que j'ay deja et vous pourrés en faire plaisir a quelque autre ». Puis il évoque la candidature à l'Académie de Bordeaux de Paradis de Moncrif (1687-1770), secrétaire du comte de Clermont et auteur de l'Histoire des chats (d'où l'orthographe Mongrife), et fait allusion à l'emprisonnement de Crébillon fils à la suite de son roman Tanzaï et Néadarné : « Je ne serois pas faché que le compte de Clairmond eut disgracié Mongrife avant de nous en faire present quoy quil soit bon garçon il est encore trop plat pour nous. Il me semble que la porte du Parnasse est la meme que celle de la Bastille. Je croy que ce Crebillon fils est Macarty le cadet et Voltaire l'aîné ». Il fait allusion à l'article du Mercure de France (novembre 1734) sur les Considérations sur les Romains : « Scachés que les louanges donées dans un Mercure ne dedomagent point des critiques faites sur le tabouret d'une duchesse surtout lors quelles sont aidées dun signe de la grosse teste de Navarre et dun air affectueux du visage affilé de la contesse ». Puis il évoque les affaires de Bordeaux : la mort du premier président Gillet de La Caze, le sous-maire Joseph de Ségur, et l'Académie de Bordeaux : « Je ne crains point Segur parce que quand il verra pour lui un interest de six francs il fera ce que je voudray sur l'affaire des jurats. Jaime les ames basses a la folie. Je serois transporté de voir a La Brède notre president quoy quil en soit je le verray a Bordeaux. Pour la place d'assossié vous pouvés disposer de moy. Vous devriez bien en faire donner une au pere Castel le Cimbalum Mundi ». Il termine : « Mon cher president tandis que je vivray je vous aimeray cest une chose qu'on ne doit pas dire à sa maitresse »...

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Louis-Bertrand CASTEL (1688-1757) savant jésuite. L.A.S., vendredi soir [printemps-été 1735], à MONTESQUIEU ; 4 pages in-8 remplies d'une petite écriture. [CM 420]

Lot 17: Louis-Bertrand CASTEL (1688-1757) savant jésuite. L.A.S., vendredi soir [printemps-été 1735], à MONTESQUIEU ; 4 pages in-8 remplies d'une petite écriture. [CM 420]

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Description: Louis-Bertrand CASTEL (1688-1757) savant jésuite. L.A.S., vendredi soir [printemps-été 1735], à Montesquieu ; 4 pages in-8 remplies d'une petite écriture. [CM 420] Importante lettre sur ses recherches sur l'optique des couleurs et sur son clavecin oculaire. [Le père Castel préparait la publication, dans les Mémoires de Trévoux, d'août à décembre, de ses Nouvelles expériences d'optique et d'acoustique, sous la forme de six lettres adressées à Montesquieu.] Il attend les objections de Montesquieu : « Un art nouveau, une science nouvelle ne s'établiront jamais sans coup ferir, je le sens bien. Vous ne goutés pas mes raisons morales, j'ai tort, je les supprime d'un trait de plume [...] Pour ce qui est des experiences de M. Newton, je vous prie de croire que je ne les ai qu'effleurées dans tout ce que vous avez vu. In cauda venenum, attendés la fin s'il vous plait. Mais en attendant je vous prie de remarquer que, soit que son systeme soit vrai soit qu'il soit faux, cela ne fait rien à mon affaire, et que c'est encore par surabondance de droit que j'en parle. [...] Son affaire est une speculation purement inutile pour la pratique. Que les couleurs des teinturiers donnent des rayons purs ou impurs que m'importe ? Il ne s'agit pas des rayons, il s'agit des couleurs radicalement prises en elles memes et de leur simple perception soit que cette perception se fasse par des rayons ou par des especes ». Il n'a cité Newton que pour « refuter le bruit qu'on a affecté de repandre que j'avois travaillé dans son gout et d'après son systeme. Il n'est pour rien dans mon travail »... Il admet avec Montesquieu « que le noir est une privation de couleur. [...] Il faut toutes les couleurs pour faire du noir quoiqu'il ne soit qu'une privation de couleur [...] le blanc n'en est pas moins une privation de couleurs. [...] Toute mon affaire presente se reduit à une comparaison pratique de la musique ordinaire prise dans toute son étendüe et dans toute sa profondeur avec les couleurs, ou plutot dans létablissement d'une musique nouvelle de couleurs, parallèlement à l'ancienne musique des sons ». Il regrette que, pour la plupart des musiciens, la musique est « non une science ni meme un art, mais un métier sur lequel on ne se pique d'avoir que du sentiment et peut etre uniquement des sensations, sans presqu'aucune connoissance d'art et de théorie. [...] je n'ai encore vu que Rameau seul qui soit un peu au fait de quelque raisonement en ce point. Or je ne puis demontrer ma nouvelle musique que par le métier, par l'art ou par la science, c'est à dire par la sensation, la fabrique ou le raisonnement. Je ne le puis par la sensation que lorsque tout sera fait et parfait et qu'on aura eu le tems de s'y rendre sensible. La fabrique n'est connue que des luthiers et facteurs qui encore ignorent bien des choses, et pour la mienne encore faut il etre peintre et teinturier. [...] Que faire ? je n'en sais rien si ce n'est achever mon ouvrage, prendre patience, et me consoler de l'événement Peut etre quelqu'un aura le sentiment assez fin pour sentir cette harmonie dès qu'elle paroitra, en attendant la diversité des couleurs amusera comme on s'amuse à jouailler sur un clavecin sans en savoir jouer. Le bruit, le mouvement, la diversité amusent toujours. Rien de cela ne manquera à mon nouveau clavecin, parce que je suis absolument résolu d'y joindre un petit clavecin ordinaire. L'oreille aidera à l'aeil, et les deux sens réunis rempliront une partie de l'attente. Mais tout le monde goute la musique, me dit on, sans etre musicien. Et moi je reponds que tout le monde en France, en Europe est musicien. Nous naissons au milieu du chant, nous entendons partout du chant, et sans cesse nous chantons aussi. [...] Tout ce que je demande donc ce n'est pas qu'on sente tout d'un coup la beauté de ma musique chromatique, mais seulement qu'on sente que c'est de la musique. [...] Enfin mes couleurs sont faites, et la machine avance doucement »...

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Louis-Bertrand CASTEL (1688-1757) savant jésuite. L.A.S., Lundi matin [printemps-été 1735], au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages in-4, adresse (lég.  mouill., calculs autographes de Montesquieu sur le f. d'adresse). [CM 421]

Lot 18: Louis-Bertrand CASTEL (1688-1757) savant jésuite. L.A.S., Lundi matin [printemps-été 1735], au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages in-4, adresse (lég. mouill., calculs autographes de Montesquieu sur le f. d'adresse). [CM 421]

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Description: Louis-Bertrand CASTEL (1688-1757) savant jésuite. L.A.S., Lundi matin [printemps-été 1735], au Président de Montesquieu à Paris ; 2 pages in-4, adresse (lég. mouill., calculs autographes de Montesquieu sur le f. d'adresse). [CM 421] Sur son clavecin oculaire. Il a « compris 1° que vous etes un aussi tendre qu'efficace et illustre ami. 2° qu'il m'est de conséquence de suivre cette veine pour le developement en grand de mon affaire qui est, j'ose vous dire, une belle chose soit pour la Musique qui est mon principal objet, soit pour les manufactures, soit pour la peinture et les teintures &c. Il sera dit que sans vous ma découverte restoit là et qu'auprès d'un grand Prince vous etes un grand Mecene fort superieur à celui d'Auguste. Car je ne me dedis pas de la qualité que j'ai pris la liberté de vous donner aux yeux du Public. Mecene n'honoroit les gens de lettres qu'en les protegeant. À l'honneur de les proteger vous joignez la gloire de vous voir comme associé avec eux, société un peu inégale à la verité, et où votre esprit encore plus que votre naissance vous attribue la primauté et la grande supériorité »... M. de Bouy est « un bon gentilhomme, ami de 15 ans, qui est plus fol du clavecin que moi, et qui est venu exprès de sa terre où reside sa famille, passer cet hyver à Paris pour accelerer tout ceci »...

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François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., au camp de Spire 11 juin 1735, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages et demie in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes. [CM 424]

Lot 19: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., au camp de Spire 11 juin 1735, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages et demie in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes. [CM 424]

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Description: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., au camp de Spire 11 juin 1735, au Président de Montesquieu à Paris ; 2 pages et demie in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes. [CM 424] Sur la situation militaire, et la visite de Montesquieu à Saint-Simon. « Vos lettres, mon cher president, vallent mieux que tous les discours de votre Académie hors le votre, ainsy je vous suplie de continuer à m'honorer d'une correspondance qui m'est infiniment precieuse ». Il donne des nouvelles de la campagne militaire : « Mr le maréchal [de Coigny] a fait descendre deux ponts de batteaux du coté de Worms. [...] malgré ces preparatifs je ne sçaurois croire qu'on puisse tenter le passage du Rhin vû la position des ennemis, nous les trouverons partout mais Mr le P[rince] Eugène ne quittera point son Brukshall si je ne me trompe. On me mande de l'armée [...] que le marechal y est adoré, quil fait tout ce qui faut pour l'être, et que la discipline y est parfaitement bien etablie [...] quant à l'armée d'Italie je ne veux pas y penser ». Il parle du voyage en France du duc de Richmond, avec lady Hervey : « Que je suis faché que my Lady Hervey ne voye pas Mr de Richelieu, je le lui dis hier, il etoit à sa toilette qui avoit tout l'air de celle d'une beauté bien délabrée ; mais les graces et la gentilesse durent encore »... Puis il évoque la prochaine visite de Montesquieu au duc de Saint-Simon : « Vous allez donc à la Ferté, et vous avez raison de conter sur les bons propos du maître de la maison, je le trouve charmant ; et je voudrois l'avoir pour maître icy au lieu du Prince qui me commande, qui est pourtant un bon homme »...

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François CHICOYNEAU (1672-1752) médecin, premier médecin du Roi. L.A.S., Versailles 30 juin 1735, à MONTESQUIEU ; 4 pages in-4. [CM 425]

Lot 20: François CHICOYNEAU (1672-1752) médecin, premier médecin du Roi. L.A.S., Versailles 30 juin 1735, à MONTESQUIEU ; 4 pages in-4. [CM 425]

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Description: François CHICOYNEAU (1672-1752) médecin, premier médecin du Roi. L.A.S., Versailles 30 juin 1735, à Montesquieu ; 4 pages in-4. [CM 425] Au sujet du Jardin botanique de Bordeaux, fondé et dirigé par le médecin Barthélemy-Thomas Grégoire. Il répond à Montesquieu à propos de Grégoire et des « injustes vexations qu'il éprouve depuis quelque tems de la part de quelques uns de Mrs les Aggregez, au College de Medecine de Bourdeaux, sous prætexte que le jardin destiné à la culture et à la demonstration des Plantes, et fondé par Mrs les jurats est mal entretenu, et qu'il ne s'acquite pas avec exactitude des fonctions de Directeur de ce jardin et de la demonstration des plantes qui luy ont esté confiées ». Il a déjà reçu plusieurs plaintes à ce sujet, mais « dictées par un esprit de party, je vous avoueray ingenument que je n'ay jamais creu devoir entrer dans la discussion de ces plaintes, attendu que la fondation du jardin et l'établissement du Demonstrateur ayant esté faits par Mrs les jurats il n'apartenoit qu'à eux d'examiner si elles etoient legitimes ». Il a fini par faire demander aux jurats de « dresser un procez verbal de l'état du jardin », et il a parlé de l'affaire à M. de Ségur, sous-maire de Bordeaux... « j'ay tousjours esté fort eloigné d'autoriser les mauvaises démarches de certains particuliers de l'Aggregation de Bourdeaux contre Mr Grégoire, dont les bonnes qualitez et le merite dans la Profession m'étoient déjà connus »... Il remercie Montesquieu de ses compliments « sur tout ce qui peut concerner la place dont Sa Majesté a eu la bonté de m'honorer »... On joint 2 L.A.S. de Barthélemy-Thomas Grégoire à Montesquieu, Bordeaux [début juin] et 22 juillet 1735, au sujet de cette affaire (3 et 1 pages in-4, la seconde à l'adresse de Montesquieu à Paris ; comptes autographes de Montesquieu sur la dernière page de la première lettre) [CM 422 et 427].

