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Auction Description for Le Brech & Associés: Succession Lally-Tollendal et à divers amateurs
Viewing Notes:
Tous les lots de cette vente seront visibles chez l'expert sur rendez-vous, puis le 18 décembre, de 9h à 12h, à la Salle VV, 3 rue Rossini, 75009 Paris
Sale Notes:
MARDI 18 DÉC. 2012 À 14H00

SALLE V. V. - 3, RUE ROSSINI -75009 PARIS

SUCCESSION LALLY-TOLLENDAL ET À DIVERS AMATEURS ...

LE BRECH & ASSOCIÉS
EMAIL : CONTACT@LEBRECH-ASSOCIES.COM
TÉL. : 01 47 70 04 88

INFORMATIONS SUR LA VENTE
SUCCESSION LALLY-TOLLENDAL et à Divers Amateurs ...

Bel ensemble de lettres de Montesquieu et à lui adressées.
Exceptionnel ensemble d'archives de Lally-Tollendal sur la guerre et la perte des Indes, sur la Compagnie des Indes et sur son procès.
Importantes archives historiques, politiques et littéraires de son fils Trophime-Gérard.
Rare partition de jeunesse de Jules Massenet.

Experts:

Thierry BODIN,
EXPERT PRÈS LA COUR D'APPEL DE PARIS
45, rue de l'Abbé Grégoire - 75006 Paris
Tél. : 33 (0)1 45 48 25 31 - Fax : 33 (0)1 45 48 92 67
E-mail : lesautographes@wanadoo.fr

Contact : A. de Montigny +33 6 70 58 53 72
Artlys Patrimoine

PIERRE-ALAIN LE BRECH
Commissaire-Priseur Habilité

Succession Lally-Tollendal et à divers amateurs

by Le Brech & Associés


230 lots with images

December 18, 2012

Live Auction

3,rue Rossini

Paris, 75009 France

Phone: +33 (0)1 47 70 04 88

Email: lebrech.associes@neuf.fr

230 Lots
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Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 4 L.S., Pondichéry 1757, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES à Paris ; 13 pages in-fol. (fentes à 2 pièces), dont un cahier lié

Lot 51: Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 4 L.S., Pondichéry 1757, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES à Paris ; 13 pages in-fol. (fentes à 2 pièces), dont un cahier lié

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Description: Georges duval de leyrit (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 4 L.S., Pondichéry 1757, aux syndics et directeurs de la Compagnie des Indes à Paris ; 13 pages in-fol. (fentes à 2 pièces), dont un cahier lié d'un ruban rose. Intéressante correspondance sur la situation à Pondichéry et en Inde avant l'arrivée de Lally-Tolendal. 8 février (lettre en partie chiffrée, déchiffrée dans l'interligne). La nouvelle de la déclaration de la guerre entre la France et l'Angleterre n'a apporté aucun changement aux affaires. Leyrit explique qu'il n'a eu ni les forces ni les fonds pour profiter de la diminution des forces anglaises... Bussy est occupé dans les provinces à réparer les désordres occasionnés par la rupture avec Salabetzingue... Leyrit accuse réception de caisses d'or et d'argent et propose de renvoyer en Europe du bois rouge, du poivre, du café... 26 février, réponse à la recommandation du frère d'Abraham Anquetil, passé depuis à Bengale... 22 octobre. « Les fonds que nous avons reçus par la première division de l'escadre de Mr Daché, sont déjà presqu'absorbés, par les dépenses [...]. J'entre avec Mrs du Comité secret, dans un plus grand détail »... Le mécontentement des créanciers de la Compagnie est général, « et le discredit qui en résulte, me prive de plus en plus de toutes ressources »... 10 décembre. Depuis la prise de Chetoupet, les pluies ont arrêté les troupes dans leur succès... Nouvelles des forces de terre et de mer des Anglais, d'après le rapport d'un prisonnier... Depuis la prise de Chandernagor, Law a échappé, mais les Anglais ont fait miner les bastions du fort... Nouvelles de Bussy, qui demande son rappel : « il attendra l'arrivée de Mr de Lally »... Nouvelles du nabab Salabetzingue et d'autres princes... « Nous attendons avec bien de l'impatience l'arrivée de Mr de Lally et de l'escadre, pour nous voir en situation de réparer nos pertes ; mais s'il faut s'en rapporter aux demandes de munitions de guerre, que font Mrs du Corps Royal, pour faire un siège tel que celui du fort St David, il ne sera pas possible de rien entreprendre »... On joint un résumé (« extrait ») des lettres du 8 et du 26 février (2 p. gr. in-fol.).

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Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 12 L.S. et 2 P.S., Pondichéry 1758, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES, dont 8 au « Comité secret » (une au Contrôleur général

Lot 52: Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 12 L.S. et 2 P.S., Pondichéry 1758, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES, dont 8 au « Comité secret » (une au Contrôleur général

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Description: Georges duval de leyrit (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 12 L.S. et 2 P.S., Pondichéry 1758, aux syndics et directeurs de la Compagnie des Indes, dont 8 au « Comité secret » (une au Contrôleur général des Finances) ; 94 pages in-fol. (qqs mouill.), dont 7 cahiers liés d'un ruban bleu. Important ensemble sur les événements survenus depuis l'arrivée de Lally-Tolendal, et témoignant de la mésentente qui s'est rapidement installée entre le gouverneur et le général. 28 janvier. Leyrit informe le Comité secret de l'entraînement des troupes, et des forces anglaises à Madras, à Arcate, au fort Saint-David et à Trichenapaly. Le chevalier de Soupire ne veut rien entreprendre jusqu'à l'arrivée de M. de Lally : « Il n'y a point d'argent [...] ; les Cipayes ne sont point encore payés pour le mois de décembre [...]. Nous manquons d'ailleurs de munitions et surtout de poudre »... Nouvelles d'Ali Khan, Raja-Saëb et d'autres chefs... Nouvelles de Bussy, qui a aeuvré pour rétablir le nabab Salabetzingue ; il est retourné dans le Décan, « où il va se trouver dans un nouveau labyrinthe d'intrigues et de trahisons »... Rapports sur les mauvais traitements de la part des Anglais depuis la prise de Chandernagor, et projets de rétablir la Compagnie dans le Bengale : il faudrait pouvoir compter sur nos propres forces, et non sur les Maures... Craintes quant à son propre statut, face aux officiers... 18 février. À propos des nouveaux établissements de Ramataly et de Véliceram : la conservation de Mahé doit être prioritaire, puis celle du Mont Delly et de Ramataly ; les postes du Nord, éloignés de la mer, sont à l'abri d'un coup de main des Anglais... - Au Comité secret, il livre des renseignements précis sur l'escadre anglaise, et confie ses craintes : les Anglais ont tiré des richesses immenses du Bengale, et, à l'arrivée de Lally, pourront avoir fait des préparatifs qui rendront nos entreprises difficiles et hasardeuses... 11 mars. Il informe le Comité secret de mouvements de vaisseaux anglais, et des activités des Anglais à Calcutta et à Chandernagor. Eux-mêmes sont condamnés à l'inaction par manque d'argent, surtout depuis l'arrivée de l'escadre de M. Bouvet, et malgré le vaeu d'entrer en campagne dès l'arrivée de Lally, dont le retard devient chaque jour plus préjudiciable : « Nous nous consommons en dépenses, et nous avons le chagrin de voir nos troupes diminuer tous les jours, par les maladies et les désertions, sans pouvoir en faire aucun usage »... Il craint de se trouver dans l'impossibilité de soutenir la guerre, et transmet une lettre de Law, qui n'a pu payer ses troupes... 1er août et 2 septembre. Ayant fait marcher des troupes dès le soir du 28 avril, Lally a pris tour à tour Goudelour, le fort Saint-David et Divicottey, alors que le comte d'Aché a livré une première bataille navale, mais le défaut d'argent, de poudre et de fournitures de marine les a empêchés d'entreprendre le siège de Madras... Lally s'est rendu avec ses troupes dans le Tanjaour pour réclamer au Raja les 55 lacks de roupies dus en vertu d'une lettre de ce prince à Chana-Saëb « dans le tems que nos troupes l'assiegeoient dans sa ville » (1749)... Cependant le siège de Madras paraît incertain, même si Lally ramasse des fonds : M. d'Aché considère l'escadre anglaise égale en forces à la sienne et « ne paroît pas déterminé à lui livrer un second combat sans auparavant avoir reçu de nouveaux secours d'Europe. La destruction des Anglois par mer est cependant un préalable nécessaire pour assurer le succès de cette entreprise »... Leyrit doute de surcroît que les ordres que Lally a donnés à Bussy et Moracin pour obtenir des renforts soient suivis ; il donne des explications sur la situation à Mazulipatam et dans le Décan en proie à une révolution ; pourtant Lally « s'embarrasse peu, dit-il, de la conservation des quatre provinces de nantissement et que ce soit Salabetzingue ou Nizamaly qui ait le fouba du Décan, persuadé que lorsqu'il aura détruit les Anglois il y arrangera les affaires comme il le jugera à propos et sera le maître de reprendre les quatre provinces si elles conviennent, il n'a d'autre vues que la destruction des Anglois ; c'est à quoi il raporte toutes ses idées rien n'est capable de l'en détourner »... Après avoir donné des nouvelles du Bengale, où Courtin a été fait prisonnier, Leyrit reprend son rapport le 2 septembre pour raconter l'échec des négociations de Lally avec le Raja du Tanjaour, suivi par l'échec de son siège de la ville (sont incriminées l'insuffisance de vivres et de munitions, l'impossibilité de porter des secours à cause de l'abandon du poste de Cheringham, et l'ignorance de Lally du génie et du caractère des peuples auxquels il avait affaire)... « M. de Lally fâché de ce que l'argent manque veut se charger de la partie des finances et en conséquence vient d'ordonner à tous les comptables de ne plus rien payer que sur ses ordres et reçus, il ne me paroît pas que ce nouvel arrangement puisse subsister longtems »... M. d'Aché, qui s'est plutôt bien tiré d'une deuxième bataille navale, est « mécontent » et a refusé de différer son départ : « Les Anglois vont encore une fois devenir les maîtres de la mer »... Lally projette de faire des mouvements pour divertir les Anglais de Vellore où Bussy et Moracin se trouveraient avec un corps de troupes, mais il faudrait faire rétrograder ce corps : « Je lui ai dit ce que je pensois sur ce sujet et je n'ai pas manqué de lui faire sentir les inconvenients qui resulteroient de l'abandon que nous paroissions faire de la partie du Nord, d'où il peut tirer pour le présent bien des secours »... 28 septembre. Récapitulatif au Comité secret du précédent historique militaire, et réitération de son incapacité à subvenir aux dépenses de campagne... 30 septembre. Nouveau récapitulatif, avec quelques notes marginales d'une autre main... 11-12 octobre. Comme prévu, Lally s'est vite dégouté de la gestion des finances, mais sa méfiance s'est étendue aux terres, dont on lui a fait entendre « qu'il s'y passoit bien des abus », et il a voulu changer la régie, sans pourtant prendre de résolution, ce qui a arrêté la rentrée des revenus ; il a tiré Papiapoulé de prison et l'a chargé de prendre des informations sur la valeur des terres conquises... Tout le monde est témoin des efforts que Leyrit a faits pour établir la confiance entre eux, et des épreuves auxquelles Lally a soumis sa patience « par une suitte non interrompue de mauvais et d'injustes procedés. C'est y mettre le comble que de me reprocher comme il fait aujourd'huy de luy tendre des pieges et de luy preparer des obstacles [...] il cherche a rejetter sur moy tout le blame de ses operations si elles ne reussissent pas [...]. Je suis devenu la victime de ses preventions. Il se prevaut des nottes peu favorables que je sçais que la Compagnie luy a donné de moy lorsqu'il est party pour l'Inde. Il ne me les a pas laissé ignorer »... Leur détresse s'aggrave, et les Cipayes désertent. Bussy a reçu l'ordre de rejoindre Lally à Vandavachy : « Il est à souhaiter que M. de Lally veut suivre ses conseils [...] vis-à-vis des puissances du pays tant Maures que gentils »... Le 12, Leyrit annonce que Bussy veut rentrer en France... 30 octobre, au Comité secret. Arcate, abandonné par les Anglais, a été pris « presque sans coup férir » ; Lally, suivant le conseil de Bussy, y a fait arborer le pavillon de Salabetzingue. Ni l'arrivée de renforts anglais dans Madras, ni la mauvaise saison ne le détournent du dessein d'assiéger cette place ; quant à l'argent, Abeille, sous-marchand, et Miran, ancien conseiller, ont proposé d'avancer 500 000 roupies, en demandant pour 5 ans la ferme des anciennes possessions de la Compagnie ; le Conseil la leur a accordée, en cassant les anciens baux ; Leyrit craint que ces nouveaux fermiers ne tiennent pas leurs engagements... Jointe à cette lettre, la copie de lettres de Magon à Leyrit du 1e août et 6 septembre 1758, faisant état de mouvements de vaisseaux... - Aux syndics et directeurs : les fonds envoyés et les revenus des terres ne suffiront pas à la dépense de la guerre ; Leyrit voudrait relever le pavillon de Surate pour prévenir l'entreprise probable des Anglais sur cet endroit... 2 novembre. Nouvelles observations sur la coûteuse petite expédition sur Cheloupet de Soupire, qui ensuite est resté dans l'inaction en attendant Lally... Avant que l'escadre de M. de L'Éguille n'arrive, les Anglais auront reçu des secours et ne craindront plus pour Madras ; Lally voudrait livrer le siège sans tarder « mais je ne pense pas qu'il ait assés de forces pour une pareille entreprise »... 10 novembre, envoi au Contrôleur général du journal qu'il lui a demandé... On joint un résumé (« extrait ») manuscrit de la lettre du 11 octobre (5 p. in-fol.).

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Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. MANUSCRIT signé avec date autographe, Journal de ce qui s'est passé dans l'Inde de plus intéressant depuis le 17 octobre 1758 jusqu'au [9

Lot 53: Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. MANUSCRIT signé avec date autographe, Journal de ce qui s'est passé dans l'Inde de plus intéressant depuis le 17 octobre 1758 jusqu'au [9

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Description: Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. Manuscrit signé avec date autographe, Journal de ce qui s'est passé dans l'Inde de plus intéressant depuis le 17 octobre 1758 jusqu'au [9 novembre 1758], Pondichéry 13 mars 1759 ; 51 pages et quart in-fol. en 2 cahiers liés d'un ruban rose. Duplicata du journal du gouverneur de Pondichéry, établi après la levée du siège de Madras (17 février 1759), à la demande du Contrôleur général, et à une époque où l'hostilité entre Leyrit et Lally était devenue évidente à tout Pondichéry. Cet extrait correspond aux semaines au cours desquelles Lally, de retour à Pondichéry après la prise d'Arcate, cherchait les fonds nécessaires pour son expédition contre Madras. Nous ne citerons que quelques fragments de cet intéressant document. 17 octobre. Lally demande au Conseil une modification des baux de la ferme générale de la Compagnie des Indes afin d'obtenir une avance d'un demi-million de roupies. « M. de Lally demande de l'argent et veut en avoir à quelque prix que ce soit pour faire le siège de Madras, il assure que s'il a cette somme il prendra cette place »... Il est longuement question de la vérification des comptes ; Leyrit regrette que l'arrivée de la présente expédition « eussent rendu aux militaires l'ascendance et l'autorité qu'on avoit cherché à leur ôter »... Anecdote sur la demande que Lally lui fit, d'abolir le Te Deum annuel commémorant la levée du siège de Pondichéry par les Anglais : selon Lally, Dupleix n'avait établi la cérémonie « que pour satisfaire sa vanité »... 18 octobre. Journée passée avec Bussy à parler des affaires du Décan : échos des remarques de Bussy. Lally arrive pour dîner avec eux : il « ne pense qu'au siège de Madras et il est inutile de lui rien proposer qui n'y ait point de raport »... 19 octobre. « Nous n'avons pas une roupie en caisse. M. de Lally, cependant, veut faire pendant l'hyver le siège de Madrast, il n'ignore pas notre situation, je ne sais comment nous nous en tirerons »... Relation d'un conflit avec Lally suivant la proposition du général Pigot d'échanger leurs prisonniers... 20 octobre. Récit d'une « grande colere » de Lally, à la nouvelle que les conditions des fermiers pour avancer de l'argent avaient changé... 21 octobre. « M. de Lally se previent tous les jours de plus en plus contre M. de Bussy. Il ne cesse de se plaindre du peu de lumieres et de secours qu'il en a tiré »... Lally l'a interrogé sur un « pot de vin » supposé ; il s'occupe des préparatifs du siège de Madras, entreprise que Leyrit présente ici comme mal conçue et « bien hazardée » ; Leyrit croit que Lally « seroit flatté de ne pas partager la gloire de cette conquête » avec le chef de l'escadre... 24 octobre. Confirmation de la nouvelle d'un débarquement anglais à Vizagapatam. Attention du Conseil à ne rien mettre dans sa correspondance qui pût « choquer ce general qui est bien susceptible, pénétrant et méfiant et dont l'imagination va toujours au-dela de ce qu'on a pensé. [...] M. de Lally est déterminé a partir »... 25 octobre. « M. de Lally continue ses préparatifs pour le siège de Madrast. On demande beaucoup d'outils, il ne s'en trouve point ou que très peu dans les magasins. Tout ce qui en avoit été porté à Tanjaour y a été laissé »... (En marge, une note dénonce ceci comme une « imposture », alors que la retraite de Tanjaour [en août] n'eut lieu que pour « courir a Pondicheri exposé depuis la seconde défaite essuyée par l'escadre française »)... 26 octobre. Ni les troupes ni les ouvriers ne sont payés... 28 octobre. Recommandations et réclamations de Bussy auprès de Lally ; mémoire présenté par Bussy à Lally... 30 octobre. Le Conseil, à la demande de Lally, a décidé d'écrire à l'Isle de France [Maurice] pour demander les 100 000 piastres attendues par l'escadre de M. de L'Éguille... 31 octobre. Différend entre Bussy et Lally au sujet d'un « paravana » pour Rajah-Saëb, qui donnerait à ce dernier des droits fiscaux ; Leyrit donne raison à Bussy... 1er novembre. Suites de cette affaire, et plaintes de Leyrit sur le peu de diplomatie dont fait preuve Lally à l'égard de Méhémet Ali Khan et ses frères (exposé de leur importance)... 4 novembre. Un conseil mixte approuve par 26 voix sur 27 la demande de Lally de mettre les troupes en campagne ; Leyrit voudrait « qu'on se bornat au siege de Chingelpet ». Il nie avoir parlé à Lally le premier de Tanjaour... Échange peu amène avec Lally au sujet de fonds pour la campagne : l'explication de Leyrit « bien loin de le satisfaire excita chés lui beaucoup de mauvaise humeur qu'il exhala par des b. et des f. et par les propos les plus offensants »... 5 novembre. Efforts du gouverneur pour obtenir de l'argent pour la campagne des malabars et chefs de caste... 6 novembre. « Les marchands et habitans de la ville arrêtés au fort depuis hier se sont enfin déterminés à offrir cent quarante mille roupies »... 9 novembre. Résistance des marchands et chefs de caste, soutenus par quelques principaux de Pondichéry qui désapprouvent l'emprunt : « Je suis accablé de représentations de toutes parts en faveur des uns et des autres »...

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Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 22 L.S., 8 P.S., plus 4 pièces manuscrites jointes, Pondichéry 1759, la plupart aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES, dont 4 au

Lot 54: Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 22 L.S., 8 P.S., plus 4 pièces manuscrites jointes, Pondichéry 1759, la plupart aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES, dont 4 au

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Description: Georges duval de leyrit (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 22 L.S., 8 P.S., plus 4 pièces manuscrites jointes, Pondichéry 1759, la plupart aux syndics et directeurs de la Compagnie des Indes, dont 4 au « Comité secret » ; 154 pages in-fol., dont 9 cahiers liés d'un ruban rose ou bleu (3 documents avec mouill. et bord abîmé). Importante correspondance sur le siège manqué de Madras, les erreurs et fautes de Lally-Tolendal, et la détresse matérielle qui pousse l'armée à la mutinerie. 19 février. Rapport au Comité secret, insistant sur les erreurs de Lally : ses hésitations qui ont retardé le départ pour Madras jusqu'à la saison des pluies ; sa décision d'emmener toute l'armée, laissant les possessions de la Compagnie sans défense contre les pilleurs noirs soutenus par des Anglais ; sa décision de ne pas s'assurer Chingelpet avant d'aller à Madras, ayant pour conséquence la coupure des communications entre Pondichéry et Madras ; l'impréparation des troupes, qui, néanmoins, eurent l'avantage lors d'une sortie de l'ennemi le 14 décembre ; la sous-estimation du nombre des ennemis du dehors ; la décision de faire feu alors que le Corps royal eût préféré attendre l'arrivée de munitions ; « la méfiance et la jalousie » de Lally pour Bussy qui l'ont empêché d'adopter le projet de celui-ci, etc. Lally a « tout sacrifié » pour prendre Madras : les provinces du Nord, les possessions des côtes, toutes les munitions, plus de 80 officiers et on ne sait combien d'hommes. Il eût fallu employer la négociation autant que la force, et profiter de l'expérience et des connaissances de Bussy. Mais Lally « a conçu contre luy tant d'ombrage qu'il ne veut absolument faire aucun usage de sa bonne volonté. Il [Bussy] a fait jusqu'à present le service de brigadier au siège et s'y est distingué »... 10 mars. Nouvelles de la levée du siège, le 17 février, après l'arrivée de renforts anglais. « Mr de Lally a entamé à Arcatte quelques négociations avec les Marattes, et le fossédar de Velour : il demandoit à celui cy de l'argent, et vouloit engager les autres à se déclarer contre les anglais. Il paroît qu'il n'a reussi ny d'un côté ny de l'autre »... Leyrit l'a mis en garde contre l'entrée des Mahrattes dans la province, et il transmet toute leur correspondance : « Il est étrangement prévenu contre Mr de Bussy qu'il semble accuser de trahison. Accusation frivole [...]. Il a voulu aussy en accuser Mrs les officiers du corps royal. Il ne sait sur qui rejetter le mauvais succès de son entreprise »... 13 mars. Leyrit voit « avec peine » les soupçons qui éloignent Lally de toutes les personnes qui pourraient lui être utiles... 30 avril. Bilan désastreux des affaires de la colonie, confié au Comité secret, deux mois après la levée du siège : état désavantageux des troupes françaises, découragement des officiers, manque de munitions, imprudences de Lally ; défaite de Conflans dans le Nord ; embarquement de Moracin, au lieu de Bussy, pour secourir Mazulipatam assiégée... Leyrit n'a rien pour rembourser Law de ses secours aux familles de Chandernagor car « Mr de Lally s'empare pour son armée de touts ceux sur lesquels il peut mettre la main » (sont à ses ordres les nouveaux fermiers et le percepteur des revenus d'Arcate et des pays conquis), et pourtant il cherche à rendre Leyrit responsable de l'approvisionnement de Pondichéry et des places... Bussy est « le seul qui puisse nous rétablir dans le nord » mais il voudrait partir... Leyrit transmet des copies ou extraits de lettres de Ziegenbalq, directeur pour la Compagnie de Danemark à Bengale, et La Bretesche, conseiller, à propos des affaires de la Compagnie française à Bengale ; un état des officiers tués ou blessés pendant la campagne de Madras ; une lettre d'un officier à Bussy sur le siège de Mazulipatam... 21 juin. Lally voulait chasser les ennemis de Cangivaron, mais son mouvement n'a occasionné que « quelques escarmouches où nous avons perdû une trentaine d'hommes »... Ils sont dans la misère, les troupes n'ont pas été payées depuis six ou sept mois ; les Anglais attendent deux escadres, dont celle de l'amiral Pocock... 20 juillet et 18 août. Détails sur la défaite de Mazulipatam, mal défendue par Conflans ; Durocher de La Perrine s'est tenu trop loin de la place pour faire diversion... Refus de Salabetzingue de livrer aux Anglais les quatre provinces... Moracin s'est rendu maître de Chicacol... Détails sur la prise du fort de Thiagar, et nouvelles de la négociation de Mainville pour engager Nandi Raja à se joindre aux Français pour prendre Trichinapaly... Vive critique des décisions de Lally concernant la régie des terres d'Arcate, et de son âpreté à s'emparer de tous les fonds pour payer ses troupes. Bussy, « mécontent et dégouté », veut repasser en France par la première occasion... « La paix est aujourd'huy le remède le plus sur à nos maux »... Il joint deux mémoires qu'il a présentés au Conseil, contre la nomination de Rajah-Saëb à la Nababie d'Arcate, et un extrait d'une lettre de Leverrier, chef à Surate, à propos de cette place... 30 septembre. Si les craintes que le comte d'Aché a pour son escadre ont précipité son départ, « je ne sais si la mésintelligence et l'animosité qui regnent entre lui et M. de Lally n'y ont pas aussi contribué »... Une lettre du même jour à Antoine Desforges-Boucher, gouverneur de l'île de France (Maurice), donne des détails sur le départ de D'Aché (copie jointe). 11 octobre. Le comte d'Aché a livré une troisième bataille navale, le 10 septembre : « combat indécis », on a manqué de peu de détruire l'escadre anglaise... L'arrivée de Bussy à l'armée, avec des renforts, produira un bon effet, quelque mauvaise opinion que Lally ait de lui, mais il ne faut pas se flatter qu'il puisse nous rendre la supériorité : « Le projet formé pour la destruction des Anglois est manqué »... Critiques d'erreurs militaires et diplomatiques de Lally, de son idée de billets de caisse, de sa nomination de Rahja-Saëb nabab d'Arcate... Ils ont imposé sévèrement les Malabars : « les plus riches ont été jettés dans des cachots [...]. Tous les habitants seroient sortis de la ville et auroient été se réfugier chez les Paléagars, si M. de Lally n'eut pris des précautions pour les en empêcher. Ils se sont attroupés, ils ont fait entendre dans la ville leurs plaintes et leurs clameurs, ils ont fermé leurs boutiques et leurs bazards ; mais ce soulevement n'a point eû de suites ; deux potences dressées dans la ville et quelques menaçes ont soumis ce peuple docile et timide »... Lally, mal conseillé, a transformé nos amis en ennemis, et réduit nos possessions aux environs de Pondichéry et à la ville d'Arcate... D'Aché s'obstine à mener son escadre à l'île de France, Moracin n'a fait dans le Nord aucun progrès, Law est acculé sans ressources à Choterpour, et Leyrit n'a plus une roupie... 18 octobre. L'escadre du comte d'Aché est partie le 1er octobre, malgré les protestations de Lally et du Conseil... Les Anglais ont été repoussés de Vandavachy, mais s'ils reçoivent des renforts, « ils seront beaucoup plus forts que nous par terre et par mer »... 23 octobre. Leyrit a épuisé ses ressources et son crédit pour seconder Lally dans ses opérations : « M. de Lally ne m'a jamais rendu sur cela la justice que je méritois ; mais j'ai pour moy le suffrage du plus grand nombre des officiers de l'armée [...]. J'espère que la Compagnie voudra bien ne pas s'en rapporter aux plaintes vagues et indéterminées qu'il pourra lui faire »... Il rend compte de l'établissement de deux caisses particulières, dont Lally s'est réservé la distribution des lettres de change ; l'argent est si rare, et les billets de caisse si répandus, que l'on préfère des lettres de change à trois ans de vue... - Envoi d'un tableau des officiers des troupes de l'Inde au service de la Compagnie... 25 octobre. Compte rendu de la mutinerie de soldats à Vandavachy, à commencer par le régiment de Lorraine : « ces troupes se sont emparé de l'artillerie et de toutes les munitions et ont entraisné avec elles le bataillon de l'Inde que les officiers avoient fait mettre en bataille et contre lequel elles ont pointé leurs canons »... Retirés au camp que les Anglais avaient quitté il y a peu de jours, ils ont résisté aux tentatives de leurs officiers pour les détourner de leur résolution. « On leur avoit rapporté que Mr de Lally devoit s'embarquer sur un des vaisseaux qui étoient en rade et qu'il emportoit avec luy cinq millions, ils disoient qu'il avoit été débarqué huit cent mille roupies de l'escadre et pour huit cent mille livres de diamants, qu'on avoit retiré de la taxe que l'on avoit fait sur les habitans malabars des sommes considérables et qu'enfin on ne devoit point manquer d'argent pour les payer »... à Pondichéry, les particuliers durent envoyer leur argenterie à la monnaie pour en faire des roupies, et M. de Fumel, major-général de l'armée, fut dépêché au camp des révoltés... Leyrit rappelle ses fréquents augures d'une ruine prochaine. « Les fonds que Mr de Lally parvient à se procurer aujourd'huy par des moyens forcés et extraordinaires ne font que la differer de quelque tems »... 11 novembre. Révolte à Arcate, où il y avait 4 compagnies de grenadiers, dont une de Lorraine, une de Lally et deux de l'Inde, qui n'avaient pas pris part à la première et qui ont considéré que leur demi-mois de paye était non un acompte sur les six mois dus mais une gratification : ils « ont voulu faire feu sur leurs officiers qui ont été obligés de se soustraire à leur fureur »... Exposé des mouvements de troupes de Vandavachy et Thiagar à Arcate, et de la jonction projetée avec l'armée de Bassaletzingue, que doit amener Bussy ; estimation des forces en présence ; nouvelles de mouvements de vaisseaux anglais et hollandais... Cette lettre figure en 2 exemplaires, dont un en partie chiffré. 12 et 15 décembre. On apprend que Bussy doit incessamment arriver à Arcate avec 2000 Cipayes et 700 à 800 cavaliers, mais qu'il n'a pu déterminer Bassaletzingue à venir. La division de nos forces « contre toutes les regles de la prudence » a permis aux ennemis de dévaster une grande partie des terres dont les revenus paient les troupes, leur subsistance etc. « La prise de Chéringham ne nous dédomagera pas de cette perte »... - Nouvelle de la prise de Carangouly. « Les ennemis se rassemblent à Vandavachy et nous à Arcate dont ils ont levé le siege à l'approche de Mr de Bussy, qui doit incessament se mettre en campagne pour chasser l'ennemy au-dela du Paler »... Cependant les troupes blanches paraissent « déterminées à ne point marcher si on ne leur paye ce qui leur est dû jusqu'à ce jour »... Lally a obtenu 8 à 10 000 hommes grâce à une négociation avec Morarao, mais leur solde montera à 80 000 roupies par mois... 20 décembre. Envoi de l'extrait d'une lettre d'Anquetil de Briancourt, de Surate, sur la prise de navires anglais par des vaisseaux français : « Bombay est dans des trances inexprimables. Suratte quoyque tout aux Anglois couve un feu qui causera une incendie à la premiere etincelle françoise »... Plus l'extrait d'une lettre de Louet, commandant de Mahé : plaintes que Lally n'ait jamais répondu à ses questions concernant la neutralité, nouvelle de l'arrivée de l'escadre de Pocock, et écho d'un équipage français assassiné par des cafres achetés à Goa... 30 décembre. À Bengale les Anglais seraient déterminés à s'opposer au débarquement des troupes que les Hollandais ont envoyées dans le Gange ; ces derniers comptent sur les dispositions des Maures. « Tous les anglais qui étoient a Négeaille ont été massacrés par les Brâmas »... Etc. On joint un résumé (« extrait ») de la lettre du 20 juillet, un « Précis » de 4 autres (10 pp. in-fol.), et un état des vaisseaux anglais engagés en Inde en 1759-1760 (1 p. in-fol.).