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Charles de Lennox, 2e duc de RICHMOND (1701-1780) homme politique et militaire anglais, haut dignitaire de la Franc-Maçonnerie anglaise. L.A., Chanteloup 31 juillet [1735, à MONTESQUIEU] ; 1 page et demie in-4. [CM 429]

Lot 21: Charles de Lennox, 2e duc de RICHMOND (1701-1780) homme politique et militaire anglais, haut dignitaire de la Franc-Maçonnerie anglaise. L.A., Chanteloup 31 juillet [1735, à MONTESQUIEU] ; 1 page et demie in-4. [CM 429]

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Description: Charles de Lennox, 2e duc de RICHMOND (1701-1780) homme politique et militaire anglais, haut dignitaire de la Franc-Maçonnerie anglaise. L.A., Chanteloup 31 juillet [1735, à Montesquieu] ; 1 page et demie in-4. [CM 429] Belle et rare lettre maçonnique [Montesquieu avait été intronisé à Londres en mars 1730 dans la Horn Tavern Lodge dont Richmond était le Maître ; cette lettre est un témoignage précoce sur la franc-maçonnerie en France, où le duc de Richmond a créé une loge en son château d'Aubigny-sur-Nère (Cher).]. « Puisque vous ne venez pas mon cher President nous voir en Angleterre, vous devriez au moins vivre un peu avec nous pendant que nous sommes en France, faite dont greser vostre chaise, prenez la poste, & venez nous voir à Aubigny. C'est une affaire d'un jour et demy ». Il lui indique la route à prendre par Montargis et les Bézards. Sa femme et lady Hervey souhaitent ardemment le voir. « J'ay encore un autre raisonnement qui assurement vous tentera davantage de faire ce petit voyage. Sachez dont mon tres venerable frere que la maçonnerie est tres florissante à Aubigny. Nous y avons une loge de plus de vingt freres. Ce n'est pas là tout, sachez aussi que le Grand Belzebut de touts les maçons, qui est le Docteur Desaguliers, est actuelment à Paris, & doit venir au premier jour à Aubigny pour y tenir la loge. Venez y dont mon cher Frere au plustot recevoir sa benediction. Mais pour parler serieusement et la maçonnerie par consequent à part, vous nous obligerez infiniment mon cher president, si vous voudriez nous y venir voir »...

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Marie-Anne Goyon de Matignon, Madame de GRAVE (1697-1738) fille du maréchal de Matignon, elle fut la maîtresse de Montesquieu. 2 L.A., Montpellier juillet-août [1735], à MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages et quart in-4 chaque, adresses avec cachets cire

Lot 22: Marie-Anne Goyon de Matignon, Madame de GRAVE (1697-1738) fille du maréchal de Matignon, elle fut la maîtresse de Montesquieu. 2 L.A., Montpellier juillet-août [1735], à MONTESQUIEU à Paris ; 2 pages et quart in-4 chaque, adresses avec cachets cire

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Description: Marie-Anne Goyon de Matignon, Madame de GRAVE (1697-1738) fille du maréchal de Matignon, elle fut la maîtresse de Montesquieu. 2 L.A., Montpellier juillet-août [1735], à Montesquieu à Paris ; 2 pages et quart in-4 chaque, adresses avec cachets cire rouge aux armes (un brisé, 2 petits manques de papier à la première sans perte de texte). [CM 428 et 433] Belles lettres de son ancienne maîtresse sur le séjour de Montesquieu à Chantilly et sa liaison avec la princesse de Clermont. 29 juillet. Elle a su « que vous faisiez lornement de Chantilly et que vous y estiez fort assidu. [...] Vous connoissez assez la province les provinciennes et leurs ressources pour que je men rapporte à vous sur les amusements quon en peut tirer, il y a cependant quelque chose de plus dans cette ville qui je croy nest nulle part sest quils prenne tres souvent à injure les politesses qu'on leur fait et quils vous font parler toute la journée sans que vous ayez quelques fois ouvert la bouche adjoutez à cela la grossiereté la vanité la bonne opinion et la mechanceté dans les hommes, l'impertinence, les tracasseries, la curiosité, et le peu desprit dans les fammes. Joignez y un desir unanime dans les deux sexes d'écraser le dernier homme de condition ou celuy qui a plus de dix mille livres de rente, et vous aurez mon president un petit echantillon de nos habitans, je me garde bien de leur faire connoistre ce que je pense d'eux. Je les sers le plus quil mest possible à leur mode grands compliments, force visittes, belle reverence, et mauvais propos je népargne rien, et fais reellement de mon mieux pour gagner leur amitié »... 12 août. « Il me revient de tous cottés que vous faittes les beaux jours de Chantilly et que vous este favori de la princesse [Mademoiselle de Clermont ...] cette même renommée pretend que votre caeur se laisse attendrir aupres de cette princesse que vos discours tombent toujours sur elle, sur son esprit, sur ses graces enfin que vous la trouvez charmante. Il y a longtemps que je vous ay dit quelle letoit mais quil la faloit connoistre. [...] Elle a même assez de bonté pour permettre quon laime, et je suis persuadée qu'elle recevra vos soins avec plaisir mais mon president sy vous en voulez davantage, je vous plains vous este vif et elle tres froide cela fait un grand contraxte. Je vous trouve fort heureux de luy pouvoir faire votre cour et voudrois bien luy faire la mienne voila son voyage de Chantilly finy nous verrons sy lamour vous conduira sur ses pas ». Elle avait espéré une suspension d'armes, mais « je crains fort que lempereur et le roy d'Espagne ne termine pas leurs differens aussy à l'amiable que nous avons fait les notres vous et moy car au bout du compte mon president je pretends et je croy estre fort bien avec vous quoyque non relativement à ce que vous savez »...

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. Minute de 2 lettres par un secrétaire avec ADDITIONS autographes, Paris 3 août 1735 ; 2 pages in-4 (feuillet un peu froissé). [CM 431 et 432]

Lot 23: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. Minute de 2 lettres par un secrétaire avec ADDITIONS autographes, Paris 3 août 1735 ; 2 pages in-4 (feuillet un peu froissé). [CM 431 et 432]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. Minute de 2 lettres par un secrétaire avec additions autographes, Paris 3 août 1735 ; 2 pages in-4 (feuillet un peu froissé). [CM 431 et 432] Minute de deux lettres au comte de Bulkeley et à son ancienne maîtresse, Madame de Grave (copiées par le secrétaire E). Au comte de Bulkeley. Il a été « huit jours à la fête » avec Mme de Berwick. La « grande marquise » [Mme de Renel] a quitté Cheverny et « est aux trousses du Duc d'Orléans qui fait son metier de devot en ne la regardant pas et point du tout son métier d'homme juste en lui rendant son bien ». Il a passé douze jours à Chantilly avec Mademoiselle de Clermont, Milord Bolingbroke et « quelque chose de plus politique que lui le Marquis de Matignon. On croit la guerre inevitable parce que nous proposons l'armistice non relativement au plan proposé par les maritimes et que l'empereur ne l'accepte que relativement audit plan, ce qui est different comme le jour et la nuit. Nous espérons que vous gens du Rhein tuerés tous les Moscovites ; on m'écrit de Bordeaux que les marchands anglois et hollandois ont enlevé tous les vins vieux parce qu'ils jugent la guerre inévitable. [...] On dit ici le duc du Maine dangereusement malade »... Montesquieu a noté au bas de sa main : « à Paris le 3 aout 1735 mr de Bocley à larmée du Rhin ». À Madame de Grave, « Ma belle marquise »... « On croit qu'on n'aura pas la paix nous proposons une suspension d'armes pourvû que ce soit non relativement au plan proposé par l'Angleterre et la Hollande et l'empereur l'accepte pourvû que ce soit relativement audit plan. Ainsi ils ne sont pas plus d'accord que nous l'avons été vous et moi quand je vous ay demandé votre amitié relativement à ce que vous sçavés. Il y a d'ailleurs l'affaire de la Pologne pour laquelle nous demandons aussy suspension ; le pauvre Stanislas nous mande qu'il ne dort ni jour ni nuit quand il songe au sang qu'il a fait verser pour sa triste cause »... Etc. Montesquieu a noté de sa main la date : « à Paris le 3 aoust 1735 », et fait des calculs en marge.

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François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., au camp de Spire 18 septembre 1735, à MONTESQUIEU ; 4 pages in-4 (fente au pli réparée et petites effrangeures). [CM 434]

Lot 24: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., au camp de Spire 18 septembre 1735, à MONTESQUIEU ; 4 pages in-4 (fente au pli réparée et petites effrangeures). [CM 434]

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Description: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., au camp de Spire 18 septembre 1735, à Montesquieu ; 4 pages in-4 (fente au pli réparée et petites effrangeures). [CM 434] Longue lettre sur la campagne du Rhin et le Prince Eugène. « Où ne portez vous point vos pas, mon cher president, tantot avec les princes et princesses du sang, tantot avec les princes par la grace du Roy, enfin vous parcourez tout, et vous plaisez partout ; je n'en suis en verité point surpris ; avez-vous foutu le Prince, c'est un homage que l'on doit à ses charmes, surtout dans ses propres Etats [allusion au duc de Bourbon à Chantilly] ; mais comment Mademoiselle [Louise-Anne de Bourbon, Mlle de Charolais] a t'elle pû ramasser 40 ou 50 soupeurs à Madrid [château de Madrid, au bois de Boulogne], c'étoit je crois des soupeuses, ou bien les bons hommes en etoient »... Puis il parle de la situation militaire et de la campagne sur le Rhin contre le Prince Eugène : « Votre etonnement de l'inaction de Mr le P. Eugene cesseroit, si vous connoissiez ce pays, et la situation des deux armées. Il est vray qu'il n'étoit pas necessaire de faire venir tant de monde, pour n'en rien faire, mais il a crû je pense que nous passerions le Rhin sur la fin de la campagne, et il vouloit etre assez fort pour s'y opposer ; quant à une battaille en deça de la riviere je ne l'ay jamais crû, et je soutiens qu'elle n'étoit pas possible. [...] nos trouppes bordant le Rhin dans la position où elles sont depuis la petite Hollande jusques à Worms, il n'est pas possible aux ennemis d'en tenter le passage qu'au dessous dudit Worms ». Il développe deux stratégies possibles, selon que le Prince Eugène abandonne ou veuille conserver Brucksal... « et je conclus de là qu'il ne pouvoit y avoir de battaille, et que Mr le P. Eugene est trop sage d'abandonner le Nekre ou plus tot de s'en éloigner. Il le fit l'année passée, et s'il avoit plu à ce general chaudepissier [le maréchal d'Asfeld ?] de faire ce que tout autre que luy n'auroit point manqué, nous eussions alors été les maîtres du Wirtemberg, et Philisbourg ne nous seroit pas aujourd'huy inutile. Croyez moy si cette guerre duroit dix ans, et qu'il y ayent toujours deux armées si nombreuses et de la même force avec le Rhin entre deux, nous verrons à peu près les memes manaeuvres et chacun gardera son bord, à moins que nous ne trouvions les moyens de prevenir les ennemis au printems ». Bulkeley a hâte de retrouver ses quartiers d'hiver, et de revoir Montesquieu...