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Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 3 L.S. et 2 P.S., Pondichéry 1759-1761, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES ; 72 pages in-fol. ou in-4, dont 3 cahiers liés

Lot 55: Georges DUVAL DE LEYRIT (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 3 L.S. et 2 P.S., Pondichéry 1759-1761, aux syndics et directeurs de la COMPAGNIE DES INDES ; 72 pages in-fol. ou in-4, dont 3 cahiers liés

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Description: Georges duval de leyrit (1717-1764) employé de la Compagnie française des Indes, gouverneur de Pondichéry. 3 L.S. et 2 P.S., Pondichéry 1759-1761, aux syndics et directeurs de la Compagnie des Indes ; 72 pages in-fol. ou in-4, dont 3 cahiers liés d'un ruban rose (une lettre aux bords effrangés). Intéressant ensemble sur les opérations militaires et les dissensions survenues entre Lally-Tolendal et Duval de Leyrit. [1759-1760]. Cahier signé de copie des lettres écrites par Leyrit à Lally depuis le 3 avril 1759 jusqu'au 25 janvier 1760,  : plus de 45 lettres, avisant Lally de l'arrivée de troupes, de vaisseaux, de communications écrites ; précisant des envois d'argent ou de vivres ; recommandant de profiter des talents et de la bonne volonté de Bussy, et reprochant à Lally ses « excès »... - Autre cahier de copies des lettres écrites par Lally à Duval de Leyrit, signé par ce dernier, depuis le 8 mai 1759 jusqu'au 23 janvier 1760 : 10 lettres qui, tout en informant le gouverneur de ses opérations, témoignent de sa frustration et sa rage d'être si mal soutenu : « vous pouvés vous tranquilizer sur la reussite de mes négociations. Je sens bien par les peines que l'on prend de les traverser sous main, que je dois borner toutes mes ressources à la vive force » (8 mai)... Le défaut de vivres et de paie pour ses hommes et soldats « n'émeut point les habitans tranquiles de Pondichery. Il seroit facheux que le canon de l'ennemy vînt à son appuy [...] et vous savés aussi bien que moi, Monsieur, qu'en supposant dès demain une victoire complette de Mr le comte d'Aché sur l'escadre anglaise, nous ne sommes point en état de former une entreprise en conséquence d'ici à six semaines ; et pour finir par une prédiction, ou vous chasserés les anglais de cette côte avant l'hiver, ou ils vous en chasseront avant l'été prochain » (4 juillet)... S'il a grondé son subordonné, ce n'est qu'après avoir employé « les bassesses même pour vous engager à m'aider de vos lumieres, et à concourir avec moy aux mesures à prendre pour sauver cette colonie en proye depuis quatre ans aux pillages et aux vexations, et denuée de toute espèce de ressources. Dites moy en quoi vous m'avés jamais aidé ? [...] Les reproches dont mes lettres pendant le siège du fort St David, sont pleins, ne sont-elles pas autant de témoins du desespoir que vous aviés dans le caeur, de voir arriver icy un homme qui vous commandoit, et du parti que vous aviés pris de le laisser dans une ignorance parfaite de tout ce qui avoit rapport au gouvernement, de conniver même aux pièges que l'on m'a tendus, en m'envoyant dans le Tanjaour, et en me proposant d'aller par terre à Bengale » (9 décembre)... L'arrivée des Mahrattes à Arcate a été suspendue par la nouvelle répandue par les « honnêtes gens de Pondichery », que Bussy commandait dans la colonie et que Lally partait dans le mois : « Voilà un beau trait de politique ! qui produit toujours un certain bien à ceux qui pensent mal, puisqu'il nous met sept à huit jours dans l'inaction » (2 janvier)... De crainte d'un armistice où les deux Compagnies auraient ordre de garder l'uti possidetis l'a déterminé à reprendre Vandavachy et Carangouly avant de procéder à d'autres opérations : « ils seront tous deux investis demain. Vos ordres, je vous conjure, pour qu'il ne nous manque ny Carnattis ny coulis » (12 janvier)... Au lendemain de son abandon de Vandavachy : « Nous n'avons eû qu'un seul prisonnier dans toute l'affaire, et c'est Mr de Bussy qui savoit sans doute que l'ennemy ne nous poursuivroit pas, sans quoy il seroit revenu avec nous » (23 janvier)... 6 et 12 février 1760 (lettre en partie chiffrée, déchiffrée dans l'interligne). Récapitulatif des nouvelles depuis la mi-décembre : arrivée des Mahrattes aux environs de Madras ; pillage de Cangivaron par les troupes de Lally ; l'armée mise sous le commandement de Bussy à Tricalour pendant que Lally se porta avec un fort détachement à Vandavachy : échec de ses tentatives pour reprendre la place ; fuite de nos troupes, capture de Bussy et de deux autres officiers (renvoyés depuis sur parole) ; perte de Cheloupet ; siège d'Arcate... Leyrit rappelle les dangers auxquels ils sont exposés, et annonce, le 12, une révolte de la cavalerie blanche à Valdaour... 4 mars 1760. Avis de l'arrivée à Madras de l'escadre de l'amiral Cornish : on y embarque tout ce qui est nécessaire pour un siège, peut-être de Karical, car Pondichéry est inimaginable... Sous prétexte que plusieurs officiers prisonniers sur parole avaient servi à Vandavachy, les Anglais somment Bussy et d'autres officiers de venir à Madras, sommation contraire au cartel... Avis de la nouvelle perte de Divicottey, évaluation des forces des Anglais, supérieures aux nôtres surtout par la discipline, mais aussi par l'argent... La négociation de Moracin auprès du gouverneur de Negapatam n'a pas eu de succès... 6 mars 1760, il prie M. Le Juge de se charger de ses paquets pour l'Europe ; est joint l'inventaire établi par l'employé Dangereux, à Pondichéry, d'un paquet de lettres et mémoires adressé à la Compagnie des Indes à Paris... On joint un résumé (« extrait ») manuscrit de la lettre du 4 mars (3 p. in-fol., bords abimés).

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Jean-Georges, vicomte de FUMEL (1721-1788) colonel, major-général de l'armée des Indes, il seconda Lally dans la prise du Fort Saint-David et dans les expéditions de Tanjaour et de Madras ; ramené en Europe comme prisonnier de guerre après la

Lot 56: Jean-Georges, vicomte de FUMEL (1721-1788) colonel, major-général de l'armée des Indes, il seconda Lally dans la prise du Fort Saint-David et dans les expéditions de Tanjaour et de Madras ; ramené en Europe comme prisonnier de guerre après la

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Description: Jean-Georges, vicomte de FUMEL (1721-1788) colonel, major-général de l'armée des Indes, il seconda Lally dans la prise du Fort Saint-David et dans les expéditions de Tanjaour et de Madras ; ramené en Europe comme prisonnier de guerre après la capitulation de Pondichéry, il fut mis en accusation mais se sauva en témoignant contre Lally. L.A.S., [entre 1762 et 1765] ; 3 pages et demie in-4. Il adresse à son correspondant deux lettres, et des notes qui permettront de juger de « la hardiesse de celui qui veut aujourd'huy me mettre à un conseil de guerre » [Lally], et qu'il cite : « Je sens parfaitement Mr que la superiorité de votre rang donnera toujours à vos accusations un poids que toutes les raisons que je pourrois dire pour ma défense ne scauroit avoir, pour pensér malgré le tort que vous me faite que vous voulies m'accuser par votre authorité. J'insiste donc de nouveau sur la demande que je vous ai déjà faite d'un conseil de guerre : vous êtes trop éclairé pour n'en voir pas la nécessité pour moy, et pour ne pas voir en meme temps qu'en me réfusant de faire éxaminer ma conduite sur les lieux meme ou elle est connüe, vous me donnes partout ailleurs un juste sujet de me plaindre et des armes pour me deffendre, contre toutes les imputations dont on pourroit me charger &c. Assurement mr on ne peut pas presser plus instament, pour une chose dont il me menace aujourd'hui »... Fumel craint que les juges n'y voient pas clair, car le même lui écrit ne pouvoir accorder un conseil de guerre que pour trahison ou couardise, dont on ne saurait le soupçonner. « Comme vous voulés bien vous interessér a moy j'ai cru mr que vous ne series pas faché de cette petite note, qui caracterise l'enemi de l'humanité »...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Copies anciennes de 2 mémoires et 6 lettres, Saint-Pétersbourg 1738, au cardinal de FLEURY ; 68 pages in-fol., dont 3 cahiers liés d'un ruban bleu.

Lot 57: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Copies anciennes de 2 mémoires et 6 lettres, Saint-Pétersbourg 1738, au cardinal de FLEURY ; 68 pages in-fol., dont 3 cahiers liés d'un ruban bleu.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Copies anciennes de 2 mémoires et 6 lettres, Saint-Pétersbourg 1738, au cardinal de Fleury ; 68 pages in-fol., dont 3 cahiers liés d'un ruban bleu. Mémoires et lettres adressés au ministre par Lally, chargé d'une mission secrète en Russie pour susciter des partisans en faveur du « Vieux Prétendant », Jacques Stuart, dit Jacques III. Le tout est conservé sous une chemise titrée par le fils de Lally : « 1738. Mémoires envoyés de Russie au Cardinal de Fleury par le général Lally alors Capitaine de grenadiers dans le Régiment de son cousin Lord Dillon, dont son père Sir Gerard Lally était Colonel Commandant Brigadier des armées du Roi &c ». [Paris ?]. Ayant reçu un brevet de lieutenant pour le frère du maréchal Lacy, il a représenté à Amelot qu'il croyait pouvoir rendre quelques services à l'État si S.E. jugeait à propos qu'il fît le voyage de Russie. Il expose les facilités dont il jouirait, et se recommande de MM. de Bellisle et de Chavigny... Saint-Pétersbourg 5/16 mars 1738. Arrivé avec une lettre du feld-maréchal Lacy pour le comte d'Osterman, ce dernier l'a fait admettre à baiser la main de S.M.I. [Anne Ière], et l'a présenté au duc de Courlande [Ernst Johann von Biron] à qui il fait sa cour... - Il demande des instructions, rappelle qu'il a entrepris ce voyage « uniquement par zèle pour le service du Roi », et à ses frais, et soumet un projet de lettre au duc de Courlande... - Ce n'est pas Ostermann qui l'a recommandé à la cour de Russie, mais l'amiral Gordon, qui en avait ordre du chevalier de Saint-George [Jacques III]. Aperçus de ses conversations avec le duc de Courlande, à qui il a fait savoir « comme par hazard », que le cardinal ne serait pas fâché de connaître ses sentiments pour lui... Paris 26 septembre 1738. Rapport sur la situation précaire du favori de la Czarine, si celle-ci meurt : le duc de Courlande a « desobligé la Russie », a diverti des sommes considérables, « et Dieu sait le parti que cette nation lui feroit »... Courlande cherche l'appui d'une puissance européenne, mais ne peut rien entreprendre tant que la guerre durera, et il sait que la France seule peut la terminer... - Réflexions sur l'interêt de « liaisons » avec la Russie : le commerce, et le détachement de la cour de Saint-Pétersbourg de celle de Vienne... Mémoire (24 pages) préconisant de profiter de la guerre entre la Porte et la Russie pour faire contracter des obligations à la Russie. « Quand la Russie voudra étendre ses limites, rétablir sa marine, ou augmenter son commerce elle sera toujours obligée de rechercher l'alliance de la France. Pierre I qui connoissoit ses vrais interets n'a jamais perdu cette idée de vue »... Un second mémoire (24 pages) analyse la situation politique, administrative et financière de la Russie : il est question de l'impératrice Anne, du duc de Courlande, du gouvernement, des finances (revenus et dépenses), de son armée de terre et de sa marine... « La force principale de la Russie consiste dans 90,000 hommes de bonnes troupes bien disciplinées, qui font la guerre depuis 38 années sans interruption ; la cour néglige tout le reste, donne son unique attention à l'entretien de cette armée »...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. COPIES D'EPOQUE de 4 lettres ou extraits de lettres de Lally (une en double), et de 7 lettres le concernant (en double), [1759-1761] ; 68 pages in-fol. ou in-4 (qqs mouill.).

Lot 58: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. COPIES D'EPOQUE de 4 lettres ou extraits de lettres de Lally (une en double), et de 7 lettres le concernant (en double), [1759-1761] ; 68 pages in-fol. ou in-4 (qqs mouill.).

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Copies d'époque de 4 lettres ou extraits de lettres de Lally (une en double), et de 7 lettres le concernant (en double), [1759-1761] ; 68 pages in-fol. ou in-4 (qqs mouill.). Intéressant ensemble de lettres de Lally, et de dénonciation de sa conduite par ses adversaires. * Lettres de Lally. Camp devant Madras 22 février 1759, à Duval de Leyrit, gouverneur de Pondichéry. Lally dénonce la conduite inconcevable de Bussy, qu'il fera connaître au Roi et au ministre ; il s'est borné à transmettre à Bussy l'ordre de la Compagnie de se retirer du Décan pour se porter dans le Nord, et à lui refuser l'autorisation à retourner en Europe... Devant Madras, au même. Il l'avise des mouvements craintifs des vaisseaux français. « Si j'étois juge du point d'honneur des officiers de la Compagnie, je le casserois comme un verre »... Grand Mont, dépendance de Madras 2 février 1761, [à la Compagnie des Indes]. « Si je n'avois été envoyé icy pour commander qu'à des fripons, des voleurs, et des poltrons, Pondichery appartiendroit encore à la Compagnie ; mais je n'y ay trouvé que des scélérats, des assassins et des traîtres à l'État »... Il dénonce avec vigueur Leyrit, Moracin, Courtin, Mariol, Bussy, et l'abandon de la colonie par la flotte... 9 novembre 1761, au Contrôleur général. Il lui envoie copie de sa correspondance avec Leyrit et les membres du Conseil de Pondichéry, et se livre à une défense de son action en Inde, pour conclure : « si je n'ai pas succombé plutôt ce n'est ni la faute du Conseil ni de M. de Leyrit »... * Correspondance adressée au brigadier de Bussy, Pondichéry 3-10 février 1761. - Fumel, colonel, major-général de l'armée de Lally en Inde. Lally « s'est surpassé », c'est « un monstre qu'il faut voir par curiosité » ; il a perdu la colonie et livré Pondichéry à l'ennemi « à discrétion »... - Moracin, conseiller de Pondichéry. Lally a mal préparé et mal défendu la place, et a conçu le projet de tomber sur un corps de Maissouriens venus secourir Pondichéry, afin de s'emparer des baeufs et des chevaux ; il a « toujours fait bonne chère, tandis que nous faisons la guerre aux corbaux, aux chats, et aux rats pour nous sustenter » ; il a prétexté la maladie et cherché la catastrophe... - Cecatty, major de la place. Après avoir réussi par « hazard » devant le fort Saint-David, Lally a échoué partout par avarice, étourderie, inconséquence, entêtement, jalousie et peur, malgré des forces supérieures à celles de l'ennemi ; « la rage, la haine contre la nation [...] luy ont fait livrer Pondichéry, après luy avoir fait éprouver toutes les horreurs dont l'ame la plus noire soit capable »... - Degroud, officier. Le « monstre » a fait tout « pour nous faire mourir de faim, et nous faire tous massacrer [...] Après les chevaux, les chameaux et les ânes, nous avons fait la guerre aux grailles, aux chiens et aux rats [...]. La fuite indigne du général prouve sa conduite »... - Porcher, conseiller de Pondichéry. Cet « indigne général » au caractère « diabolique » a tout fait pour forcer la colonie à se rendre à l'ennemi : mêmes détails sur les animaux consommés, et la détermination de se rendre à discrétion... - Duval de Leyrit, gouverneur. Les détails donnés par Moracin compléteront son rapport aux ministres et à la Compagnie, notamment sur le général, « dont les frénésies n'ont fait qu'augmenter. Il en rejette sur moy et sur le Conseil toute la faute [...], et à l'entendre, vous n'y aurés pas peu de part. Il n'y a meme personne dans la colonie qui ne soit criminel »... Il raconte la mort de l'intendant Dubois, alors que Lally quittait la place sous des huées ; Lally « regarde aujourd'huy cet accident comme un assassinat du conseil projetté en sa personne et consommé dans celle de Mr Dubois »... - Grayell, employé. Sans la « dissipation affreuse dans les vivres », Pondichéry n'eût pas été pris. « Nous avons mangé tous les chiens, chats, les grailles, et les rats [...] M. de Lally n'a pas cessé un instant de nous accuser tous de trahison et d'envie de voir la ville entre les mains de l'ennemi »... On joint une L.A.S. du vicomte de Saint-Priest, intendant du Languedoc, à Parent (premier commis des Finances), à propos de l'affaire de Lally, dont le contrôleur général va rendre compte au Conseil (Paris 5 février 1763).

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.S. avec date autographe, et 4 P.S., Grand Mont [près Madras] 2 février 1761, [à la COMPAGNIE DES INDES] ; 11 pages in-fol.

Lot 59: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.S. avec date autographe, et 4 P.S., Grand Mont [près Madras] 2 février 1761, [à la COMPAGNIE DES INDES] ; 11 pages in-fol.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.S. avec date autographe, et 4 P.S., Grand Mont [près Madras] 2 février 1761, [à la Compagnie des Indes] ; 11 pages in-fol. Annonce de la capitulation de Pondichéry. Cette lettre est écrite par Lally deux semaines après la capitulation, alors qu'il est prisonnier de guerre des Anglais. « Après un blocus de dix mois par terre et par mer, investys pendant quatre mois et demy par une armée de quatre mil cinq cens blancs, et de dix mil noirs, canonés et bombardés pendant quarante jours, réduits à cinq cens cinquante hommes en état de combattre, abbandonnés totalement de notre flotte dont cinq vaissaux suffisoient depuis le mois d'octobre jusqu'au premier janvier pour nous sauver ; l'officier et le soldat épuisés n'ayant eu pour toute nourriture pendant les deux derniers mois que quatre onces de ris par jour, des chiens, des chats et des rats : j'ay remis la ville de Pondichery a l'ennemy le seize janvier dernier jour auquel il ne restoit pas une livre de grain dans la ville hors celuy que les Conseillers et quelques habitans principaux tenoient enfouy chez eux »... Il joint à sa lettre les pièces justificatives... Ces copies de lettres ou pièces sont toutes signées par Lally. 24 décembre 1760. Lettre de Lally au brigadier de Landivisiau, commandant de la place : alors que « nous sommes a la veille de passer au pouvoir de l'ennemy », il l'invite à prendre des mesures pour empêcher que l'ennemi ne profite de leurs munitions ; à travailler à un projet de capitulation qui sauvegarde la famille de Raja-Saëb ; à proposer à Leyrit d'assembler un conseil mixte pour formuler des demandes à faire passer à M. Coote avec sa capitulation particulière (dont texte)... 14 janvier 1761. Lettre du Conseil de Pondichéry à Lally, s'étonnant qu'il ait écrit à Leyrit et Landivisiau de travailler à la capitulation de la place, après s'être refusé aux moyens de sauver les restes de la colonie, et le sommant de faire demander immédiatement une suspension d'armes... 15 janvier 1761. Déclaration de Lally au colonel Coote en lui remettant Pondichéry : il rappelle la violation de traités par les Anglais en prenant Chandernagor, et leur refus de remplir les conditions du cartel convenu entre leurs maîtres respectifs ; il annonce que les troupes du Roi et de la Compagnie se rendent prisonniers de guerre de S.M. britannique aux termes du cartel, qu'il réclame aussi pour les civils et les religieux, et il demande un asile pour la mère et les saeurs de Raja-Saëb en rappelant « la barbarie » de la mort de ce prince, sous la responsabilité d'un commandant anglais... 15 janvier 1761. Réponse en anglais du colonel Coote qui écarte toute discussion de Chandernagor et du cartel, mais promet aux troupes de S.M.T.C. et de la Compagnie qui se rendront prisonniers de guerre de S.M. britannique, toutes les indulgences voulues par l'humanité ; il garantit la sécurité de la mère et des saeurs de Raja-Saëb...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.S. avec date autographe (minute), Grand Mont [près Madras] 2 février 1761, [A LA COMPAGNIE DES INDES], avec 5 copies manuscrites de lettres ou pièces ; 7 pages in-fol., plus 8 pages in-fol.

Lot 60: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.S. avec date autographe (minute), Grand Mont [près Madras] 2 février 1761, [A LA COMPAGNIE DES INDES], avec 5 copies manuscrites de lettres ou pièces ; 7 pages in-fol., plus 8 pages in-fol.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.S. avec date autographe (minute), Grand Mont [près Madras] 2 février 1761, [à la Compagnie des Indes], avec 5 copies manuscrites de lettres ou pièces ; 7 pages in-fol., plus 8 pages in-fol. Après la capitulation de Pondichéry, Lally en dénonce les responsables. Cette lettre est écrite par Lally deux semaines après la capitulation, alors qu'il est prisonnier de guerre des Anglais. « Si je n'avois été envoyé icy pour commander qu'à des fripons, des voleurs et des poltrons, Pondichery appartiendroit encore à la Compagnie ; mais je n'y ay trouvé que des scellerats des assassins et des traitres à l'Etat [...]. Ouy j'accuse les Srs de Leyrit, Moracin, et Courtin d'avoir soulevé toute la colonie contre moy, parce que en conformité de vos ordres reçus par la Gracieuse, j'ay voulu examiner l'administration des deux premiers, j'accuse les Srs Courtin & Moracin de s'etre trouvés dans un grouppe d'environ trente officiers de l'Inde à la tête desquels étoient les Srs Mariol et Trinquiere [...], qui sont venus et qui se sont présentés pour m'assassiner dans mon palanquin »... Il les accuse enfin de s'être trouvés dans le même groupe qui, quatre minutes plus tard, a poignardé l'intendant Duboys, « meurtre prémédité », « infâme scène » dont il fournit des détails et dont il fournira des preuves... Lally aborde ensuite le chapitre de son commandant en second, Bussy, qui au lendemain de son arrivée à Vandavachy, en octobre 1778, « sur le refus que je luy ay fait de luy donner mil hommes pour s'en retourner tout de suitte dans le Décan moyennant une somme de trois cens mil francs argent comptant qu'il me faisoit payer trois heures après son arrivée à Pondichery et un diamant de cent mil francs, m'annonçoit déjà les brigues infernales auxquelles je devois m'attendre de sa part [...] Son refus de se mettre à la tête de l'infanterie le jour de la bataille de Vandavachy, et l'abbandon avant la bataille commencée des deux mil hommes de trouppes noires qu'il m'avoit amené quinze jours auparavant, joint à son obstination de se faire prendre seul prisonnier malgré les représentations de tous les officiers et soldats qui marchoient derriere luy lorsqu'il n'avoit que quarante pas à faire pour etre en seureté, a achevé de m'eclaircir sur sa conduite »... Il réclame un examen rigoureux de Bussy, Leyrit, Moracin et lui-même, les « quatre comptables » : l'autorité du Roi est outragée ici par d'infâmes attentats... Condamné à subir une opération au foie presque toujours mortelle, Lally prend la précaution de communiquer des papiers pour purger sa mémoire des infâmies que ceux qu'il accuse imagineront pour excuser leur révolte ouverte contre lui en tant qu'homme du Roi et de la Compagnie... Il rappelle les dégoûts de l'ancien gouverneur Godeheu et la peur du commissaire Clouet [menacé d'être jeté à la mer], et lance une accusation ultime contre Leyrit : sa dissipation de « trois mois de grains que j'avois mis de mes propres déniers dans les magazins », et son refus réitéré de remplir ces magasins, ont accéléré la perte de la colonie : « la paix nous eut peut être délivrés ; mais l'abbandon total de notre flotte, et l'arrivée successive aux ennemys de cinq mil hommes dont quatre mil de trouppes reglées, depuis mon arrivée dans l'Inde, eussent achevé cet été la ruine de cette colonie »... Au dos, une note autographe du Contrôleur général Bertin ordonne d'écrire au duc de Choiseul. Sont jointes des copies des documents suivants, tous décrits dans le numéro précédent : la lettre de Lally à Landivisiau du 24 décembre 1760, la sommation à lui adressée par le Conseil de Pondichéry le 14 janvier 1761, déclaration de Lally au colonel Coote en lui remettant Pondichéry le 15 janvier, et traduction de la réponse de Coote, et lettre de Lally à la Compagnie des Indes du 2 février 1761.

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.A.S. et 5 L.S., Paris et Fontainebleau août-octobre 1762, à M. PARENT (premier commis des Finances) ; 16 pages in-4, 2 adresses dont une avec cachet cire rouge aux armes.

Lot 61: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.A.S. et 5 L.S., Paris et Fontainebleau août-octobre 1762, à M. PARENT (premier commis des Finances) ; 16 pages in-4, 2 adresses dont une avec cachet cire rouge aux armes.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.A.S. et 5 L.S., Paris et Fontainebleau août-octobre 1762, à M. Parent (premier commis des Finances) ; 16 pages in-4, 2 adresses dont une avec cachet cire rouge aux armes. Intéressante correspondance au sujet des attaques contre lui, avant son arrestation et son incarcération à la Bastille (4 novembre 1762). Paris 31 août. Il demande une demi-heure, tout en faisant ses excuses de l'importuner : « on ne se corrige plus a mon age. [...] Votre tems sera le mien et ce sera aeuvre pie de votre part et meme meritoire »... 6 septembre. Il se prévaut de la recommandation de Mme de Lamarck pour lui communiquer une confidence de M. Magon, qui a appris au Palais-Royal que le sieur Marion, « chargé des affaires de M. de Bussy », était l'auteur d'« une petite piece de vers où Monsieur le Controleur Général [Bertin] n'étoit pas plus ménagé que moi [...]. Je n'ai pas tardé 15 jours après mon arrivée à demander justice à M. le Controleur Général de ce meme Marion. La Duchesse de Lauragais, Made de Chevreuse, Made de La Guiche, Made de Conflans &a m'avoient pressenties des discours scandaleux que ce drôle répondoit chez elle et dans le public. Si Monsieur le Controleur general eut condescendu à ma requête, un exemple de cette nature fait in persona vili auroit intimidé une infinité de calomniateurs que l'impunité a enhardi »... Il l'avise aussi d'un « mémoire infâme » que Bussy a donné sous un nom d'emprunt, après avoir adressé un mémoire anonyme à la Compagnie... 15 septembre. La lettre qu'il lui a fait voir a été présentée à M. de Leyrit : « il a refusé de la signer, on ajoute que c'est M. de Landivisiau qui l'a composée sur le mémoire du Conseil de Pondichery. Pour moy je la crois du stile du S. Marion, ou du frere du S. Moracin »... En tout cas « il est bien singulier que le Conseil de Pondichery soit obligé de chercher a Paris depuis deux mois des preuves de ce que j'ai fait dans l'Inde et de ce qu'ils ont ecrits contre moi de ce paÿs la »... 24 septembre. Il s'est entretenu avec le Contrôleur général Bertin, dont « la candeur m'a paru alarmée de ce que je lui temoignois un mécontentement général contre tous ceux qui avoient été à mes ordres dans l'Inde »... Encore Lally regrette-t-il d'avoir dit du bien de quelques-uns, tels que le chevalier de Crillon ou le sieur de Guillermin, commandant le régiment de Lorraine, car ses témoignages leur ont attiré l'opprobre public. Il explique les précautions qu'il imposa à la caisse de l'Inde, pour contrôler les mouvements de fonds, et le prie d'engager le contrôleur général à « prononcer sur le vague d'une accusation démentie par les preuves qu'il a en main »... Fontainebleau 20 octobre. Exposé détaillé de ses biens au moment de partir pour l'Inde, pendant l'expédition et depuis son retour, avec précision chiffrée de ses créances et ses charges. Il prévoit d'en discuter avec la Compagnie des Indes : « je ne prétends qu'à ce qui me sera légitimement dû, il ne seroit pas juste quelle voulut gagner sur moi les deux cens mil francs dont elle a fait un présent si généreux » à Godeheu, « j'étois à la solde du Roy et [...] le Roy n'est pas en état de me payer, je demande que la Compagnie m'assure de quoi vivre puisqu'elle n'est pas en état de me payer »... 28 octobre. Il apprend par le Contrôleur général « qu'il n'y aura plus de queüe à mes affaires, quand il en aura rendu compte définitivement au Roy »... Il lui enverra des pièces signées des sieurs Landivisiau et Fumel ; il est triste qu'un chef ne puisse plus ni punir ni réprimander sans s'exposer à des plaintes. « Je n'y vois qu'une ressource pour les généraux d'aujourd'hui, qui est de ne se charger d'aucune besogne sans être nantis d'avance du double des moyens pour réüssir »... Il rappelle la réduction de forces dont il fut victime, comme en témoignent ses lettres à la Marquise de Pompadour et M. de Moras [contrôleur général des Finances], et envoie un mémoire dicté pendant son voyage de retour, sans se douter qu'on le soupçonnerait de félonie en faveur des Anglais. ...« si quand j'ai été mandé a la cour, le jour même qu'on a eu la nouvelle de la prise du Lys et de l'Alcide, mon avis eut été écouté du Marechal de Bellisle et de M. de Sechelles comme il l'a été de M. le Cte d'Argenson, les Anglois ne joueroient pas aujourd'hui en Europe le rolle qu'ils y jouent ; comme je ne crains pas d'assurer, et m'engage à prouver que nous serions encore maîtres d'une partie de l'Inde, si les gens que j'y ai trouvés, et qui osent se qualifier de sujets du Roy, eussent pensé vis-a-vis des Anglois comme j'ai fait, toute ma vie, profession de penser »... On joint la minute de la lettre du 24 septembre 1762.

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.A.S., à la Bastille 6 décembre 1762, [à M. PARENT (premier commis des Finances)] ; 2 pages in-4.

Lot 62: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.A.S., à la Bastille 6 décembre 1762, [à M. PARENT (premier commis des Finances)] ; 2 pages in-4.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. L.A.S., à la Bastille 6 décembre 1762, [à M. Parent (premier commis des Finances)] ; 2 pages in-4. Un mois après son incarcération à la Bastille (5 novembre 1762). Depuis son retour en France, il lui a representé plusieurs fois son chagrin de se voir accusé d'avoir « detourné les deniers du roy et de la compagnie [des Indes] » pendant qu'il commandait en Inde. Il lui a remis un dépouillement des registres du Conseil de Pondichery et il a les comptes signés des quatre tresoriers du Conseil, conformes au depouillement du teneur de livres pour toutes les sommes passées par leurs mains. Lally ne s'étonne pas que le gouverneur et le Conseil n'aient pas rapporté les registres originaux et les pièces : « ce sera le 1er conte qu'il se seront vû forcéz de rendre a leur compagnie depuis l'etablissement de ses comptoirs comme cette meme compagnie le leur reproche par la lettre qu'elle m'a adressée en 1759, mais ces registres font foy de 14 a 15 millions perçus en especes par le sr de Leiry [Duval de Leyrit] depuis l'arrivée du chevalier de Soupire jusques au 1er 8bre 1759 ils font foy de 8 à 9 cent mil livres employéez sur mes ordonances pendant l'année 1760 »... Il suffit donc pour établir son éventuelle responsabilité d'examiner l'emploi des 15 millions de Leyrit et des 900.000 francs dont lui-même a ordonné la distribution... Ce serait une consolation pour lui, « que le roy sçut que je n'ay point eté capable de detourner ses deniers ou ceux de la compagnie, cet examen permettéz moy de vous le dire n'a rien de commun avec toutes les horreurs et abominations qui me sont imputéez par une cabale animée et soudoyée et dont vous avéz vu de vos yeux une partie de ses manaeuvres scandaleuses, je detruiray toutes ces accusations particulieres avec autant de facilité que vous en avéz pour etouffer le cris general sur une comptabilité dont il vous est facile de voir que je ne suis point tenu. Il est triste pour moy Monsieur de n'avoir d'autre recours que celui de la justice des ministres, et puisque les intrigues et le dechainement general excité contre un seul homme ont etouffé leurs bontéz, je n'ay de ressource que le tems qui les desabusera tot ou tard sur le compte d'un homme qu'ils ont confondus avec les trois quarts de ceux qui les approchent et qui auroyent commis les crimes qu'ils m'imputent si ils avoyent eté à ma place puisqu'ils ont pu m'en supposer capable »...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRITS autographes (brouillons), [vers 1763-1765] ; 38 pages in-fol. (petits manques en haut de qqs feuillets).

Lot 63: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRITS autographes (brouillons), [vers 1763-1765] ; 38 pages in-fol. (petits manques en haut de qqs feuillets).