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François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., Orléans 14 mai 1736, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM 439]

Lot 25: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., Orléans 14 mai 1736, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM 439]

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Description: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., Orléans 14 mai 1736, au Président de Montesquieu à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM 439] « Quil est doux de recevoir des marques du souvenir de mon cher Monsieur le president que tout le monde cherit, et que les princes recherchent ; si vous m'adorez de loin, il faut convenir que vous ne m'aimez guere de prez, puisque la veille de mon depart vous m'avez evité honteusement, mais je suis sans rancune, et je ne feray plus de reproches ». Il raille l'abbé d'Harcourt, fils du maréchal, aux propos dignes d'un « officier de l'Inquisition [...] luy et ses freres serviront toujours de preuve qu'un homme de beaucoup d'esprit peut faire de tres sots enfants. Mr le Card. de Polignac a grande raison de conserver ces precieux restes de l'antiquité pour l'ornement de sa patrie ; mais Madame la Vicomtesse l'a encore mieux servie, en luy donnant non des statues mais des hommes qui seront un jour aussy utiles qu'agreables ». Il parle encore du « pauvre Mr de Lambert », veuf inconsolable : « sur ma parolle il vaudra bien mieux sans cette femme. [...] Pour moy mon cher president, je tache à passer tranquillement mes jours, et je trouve reellement dans une douce société de quoy me consoler de mon eloignement du grand monde ». Il incite Montesquieu à venir séjourner à Orléans chez Mme Richard Cantillon (sa maîtresse, veuve de Richard Cantillon, que Bulkeley va bientôt épouser): « elle est tres sensible à l'honneur de votre souvenir, elle vous demande une lettre à Fatime [allusion aux Lettres persanes], et que vous confirmiez ses esperances qu'elle trouvera là haut ces hommes divins que vous lui avez promis, car ceux d'icy bas sont bien loin de leur perfection ». Puis sur la mort du Prince Eugène (21 avril) : « pour moy jen suis affligé sans l'avoir jamais vû, parce qu'il n'existe plus d'hommes de cette espece ; on peut dire que c'étoit le dernier general qui restoit »...

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Marie-Anne Goyon de Matignon, Madame de GRAVE (1697-1738) fille du maréchal de Matignon, elle fut la maîtresse de Montesquieu. L.A., Montpellier 21 mai 1736, à MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM

Lot 26: Marie-Anne Goyon de Matignon, Madame de GRAVE (1697-1738) fille du maréchal de Matignon, elle fut la maîtresse de Montesquieu. L.A., Montpellier 21 mai 1736, à MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM

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Description: Marie-Anne Goyon de Matignon, Madame de GRAVE (1697-1738) fille du maréchal de Matignon, elle fut la maîtresse de Montesquieu. L.A., Montpellier 21 mai 1736, à Montesquieu à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM 440] Charmante lettre de son ancienne maîtresse, avec une allusion aux Lettres persanes. « Je contois mon president qu'unne mauvaise memoire me sauveroit des torts que jay de vous devoir depuis tres lontemps une reponce mais je me suis bien trompée et j'en suis ravie. [...] Vous souvenir dunne provincialle exilée depuis un an, sentir encorre quelque chose pour elle, luy en donner des preuves, luy consacrer des moments qui pouvoient estre employés à lamusement et à ladmiration du publiq cela me prouve que vous faites cas dunne ancienne amitié dont vous este et devez estre bien sur. [...] Il me paroist que vous faitte des projets bien éloignés pour votre Guyene sy vous estiez homme à tenir votre parolle et à me venir voir je souhaitterois quasy que vous fussiez obligé dy aller car je vous assure que quant à moy je seray encore dans mon chien de Languedoc dans neuf mois dicy preste à vous y recevoir avec mon bouilli mais à vous entendre on diroit que je nay jamais mangé de rôts vous traittez ma table avec une modestie qui moffence et qui me piquera bien dhonneur quand vous y paroistrés pour vous en donner une idée moins frugalle, dans le vray vous devriez me venir voir je croy quun Persan même na pas vû tout ce qu'il y a d'étrange en ce monde quant il nest pas venu à Monpellier. Ainsi vous y trouveriez de la nouveauté. Vous pouriez faire votre chemin depuis Bordeaux par eau jusquau port du pont Juvenal qui afin que vous le sachiez est un tres fameux port où jirois vous recevoir comme dame du lieu ». Elle évoque « les bons propos » de l'abbé d'Harcourt : « je suis bien aise de savoir quil regarde la roüe et la brulure comme un assez petit tort que lon fait à son prochain ». Puis elle parle du « mariage du petit Polignac avec Mlle de La Force [...] ils ne sont point assez riche lun pour lautre » ; de la santé de la duchesse de Bourbon ; des élections à l'Académie en donnant sa voix au duc de Fleury...

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A.S. (minute), Paris 22 mai 1736, [au comte François de BULKELEY] ; 2 pages in-4. [CM 441]

Lot 27: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A.S. (minute), Paris 22 mai 1736, [au comte François de BULKELEY] ; 2 pages in-4. [CM 441]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A.S. (minute), Paris 22 mai 1736, [au comte François de Bulkeley] ; 2 pages in-4. [CM 441] Amusante lettre sur les nouvelles du temps. « Comment pouvés vous me souhaiter vous qui allez avoir tout ce quil y a de plus exquis à la cour et de plus rafiné dans le cabinet, pour moy je ny entends point de finesse et je vay ce soir souper tranquilement avec le compte [le comte de Matignon ?] dans une tres bonne maison, cependant je seray charmé davoir le plaisir de vous voir car aussi ne vous faut il pas toujours des gens si merveilleux. Madame de Carignan a rendu une pierre. Mr de St Simon soutient que cest un lingot [le prince et la princesse de Carignan s'étaient fort enrichis dans le système de Law]. Vous scavés que la pension de Mr du Maine [le duc du Maine est mort le 14 mai] a été conservée scavoir 65 mille livres à Madame du Maine et 35 mille à Mademoiselle. Qui auroit dit que Mr du Maine seroit mort de la v. Il est mort come les gens qui se sont bien divertis et s'est ennuyé toute sa vie. Il me paroit que vous prenés du gout pour les amusemens champestres. Je croy que vous ne devés ce gout qu'à un autre plus fort et qui doit piquer davantage »... On joint une L.A. du comte de Bulkeley au Président de Montesquieu à Paris, [Orléans 27 mai [1736] (2 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes brisé), spirituelle réponse à la lettre de Montesquieu [CM 442]. « On vous prefere icy, mon cher president à toute la cour, et la ville ; mais je suis accoutumé aux passions malheureuses, et je vois qu'il faut remplir ma destinée »... Il évoque les maeurs du duc du Maine, le « diamant » de la princesse de Carignan... « Est il vray que l'on va livrer la compagnie des Indes aux fermiers generaux ; il me semble que cela ne seroit pas du goust des actionaires »...

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Marie-Ursule de Klinglin, comtesse de LUTZELBOURG (1683-1765) dame alsacienne, correspondante de Voltaire. L.A., Illkirch 13 juin [1736], au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 5 pages in-8, adresse avec cachet cire brune. [CM 446]

Lot 28: Marie-Ursule de Klinglin, comtesse de LUTZELBOURG (1683-1765) dame alsacienne, correspondante de Voltaire. L.A., Illkirch 13 juin [1736], au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 5 pages in-8, adresse avec cachet cire brune. [CM 446]

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Description: Marie-Ursule de Klinglin, comtesse de LUTZELBOURG (1683-1765) dame alsacienne, correspondante de Voltaire. L.A., Illkirch 13 juin [1736], au Président de Montesquieu à Paris ; 5 pages in-8, adresse avec cachet cire brune. [CM 446] « Il vaut mieux tard que jamais songer aux absents. Tous mes amis vous auront dit mes plaintes de ne pas antendre parler de vous. [...] Scait peu estre le sort des lettres de geans distrait de courir le peys. Pour moi je nes estés que de Sarbourg à Strasbourg je suis icy depuis trois semaine chez mon frere qui nen est qua une lieu dans une maison charmante par sa situation une riviere au bas de la maison qui tourne autour du jardin laquel lon voit de partout, des fosés de la plus belle eau du monde une veu charmante dun costes une chaine de montagne de lautre une grande pleine et la ville de Strasbourg. Jy menne une vie libre comode de toutes sortes de chasse bonne chere exelent vin de Champagne joignez à tout cela la douceur destre avec un frere que jaime auquel jay des obligations infinie dans toute mes afaire »... Elle se plaint du comte d'Egmont avec qui elle rompt : « Je ne veux point dun amis qui prefere un fourneau à ses amies. [...] Je croy Mde de Boufflers bien charmée des refus que les odeurs luy ont procurés ». Son frère va envoyer au duc de Bourbon à Chantilly un loup-cervier... Elle évoque encore Mme de Saint-Germain dont les charmes retiennent Montesquieu à Paris, le prince de Conti, la danseuse Camargo, le roi Stanislas, la reine d'Espagne, la mort du Prince Eugène...

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Henriette Fitz-James, comtesse de Clermont d'Amboise, marquise de RENEL (1705-1739) fille du maréchal de Berwick, elle avait épousé Jean-Baptiste-Louis de Clermont d'Amboise, marquis de Renel, et était dame du palais de la Reine. L.A., Nogent 16 juin

Lot 29: Henriette Fitz-James, comtesse de Clermont d'Amboise, marquise de RENEL (1705-1739) fille du maréchal de Berwick, elle avait épousé Jean-Baptiste-Louis de Clermont d'Amboise, marquis de Renel, et était dame du palais de la Reine. L.A., Nogent 16 juin

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Description: Henriette Fitz-James, comtesse de Clermont d'Amboise, marquise de RENEL (1705-1739) fille du maréchal de Berwick, elle avait épousé Jean-Baptiste-Louis de Clermont d'Amboise, marquis de Renel, et était dame du palais de la Reine. L.A., Nogent 16 juin [1736], à Montesquieu à Paris ; 1 page et quart in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes (brisé). [CM 448] Belle lettre de tendre amitié. « Je seray seulle cher president, leundy vous devriez bien venire passer la journé avec moy, je la seray encore le jeudy et vendredy suivant, et je vous donneray avec grand plaisir un lit, mais ne vous en venté pas à qui que ce soit, car c'est une faveur que je ne veux accorder qu'à mes vrais amis, come ils sont rarres, et que jen veux exclures mes connoissances que lon appelle vulgairement amis, vous voyez que vous devez men garder le secret. J'ay du chagrin mon president, si le grand monde ne vous a pas gasté vous devé sçavoir quelle douceur cest de pouvoir epanchaire son coeur quand il souffre, avec un amis qui meritte sa confience, malgré tous vos deffeauts j'avoüe avec plaisir que vous ete digne de la mienne. Je vous attant donc avec impatience, mais Dieu scay quand cette lettre vous sera rendu vous ete peu estre plus empetray que jamais de tous vos princes et princesse, qui vous turons plesanterie saissante j'en suis allarmé, enfin si cette lettre vous trouve à Paris et que vous puissiez venire trouver votre princesse leundy, ou jeudy pour y coucher, elle en sera comblé ». Elle ajoute que « leundy la jeunne duchesse cera ycy, vous entandé bien que ce nest pas la duchesse de Bourbon mais celle qui est jeunne par excelance [...] vous seriez charmant de venir jeudy diné coucher et passer encore le vendredy avec moy »...