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrits autographes (brouillons), [vers 1763-1765] ; 38 pages in-fol. (petits manques en haut de qqs feuillets). Important ensemble de brouillons pour sa défense. Preambule a la lettre et au proces verbal du Conseil de Pond. Lally dénonce « la collusion evidente d'une cabale animée contre luy dont elle craignoit le rapport à son retour de l'Inde en sa qualité de comissaire du roy », visant en particulier le Père Lavaur, et il souligne que le Conseil de Pondichéry ne l'accuse que de « fautes sans nombre », d'incapacité dans ses négociations et de mauvaises relations avec les habitants et conseillers de Pondichéry. « Le mot de concussion et encore moins celuy d'intelligence avec l'ennemy n'y est seulement pas prononcé »... Lettre. Réponse à une lettre accusatrice du gouverneur de Pondichéry Duval de Leyrit au ministre, en 5 parties. Lally conteste que la capitulation de Pondichéry fût blâmable : « Pond. a eté livré aux memes conditions que Chandernagor, St David, Karical, Mahé et tous les autres etablissemens de l'Inde [...] mais c'etoyent des conseillers qui y commandoyent, et on n'en dit rien »... Proces verbal. Réponse en 16 points à la « declamation vague » et à l'« entassement de faits la plus part supposéz ou transposéz » avancés par le Conseil. Lally propose « 3 refflexions. La 1ere est que le Conseil de Pond. convient que l'esperance de voir arriver l'escadre soutenoit seule le courage et la fermeté des soldats et des habitants, il convient donc que Pond. ne pouvoit etre sauvé sans cette ressource. La 2de est le moyen que ce Conseil employe pour irriter tout le militaire contre le cte de Lally. Enfin la 3me est l'aveu que ce Conseil fait que le cte de Lally luy a enjoint de faire une capitulation »... Lally répond en 16 points aux accusations portées contre lui... Sur la capitulation pour Pondichery, en 13 points : « 1° Ce n'est point moy qui ay capitulé pour Pond. C'est un conseil de guerre j'etois au lit de la mort »... Etc. Suit Sur la pretendue vente de Pondichery, en 12 points : « 1° Si Pond. ne pouvoit pas etre sauvé il ne pouvoit etre ny vendu ny acheté, ors tout les corps qui composoyent la colonie ont signifié par ecrit qu'il ne pouvoit pas etre sauvé, et en ont rendu Mr d'Aché seul responsable par son abandon »... Etc. Puis Sur l'approvisionement de Pondichery, en 10 points : « 1° C'est une imposture de dire que Pond. ne s'est rendu que faute de vivres, il s'est rendu faute d'hommes d'argent et de vaisseaux, et il eut été pris dans 8 jours si on l'eût attaqué 1200 européens ne suffisant pas pour le deffendre vue son etendue ; il y eut falu 4000 noirs et on ne les a point sans argent ainsi que des ouvriers »... Etc. Puis Sur les concussions, en 4 points : « 1° Les concussions ou monopoles commis par des particuliers sur d'autres particuliers de l'Inde n'ont rien de commun avec la perte de Pond. ny avec les revenus de ce comptoir, ce sont des griefs à part qui prouvéz meritent punition »... Etc. Enfin un Extrait de mes nottes sur l'Inde, en deux parties : Causes generales de sa perte (10 articles), et Causes particulieres (19 articles, dont nous citons le dernier : « 19° Enfin une asssociation et un complot forméz entre quelques ofrs principaux et le conseil de Pond. contre moy, et un party pris de leur part de ne pas mettre les pieds chez moy, meme du gouverneur qui logeoit dans la meme maison et cela lors qu'il s'agissoit de capituler pour la ville ». Extraits tirés mot pour mot de l'histoire de la guerre à la cote Coromandel que la Compagnie angloise a fait imprimer sur les memoires du Conseil de Madras à Londres l'an 1761. Extraits éclairant la défense anglaise de Madras, et rapportant le jugement favorable des Anglais sur Lally, qui sut faire marcher ses troupes sans solde, avec des commentaires de Lally... Plus deux états d'un texte mettant en cause le gouverneur de Pondichéry Duval de Leyrit, le général de Bussy et le conseiller Moracin, « trois personnes dont il etoit de l'interest que Pond. succombe sous le commandement de celuy qui etoit venu mettre fin à leurs depradations, dans l'espoir qu'en rejettant sur luy cette perte, on passeroit l'eponge sur leur administration »... Bussy est dénoncé de surcroît de lui avoir « fait manqué Madras »... Etc.

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Causes générales de la perte de l'Inde..., [vers 1763-1765] ; petit cahier de 19 pages petit in-fol.

Lot 64: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Causes générales de la perte de l'Inde..., [vers 1763-1765] ; petit cahier de 19 pages petit in-fol.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrit autographe, Causes générales de la perte de l'Inde..., [vers 1763-1765] ; petit cahier de 19 pages petit in-fol. Mémoire de Lally pour sa défense sur les causes de la perte de l'Inde, la capitulation de Pondichéry et les concussions. C'est la mise en place de sa défense et justification, préparée sous forme d'énumération sommaire et articulée en six parties. Causes générales de la perte de l'Inde, avant l'arrivée de Mr de Lally, en 11 articles : « 1° la perte du Bengal malgré les representations du conseil de Chandernagor au sr de Leiry [Duval de Leyrit] qui eut pu le sauver. 2° les abus et les depradations qui se comettoyent dans la perception des revenus de la compagnie par les 2 fermiers noirs successifs et par les srs de Leiry et Desvaux regisseurs [...] 3° les folles depenses de la ville de Pond. [...] 4° la dissipation des fonds que le chev. de Soupire avoit apportéz avec luy d'Europe », ainsi que le départ retardé, les forces réduites de l'expédition, la défaite de D'Aché à l'arrivée, et « le defaut de volonté et le peu d'interest de la part de l'administration »... Causes particulières de la perte de l'Inde depuis l'arrivée de Mr de Lally, en 22 articles, incriminant les défaites et les abandons du comte d'Aché ; le mauvais vouloir et le despotisme du gouverneur Leyrit ; le défaut de munitions ; « le manque total de solde » ; les intrigues pour faire révolter l'armée contre Lally, accusé de s'être enrichi de la solde due à celle-ci ; la désobéissance des sous-marchands et employés, et l'insolence du Conseil de Pondichéry, etc. Depuis le ministre et l'administration jusqu'au dernier actionnaire de la Compagnie, « il n'est pas un seul homme de bonne foy qui ne sache que sans une flotte on ne peut conserver l'Inde, qui ne sache que 6 vaisseaux de guerre maîtres de la mer suffisent pour faire tomber Pond. Madras ou tout autre comptoir sur la cote, et l'ennemy en avoit 14 »... Sur la prétendue vente de Pondichéry, en 9 articles. « Cette imputation emanée ee l'enfer, dirigée et redigée par deux relligieux et cinq ou 6 personnes chargéz des depouilles de l'Inde, loin d'indigner un homme de l'age et de la reputation de Mr de Lally devroit le tranquiliser sur toutes les autres dont on s'efforce de le flétrir »... Et de démontrer l'impossibilité de vendre ce qui ne pouvait être sauvé, ainsi que la responsabilité du gouverneur Leyrit, et l'évidente absurdité de l'accusation, car « si Mr de Lally eut eté d'accord avec l'ennemy pour luy livrer la place il eut eté pareillement d'accord pour luy demander des conditions avantageuses [...], l'ennemy n'avoit aucune raison pour menager la Comp. de France dont Pond. etoit la derniere place et la seule ressource à la cote Coromandel »... Sur la capitulation de Pondichéry, en 11 articles, suivis d'« Objections » et réponses : « Obj. Mr de Lally a envoyé une declaration à l'ennemy et non une capitulation. Reponse. Il n'y a pas d'ordonance du roy qui prescrive un protocole pour une capitulation, une capit. est un ecrit qu'un commandant assiegé envoye au general assiegeant par lequel il demande telles et telles conditions en remettant sa place, ces conditions sont stipuléez dans la declaration de Mr de Lally, signée du conseil de guerre. Il a donc capitulé. Obj. Mais Mr de Lally a declaré longtems avant la prise de Pond qu'il ne capituleroit point. Rep. Mr de Lally a fait son devoir », etc. Sur l'approvisionnement de Pondichéry, en 13 articles. Lally rejette la responsabilité de non-approvisionnement sur le gouverneur : Duval de Leyrit n'a pas écouté ses recommandations d'approvisionner la place, il a fait preuve de bêtise, méchanceté, « nonchalance » criminelle, « mauvaise volonté et quelque chose de pis », puisqu'il a mis des obstacles à l'approvisionement de Pondichéry (récit circonstancié). Sur les concussions, en 9 articles. Il y a eu « de petites concussions ou monopoles » dans l'Inde, impossibles à prouver, et les grandes, commises par les régisseurs des terres, ont été couvertes de la signature du Conseil. « Le fait est que Mr de Lally a supprimé pour plus d'un million d'abus et de folles depenses qui se commetoyent dans l'Inde », qu'il n'a pas touché un sol de ses appointements et qu'il a laissé plus de 400 000 francs au trésor de Pondichéry pour la subsistance des troupes. « De concussions Mr de Lally n'en a certainement jamais commis, il ne s'est attiré la colonie à dos que parcequ'il empechoit autant qu'il etoit en luy qu'on en commis, qu'il a menacé ceux qui en comettroyent, et qu'il a puni quelques uns qui en ont commis. On l'accuse d'avoir traitté tout le monde de frippon. Cela n'est pas vray il en a traitté la moitié et cela n'est que trop vray »...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Precis du proces criminel que le Conseil et la colonie de Pondichery intente au cte de Lally, [vers 1763-1765] ; 9 pages petit in-fol.

Lot 65: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Precis du proces criminel que le Conseil et la colonie de Pondichery intente au cte de Lally, [vers 1763-1765] ; 9 pages petit in-fol.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrit autographe, Precis du proces criminel que le Conseil et la colonie de Pondichery intente au cte de Lally, [vers 1763-1765] ; 9 pages petit in-fol. Mémoire répondant aux accusations d'avoir vendu Pondichéry à l'ennemi, commis des concussions, mal fait la guerre et commandé avec trop de dureté. Avant de répondre aux premiers chefs d'accusation (les deux derniers étant hors de la compétence de ses accusateurs), Lally fait trois observations essentielles. 1° Lui-même a servi le Roi avec fidélité et zèle pendant 50 ans, comme en témoignent des ministres et des généraux, alors que les deux tiers de ses accusateurs sont « gens sans aveu, la plus part transfuges laquais, calfats tailleurs barbiers et valets protegéz par des comissaires indus et directeurs de la Comp. », et Lally devait examiner leur gestion, d'où leur résistance, leur révolte, et les obstacles mis à sa mission... 2° Ces mêmes accusateurs, réunis par le gouverneur, ont déclaré « que Mr D'Aché etoit seul cause de la perte de l'Inde, que Pond. etoit perdu sans ressource quand meme il y reviendroit avec son escadre au printems prochain comme il le promettoit en abandonant Pond, et qu'ils en demanderoyent justice au roy »... 3° Ramené prisonnier, Lally a lui-même demandé à la cour de Londres la permission de rentrer en France ; à Versailles il trouva « un dechainement general contre luy, une multiplicité de libels qui l'accusent d'avoir vendu Pond. en un mot toute l'Inde aux Anglois, il en demande justice aux ministres le cris general etouffe sa demande »... Lally expose ensuite les circonstances qui rendaient impossible un accord avec l'ennemi, et fait valoir qu'en cas d'accord pour livrer la place contre de l'argent, « Mr de Lally n'eut pas ordonné de vuider les magazins au profit de la Comp. de jetter les poudres salpetres agrests de marine et pieces de fonte à la mer pour en frustrer l'ennemy qui n'eut pas trouvé son compte à donner de l'argent pour les simples murs des maisons »... Du reste, nul n'achèterait une place à un commandant sur le point de capituler, et « le salut de Pond. ne dependoit pas de Mr de Lally il dependoit de Mr Daché »... Il raconte ensuite les circonstances de la capitulation de Pondichéry, la démolition de la place, et les machinations du « saint homme », le jésuite Lavaur, pour l'incriminer. Il accuse le gouverneur de Pondichéry, Duval de Leyrit, d'avoir communiqué des documents confidentiels au gouverneur de Madras, le général Pigot. Enfin il raconte son terrible départ de la place, le 18 janvier 1761, lorsque 80 officiers ou employés de la place, ameutés par un membre du Conseil, Moracin, ont insulté et attaqué le général vaincu, et assassiné le commissaire ordonnateur de l'armée, Du Bois ; son transfert comme prisonnier fut indigne ; « une intelligence entre Mr de Lally et les Anglois » est donc inconcevable... Quant au deuxième chef d'accusation, les concussions, Lally répond en détaillant ses propres pertes, et en faisant valoir que, s'il avait autorisé le vol et le pillage comme ses prédécesseurs, « il seroit aujourduy dans le meme cas qu'eux et personne ne se plaindroit de luy ». Enfin il accueille avec sarcasme la certitude de ses adversaires, de découvrir au ministère des traces de sommes qu'il aurait fait passer en Europe : « Mr de Lally les met a l'aise sur ce point et ne leur demande qu'une decouverte non de 10 mil francs mais de 10 sols »...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Abregé militaire de mon expedition dans l'Inde depuis le 1er janvier 1757 jusques au 16 janvier 1761, [vers 1762-1765] ; au verso et dans les marges d'une carte gravée, 46 x 58 cm (petite fente à

Lot 66: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Abregé militaire de mon expedition dans l'Inde depuis le 1er janvier 1757 jusques au 16 janvier 1761, [vers 1762-1765] ; au verso et dans les marges d'une carte gravée, 46 x 58 cm (petite fente à

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrit autographe, Abregé militaire de mon expedition dans l'Inde depuis le 1er janvier 1757 jusques au 16 janvier 1761, [vers 1762-1765] ; au verso et dans les marges d'une carte gravée, 46 x 58 cm (petite fente à un pli). Défense succincte par Lally de son action militaire en Inde. Elle est écrite au dos et dans les marges d'une carte gravée représentant Madraz et le Fort St Georges pris par les François commandés par Mr Mahé de la Bourdonnais le 21 Septembre 1746. Lally l'a pliée en quatre pour écrire son Abrégé, remplissant tout le verso puis les marges de la carte, et tout ce qui y était resté en blanc. « La perte de Pondichery n'est point la perte du commerce de la Compagnie dans l'Inde, et je l'ay conservé audela de ce que l'on pouvoit esperer des moyens que l'on m'a fournis. [...] La perte du Bengale est la perte du commerce de la Compagnie dans l'Inde et elle etoit faite un an avant mon arrivée dans le pays. [...] La perte de l'isle de France, eut eté pour la Compagnie la perte de l'Inde sans ressource et je l'ay sauvée »... Lally a fait tout ce qui dépendait de lui pour conserver le comptoir de Pondichéry, malgré la jalousie du gouverneur et malgré le mécontentement que le Conseil répandait dans les troupes. Il retrace l'historique de l'expédition : un départ de la métropole avec du retard, avec moins de troupes et de vaisseaux que prévus ; l'occasion ratée par le chevalier de Soupire de s'emparer de Madras et du Fort Saint-David ; l'attaque de Gondelour ordonnée par Lally, trois heures après son arrivée à Pondichéry [28 avril 1758] ; le refus de d'Aché de concerter avec lui pour attaquer Madras, bien que Lally eût payé ses matelots et lui eût prêté des hommes [4 juin 1758] ; la sommation faite par le Conseil de Pondichéry à d'Aché [13-17 juin 1758] ; les difficultés pour trouver des fonds pour solder les troupes ; la tentative de rançonner un raja, après avoir recouru aux Hollandais et aux Danois pour des munitions et des vivres ; un second combat naval perdu par d'Aché contre l'amiral Pocock ; les craintes infondées du chevalier de Soupire d'une attaque anglaise sur Pondichéry... D'Aché parti, l'amiral anglais était désormais maître de la mer, et Lally marcha vers Madras, prenant Arcate sans combat [5 octobre 1758], et deux autres postes, un troisième lui ayant echappé « pour des raisons honteuses à deduire il s'agissoit de 10 mil francs sans quoy la cavalerie noire ne vouloit pas marcher »... L'abandon de D'Aché est vivement incriminé, ainsi que les conditions dans lesquelles Lally a tenté de reprendre Vandavachy [janvier-février 1760] : « il n'y avoit pas 12 ofrs par bataillon aux drapeaux le reste etoit à Pondichery tachant d'y vivre à credit et du debris des tables de mrs les conseillers » ; le maréchal de Belle-Isle avait rappelé tous les officiers principaux de l'armée sauf M. de Bussy « designé pour la commander à ma place en cas de mort ou de maladie, c'est icy où je peux placer l'epoque de tous les evenements inouïs qui ont precedéz la catastrophe de Pondichery, fruit des cabales et des intrigues suscitéez et fomentéez contre moy par des personnes relligieuses comme on le verra en partie dans cet exposé, et comme je suis en etat de le demontrer par la suitte toutes les pieces justificatives à la main, en un mot la porte de l'enfer s'ouvre icy contre moy »...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Cent preuves que Mr de Lally ne s'est jamais melé directement ny indirectement de l'administration civile ou pecuniaire du comptoir de Pondichery..., [vers 1763-1765] ; 16 pages petit in-fol.

Lot 67: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Cent preuves que Mr de Lally ne s'est jamais melé directement ny indirectement de l'administration civile ou pecuniaire du comptoir de Pondichery..., [vers 1763-1765] ; 16 pages petit in-fol.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrit autographe, Cent preuves que Mr de Lally ne s'est jamais melé directement ny indirectement de l'administration civile ou pecuniaire du comptoir de Pondichery..., [vers 1763-1765] ; 16 pages petit in-fol. Réponse aux accusations de concussion en Inde, et critique des administrateurs locaux de la Compagnie des Indes. Ce mémoire semble être resté inédit ; le titre complet en résume la teneur : Cent preuves que Mr de Lally ne s'est jamais melé directement ny indirectement de l'administration civile ou pecuniaire du comptoir de Pondichery et de ses dependances, que le sr Leiryt et les conseillers ou sousmarchands qu'il a employez sont seuls responsables des deniers de la Compagnie, et que le sr de Leiryt s'est meme arrogé des pouvoirs sur la partie militaire qui ne le concernoit pas. Lally ne s'est jamais mêlé de l'administration civile ou financière du comptoir de Pondichéry ; le gouverneur Duval de Leyrit, les conseillers et les sous-marchands sont seuls responsables des deniers de la Compagnie. Lally raconte ce qu'il sait du bail des fermes, de la gestion de Godeheu, commissaire du Roi, et de la régie de Rangapa et Desvaulx ; il parle d'abus d'autorité de la part du gouverneur, précise les sommes qu'il fit verser dans sa caisse en 1758 et raconte les difficultés harassantes qu'il a connues pour faire vivre et marcher son armée dans le Tanjaour et sur Arcate, puis sur Madras, difficultés alléguées par D'Aché pour expliquer l'éloignement de son escadre au moment critique de l'expédition à Madras, et qui expliquent les mutineries et la levée du siège de la capitale des établissements anglais... Lally raconte ses prêts au trésorier de l'armée, ses engagements personnels, cependant que les billets de caisse émis par le Conseil de Pondichéry pour payer les troupes noires firent l'objet de spéculations... Il incrimine le « despotisme » du gouverneur, la retenue par D'Aché de fonds critiques, ainsi que la rumeur que Leyrit fit circuler que Lally lui-même se préparait à quitter Pondichéry avec la solde due aux troupes et des diamants : aventure « incroyable », « imposture » que Leyrit eût pu détruire d'un seul mot... C'est « une espece de prodige » que Pondichéry « bloquée par terre et par mer et composée de 80 mil habitans ayt su subsister pendant huit mois et arreter un ennemi ». Et de récapituler : « Que Mr de Lally a employé toutes les ressources imaginables pour donner le tems à l'escadre de Mr Daché de la secourir. Qu'il a traitté avec les princes noirs. Qu'il a imposée une 3me taxe sur les habitans noirs au refus des Europeens d'y contribuer. [...] Que les employéz de la Comp. se sont revoltéz contre luy. [...] Que Mr de Lally a vendu sa vaisselle au poids, qu'il a envoyé l'argent qui luy restoit pour achetter des grains chez les Danois et les transporter de nuit par mer a Pond. Que le sr de Leiry ny le conseil de Pond. n'ont pas déboursé un sol pour le soulagement de Pond. pendant ces 8 mois de blocus n'y auparavant. Que le sr de Leiry meme s'est refusé aux offres qu'on luy avoit faites a tems de faire entrer des grains dans Pond. »... MM. de Bussy et de Lally sont les seuls qui aient jamais remis une valeur en espèces pour des lettres de change, M. de Bussy pour la somme de 360 000 livres dont il a touché la valeur à Paris, et M. de Lally pour plus de 600 000 livres, y compris ses appointements, qui lui sont encore dues... Il a des reçus pour toutes les sommes portées dans l'Inde, « il en est revenu sans un sol », et « si on luy prouve qu'il aye fait passer la somme de 10 sols par cette voye il se declare coupable que si on luy prouve qu'il a porté avec luy en Europe une somme de 50 mil francs il se declare coupable »... Ayant réformé les deux tiers des abus qui se commettaient dans l'Inde au préjudice de la Compagnie, ayant traité de fripons ceux qu'il croyait tels, il devait être « l'execration de toute la colonie, il devoit etre accusé d'interest personnel menacé de poison et d'assassinat, il devoit succomber et je ne trouve d'extraordinaire dans tout ce qu'il a eu à essuyer de la colonie de l'Inde [...] que le bonheur qu'il a eu de luy echaper »...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Ensemble de 7 MANUSCRITS, le premier avec ADDITIONS autographes, [vers 1763-1765] ; 72 pages in-fol., avec de nombreuses ratures et corrections (certaines autographes), sous chemise titrée : Chef d'accusations, et

Lot 68: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Ensemble de 7 MANUSCRITS, le premier avec ADDITIONS autographes, [vers 1763-1765] ; 72 pages in-fol., avec de nombreuses ratures et corrections (certaines autographes), sous chemise titrée : Chef d'accusations, et

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Ensemble de 7 manuscrits, le premier avec additions autographes, [vers 1763-1765] ; 72 pages in-fol., avec de nombreuses ratures et corrections (certaines autographes), sous chemise titrée : Chef d'accusations, et reponses aux interrogatoires et confrontations. Ses reponses et projet de mémoire, et cotée 8e liasse C.H. Dossier sur la préparation de sa défense et les réponses de Lally aux accusations portées contre lui. * Pieces relatives aux chefs d'accusation et dont j'ay mémoire. 2 états de lettres et mémoires utiles pour sa défense, classés par événements : « à mon départ d'Europe », « Sur mon arrivée à Pond[ichér]y », « Sur St David », « Madras », « Retour de l'armée à Arcate », « Arrivée de l'escadre en 1759 au mois de 7bre », « Revolte de l'armée », « Envoy du S. de Bussy à Bassaletzingue », « Bataille de Vandavachy », « Investissement de Pond[ichéry] », « Capitulation », « Assassinat », etc. Lally a abondamment complété de sa main le premier état en insérant de nouveaux documents (« lettre de Landivisiau au sr Bussy [...] par laquelle ce sr Landivisiau luy mandoit de se mefier de mes caresses »), ou des précisions telles que celle-ci, sur un compte de Bussy : « il signe avoir reçu 3 presents sur sa route d'environ 12 mil francs en tout, il en a peut-etre reçu 2 cent mil »... * Critiques du per cayer. Recommandations de Lally pour améliorer un mémoire pour sa défense, avec références aux pages du cahier manuscrit. P. 4 v° : « l'on pourroit placer après ces mots "on y reconnoîtra les effets d'un zele perseverant pour la gloire des armes du roy et pour l'interest de la patrie" un petit raisonnement sur le refus de conseil, d'où il naîtroit deux consequences [...] l'incompetence du Parlement pour la conduite militaire, et le droit du Cte de Lally de faire connoître sa conduite »... P. 15 r° : « Ne seroit-il pas à propos d'ajouter après ces mots "a occasionné un excedent de depense d'un million par an" quelque petit trait sur Bussy qui reclame deux millions qu'il a avancé de sa poche pour payer les troupes, et qu'outre ce lorsqu'il ramene au Cte de Lally 2000 hommes de ses troupes de Salabatzingue ces 2000 h. repettoient aussy 1500 mil francs d'arrerages de leur paye »... Etc. * Art. 60 à corriger dans les chefs d'accusation... Commentaires sur les articles 60, 67 et 101 des chefs d'accusation, relatifs au siège de Valdaour (village de garnison fortifié près de Pondichéry). Lally relève le « ridicule » et « l'extravagance » des dépositions contre lui. Plusieurs corrections et additions autographes. * Avertissement aux lecteurs d'un mémoire sur la perte de Pondichéry, suivi d'une Péroraison : « Les plus grands evenements dérivent souvent de si petittes causes que la politique des plus grands ministres en est confondue »... Quelques corrections autographes. * Mémoire de 31 pages, présentant d'abondantes ratures et corrections. « Le Cte de Lally prevoit avec douleur tous les obstacles que luy prepare un prejugé qui germe depuis 3 ans dans l'esprit de tout un public, prejugé accredité par le silence forcé où l'a reduit la rigoureuse captivité dans laquelle il gemit depuis 3 ans sans la plus petitte communication au dehors, prejugé enfin nourry par les cris et les intrigues d'une 100ne de personnes animées ou par un esprit de vengance des chatiments qu'en sa qualité de chef il a eû occasion de leurs infliger pour les malversations et brigandages qu'ils commettoient tous les jours dans l'Inde, ou par l'argent que 5 ou 6 chefs de cette cabale odieuse leurs ont prodiguée : mais il espere que le public ne se refusera pas à la lumiere de la verité »... Plus une liste de « Pieces justificatives contenues dans les deux premieres parties ».

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 3 MANUSCRITS avec ANNOTATIONS ET ADDITIONS autographes, [vers 1763-1765] ; 24 pages grand in-fol. ou in-fol. (bord d'un feuillet effrangé), sous chemise titrée : Copie de lettres de M. le Cte Daché à M. le Cte de

Lot 69: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 3 MANUSCRITS avec ANNOTATIONS ET ADDITIONS autographes, [vers 1763-1765] ; 24 pages grand in-fol. ou in-fol. (bord d'un feuillet effrangé), sous chemise titrée : Copie de lettres de M. le Cte Daché à M. le Cte de

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 3 manuscrits avec annotations et additions autographes, [vers 1763-1765] ; 24 pages grand in-fol. ou in-fol. (bord d'un feuillet effrangé), sous chemise titrée : Copie de lettres de M. le Cte Daché à M. le Cte de Lally et autres papiers relatifs, et cotée 7e liasse C.G. Commentaire des lettres de l'amiral d'Aché, et mise en évidence de sa responsabilité dans la perte de Pondichéry. * Copie des lettres écrittes par M. le Cte Daché à M. le Cte de Lally avec un extrait des lettres du S. de Leyrit qui confirment le refus du Cte Daché d'aller à Madras après la prise du fort St David. Copie de 11 lettres du comte d'Aché (ou en son nom), 29 avril 1758-1er octobre 1759, suivi de résumés de 25 lettres du gouverneur Duval de Leyrit relatives à d'Aché, 12 mai-21 août 1758. Cette correspondance fut cruciale pour la défense de Lally, laquelle postule que sans l'appui de l'escadre de D'Aché, Lally ne pouvait ni prendre la capitale des établissements anglais en Inde, ni conserver les établissements français. Un choix de cette correspondance figurera en annexe au Mémoire pour le comte de Lally [...] contre Monsieur le Procureur-général (Desprez, 1766). Le document porte d'importants commentaires autographes de Lally, à la suite et en marge des élements copiés ; ainsi : « et c'est Mr d'Aché qui ose dire à son interrogatoire qu'il a proposé au cte de Lally dabord apres le siege de St David de se porter à Madras, et qu'il auroit battu l'escadre angloise et que le cte de Lally l'a refusé. Mais ce depart subit et premedité du cte d'Aché pour le sud n'a pas rebuté le cte de Lally, il a depeché expres sur expres à Karical, pour engager le cte d'Aché à revenir [...] il se rend à Pond. il y assemble le conseil, ce conseil par deliberation depeche un expres par mer au cte d'Aché et le somme de revenir [...] Le cte d'Aché de retour à Pond. le cte de Lally et le sr de Leiryt ont une conference avec luy, ils luy proposent de marcher sur l'escadre ennemie, tandis que le cte de Lally se porteroit sur Madras avec son armée, le cte d'Aché leur repond, Mrs vous vouléz toujours que je me batte je ne suis pas en etat de marcher. On luy propose de se porter seulement à la hauteur de Sadras à moitié chemin et à 14 lieues au vent de Madras, il le refuse », etc. * Protestation de la colonie de Pond[ichéry] signifiée à Monsieur, Monsieur le comte Daché le 17 7bre 1759. Protestation du gouverneur et du Conseil de Pondichéry contre le projet de départ « précipité » de D'Aché, et le « déclarant seul responsable de la perte de cette colonie ». Lally a ajouté de sa main une note : « il y avoit déjà trois semaines que le conseil de Pond. s'etoit reconcilié avec le sr de Leiryt à l'arivee des ordres de la cour qui m'enjoignoyent de prendre connoissance de l'administration de ce conseil »... * Nottes sur le memoire de M. Daché. Notes de lecture, avec additions et corrections de la main de Lally, et références précises aux pages du mémoire de l'amiral d'Aché. Lally conteste et des faits et des interprétations du chef d'escadre de l'expédition ; il estime aussi que l'« amende honorable que le Cte Daché fait au conseil de Pond. et par laquelle il finit son mémoire n'est pas d'un lieutt gal de la marine du roy c'est tout ce que le Cte de Lally a a y repondre »... On joint un « Projet de preambule » aux lettres de d'Aché, dont les contrevérités obligent Lally à exposer « les vrayes causes de la perte de l'Inde »... ; et un état de l'escadre de D'Aché lors de son premier combat [le 29 avril 1758, au large de Gondelour] : noms et nombre de canons de ses vaisseaux, ainsi que ceux de l'escadre anglaise.

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe signé, Refflexions, avec copies et minutes autographes de 5 lettres, 1764 ; 7 pages et demie petit in-fol.

Lot 70: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe signé, Refflexions, avec copies et minutes autographes de 5 lettres, 1764 ; 7 pages et demie petit in-fol.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrit autographe signé, Refflexions, avec copies et minutes autographes de 5 lettres, 1764 ; 7 pages et demie petit in-fol. Réflexions sur des dépositions contre lui, et correspondance de la Bastille. « La 1ere attention doit etre de faire produire le journal de Fumel et de bien examiner les dattes de mes lettres au cas que le conseil vînt à fabriquer des deliberations. De recuser tous les employéz et ofrs de l'Inde et demander à etre admis à preuve, de la revolte, de l'assassinat, et des signatures. Interpeller le sr de Leiry [Duval de Leyrit] pourquoy il demandoit 10 millions puisqu'il sçavoit que les revenus d'Arcate eussent suffi pour faire la guerre avec avantage, et il est à observer que lors qu'il a ecrit cette lettre il attendoit mil hommes 2 vaissaux de roy et 2 millions de plus [...]. Si le Conseil dit qu'il m'a obei pourquoy a-t-il fourni des lettres au père Lavaur, à Fumel, Jumillac de Mesmes du Bausset et bien d'autres. Que sont devenus les 50 mil rupies envoyéez à Dumont à 30 p. cent, voir le procès verbal des billets de caisse brulés, les viremens de parties &c. Demander la reponse de Mr D'Aché au Conseil sur sa sommation et produire la reponse faitte à cette lettre. Quand le roy a pretté ses troupes à la comp. son intention etoit que ces troupes fussent payéez et nouris et c'etoit à la Comp. à y pourvoir, quand il a pretté ses vaissaux c'etoit pour aider les troupes de terre, ors l'argent a manqué, les vivres ont manqué, et l'escadre a abandonné la cote, et la Comp. a eté avertie à tems pour y pourvoir elle ne l'a pas fait »... Il indique des pièces à réclamer, des confrontations à faire, l'organisation à donner à ses plaintes et conclut : « Pond[ichéry] de notoriété n'a pu suffir à la subsistance de l'armée pendant qu'il etoit libre et que nous etions maistres de la campagne, comment peut on exiger qu'on put l'aprovisionner, et nourrir l'armée quand il a eté bloqué »... Suivent les copies par Lally, ou minutes, de 5 lettres. 1° Lettre anonyme de la Compagnie des Indes du 15 mars 1764, à laquelle Lally ne répondra pas, par principe. 2° Une lettre de l'ancien contrôleur des Finances Bertin au lieutenant-général de la police Sartine (21 mars 1764), l'invitant à donner à Lally la liberté nécessaire pour donner procuration s'il souhaite réclamer une part des prises faites par le Condé. 3° Réponse de Lally à Bertin : « La privation de ma liberté et de mes papiers a entierement effacé de mon esprit tout objet etranger à celuy pour lequel je gemis depuis 14 mois dans les fers. D'ailleurs [...] il y a en verité trop longtems que je sers de pature à la rage d'un tas de brigands protegéz par une administration au service de laqu'elle j'ay exposé ma vie et sacrifié ma santé pendant 5 annéez entieres pour m'exposer encore à avoir affaire à elle »... Suit une belle attaque contre l'administration de la Compagnie des Indes qui protège des calomniateurs, des voleurs et des assassins... 4° Lettre de Lally à Sartine, refusant d'avoir affaire à la succession d'un nommé Lambert, qui fut cuisinier en Inde : « Ces certificats m'ont tout l'air de quelques bas temoignages qui n'ont pas je crois couté cher »... 5° Supplique de Lally au premier président de la cour, 30 mars 1764, pour obtenir d'être interrogé dans la maison du gouverneur de la Bastille. Apprenant qu'il serait traduit au palais pour être interrogé, redoutant cette « humiliation », il soumet au magistrat des considérations sur la cabale qui le poursuit, qui s'attroupe sous ses fenêtres, qui l'insulte lorsqu'il se promène sur les tours de la Bastille et dont le chef, ancien officier des troupes de l'Inde, a menacé en plein Palais-Royal un aide de camp de Lally : « Cette cabale est soudoyée et animée par 5 ou 6 particuliers que j'ay maltraitté dans l'Inde sur ce qu'ayant fait des fortunes immenses au service de la Comp. ils refusoyent de se pretter à ses besoins lorsque Pond. etoit prêt a succomber, et je suis convaincu qu'elle appostera des emissaires sur mon chemin pour ameuter le peuple »... On joint un manuscrit dicté pour sa défense, Partie militaire (3 pp. petit in-fol.).