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Louise de Raymond, baronne de ROQUEFORT (1678-1752), veuve de Godefroy de Secondat, baron de Roquefort (1665-1724). L.A., Bordeaux 16 juin 1736, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes brisé (lég.

Lot 30: Louise de Raymond, baronne de ROQUEFORT (1678-1752), veuve de Godefroy de Secondat, baron de Roquefort (1665-1724). L.A., Bordeaux 16 juin 1736, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes brisé (lég.

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Description: Louise de Raymond, baronne de ROQUEFORT (1678-1752), veuve de Godefroy de Secondat, baron de Roquefort (1665-1724). L.A., Bordeaux 16 juin 1736, au Président de Montesquieu à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes brisé (lég. mouill.). [CM 447] Lettre d'une cousine à Montesquieu parlant de la perte de son « chien de procès », qu'elle va tâcher de porter en cassation... « Ce net pas le premier bon procès que jai veu perdre mais qun raporteur sopose que lon revise une ereur de fait dans le temps que les juges voient un et un cet deux et que par opignatreté pour ne pas me servir dautre terme il nous face perdre de ce seul article vint cinq mille livre sa me met hors des gons »... Elle a été voir Madame de Montesquieu qu'elle a trouvée « tres maigre et tres changée. Elle prant du lait je ne sai pas quelle et son incomodité. Il y avoit trop de monde dans sa chambre pour la questioner ; en revanche Mademoiselle de Montesquieu porte lanbonpoint et la jeunesse sur son visage elle posede une santé parfaite. [...] Je conte que les gens qui ont de bons yeux vous croiront bien des années encore un homme à concequance, mais quesque cela fait pour moy mon cher cousin. Mon age me met à l'abri mesme des soubsons. Je profiterai bocoup du plaisir de vous voir à la Brède sans craindre le quant diraton. C'est acheter la liberté bien cher que de laquerir par la vieillesse »... Elle termine par quelques nouvelles de Jean-Jacques Bel qui vient de se raccommoder avec le président d'Augeard, du président Lasalle qui est « à toute extremité », de Mme de Loyac qui est grosse...

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François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. 3 L.A., juin-juillet 1736, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3, 1 et 3 pages in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes (brisés). [CM 449, 450 et 456]

Lot 31: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. 3 L.A., juin-juillet 1736, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3, 1 et 3 pages in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes (brisés). [CM 449, 450 et 456]

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Description: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. 3 L.A., juin-juillet 1736, au Président de Montesquieu à Paris ; 3, 1 et 3 pages in-4, adresses avec cachets cire rouge aux armes (brisés). [CM 449, 450 et 456] Belle correspondance amicale. 17 juin. « Jay vû de près le Styx, jay vû les Eumenides &c et pour vous parler plus simplement, mon cher president, jetois bien mal lors que l'on m'apporta votre derniere lettre qui suspendit pour un tems les transports de ma fievre ; mais que de sang innocent il a fallu repandre pour l'éteindre tout à fait ». Il s'interroge sur la santé de Montesquieu et sa « prise d'epicuquana [...] Conservez vous mon cher president pour les princes princesses, duchesses et autres, et surtout pour vos amis et vos serviteurs ». Il évoque la colique de Milord Waldegrave : « vous et moy pensons de mesme sur son sujet ; les hommes occupés des grandes affaires n'ont pas le tems d'être malades » ; la réception du comte de Matignon dans l'Académie de La Rochelle : « quel blaspheme, douter que le comte pût devenir un chef des beaux esprits »... Si Montesquieu est à Chantilly, Bulkeley le charge de dire « à la princesse de Clermont que son esclave et qui le sera toujours, n'a pas été bien du tout, elle le reconnoitra à cette phrase, dont elle s'est souvent moquée, et plut à Dieu qu'elle ne se fut moquée que de cela »... Il parle encore du duc d'Estouteville « qui conserve toujours j'espere son embonpoint et son admiration pour les ministres ». Il souhaite enfin à Montesquieu « beaucoup de santé, et une vendange abondante malgré toute l'indifférence de votre philosophie »... [Fin juin-début juillet]. « Tout ingrat, tout dedaigneux, tout leger qu'est Mr le president de Montesquieu, les mesmes personnes à qui il avoit promis hier quil les honoreroit de sa presence et qui l'ont attendu jusques à dix heures et demy, le convient pour ce soir à un petit souper, mais il est prié en mesme tems de ne les point oublier. La compagnie sera peu nombreuse, et les propos des plus libres sans être pourtant licencieux »... [Orléans] 21 juillet. « J'ai si peu joui de vous à Paris, mon cher president, que cela m'a degouté d'y rester plus longtems. Votre maudit garçon m'a mesme fait veiller inutilement à vous attendre la veille de mon depart, car il m'assura que vous deviez m'honorer d'une visitte ». Il incite Montesquieu à venir le visiter à Orléans avec le comte de Matignon : « Je prens actuellement les eaux de Vichy qu'on dit estre excellentes pour l'estomach, et je vous conseille serieusement de les essayer. Vous serez icy dans le sein de la tranquillité, vous respirerez un air serrein, vous serez à l'abri des indigestions, et nous vous renverrons à la ville sain et en embonpoint, et les beautés de Paris nous en sçauront gré ». Il évoque l'ordre du Saint-Esprit où l'on a refusé d'admettre Bauyn d'Angervilliers (ministre de la Guerre) : « c'est un degoust de plus qu'il essuye : s'il etoit sage il les laisseroit là, et il acquereroit plus de consideration par sa rettraitte, qu'il n'a eu d'honneur dans son employ ; j'ay cru aussy bien que vous ce foudre de guerre debarqué d'Italie ; il m'a paru tout aussy bruyant et aussy inepte que lorsque feue Mme sa femme le chassoit de sa presence par un torrent d'injures ». Il s'inquiète de la santé et de la grossesse de la duchesse de Bourbon, de sa nièce Mme de Renel qu'il croit « dans un très grand danger ». Il transmet les compliments de sa maîtresse (et future femme) Mme de Cantillon, et évoque les distinctions et galanteries de Louis XV pour Mlle de Clermont... « Adieu mon tres cher president portez vous bien, et passez comme moy du mepris de la personne au mepris des dignitez »...

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Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 3 L.A., [Paris juillet-août 1736], à MONTESQUIEU à Paris ; 1 page in-8 et 1 page et demie in-8 avec adresses, et 1 page et demie in-12. [CM 455, 458 et

Lot 32: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 3 L.A., [Paris juillet-août 1736], à MONTESQUIEU à Paris ; 1 page in-8 et 1 page et demie in-8 avec adresses, et 1 page et demie in-12. [CM 455, 458 et

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Description: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 3 L.A., [Paris juillet-août 1736], à Montesquieu à Paris ; 1 page in-8 et 1 page et demie in-8 avec adresses, et 1 page et demie in-12. [CM 455, 458 et 451] Charmants billets amicaux. [20 juillet]. « Souvené vous mon petit Romain que c'est aujourdhuy vandredy car je vous crois trop juste pour me conter mardy cétoit pour Chaub [Luke Schaub] que vous venies et dalieur il ne faut pas cesse de ménage avec moy. Nous somme prié chez Mde de Gontaud dimanche »... 12 août. « Mde de Gontaud garde sa chambre mon petit Romain elle ma prié de vous le faire dire vous voyé quelle souhaite que vous aliés chés elle elle a raison plus on vous conoit plus on vous aime. Pour moy je vous aime au point detre bien aise d'avoir des rivalles si elles ont plus d'agrement et desprit que je n'en ay. Je suis bien sure de l'emporter sur elle par mes sentimens pour vous ». « Je suis désespérée de vos indigestions c'est trop de souffrir de ma mauvaise santé et de la vostre il faut absolument que vous faciés quelque petites choses pour rétablir vostre estomac il a la mine d'avoir besoin de quelques secour »... Elle évoque le prochain départ de Montesquieu, puis le commandeur [de Solar] : « J'ay pensé comme vous sur le commandeur j'enverray de mon costé luy dire que les vandredy sont rétablis mais ce ne sera que dans le cas où vous pourés en etre vous luy ête necessaire pour luy assurer la contenance. Bonjour mon très cher ami vous ete bien tendrement aimé et vous ne le serez jamais mieux ».

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), Paris 24 août 1736, [au comte François de BULKELEY] ; 1 page et demie in-4. [CM 460]

Lot 33: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), Paris 24 août 1736, [au comte François de BULKELEY] ; 1 page et demie in-4. [CM 460]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), Paris 24 août 1736, [au comte François de Bulkeley] ; 1 page et demie in-4. [CM 460] Belle lettre sur les nouvelles du temps. « Vous me trouverés bien impertinent de ne vous avoir pas ecrit. J'ay toujours conté partir pour Bordeaux et vous venir faire moy mesme la reverance. Quelques affaires mont retenu icy. Ce nest point pourtant pour faire usage du manteau rouge. Madame de Cantillon [maîtresse et future femme de Bulkeley] se souvient elle d'un serviteur quelle a icy et plus que serviteur. Vous prenés les eaux de Vichi et moy celles de Spa et elles me font tant de bien que je suis au desespoir de n'avoir pas esté les prendre sur les lieux ». Sur le financier Samuel Bernard (il décédera le 18 janvier 1739 à l'âge de 87 ans des suites d'une douloureuse artérite) : « Bernard qui a declaré 96 ans fait une tres belle deffence contre la mort mais il mourra et avec la meme insolance quil a vecu, les richesses de cet home la se trouvent immenses sil mouroit à Naples Don Carlos ne cedroit jamais la Toscane à lempereur. On dit que nous evacuerons le Cremonois le 19 de ce mois. L'opéra des romans [Les Romans, ballet héroïque de Jean-Baptiste Niel sur un livret de Michel de Bonneval] est asses mauvais et la trajedie de Pharamond [tragédie de Cahusac] tres mauvaise aussi de façon que nous somes tres mal en spectacles. Adieu monsieur continués à mhonorer de votre amitié et croyes que persone ne vous est plus tendrement attaché que moy. [...] Le baron de Schuilembourg a esté surpris la nuit grimpant par la fenetre ches la maitresse du roy d'Angleterre à Hannovre ce qui hatera selon toutes les aparances le retour de ce monarque ».

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), [fin août 1736, au Président Jean BARBOT] ; 1 page et demie in-4 (lég. mouill.). [CM 461]

Lot 34: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), [fin août 1736, au Président Jean BARBOT] ; 1 page et demie in-4 (lég. mouill.). [CM 461]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), [fin août 1736, au Président Jean Barbot] ; 1 page et demie in-4 (lég. mouill.). [CM 461] Belle lettre à son ami Jean Barbot (1695-1771, président à la Cour des Aides de Bordeaux, et directeur de l'Académie de Bordeaux). « Jay esté ravi daprendre de vos nouveles mon cher president. Je nay aucune repugnance à me racomoder avec Monsieur de Lavie [Jean-Charles de Lavie (1698-1773), président au Parlement et membre de l'Académie de Bordeaux] pourvu que cela se fasse sans aucune action marquée et pour ainsi dire tout seul. Je ne me suis pas racomodé avec madame de Belade [Mme de Pontac-Belhade, dame de Bordeaux] parce que lors que le comerce des femmes nest pas fondé sur les plaisirs il ny a pas raison pour une pareille chose dautant qu'elles sont toujours plus vieilles le jour qu'on sest racomodé que le jour qu'on sest brouillé. On compte toujours que l'on evacuera l'Italie au comencement du mois prochain. Bernard [le financier Samuel Bernard mourra le 18 janvier 1739] n'est pas encore mort. Il faut avoüer que je suis bien vexé dans ma patrie j'ay esté interloqué aux thresoriers sur une affaire qu'un paisan auroit emportée de haute lute contre mr le chancelier ».