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Memoire projetté, [1766] ; cahier de 41 pages in-fol., cousu par un cordon.

Lot 71: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Memoire projetté, [1766] ; cahier de 41 pages in-fol., cousu par un cordon.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrit autographe, Memoire projetté, [1766] ; cahier de 41 pages in-fol., cousu par un cordon. Mémoire complet où Lally en appelle à l'opinion publique, protestant contre son procès inique, et retraçant l'histoire de son expédition et de la perte de Pondichéry. Ce texte, qui semble inédit, fut remplacé par le Tableau historique de l'expédition de l'Inde. Le manuscrit présente de nombreuses ratures et corrections. Après des pages liminaires consacrées à l'injustice du procès qui lui est fait, Lally relate l'histoire de l'expédition depuis le départ de Lorient, le 31 décembre 1756, jusqu'à la proposition de capitulation faite par Lally au Conseil de Pondichéry, le 24 décembre 1760. En conclusion, Lally annonce un mémoire séparé sur la capitulation elle-même, mémoire qui constituera « un abregé complet de toute sa conduite militaire dans l'Inde ». Plusieurs passages de ce document ont fait l'objet d'appréciations marginales d'une autre main, peut-être celle d un défenseur. Ainsi, est jugé « bon et très bon », ce passage sur le départ intempestif de l'escadre du comte d'Aché, alors que Lally vient de remporter la première affaire de Vandavachy : « la nouvelle de cette victoire est annoncée le 1er 8bre [1759] au cte d'Aché par une decharge generale du canon de la place, le cte d'Aché appareilloit alors on luy depeche un batteau pour l'en informer il ecrit deux mots au cte de Lally pour luy faire compliment n'attend pas sa reponse et part »... Plus loin, marqué « bien » : « en un mot si l'aveu du cte d'Aché ne suffit pas pour prouver que le salut de Pond. dependoit de son escadre, le cte de Lally produit les lettres des ministres et de la compagnie qui luy disent expressement que ses succes dependent uniquement de l'escadre du cte d'Aché, et si le cte de Lally fait voir que non seulement l'escadre du cte d'Aché n'a pas eu de succès, mais qu'elle l'a abandonné comment peut on imputer au cte de Lally la perte de Pondichery ? »... Lally annonce de même des documents de la Compagnie de l'Inde témoignant des difficultés qu'il eut pour obtenir du gouverneur les fonds nécessaires, et prouvant que Leyrit « qui avoit repandu dans la ville qu'il ne se meloit de rien et que la colonie eut d'ores en avant à s'adresser au cte de Lally en ajoutant que les employez alloyent etre à plaindre, venoit cependant de recevoir une somme de 850 mil livres du cte d'Aché moitié en piastres et moitié en diamants en remplacement du million que le cte d'Aché avoit pris sur luy de retenir l'année precedente et qui a fait echouer en partie l'entreprise sur Madras »... Le même lecteur approuve (« très bien ») ces lignes sur la défection des troupes alors même que le général est obligé de parer à l'incurie du gouverneur : « Le cte de Lally apres avoir recconu dans les environs de Valdaour un camp d'observation pour son armée se rend à Pond. pour y accelerer l'entrée des grains c'etoit le tems de la recolte et le sr de Leiryt dont c'etoit le district malgré 30 lettres ou ordres de la part du cte de Lally ny avoit pas fait entrer un sac de ris en meme tems toute la cavalerie européenne du cte de Lally sonne le bouteselle et abandonne ses etandarts pour se rendre chez l'ennemy les ofrs poursuivent cette troupe et la ramene à l'exception de 28 cavaliers qui ont passé à l'ennemy. Voila l'armée avec laqu'elle on trouve extraordinaire que le cte de Lally n'ait pas conquis l'Inde battu la flotte angloise et fait en un mot des prodiges mais le cte de Lally a fait des prodiges avec cette armée puisqu'il a trouvé le moyen de luy faire tenir la campagne pendant deux ans et de la faire combattre sans etre payée et souvent sans etre nourie »...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Tableau historique de l'expédition de l'Inde, [1766] ; cahier de 27 pages in-fol., lié d'un ruban vert.

Lot 72: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Tableau historique de l'expédition de l'Inde, [1766] ; cahier de 27 pages in-fol., lié d'un ruban vert.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrit autographe, Tableau historique de l'expédition de l'Inde, [1766] ; cahier de 27 pages in-fol., lié d'un ruban vert. Mémoire pour sa défense, exposant les difficultés auxquelles il dut faire face et la mauvaise volonté et les défaillances de ses collaborateurs, notamment du comte d'Aché, commandant l'escadre de la mission, du lieutenant-colonel Bussy, qui tenait le Deccan, et du conseiller Moracin, qui commandait la garnison française de Masulipatam. Le manuscrit présente de nombreuses ratures, corrections et additions ; la fin en a été fortement remaniée. Après remaniement et développement, cette relation fut publiée en 1766 sous le titre Tableau historique de l'expédition de l'Inde pour le comte de Lally, contre M. le Procureur Général (Paris, impr. de Simon). Nommé au mois d'août 1756 pour commander l'expédition de l'Inde, Lally a connu aussitôt des obstacles : un départ retardé, une réduction sévère des forces prévues, et une traversée inhabituellement longue (12 mois), ayant pour conséquence que les amiraux britanniques purent joindre leurs forces et arriver à la côte de l'Inde avant les Français... L'avantage qu'eut le chevalier de Soupire de débarquer à Pondichéry des mois avant tout le monde fut perdu car le sieur de Leyrit [le gouverneur] « l'a tenu pendant ces 8 mois dans l'inaction et a consommé sans fruit l'argent qu'il avoit apporté d'Europe »... Dès son arrivée, Lally livra combat et perdit un vaisseau de 74 pièces de canons. Il assiégea Saint-David avec succès, puis prit Divicottey, mais le comte d'Aché s'était éloigné à 60 lieues de crainte de l'escadre anglaise et refusa de protéger la marche de Lally vers Madras... Là-dessus Leyrit annonça qu'au-delà de 15 jours, il ne paierait ni ne nourrirait l'armée, mais que Lally obtiendrait des fonds en intimidant le Raja de Tanjaour, qui avait une vieille dette à la Compagnie... Au cours de cette opération infructueuse, Lally fut victime d'une tentative d'assassinat par un général de cavalerie noir parvenu jusque sous sa tente par ruse : l'aventure se solda par la mort de l'assassin et de ses 50 cavaliers... Ayant appris que Pondichéry était menacé, Lally y retourna pour découvrir que le comte d'Aché abandonnait la côte pour se mettre à l'abri à l'Île de France [Maurice], et que Bussy et Moracin refusaient de collaborer à une expédition à Madras, voire d'obéir aux ordres... Lally multiplie les précisions sur les combinaisons échafaudées pour solder l'armée... Il occupa rapidement Madras (13 décembre 1758), mais pendant ce temps, l'escadre de M. de Léguille, qui amenait à Pondichéry 4 vaisseaux du Roi et 3 millions, fut retenue par d'Aché à l'Île de France, alors qu'elle eût été maître de toute la côte de Coromandel, eût empêché la compagnie anglaise de débarquer 600 hommes à Madras, et eût permis de reprendre ce qu'on avait perdu dans le Bengale... « Quelle autre cause cherche t'on donc de la perte de Pond. et de toute l'Inde »... Les malheurs s'accumulent : Lally manque de succomber à une « fièvre chaude », une partie de l'armée se révolte, le comte d'Aché reparaît après 13 mois d'absence pour annoncer qu'il part le lendemain pour les îles, et une protestation du Conseil ne réussit qu'à ramener cet amiral à Pondichéry pour quatre jours avant sa disparition définitive, et cela malgré la nouvelle que l'armée venait de gagner une bataille, « evenement qui eut decidé tous les princes du pays en notre faveur sans cet abandon subit de l'escadre »... Il commente avec amertume : « Si toutes ces manaeuvres, si toutes les horreurs qui les ont suivies [...], si l'attentat à la vie du cte de Lally et à celle de l'intendant de son armée qui les a couronné, paroissent des evenements simples et dus au hasard seul, il est inutil que le cte de Lally ouvre la bouche pour sa deffense »... Et de donner de nouvelles preuves de la perfidie de Leyrit, et de la mauvaise volonté du Conseil à appuyer ses négociations pour approvisionner Pondichéry, et des explications sur « ces fameuses campagnes herisséz de victoires que les srs Bussy et Moracin faisoyent retentir dans les gazettes d'Europe », et qui n'étaient autre chose que la mise à contribution des princes du pays... Enfin, la ville de Pondichéry s'est rendue le 16 janvier 1761, le fort intérieur le 17, et après avoir esquivé de nouvelles tentatives d'assassinat, Lally, malade, fut ramené en Europe dans des conditions indignes, pour passer 15 mois en détention sur la foi d'un libelle, avant d'apprendre qu'il serait jugé pour « des depradations et concussions commises dans l'Inde, comme ayant eté cause de la perte de Pondichery »... Le rapporteur n'ayant rien trouvé qui soutînt cette accusation, on obtint de nouvelles lettres patentes du Roi pour diriger une instruction pour haute trahison. « Mais les temoins qui ont deposé contre le cte de Lally n'ont pas meme osé hasarder le mot d'intelligence entre luy et l'ennemy [...], les temoins militaires les plus acharnéz contre luy ont deposé formellement qu'ils ne pretendoyent pas inferer cette pretendue intelligence de sa conduite militaire, quoy que blamable d'ailleurs, et en effet il paroît assez dificile de supposer cette intelligence dans un homme qui a porté tout son bien dans l'Inde, et qui l'a sacrifié pour le soutien de Pond. ; dans un homme qui a laissé au tresor de Pond. 400 mil livres de ses appointements pendant tout son sejour dans l'Inde, pour la deffendre contre ce meme ennemi ; dans un homme enfin qui eut fait une fortune eclatante si il eut pu reussir contre ce meme ennemy, et qui ne s'est attiré la haine de ses accusateurs que parce qu'il exigeoit d'eux de l'aider a se deffendre contre ce meme ennemy »... Il rappelle en outre que l'on n'a jamais inquiété les officiers et employés de l'Inde qui se sont attroupés pour l'insulter, et pour tuer l'intendant de l'armée... Et de livrer les conclusions que l'on devrait tirer de sa conduite : « pendant que le sr de Leiryt a payé son armée, il s'est emparé malgré la deffaite de Mr d'Aché et la superiorité de l'ennemy sur mer de toutes les places maritimes que cet ennemy possedoit dans le sud de Pondichery [...]. Qu'avec 2700 hommes il a osé assieger, et n'a pu prendre Madras, place forte qui avoit 5 mil hommes pour sa deffense, et qui en outre avoit la mer libre. Que l'armée que l'ennemy avoit en campagne a tenté 4 fois de luy faire lever le siege, et que 4 fois il l'a repoussé et l'a dissipé entierement. Que malgré le mecontentement d'une armée menaçant a chaque instant de passer a l'ennemy et qui s'est revoltée deux fois sur ce qu'elle n'etoit pas payé, le cte de Lally s'est emparé d'un fort jugé imprenable que l'ennemy occupoit dans l'interieur du pays, et que deux mois apres il a battu ce meme ennemy qui est venu l'attaquer sous Vandavachy. [...] Que reduit a 700 hommes de troupes regléez contre 15 mil hommes de troupes de terre et 14 vaissaux il a eté contraint de se rendre à l'ennemy apres un blocus et un investissement de 9 mois, et qu'il ne s'est rendu que quand il ne luy a pas resté un grain de ris ou aucune autre espece de nourriture pour sa garnison déjà extenuée »... On joint la copie mise au net, avec une longue addition autographe à l'avant-dernière page (cahier de 28 pages in-fol., lié d'un ruban bleu).

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Vraÿes causes de la perte de l'Inde, [1766] ; cahier de 12 pages grand in-fol., lié d'un ruban bleu (petite mouill. avec légères effrangeures en haut des feuillets.