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), La Brède 28 janvier 1737, [à Madame de TENCIN] ; 1 page in-4, avec ratures et corrections. [CM 463]

Lot 35: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), La Brède 28 janvier 1737, [à Madame de TENCIN] ; 1 page in-4, avec ratures et corrections. [CM 463]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), La Brède 28 janvier 1737, [à Madame de Tencin] ; 1 page in-4, avec ratures et corrections. [CM 463] Jolie lettre de La Brède à son amie parisienne. « Je ne scay pour quoy je ne vous ay pas ecript cent fois et pour quoy cent fois, je n'ay point reçu de vos nouveles. Mille affaires soit de la reception de mon fils [comme conseiller au Parlement de Bordeaux], soit de mes proces ou de ma campagne m'en ont empeché ; comant vous portes vous. Jay un desir inexprimable de vous revoir, et la flotte d'Espagne n'a jamais esté si impatiente de partir que moy. Jay reçu une lettre du comendeur [de Solar] vous ne mavés pas etoné quand vous mavoit dit quil estoit retombé amoureux cest sa nature. Je suis bien aise quil soit batu. Voila du vray cela et non pas les lorgneries de l'autre plut à Dieu pussaije le voir en arrivant avec un aeil poché. Je conte partir au comencement davril. Ma santé se retablit à ce point que je veux laisser faire mon air de Gascogne. Adieu Madame je vous salue embrasse et adore du meilleur de mon caeur »...

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A., Paris 18 avril 1737, [à son fils Jean-Baptiste de SECONDAT] ; 1 page in-4. [CM 466]

Lot 36: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A., Paris 18 avril 1737, [à son fils Jean-Baptiste de SECONDAT] ; 1 page in-4. [CM 466]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A., Paris 18 avril 1737, [à son fils Jean-Baptiste de Secondat] ; 1 page in-4. [CM 466] Amusant billet à son fils, faisant « un bon mot » (comme on peut le déchiffrer sous une rature) à propos du livre Les Synonymes françois (1736) de l'abbé Girard, dont l'homonyme, le Père Girard, jésuite, défrayait la chronique pour avoir séduit Mme de La Cadière, une de ses pénitentes ; son procès eut un grand retentissement ; les synonymes du père Girard sont les Jésuites. « Je tenvoy bien exactement les Sinonimes de labé Girard les sinonimes du pere Girard cest autre chose, tu en trouveras asses à Bordeaux ; je ne tecris point de nouvelles parce que je ne scay quand ce paquet partira. Je te demande la continuation de ton amitié. Je te prie laisse les femmes en repos »...

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Jeanne d'Essenault, comtesse de SABOURIN D'ISSAN, femme d'un conseiller au Parlement de Bordeaux. L.A., Bordeaux 4 mai [1737], au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 1 page in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes. [CM 467]

Lot 37: Jeanne d'Essenault, comtesse de SABOURIN D'ISSAN, femme d'un conseiller au Parlement de Bordeaux. L.A., Bordeaux 4 mai [1737], au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 1 page in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes. [CM 467]

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Description: Jeanne d'Essenault, comtesse de SABOURIN D'ISSAN, femme d'un conseiller au Parlement de Bordeaux. L.A., Bordeaux 4 mai [1737], au Président de Montesquieu à Paris ; 1 page in-4, adresse avec cachet cire rouge aux armes. [CM 467] Elle demande de ses nouvelles, et annonce l'arrivée du chevalier de Vivens avec Mme d'Aiguillon : « il a soupé ches moi il est tres aimable il a le cerieux des englois il parle tres peu la duchesse parait laimer beaucoup. On dit que lintendent a ecrit à M. le cardinal à l'occasion des frimasons il a receu une reponse qui la tranquillisé » [l'intendant de Bordeaux Claude Boucher avait dénoncé Montesquieu au cardinal de Fleury comme franc-maçon]... On joint une L.A. non signée (d'une dame ?) au Président de Montesquieu à Paris, jeudy matin [août 1736 ?] (1 page in-8, adresse), s'inquiétant de sa santé : « Je m'interesse à vos jours et voudroit contribuer à soutenir le feux d'une imagination si brillante j'ay fait une consultation pour vous à mon esculape qui ma parû joyeux de pouvoir estre utille à un voisin de la Garonne »... Calculs autographes de Montesquieu sur le feuillet d'adresse. [CM 452]

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François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., Londres 20 mai 1737, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge (brisé). [CM 468]

Lot 38: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., Londres 20 mai 1737, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge (brisé). [CM 468]

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Description: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., Londres 20 mai 1737, au Président de Montesquieu à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec cachet cire rouge (brisé). [CM 468] Il a été heureux d'avoir une lettre « aprez un si long oubly ; je m'en suis vanté à une douzaine de nos belles ou soy disant telles. My Lady Hervey vous aime bien mieux depuis qu'elle sçait que vous partagez son amour pour Mr le Duc [de Bourbon] dont elle est affollée. Mrs les Ducs de Richmond et de Montagu ont été tres aises de recevoir des marques de votre souvenir et Horace [Walpole] en a éclaté de joye. [...] j'eus hier une longue conversation avec Mr Schaub, où vous ne futes pas oublié, je crois qu'il vous connoit, et par consequent vous aime ». Il incite Montesquieu à venir le chercher en Angleterre : « aprez tout ce n'est pas un voyage, nous irions parcourir quelques provinces et nous nous en retournerions gayement en France ; vous pouvez croire que nos papiers n'ont pas laissé ignorer les grands effets de la fumigation, mais le mal est éteint en Angleterre, au point que votre amie Lady Mary Wortley est redevenüe fraiche comme une rose, je crois que vous pourriez succeder au Signor Algarotty si vous veniez icy, car depuis son depart, elle n'a eu tout au plus que quelques passades ». Il évoque encore « la deconfiture du Custos » (disgrâce de Chauvelin, garde des sceaux), la santé de la pauvre Mme de Renel (sa nièce), etc.

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A.S. « M » (minute), Paris 2 juin 1737, à François de BULKELEY à Londres ; 2 pages et demie in-4. [CM 469]

Lot 39: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A.S. « M » (minute), Paris 2 juin 1737, à François de BULKELEY à Londres ; 2 pages et demie in-4. [CM 469]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A.S. « M » (minute), Paris 2 juin 1737, à François de Bulkeley à Londres ; 2 pages et demie in-4. [CM 469] Longue lettre relatant l'incarcération à la Bastille du duc de Fitz-James, fils du maréchal de Berwick. [Charles duc de Fitz-James (1712-1787), futur maréchal de France et neveu de Bulkeley, avait un régiment de cavalerie irlandaise qui portait son nom, dans lequel servait Milord Tyrconnel, dont l'oncle avait été vice-roi d'Irlande ; le duc s'était montré très insultant avec Alexandre, premier commis au ministère de la Guerre.]. « Vous scavés laffaire du duc de Fitsjames qui est à la Bastille depuis avant hier. [...] Alexandre ami de milord Tirconel lui a fait avoir un congé sans que le duc de Fitsjames en scut rien. Le duc alla ches lui et lui demanda sil estoit vray qu'il eut fait donner un congé à milord Tirconel. Il n'est pas surprenant lui dit Alexandre que lon fasse quelque grace à un viceroy d'Irlande et lui tourna le dos. Ce n'est pas ce que je vous demande dit le duc, mais si vous aves donné un congé à M. Tirconel. Cest l'affaire dit Alexandre de Mr d'Angerviliers et non pas la mienne, et lui retourne le dos. Le duc le prit par le bras et lui faisant faire un demi tour lui dit : Quand un home come moy parle à un home come vous (vous remarquerés qu'Alexandre a entendu à un faquin come vous) il doit lui repondre et ne lui pas tourner le dos. Grandes plaintes à Mr d'Angerviliers et à Mr le cardinal [de Fleury]. Le duc mandé à Issy il explique son fait et fort bien. Il reçoit une lettre de cachet qui lenvoye à la Bastille où je le vis hier. Dans le fonds c'est une misere et on croit quil sortira dans deux ou trois jours. On sestone meme quil ne soit deja sorti. La lettre de Mr d'Angerviliers porte qu'on le mette dans la chambre de Mr le duc de Richelieu lequel come vous voyes y a sa chambre marquée. Mr le cardinal a ecrit une lettre fort polie à mad. la marechale [de Berwick] ladessus. Ce quil y avoit dembarassant cest qu'Alexandre juroit qu'il ne rentreroit pas dans son bureau qu'il neu reçu satisfaction. Je croy quil y rentra hier ». Puis il répond à l'invitation de Bulkeley : « Jaurois bien envie de vous voir en Angleterre je laime encor plus depuis que vous y estes et que mad. de Bulkeley lembelit. Je vous desire et touts ceux qui vous conoissent vous apellent. Je croy que cest le gout de milady Harvey qui a fixé le mien pour Mr le duc [de Bourbon], si pourtant elle le trouve beau je l'avertis que je ne vay pas jusques la. Je suis bien aise que vous ayes vu le chevalier Schaub plus vous le verrés plus vous laimerés. Le custos [Chauvelin, garde des sceaux disgracié] est tellement aneanti que je nay plus pensé à lui ny persone ny ses amis ny ses ennemis. On dit que le marquis avoit fait une aussi belle retraite que nen fit jamais Mr de Staramberg. Il a toujours fait cas de la vertu de la prudence. Gloire au signor Algaroti sil a fait la conquete de Madame de Montaigu. A dieu Monsieur je vous aime et honore de tout mon caeur »...

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François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., Londres 13 juin 1737, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages et quart in-4, adresse avec restes de cachet cire rouge aux armes. [CM 471]

Lot 40: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., Londres 13 juin 1737, au Président de MONTESQUIEU à Paris ; 3 pages et quart in-4, adresse avec restes de cachet cire rouge aux armes. [CM 471]

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Description: François, comte de BULKELEY (1686-1756) lieutenant général au service de France. L.A., Londres 13 juin 1737, au Président de Montesquieu à Paris ; 3 pages et quart in-4, adresse avec restes de cachet cire rouge aux armes. [CM 471] Il le remercie de son récit de l'affaire du duc de Fitz-James : « Je ne nie pas qu'il n'ait eu un peu trop de vivacité de la part de Mr de Fitz-James mais aussy, il faut convenir que ce seigneur Alexandre est un homme insupportable, et puisque on a jugé apropos d'envoyer l'un à la Bastille, il falloit aussy mettre l'autre dans un cachot ; car il est triste d'être la victime de la brutalité du commis, et de la necessité où l'on se trouve de ne pouvoir se passer d'un insolent ; en tout cas cette prison n'est pas fort deshonorable mais je crains les suittes de la rancune de ce petit Monsieur, pour tous nos regimens »... Il est impatient de revoir Montesquieu et « de me trouver avec vous où vous etes », et propose « que nous louions tous deux Grosbois, on dit que c'est une belle habitation. Nous y ferons des reflections moralles, et sur la vanité du monde, et sur la sottise du maitre de la maison [Chauvelin, garde des sceaux disgracié], car il faut que ce soit le plus grand sot du monde pour n'avoir pas sçû se conduire differement pendant quelques années du moins »... Nouvelles de Londres : « le parlement se separera dans 15 jours, dit on. On va beaucoup à un endroit qu'on appelle Vaux-hall, c'est un lieu charmant de l'autre coté de la riviere où il y a 500 tables mises, et 5 000 personnes qui y mangent et qui s'y ebaudissent tristement ; les plus belles promenades du monde, de la musique de toutes sortes d'instruments, une illumination surprenante, en un mot il ne tiendroient qu'à eux de s'y bien divertir ; c'est la plus jolie guinguette de l'univers ». Il donne des nouvelles du chevalier Schaub qui « se conduit bien sagement », parle d'un marquis qui « a fait tout ce que pouvoit exiger la plus fine amitié, il a vû que son amy se perdoit, il a fait ce qu'il a pu pour le tirer du precipice, mais il n'a pas jugé apropos de s'y jetter avec luy, tant d'autres grands hommes ont fait de mesme »...

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), Paris 19 juin 1737, à François de BULKELEY à Londres ; 3 pages et demie in-4. [CM 472]

Lot 41: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), Paris 19 juin 1737, à François de BULKELEY à Londres ; 3 pages et demie in-4. [CM 472]

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute), Paris 19 juin 1737, à François de Bulkeley à Londres ; 3 pages et demie in-4. [CM 472] Longue lettre sur un souper chez le prince de Conti, la disgrâce de Chauvelin, la marquise de Renel, et les Orléans. « Il est aujourd'hui le 19 juin et nous mourons de froid icy. Je vais faire faire du feu à la honte de la providence. Que voulez vous dire que Milady Mari [Montagu] aura un amant malgré moy ce sera si peu malgré moy que sans l'attachement que jay pour Madame Bulkeley je vous offrirois volontiers à elle, je vous prie quand vous la verrés de lassurer de mon respect et de mon admiration ». Il a soupé chez le prince de Conti, où le prince et d'autres « me chargerent de vous embrasser de leur part nous vous voulions touts à ce souper qui par parentese fut un des plus longs que jaye fait de ma vie. Il me paroit que le prince cherche à donner une terrible extention à ses plaisirs. Le feu garde des sceaux [Chauvelin] est arrivé à Bourges il est allé dabort à pied ches le petit Dodart son intendant et son maitre pour luy faire voir quil avoit obei aux ordres du roy. On dit tant de choses sur sa nouvelle disgrace que je ne scay qu'en croire il a esté egalement accablé par ses ennemis et par ses amis qui ne pouvant renoncer aus esperances quils avoint concües de sa faveur vouloint à toute force le faire regrimper. Je vous avoüe que cette teste la ne me paroit avoir esté bonne ny dans la prosperité ny dans ladversité ce qui prouve quelle nestoit pas meme bonne lors quil n'avoit encore rien eu à demesler avec la fortune. Je ne suis point de votre avis de louer Grosbois lair y est chargé de corpuscules qui ne portent point la joie nous y gagnerions le spleen ». Puis sur la santé de la marquise de Renel (fille du maréchal de Berwick et nièce de Bulkeley) : « La pauvre Madame de Reinel sen va je croy dans lautre monde sans perdre lesperance de celui cy elle est mieux mais elle crache toujours du pus et je vous avoüe que je la croy sans ressource et quil nest question que de lui prolonger la vie. Elle me fait pitié car je la voy plus que je nay fait encore cest me semble la plus aimable de toutes les productions du maréchal ». Il salue ses amis anglais, et termine en relatant le procès entre la duchesse de Modène et son frère Louis d'Orléans au sujet de la succession de leur père le Régent : « Madame de Modene entre en proces avec Mr le duc d'Orleans dont la devotion court risque de soutenir un mauvais proces elle demende dentrer en partage parce que sa renonciation est nulle nayant pas touché la somme pour laquelle on lavoit faite renoncer. Il ne falloit que cela pour rendre leur amour parfait ».

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Maurice de SAXE (1696-1750) maréchal. L.A.S., [1737 ?, à MONTESQUIEU] ; 3 pages et demie in-4. [CM 478]

Lot 42: Maurice de SAXE (1696-1750) maréchal. L.A.S., [1737 ?, à MONTESQUIEU] ; 3 pages et demie in-4. [CM 478]

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Description: Maurice de SAXE (1696-1750) maréchal. L.A.S., [1737 ?, à Montesquieu] ; 3 pages et demie in-4. [CM 478] Très belle lettre sur les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, dans l'orthographe toute personnelle du maréchal. « J'ay leu et releu la Grandeur des rommeins et leur decadance avec une admiration que je ne saures exprimer. Sait l'amme du Législateur qui a dictes sait ouvrage, et la lecture de toutes les biblioteques ensanble lesse un voille sur les ieux que sait ouvrage tire absolument. Mon amour propre sait trouves trop flates d'avoir pences quelque fois comme vous sur les deffau des gouvernemens pour que dans mon entousiasme je me reffusse la satisfaction de vous envoier un barbouliage que j'ay fait, pour mamusser comme l'on fait, les chatos en Espagne. Il vous amusseras petaitre pendant quelques momans. J'an ay fait un autre sur la guere qui n'ait pas tout afait si deresonable mais qui n'ait pas ecrit a etre montres tant acosse du stille que parsse qu'il détruit tout notre sistaimme sur la guere, se qui ait un sacrilege. J'y parle de la fasson de marcher et j'osse dire que les romeins feset leur evolution en cadance, parsse que sansela il ait einpossible de combatre dans un ordre seres et sur une grande proffondeur, parsse que lorsque les hommes marche il leur faut à chaqun 36 pousse de distance se que l'on nomme rang ouver, et que pour aitre dans un ordre seres il n'oqupe que 18 pousse, acoy l'on ne peut remedies que par le tact ou la cadance. J'ay dalieur dautre soupsons que les romeins fesset tous leurs travaux au tact ou à la cadance. Osserege vous suplier de me donner quelque lumiere la dessu. Vous dites quelque chosse du pas militere des romeins au segont chapitre, et comme l'on feret de vos periode des volumes josse vous prier de songer un peu à saite matière pour que je puisse meinstruire à la premiere ocassion que j'ores l'honeur de vous entretenir. J'ay pries Madame de Bonneval de me proqurer saite satisfaction »... Il lui dit pour finir son attachement et sa vénération...

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Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 4 L.A., [Paris s.d.], à MONTESQUIEU à Paris ; 1 page in-4, et 3 pages in-8 avec adresses (dont une avec cachet cire rouge aux armes brisé). [CM 629,

Lot 43: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 4 L.A., [Paris s.d.], à MONTESQUIEU à Paris ; 1 page in-4, et 3 pages in-8 avec adresses (dont une avec cachet cire rouge aux armes brisé). [CM 629,

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Description: Claudine Guérin de TENCIN (1682-1749) femme de lettres, animatrice d'un salon littéraire influent. 4 L.A., [Paris s.d.], à Montesquieu à Paris ; 1 page in-4, et 3 pages in-8 avec adresses (dont une avec cachet cire rouge aux armes brisé). [CM 629, 426, 459 et 628] Charmants billets amicaux. « Que voulés vous que je vous dise je vois l'esprit et presque la raison au servisse de la folie si vous voulés le mener demain ché moy vous en ete le mestre. C'est une occasion de vous voir et vous savés quelles me sont pressieuse. Bonjour mon tres cher ami, que j'ayme tous les jours d'avantage ». Dimanche [été 1735]. « Je vous envoyray demain les lettres que vous voulés. Mon frere doit aussi aler à Chantilly et voudroit bien vous y trouver. Sil vous est possible mon cher ami passé ché moy ce soir nous coserons sur ce quil convient pour le voyage de Chantilli. Le commandeur [de Solar] en sera plus amoureux et pour areter sa jalousie on doublera sa subsistance »... Lundy [1736 ?]. « Comme vous avés bien des affaire à la veille d'un départ et quil faut pourtent diner je vous conseille de venir diner demain mardy ché mon frere. Vous y trouverés la même compagnie que ché moy. Bonjour mon petit Romain »... « Si vous connoissiés l'amittié et toutes ses délicatesse mon cher ami vous ne m'auteriés pas le plaisir de vous demender du vin cet une petite marque de confience [...] ne voulés vous plus rien de la fameuse Bibliotesque elle est à votre servisse aussi bien que celle à qui elle apartient ».

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Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute) ; 1 page et demie in-4.

Lot 44: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute) ; 1 page et demie in-4.

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Description: Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU. L.A. (minute) ; 1 page et demie in-4. Brouillon très corrigé d'une belle déclaration amoureuse, adressée, selon René Pomeau, à Mademoiselle de Clermont [Marie-Anne de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Clermont (1697-1741)]. [CM 632] « Jay baisé mille fois votre adorable lettre. Tout ce que ji lis me charme. Je vous laisse donc le soin de mon bonheur je le mets tout entier entre vos mains je nen veux point qui ne me vienne de vous et qui ne retourne à vous et pour augmenter le votre je chercheray à acquerir touttes les bonnes qualités qui pourront me donner votre estime. Vous me verrés un desir continuel de vous plaire et peutestre cela vous plaira til. Je vous aime parce que ji suis destiné je vous aime encor parce que je vous vois toutes les belles qualités que jaye jamais souhaitez dans une persone sous les loix de laquelle je dois vivre. Je voudrois que vous sentissiés bien le plaisir que jay destre avec vous et la peine que jay den estre separé. Combien j'aime à vous voir et à vous entendre. Pour en bien juger il faudroit que vous fussiés moy ce nest pas assés destre vous ». On joint la copie autographe de ce document par Trophime-Gérard de Lally-Tollendal.

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[Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU]. 2 L.A. d'une femme à M. de MONTESQUIEU à Paris, s.d. ; 1 page in-8 et demi-page in-4, adresses avec cachets cire rouge (brisés) représentant un Cupidon avec la devise Amour trouve moyen. [CM

Lot 45: [Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU]. 2 L.A. d'une femme à M. de MONTESQUIEU à Paris, s.d. ; 1 page in-8 et demi-page in-4, adresses avec cachets cire rouge (brisés) représentant un Cupidon avec la devise Amour trouve moyen. [CM

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Description: [Charles de Secondat, baron de La Brède et de MONTESQUIEU]. 2 L.A. d'une femme à M. de Montesquieu à Paris, s.d. ; 1 page in-8 et demi-page in-4, adresses avec cachets cire rouge (brisés) représentant un Cupidon avec la devise Amour trouve moyen. [CM 630 et 631] [Juillet 1736 ?]. « Je me porte mieux. Je ne vois pas que je puisse moposer que vous alliés à Compiegne je ne fais pas cas des maitresse qui derange les devoirs de lamitié et les attentions de la société. Jymagine que lors que lon exige ces espèces de sacriffice c'est plus par ampire que par tendresse et jayme mieux paroitre tendre quabsolue. Jay permission de me lever jen ay une tres grande satisfaction. Vos amours sont un peu languissante mais le caeur na point de part à ces petites miseres. Je vous ayme comme si javois la force de Samsson. Voyla ce que cest que damployer le sentiment par tout ». Samedi matin. « Estes vous capable Monsieur de vous determiner à une promenade à la campagne par le desir des autres la complaisance est une vertu dusage je la solicite cependant sans la conseiller. Le beau tems une compagnie douce et un lieu charmant rand ma proposition honneste, si malgré cela vous avez des affaires, des occupations ou des plaisirs plus vifs je suis davis que vous resistiez. La fermeté a aussi son prix. Deux dames qui voudroient estre devinée et qui nont pas envie de se nomer doivent aller mercredy ou jeudy à Bercy chez Mr de Bercy si ce voyage vous convient elles iront vous prandre un des deux jours que vous choisirez »...

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Henri-Léonard-Jean-Baptiste BERTIN (1720-1792) contrôleur général des Finances. 18 lettres ou pièces, dont 3 autographes ou en partie autographes, et 15 à lui adressées ou remises, 1761-1763 ; 57 pages formats divers.

Lot 46: Henri-Léonard-Jean-Baptiste BERTIN (1720-1792) contrôleur général des Finances. 18 lettres ou pièces, dont 3 autographes ou en partie autographes, et 15 à lui adressées ou remises, 1761-1763 ; 57 pages formats divers.

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Description: Henri-Léonard-Jean-Baptiste BERTIN (1720-1792) contrôleur général des Finances. 18 lettres ou pièces, dont 3 autographes ou en partie autographes, et 15 à lui adressées ou remises, 1761-1763 ; 57 pages formats divers. Dossier relatif à l'affaire Lally-Tolendal et à la Compagnie des Indes. * Note autographe de Bertin, résumant le contenu des pièces du dossier, transmises à M. Parent (premier commis des Finances) : « 1. Accusations ou faits rapportés contre Mr. de Lally sur le militaire avec la note des lettres &c. où ils sont consignés. 2. Idem sur les autres officiers et notamment sur Mr. de Bussy. - Accusations idem contre Mr. de Lally sur le civil et l'administration. - Accusations et faits rapportés par Mr. de Lally contre le Conseil, et autres sur le civil »... * Copie d'une lettre de Germain, sous-marchand à Pondichéry (mort dans la traversée), Trinquebar 10 juillet 1761, trouvant également coupables de la perte de Pondichéry Lally, Leyrit et le Conseil. L.A.S. d'envoi de Parent au Contrôleur général, 8 août 1762, portant en marge cette note autographe de Bertin : « Je suis bien aise d'avoir tiré de toutes ces affaires la meme conclusion que luy : sçavoir que tous les deux ont tort l'un plus, l'autre moins ; et que si chacun avoit pensé plus à son devoir qu'à la passion, et plus au service du Roy qu'à son interet nous n'en serions pas là »... * 2 L.A.S. de Costar, secrétaire de la Compagnie des Indes, envoyant des pièces à Parent, 21 septembre et 12 novembre 1762. * L.S. de Duval de Leyrit (ancien gouverneur de Pondichéry), Paris 14 octobre 1762, promettant pour la fin du mois le « nouveau travail » que le Contrôleur général a demandé au Conseil de Pondichéry. * Minute d'une lettre de Bertin avec d'importantes additions et corrections autographes, au duc de Choiseul, ministre de la Guerre et de la Marine, Paris 16 octobre 1762. L'arrivée d'un grand nombre d'officiers qui ont servi aux Indes sous Lally, et le retour des membres du Conseil de Pondichéry, lui ont permis de rassembler « les faits concernant les operations militaires de l'Inde. Le premier regarde les griefs de Mr. de Lally et du Conseil de Pondichery contre Mr. Daché : j'en joins un mémoire avec la copie ou extrait des pièces qui sont en ma possession. Ce fait m'a paru important Mr. de Lally attribuant en grande partie ses mauvais succès à la retraite prematurée de la flotte et de Mr. Daché »... Il résume les griefs de part et d'autre... - Une autre minute, intégrant les modifications de Bertin. - L.S. du duc de Choiseul, Fontainebleau 16 octobre 1762, promettant d'examiner particulièrement les griefs « relatifs au militaire »... * L.S. de Lally-Tolendal à Bertin, Fontainebleau 20 octobre 1762, donnant des détails sur ses dénonciateurs Landivisiau et Fumel, « les deux seuls officiers de mon armée que j'ai cru ne devoir point employer pendant toute la guerre de l'Inde » : leurs protecteurs en haut lieu, dettes, femmes, etc. Il signale aussi que « la petite guerre civile de l'Inde » recommence par l'attroupement quotidien sous ses fenêtres d'employés ou officiers de l'Inde venus le narguer, et dont le chef, Mariol, est le même qu'en Inde... Bertin a noté, en haut : « donner connoissance a Mr le lieutenant de police de la plainte que fait Mr de Lally de la conduite du Sr Mariol et autres »... - Minute de la réponse de Bertin, Fontainebleau 23 octobre 1762, invitant Lally a lui signaler tous ses griefs contre toutes les personnes qu'il avait eues sous ses ordres ; pour éviter des récriminations, il en demande autant à ses adversaires... * Extrait d'une lettre confidentielle d'un employé de la Compagnie des Indes hollandaise, à un officier de la Compagnie des Indes française [M. de Sombreuil], Batavia 15 janvier 1762, sur les vivres et effets disponibles pour les Français contre des lettres de change ; il précise qu'il a déjà servi le comte d'Estaing, MM. Joannis et Cossigny... - L.A.S. d'envoi de M. de Montaran à Bertin, Beaurepaire 30 octobre 1762, proposant d'entretenir une correspondance avec cet employé qui préfère garder l'incognito... * L.S. avec 6 lignes autographes du duc de Choiseul à Bertin, Versailles 12 décembre 1762, demandant des documents originaux, « pour pouvoir proceder juridiquement contre M. de Lally, et tous ceux qui peuvent se trouver impliquez dans cette affaire »... - Minute de la réponse, Paris 18 décembre 1762, précisant les numéros des pièces concernant le comte d'Aché, et « par lesquelles il est fort inculpé »... - L.S. de Choiseul à Bertin, Versailles 23 janvier 1763 : Bertin ayant été présent au rapport que Choiseul fit au Roi sur la conduite militaire de Lally dans l'Inde, et à la décision que le Roi a rendue, « j'ay cru devoir la mettre par écrit, et vous l'envoyer »... - Copie de la décision du Roi : l'examen de l'administration civile et économique devant précéder celui des « objets militaires », c'est au Contrôleur général de faire commencer l'instruction du procès de Lally ; « M. de Lally restera prisonnier à la Bastille jusqu'au jugement definitif de l'une et l'autre cause »... * Copie de diverses pièces relatives à la capitulation de Pondichéry : déclaration de Lally au colonel Coote, 15 janvier 1761 ; procès-verbal d'une séance du Conseil de Pondichéry du 19 janvier ; lettre du Conseil à celui de l'Isle de France (maurice), 12 février. * L.S. (griffe) de Choiseul à Bertin, Versailles 22 février 1763, le remerciant d'avoir communiqué copie des instructions données à Lally par MM. d'Argenson et de Moras en 1756. Lally semble s'être conformé au principe de retirer la Compagnie de ses engagements avec « les puissances du pays », mais qu'il s'est trop pressé de rappeler les troupes du Décan... On joint la copie d'une lettre de Bertin à M. de La Tour, intendant et premier président d'Aix, où il est question de la Compagnie des Indes (12 novembre 1762).

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Charles-Joseph Patissier de BUSSY, marquis de Castelnau (1720-1785) commandant en second dans l'Inde sous Lally-Tolendal, puis gouverneur général des établissements français des Indes. 2 L.S. (la même en double), Paris 16 septembre 1761, plus 4

Lot 47: Charles-Joseph Patissier de BUSSY, marquis de Castelnau (1720-1785) commandant en second dans l'Inde sous Lally-Tolendal, puis gouverneur général des établissements français des Indes. 2 L.S. (la même en double), Paris 16 septembre 1761, plus 4

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Description: Charles-Joseph Patissier de BUSSY, marquis de Castelnau (1720-1785) commandant en second dans l'Inde sous Lally-Tolendal, puis gouverneur général des établissements français des Indes. 2 L.S. (la même en double), Paris 16 septembre 1761, plus 4 manuscrits ; 6 pages in-4, et 124 pages in-fol. Témoignages sur la chute de Pondichéry, dénonçant la conduite de Lally-Tollendal ; ces documents ont été recueillis par Lally et ses défenseurs. * 2 exemplaires d'une lettre écrite avant le retour de Lally en France. Bussy faisait peu de cas des calomnies que « la fureur et la haine » ont dictées contre lui à Lally, les attribuant à « un de ces accès qui ne luy sont que trop ordinaires ». Mais sa dernière lettre à la Compagnie des Indes force Bussy à regarder Lally comme « le plus méchant et le plus dangereux des hommes » : « il m'est absolument impossible d'imaginer les prétendus crimes dont il lui à plu de m'accuser. Si les imputations odieuses de M. de Lally avoient pû faire sur moy quelque impression, je n'en serois que trop dédommagé par le suffrage unanime de tous les honnêtes gens qui nous ont vû opérer l'un et l'autre dans l'Inde »... Il va donc communiquer tous les témoignages qui lui parviennent : « Le vrai seul peut inspirer une si parfaite conformité »... * Relevé sommaire d'une lettre de M. de Bussy brigadier des armées du Roy datée de Paris le 8 7bre 1761. Analyse d'une lettre dont la teneur est la même que celle ci-dessus, suivie de l'analyse de lettres de Pondichéry du 5 au 10 février 1761, de Moracin, Ceccaty, Degrout, Porcher, Leyrit et Grayell, dénonçant la conduite de Lally [voir n° 58], plus une du conseiller Courtin où Lally, « second Domitien », est accusé d'avoir déclaré qu'il ferait mettre le feu à Pondichéry et se mettrait dans une chelingue « pour se repaître du cruel plaisir de la voir brûler », et une autre de Fumel accusant Lally d'avoir pillé les magasins de la Compagnie et l'église avec la complicité de Noronha et d'autres « moines sacrilèges »... Plus le résumé de lettres ou extraits du chevalier de Soupire, des jésuites Caeurdoux et Lavaur, du marquis de Conflans et d'employés à Pondichéry, l'accusant d'erreurs de jugement et d'« horreurs »... * Relevé sommaire de plusieurs lettres au sujet de la perte de Pondichery... Analyse de 9 lettres écrites entre octobre 1760 et février 1761, par le R.P. Vernet, jésuite (« il y a eu plus de ventes que de pertes de places, plus de trahisons que de deffaites ») ; le chevalier de Bausset, conseiller (« L'incapacité, la lacheté et l'avarice de M. de Lally a tout perdu ») ; Duplant de Laval, conseiller (Lally « a sacrifié la Compagnie à son intérêt ») ; le chevalier de Mesmes, colonel (Lally a « tout sacrifié à sa cupidité, à sa jalousie, à sa vengeance et à son animosité », il a traité les représentations du gouverneur et du Conseil de révolte et d'attentats à l'autorité du Roi, il s'est « fait detester des gens du pays ») ; anonyme (critiquant Lally, « plus ennemy des françois que les anglois eux-mêmes », mais aussi d'Aché, Duval de Leyrit et le Conseil) ; Trinquere, aide-major (la ruine de la colonie est due à l'incapacité et l'avarice de Lally) ; Landivisiau, brigadier (« Pondichery etoit imprenable, s'il avoit esté pourvu de vivres, il argumente de là contre la negligence de M. de Lally », toujours égaré par « sa haine implacable contre la gent humaine ») ; Fumel, major-général de l'armée (Lally s'est ménagé des justifications, et tâchera de prouver qu'il y a eu « complot fait pour le trahir »). * Faits tirés de deux recueils de differentes pièces sur les affaires de l'Inde produites par M. de Bussy. Relevé d'allégations, accusations ou faits qui pourraient étayer les chefs d'accusation de concussion et d'intelligence avec l'ennemi. * Précis d'un mémoire de M. de Lally. Analyse d'un mémoire de Lally adressé au Contrôleur général depuis son retour à Paris. En marge figurent des renvois, d'une autre main, aux recueils de pièces produits par M. de Bussy, et le résumé de pièces contestant les faits ou l'interprétation des faits du mémoire de Lally. On joint 2 dépositions originales faites contre le sieur de Gadeville, accusé de pillages dans Pondichéry [ce maréchal des logis de l'Armée de l'Inde sera mis en accusation, emprisonné à la Bastille et finalement condamné à un blâme et une amende] par le sergent major Brion du Druide et le S. Boistel (Pondichéry 2 janvier 1761), et par le maréchal des logis Durup de Bussy (Pondichéry 18 janvier 1761). Plus la copie de 2 lettres de Lally par son fils (à Bussy, 13 juin 1758, et à Moracin, 11 juin).

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Jean-Antoine-Nicolas Caritat, marquis de CONDORCET (1741-1794). L.A.S., ce mercredi [1780], au marquis de VILLEVIEILLE ; 2 pages et demie petit in-4, adresse avec fragment de sceau (un peu froissée, qqs lég. piq., petit manque par bris de cachet).

Lot 48: Jean-Antoine-Nicolas Caritat, marquis de CONDORCET (1741-1794). L.A.S., ce mercredi [1780], au marquis de VILLEVIEILLE ; 2 pages et demie petit in-4, adresse avec fragment de sceau (un peu froissée, qqs lég. piq., petit manque par bris de cachet).

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Description: Jean-Antoine-Nicolas Caritat, marquis de CONDORCET (1741-1794). L.A.S., ce mercredi [1780], au marquis de Villevieille ; 2 pages et demie petit in-4, adresse avec fragment de sceau (un peu froissée, qqs lég. piq., petit manque par bris de cachet). Belle lettre sur la révision du procès de Lally-Tolendal et Voltaire. « Monsieur, (remarquez que je ne vous donne plus le titre de Philosophe, parce que vous n'avez plus de zele) »... Il l'invite à venir samedi avec ce qu'il a copié... « M. d'Epremesnil dans un plat discours prononcé à Rouen dans son procès contre le comte de Lalli, s'est avisé de dire que la postérité ne verrait jamais un home de bien dans cet écrivain si vanté (M. de Voltaire). Voila come pense et écrit ce Bourgeois enrichi des vols que son oncle a fait dans l'Inde. Il est impossible que Me du Vivier [Mme Denis, nièce de Voltaire, qui s'était remariée] laisse passer cette injure ». Elle devrait aller trouver son neveu Alexandre de Dompierre d'Hornoy, disant « que c'est à lui qu'elle a cru devoir s'adresser, qu'il est magistrat, conseiller au parlement come le d'Epremesnil, que s'il a du sang dans les veines, il doit repousser un outrage aussi gratuit que bas et ridicule, qu'elle exige sa parole qu'il prendra toutes les voies judiciaires qui lui sont ouvertes pour demander la radiation des expressions insolentes de M. d'Epremesnil. [...] Il faut absolument qu'elle prenne ce parti. M. du Vivier ne manquera point de plumes pour défendre judiciarement M. de Voltaire. Il ira à Rouen où le procès de Lalli se suit il y présentera sa requête, son mémoire qu'il fera imprimer. [...] C'est le seul moyen qu'ait Madame Denis de se relever dans l'opinion, le pauvre d'Hornoi fera tout ce qu'il faut pour lui donner beau jeu. Ne perdez pas un instant pour la voir. Mais ne lui dites pas que cet avis vienne de moi, parceque d'un autre côté, je fais secouer le d'Ornoi. Je n'ai qu'un intérêt dans cette affaire, celui d'humilier un gredin qui ose insulter un grand home. [...] Il sera bon je crois qu'après avoir vu et déterminé Me Denis vous parliez au mari. Il importe fort peu au genre humain que la nièce de M. de Voltaire ait eu envie à soixante ans de coucher avec un home, mais il importe beaucoup qu'il ne soit pas permis dans un libelle judiciaire prononcé en jacquette rouge d'attaquer la probité d'un grand homme ». ...On joint la brochure de Condorcet à ce sujet : Réponse au premier plaidoyer de M. d'É......... dans l'affaire du comte de Lally, par un ami de M. de Voltaire (Londres, 1781).

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Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 2 L.S., et une L.S. de son prédécesseur Charles GODEHEU, Pondichéry 1755, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES, à Paris ; 28

Lot 49: Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 2 L.S., et une L.S. de son prédécesseur Charles GODEHEU, Pondichéry 1755, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES, à Paris ; 28

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Description: Georges duval de leyrit (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 2 L.S., et une L.S. de son prédécesseur Charles Godeheu, Pondichéry 1755, aux syndics et directeurs de la Compagnie des Indes, à Paris ; 28 pages in-fol., dont un cahier lié d'un ruban bleu. Sur la situation à Pondichéry et en Inde après le départ de Dupleix et avant l'arrivée de Lally-Tolendal. 7 janvier (lettre en partie chiffrée et traduite dans l'interligne). Charles Godeheu renvoie les syndics et directeurs au « Comité secret » pour le détail du traité provisoire qu'il a signé avec Saunders [gouverneur anglais de Madras], puis fait part de sa décision de prendre sa retraite ; il évoque les mauvaises affaires dues au défaut de crédit et de marchandises et aux « depenses prodigieuses que la guerre nous occasionne »... Il leur portera « l'affaire de M. Law telle que M. Dupleix me l'a remise » et tâchera de leur donner des éclaircissements sur les fonds « qui paroissent existants sur les livres »... 5 octobre. Duval de Leyrit dresse un état des lieux : les plaintes sur « la disette des fonds » ne sont pas sans fondement. Dupleix a marqué à la Compagnie qu'elle était déchargée des frais de la guerre, mais Leyrit trouve les revenus de la province d'Arcate insuffisants pour leurs dépenses, malgré leur réduction depuis la trève, et il déconseille de toucher aux appointements de campagne des officiers tant qu'on n'est pas assuré de la paix... Il a fait relever un bastion, mais il leur faudrait encore des magasins, des casernes, etc. Il parle de plusieurs employés de la Compagnie, des Maldives en révolution que Dupleix a secourues, et se félicite de sa garnison de quelque 1500 hommes. Cependant il conviendrait que la Compagnie fît passer ici un corps de vieilles troupes aguerries : « Les nôtres ont du feu et de l'ardeur, mais elle ne tiennent point pour peu qu'elles trouvent de résistance. Le désordre s'y met et il n'est plus possible de les rallier. On en a fait ces derniers tems de tristes expériences »... Le Roi d'Angleterre a fait autant... Il est encore question de petites guerres indigènes dans la région de Négrailles où les Anglais se sont établis, et du dessein des Anglais de s'emparer du Pégu... 6 octobre. Le départ de la Diane est retardé ; Leyrit en profite pour transmettre un paquet de Pigot, gouverneur de Madras, adressé aux directeurs de la Compagnie d'Angleterre... On joint un dossier de 8 pièces certifiées conformes par des greffiers des Conseils de Pondichéry ou de Chandernagor : extraits de lettres ou de registres du greffe de Chandernagor relatifs à Alexandre de L'Église, employé de la Compagnie que l'on souhaite éloigner de la colonie, 1755-1759 ; plus une liste de mouvements de bateaux entre les îles de France et de Bourbon et Pondichéry, 1755.

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Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 4 L.S. et 3 P.S., Pondichéry 1756, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES à Paris ; 98 pages grand in-fol. ou in-fol., dont 4

Lot 50: Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 4 L.S. et 3 P.S., Pondichéry 1756, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES à Paris ; 98 pages grand in-fol. ou in-fol., dont 4

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Description: Georges duval de leyrit (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 4 L.S. et 3 P.S., Pondichéry 1756, aux syndics et directeurs de la Compagnie des Indes à Paris ; 98 pages grand in-fol. ou in-fol., dont 4 cahiers liés d'un ruban bleu. Intéressante correspondance sur la situation de Pondichéry et des comptoirs de la Compagnie des Indes. 12 février. Les Anglais ont la supériorité dans le Carnatek, et Bussy cherche à ménager celle du Décan, mais les Anglais travaillent à s'y affermir et à s'y étendre, « au préjudice même du traitté de treve »... Leyrit donne des nouvelles des Maldives, et rend compte de l'état du prisonnier Papiapouley, qui refuse de restituer de l'argent en se prévalant d'une décharge de Dupleix... Il est d'accord que le rétablissement du comptoir est nécessaire, et il s'étonne que Dupleix ait pensé autrement... Il a fait passer des renforts à Bussy, et il explique l'affaire des quatre cerkars donnés à Bussy par le fouba du Décan pour la solde et les frais de ses troupes... Il parle aussi de l'établissement de Néliceram, et des revenus qu'on peut en espérer... Le bénéfice que le caissier ici fait par la conversion des roupies et des pagodes a fait l'objet de ses réflexions, mais il n'a pu encore y remédier... Leyrit joint : 1° la copie de sa lettre à Godeheu du 3 janvier 1756 (plus de 50 p.), dans laquelle il répond article par article aux informations et instructions de son prédécesseur. Il y est question de la trève conclue par Godeheu, des revenus et forces d'Arcate, Portenove, Careikal, Mahé, Nélicéram, les Maldives, le Pégu, Bengale, d'affaires avec les Hollandais et des Rajas du pays, et entre eux, et de l'excellent travail de Bussy dans le Décan... « L'armée de Mr de Bussy continüe de soutenir l'honneur de la nation »... Tant que cet officier maintiendra son crédit dans le Décan, « il lui sera toujours facile de détruire les cabales qui pourroient se former contre lui »... Précisions sur les troupes, les travaux civils et militaires, la marine, l'artillerie, les magasins de marchandises et de vivres, la police intérieure, la monnaie, le commerce, etc. - 2° la copie d'un mémoire de Panon, chef d'Yanaon (22 décembre 1755), avec des remarques de Leyrit en regard, sur les informations nécessaires à l'établissement d'un comptoir... 13 février. Leyrit rend compte des mesures prises en faveur du chevalier de Martené, auquel s'intéresse le comte d'Argenson... 17 avril. Il va faire garnir les remparts de « la même artillerie qui y étoit lors du der siege », réparer les fossés, les glacis et les fortifications, et munir la place « de toutes les provisions et subsistances nécessaires »... Les Anglais agissent avec si peu de ménagement « qu'il faudra bientôt en venir à quelques extrémités facheuses »... 19 octobre. Exposé de la situation commerciale et financière de Pondichéry, et des mesures administratives prises par le Conseil. Il déplore l'augmentation des dépenses, notamment pour les travaux de l'artillerie ; la situation de Chandernagor n'est pas moins à plaindre... Alors que la rupture avec Salabetzingue faisait craindre la perte de tout ce qu'ils possédaient dans le Décan, ce nabab a demandé la paix... Il joint la copie d'une lettre à lui adressée par M. Louet, directeur commandant à Mayé, 9 juillet 1756, à propos du comptoir de Mahé...

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