Lot 73: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe, Vraÿes causes de la perte de l'Inde, [1766] ; cahier de 12 pages grand in-fol., lié d'un ruban bleu (petite mouill. avec légères effrangeures en haut des feuillets.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrit autographe, Vraÿes causes de la perte de l'Inde, [1766] ; cahier de 12 pages grand in-fol., lié d'un ruban bleu (petite mouill. avec légères effrangeures en haut des feuillets. Vive défense de sa conduite en Inde, incriminant les conseillers de Pondichéry, le comte d'Aché et le chevalier de Soupire, et faisant valoir qu'on ne pouvait conserver les possessions françaises sans argent ni escadre. Il s'agit d'une version primitive, avec ratures et corrections, du texte qui, amplement développé et transposé à la troisième personne, sera publié sous le titre : Vraies causes de la perte de l'Inde. - Pour le comte de Lally, contre M. le Procureur Général (Paris, impr. de Simon, 1766). La première moitié du manuscrit constitue une défense de l'action militaire et administrative de Lally en Inde. « Le public n'a vû jusqu'icy et ne voit encore aujourduy que Pondichery perdu, le cris qu'a suscité contre moy, à mon retour en France, une cabale dont j'ay decouvert et voulu reprimer les malversations dans l'Inde, toutes les calomnies qu'elle a repandue à la cour et à la ville tendent à luy persuader que non seulement je suis cause de la perte de Pondichery, mais meme de la perte de toute l'Inde »... Cependant sans parler de « la mauvaise conduite de l'administration », même avec des forces supérieures « l'on ne pouvoit conserver Pondichery sans une escadre, l'ennemy en ayant une, et je me flatte que le public ouvrira enfin les yeux sur les veritables causes de cette perte, que par recrimination le conseil de Pondichery voudroit m'imputer »... Il présente rapidement la situation militaire et raconte l'attaque hardie qu'il livra sur Madras avec une armée de 2800 Européens, alors que la place avait 5000 défenseurs bientôt secourus par un renfort de 6 vaisseaux et 600 hommes : « on conviendra que Mr de Vauban n'a jamais calculé cette proportion dans les sieges où un assiegé est reputé egal en force à 5 assiegeants »... Pourtant on fit à Lally un crime d'avoir manqué Madras, alors que le même Conseil de Pondichéry n'en fit aucun au sieur Dupleix « d'avoir manqué 3 fois Gondelour, deux fois Trichenapaly, d'y avoir eu deux arméez entieres prises successivement prisonieres de guerre », etc. La même insuffisance d'hommes rendit impossible la défense des 130 lieues de la côte de Coromandel où se situent les trois comptoirs de Tulipatan, Pondichéry et Karical, face à une escadre de 14 vaisseaux de ligne, et lorsque l'armée de terre ennemie forte de 4000 Européens et de 10 000 Noirs forma avec l'escadre le blocus de Pondichéry, Lally n'avait qu'environ 1350 Européens et 600 Noirs à leur opposer... L'ennemi payait tout ce qu'il consommait alors qu'eux ne pouvaient se nourrir dans leurs propres établissements, sans parler de les défendre. « Mr de Bussy maître dans le Decan de 4 grandes provinces et d'un pays neuf ne pouvoit pas entretenir sa petite armée faute d'argent, il luy avoit déjà avancé deux millions de ses epargnes, il luy en redevoit encore deux, et il me mandoit sans cesse qu'il craignoit à chaque instant d'etre assassiné par cette armée »... Sont manifestement mal fondées deux conjectures : qu'une réussite à Madras eût empêché l'attaque sur Pondichéry, et qu'une victoire à Vandavachy eût sauvé Pondichéry. « J'avois gagné precedamment 9 combats ou batailles, j'avois pris 10 places ou forts, mais comment conserver des places dans l'intérieur d'un pays, quand une escadre ennemie vous force de les abandonner pour courir au secours de votre chef etablissement »... Le départ précipité et intempestif de l'escadre française commandée par le comte d'Aché détermina la suite : « il ne m'a pas secouru, et [...] Pond. ne pouvoit etre conservé sans le secours de son escadre »... Et de conclure : « sans être la cause immediate de la perte de Pond. [...] j'aurois pu comettre dans l'Inde d'autres delits qui auroyent merité le traittement inoui que j'eprouve dans la plus affreuse des captivitéz depuis plus de 3 ans, j'aurois pû comme les autres y voler, violer, empoisonner, assassiner, ce sont des jeux de l'education de l'Inde, j'y suis arrivé à la verité un peu trop vieux pour y en commencer l'aprentissage d'ailleurs si on m'en a accusé vis-à-vis du public (car de quoy ne m'a-t-on pas accusé vis-à-vis de luy) on n'a osé le faire en justice, et les temoins qui ont voulu y insinuer un soupçon de concussion contre moy, se sont vûs forcéz de se retracter honteusement, quand je leur ay opposé leur propre seing et la preuve ecrite de leur imposture »... Dans la seconde partie du manuscrit, Lally recopie deux documents à sa décharge, qui seront donnés à la fin du mémoire publié : Representations faites a Mr d'Aché par Mrs du Conseil superieur de Pondichery au nom de la nation assemblée en corps le 17 7bre 1759, puis la Protestation nationale signifiée à Mr d'Aché le 17 7bre 1759. Lally y ajoute une brève conclusion. Le public s'étonnera « qu'on aye pû faire au cte de Lally la plus legere imputation relative à la perte de Pond[ichéry] », et il s'indignera « quand il apprendra que les gens qui ont surpris sa credulité par une multitude de libels infames contre le cte de Lally sont les memes qui ont signé ces pieces contre le cte d'Aché ; quand il apprendra que ces memes gens après s'être ainsy dechainéz, après s'être portéz delateurs et accusateurs du cte de Lally vis-à-vis du Roy et de ses ministres se sont presentéz et ont été admis exclusivement en temoignage contre le cte de Lally, que ce sont enfin ces memes gens qui, dans toutes leurs depositions non seulement sont convenus de ne pas prononcer meme le nom du cte d'Aché [...], mais qui ont feint meme d'avoir oublié que le roy eut envoyé une escadre dans l'Inde. [...] Le cte de Lally demande justice au public de la collusion de cette cabale infernale, il la demande à ses juges, il la demande au Roy, il la demande à Dieu ». On joint la copie mise au net, avec qqs corrections autographes, augmentée de 12 pages de documents commentés (cahier de 27 pages grand in-fol., lié d'un ruban bleu) : lettres du comte d'Aché, écrites à bord du Zodiaque ou à Pondichéry entre le 29 avril 1758 et le 1er octobre 1759, et un choix d'extraits de lettres du gouverneur Duval de Leyrit à Lally, « relatives au refus du Cte Daché de se porter sur Madras après l'expedition du fort St David ». Cette correspondance ne figure ni dans le mémoire publié en 1766, ni parmi les pièces justificatives recueillies en annexe au Mémoire pour le comte de Lally, contre le procureur général... (Paris, impr. de G. Desprez, 1766). Chaque lettre est suivie d'une note de Lally, qui explique les allusions de l'amiral, relève l'importance de la chronologie des événements, se sert du contenu pour contester les dépositions de d'Aché contre lui, et fait ressortir la responsabilité de l'amiral dans l'insuccès de l'expédition en Inde. On joint également un manuscrit en grande partie autographe (1 page et demie in-fol.), début d'une nouvelle rédaction à la 3e personne. Le tout est conservé sous une chemise portant le titre et cotée 2e Liasse C.B., sur laquelle Trophime-Gérard de Lally-Tolendal a rédigé cette note : « Ecrits composés par mon père pour sa défense - imprimés et signifiés au Procurerur général. N.B. Des personnes se croyant très bien instruites m'ont assuré que le Ministre qui avait fait mettre mon père à la Bastille, laissa échapper, après la lecture de ces écrits, cet étrange propos : "Un homme qui écrit ainsi ne pardonnera jamais à un ministre de lui avoir fait mettre la main sur le collet" ».

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 6 MANUSCRITS dont 2 avec additions et corrections autographes, Capitulation de Pondichéry, etc., [1766] ; 104 pages grand in-fol. ou in-fol., plus 10 pages intercalaires formats divers, sous chemise titrée

Lot 74: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 6 MANUSCRITS dont 2 avec additions et corrections autographes, Capitulation de Pondichéry, etc., [1766] ; 104 pages grand in-fol. ou in-fol., plus 10 pages intercalaires formats divers, sous chemise titrée

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 6 manuscrits dont 2 avec additions et corrections autographes, Capitulation de Pondichéry, etc., [1766] ; 104 pages grand in-fol. ou in-fol., plus 10 pages intercalaires formats divers, sous chemise titrée Capitulation de Pondichery et Résumé de lad. Capitulation, et cotée 4e liasse C.D. Important dossier sur la capitulation de Pondichéry, avec des relations et témoignages de la reddition de la ville et du fort intérieur de Pondichéry, les 16 et 17 janvier 1761. * Capitulation de Pondichery (31 pp., avec d'importantes additions autographes dans les marges et des corrections dans les interlignes). Récit de Lally-Tolendal visant à détruire les « impostures » qui circulent à propos de la capitulation. Le général attaque sèchement le commandant de l'escadre française : « Pond. etoit perdue des le lendemain que le Cte de Lally y a debarqué, par le mauvais succes de l'escadre du cte d'Aché en y arrivant et par la necessité où cette escadre s'est vue réduite d'abandonner la cote et de laisser l'escadre angloise maîtresse de la mer pendant tout le sejour que le cte de Lally a fait dans l'Inde. Il est de notoriété [...] que Pondichery ny aucun etablissement dans l'Inde n'y pouvoit etre conservé sans le secours d'une escadre »... Il cite ses avertissements et ceux du Conseil de Pondichéry... « Ce meme conseil et toute la colonie rassemblée, le père Lavaur à la tete du clergé, le chev. de Soupire et le sr de Bussy à la tête des militaires avoyent signifiéz un mois auparavant au cte d'Aché que le depart de son escadre et la perte de Pond. etoyent une meme chose »... Tous ces actes existent, certains ont été imprimés, et le procès qu'on intente au comte de Lally se reduit à savoir non pas pourquoi Pondichéry a eté pris mais comment... Suivent d'intéressants passages sur la démolition des fortifications de Pondichéry et la reddition de la place selon les formes usitées de la guerre ; Lally repousse vigoureusement l'accusation de s'être rendu « à discrétion », et cite Landivisiau, Leyrit, etc. * Résumé de la capitulation de Pondichery (11 pages et demie, avec quelques lignes autographes ajoutées ; une note du fils de Lally indique que ce texte fut imprimé à la suite du Tableau historique de l'expédition de l'Inde pour le comte de Lally, contre M. le Procureur Général. Lally expose la nécessité de la reddition de la place de Pondichéry. Ce Résumé s'achève par le constat que Lally « a été arreté sur le cris de concussion elevé contre luy dans le public par une cabale de gens qu'il avoit accusé de concussion, ces mêmes gens, n'ont seulement pas osé deposer contre luy sur ce chef ; 15 mois après son arrestation ils ont imaginé d'annoncer qu'ils le soupçonnoient d'intelligence avec l'ennemy ; les preuves leur manquant encore, ils se retranchent aujourd'huy à blamer sa conduite militaire, ils vont etre confondus ; heureusement pour le cte de Lally il n'y a point d'inquisition en France »... * Résumé de la capitulation de Pondichery (cahier de 10 pp., lié d'un ruban bleu). Récit plus personnel, écrit à la première personne, s'adressant à l'opinion publique et invoquant des considérations plus morales que militaires. On y lit des jugements absents du Résumé précédent ; ainsi, Lally ayant suggéré au gouverneur qu'ils travaillent à des articles de capitulation, Leyrit donna une réponse « sublime de duplicité, de fourberie et d'iniquité, qu'un conseiller de Pondichery seul est capable d'imaginer [...]. Le conseil de Pondichery est criminel de leze majesté pour s'être attroupé, et avoir attenté à la vie d'un commissaire du roy, revêtu de son authorité, il est coupable de meurtre dans la personne de l'intendant aussy l'homme du roy, ce sont ses employés et ses officiers qui ont éxecuté ce meutre »... Mais ces crimes et délits ont été mis de côté en faveur de délits imaginaires, « fondés sur les intentions coupables qu'il plaît aux temoins de me supposer dans tout ce que j'ay fait dans l'Inde »... * Copie de l'avis de M. Durre [...] tenu lors de la capitulation... (5 pages et demie). Copies de la demande de suspension d'armes faite par Lally au général Coote (15 janvier 1761) ; réponse du général anglais ; recommandation de Durre d'accepter cette réponse, au conseil de guerre le 15 janvier 1761... * Memoires présentés à Mr de Lally avant et pendant le blocus de Pondichery relatifs à la deffense de cette place, Pondichéry 27 mars-1er janvier 1760 (27 pp.). Copie de rapports sur une inondation défensive, le front de la mer, les travaux des Anglais... « La facilité incroyable avec laquelle les anglais se sont emparé de nos deux fregattes qui se sont laissé enlever sans tirer un coup de fusil, la mauvaise veille et le peu d'ordre qu'il y avoit aux batteries de la place qui deffendent la rade qui auroient pû reduire en poudre les chaloupes des ennemis avant qu'elles eussent abordé nos vaisseaux si tout eut été en etat, doit nous faire ouvrir les yeux plus que jamais pour la garde du front de la mer »... * Cahier de copies de lettres et pièces, avec introduction de Lally (20 pp.). Ces pièces « prouvent assés que je m'attendois au coquinisme, qui devoit blamer ma capitulation »... Lettres de Lally à Landivisiau, brigadier des armées du Roi, commandant en la place de Pondichéry, et à Leyrit, gouverneur de Pondichéry (2) ; sommation faite à Lally par le Conseil de Pondichéry, de demander une suspension d'armes à M. Coote ; procès-verbal de l'approbation donnée par les membres du Conseil de Pondichéry, aux termes de la demande de Lally à Coote, 14 janvier ; sommation faite par le même conseil, au comte d'Aché, le 17 septembre 1759, pour protester contre le départ de l'escadre et déclarer d'Aché « seul responsable de la perte de cette colonie »...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe et sa copie avec additions autographes, Tableau historique de toute l'expedition de l'Inde, avec 3 MANUSCRITS joints, [1766] ; 155 pages grand in-fol. en 5 cahiers liés de rubans bleus, sous

Lot 75: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe et sa copie avec additions autographes, Tableau historique de toute l'expedition de l'Inde, avec 3 MANUSCRITS joints, [1766] ; 155 pages grand in-fol. en 5 cahiers liés de rubans bleus, sous

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. Manuscrit autographe et sa copie avec additions autographes, Tableau historique de toute l'expedition de l'Inde, avec 3 manuscrits joints, [1766] ; 155 pages grand in-fol. en 5 cahiers liés de rubans bleus, sous chemise titrée Reflection sur lexpedition de l'Inde et Tableau historique de lad. Expedition, et cotée 3e liasse C.C. Mémoire de Lally pour sa défense, exposant les difficultés auxquelles il dut faire face et la mauvaise volonté et les défaillances de ses collaborateurs, notamment du comte d'Aché, commandant de l'escadre de la mission, du lieutenant-colonel Bussy, qui tenait le Deccan, et du conseiller Moracin, qui commandait la garnison française de Masulipatam. Il s'agit ici d'une version primitive, avec ratures et corrections, du Tableau historique de l'expédition de l'Inde pour le comte de Lally, contre M. le Procureur Général (Paris, Impr. de Simon, 1766). * Tableau historique de toute l'expedition de l'Inde (16 pp.). Nommé au mois d'août 1756 pour commander l'expédition de l'Inde, Lally a connu aussitôt des obstacles : un départ retardé, et une réduction sévère des forces prévues, causée par la situation au Canada. Il écrivit à la marquise de Pompadour que ce retranchement de moyens « seroit cause de la perte de l'Inde et ne sauveroit pas le Canada » ; la marquise répondit « que le roy n'abandonneroit pas quelqu'un qui l'avoit si bien servi et qu'elle seroit son avocate ». La traversée inhabituellement longue eut pour conséquence que les amiraux britanniques purent joindre leurs forces et arriver à la côte de l'Inde avant les Français... L'avantage qu'avait le chevalier de Soupire de débarquer à Pondichéry des mois avant tout le monde fut perdu, car le gouverneur de Leyrit « l'a tenu pendant ces 8 mois dans l'inaction et a consommé les deux millions » qu'il avoit apportés, pendant que l'ennemi s'emparait de toutes les possessions dans le Bengale... Dès son arrivée, Lally livra combat et perdit un vaisseau de 74 canons. Il assiégea Saint-David avec succès, puis prit Divicottey, mais le comte d'Aché s'était éloigné à 60 lieues, de crainte de l'escadre anglaise, et refusa de protéger la marche de Lally vers Madras... Leyrit annonça qu'il ne paierait ni ne nourrirait l'armée, mais que Lally obtiendrait des fonds en intimidant le Raja de Tanjaour, qui avait une vieille dette à la Compagnie... Mais on dut évacuer le Tanjaour pour se porter au secours des établissements menacés ... Ayant appris que Pondichéry était menacé, Lally y retourna pour découvrir que le comte d'Aché abandonnait la côte pour les îles, et que Bussy et Moracin refusaient de collaborer à une expédition à Madras, voire d'obéir aux ordres... Lally multiplie les précisions sur les combinaisons échafaudées pour solder l'armée... Il occupa rapidement la ville noire de Madras (13 décembre 1758), mais pendant ce temps, l'escadre de M. de Léguille, qui amenait à Pondichéry 4 vaisseaux du Roi et 3 millions, fut retenue par d'Aché à l'Isle de France [Maurice], alors qu'elle eût été maître de toute la côte de Coromandel, eût empêché la compagnie anglaise de débarquer 600 hommes à Madras, et eût permis de reprendre ce qu'on avait perdu dans le Bengale... Les malheurs s'accumulent : Lally manque de succomber à une « fièvre chaude », une partie de l'armée se révolte, le comte d'Aché reparaît après 13 mois d'absence pour annoncer qu'il part le lendemain pour les îles, et une protestation du Conseil ne réussit à ramener cet amiral à Pondichéry que pour quatre jours seulement, et à lui faire verser un peu de l'argent qu'il détient, et cela malgré la nouvelle que l'armée venait de gagner une bataille, « evenement qui eut decidé tous les princes du pays pour nous sans cet abandon subit » ; les renforts du prince Bassalet Tingue rebroussent cehmin... Lally donne de nouvelles preuves de la perfidie de Leyrit, et de la mauvaise volonté du Conseil à appuyer ses négociations pour approvisionner Pondichéry... Enfin, la ville de Pondichéry s'est rendue le 16 janvier 1761, le fort intérieur le 17, et après avoir esquivé de nouvelles tentatives d'assassinat, Lally, malade, fut ramené en Europe dans des conditions indignes, pour passer 15 mois « dans la detention la plus rigoureuse » sur la foi d'un libelle indigne, avant d'apprendre qu'il serait jugé pour « des depradations et concussions commises dans l'Inde, comme ayant eté cause de la perte de Pond. »... Le rapporteur n'ayant rien trouvé qui soutînt cette accusation, on obtint de nouvelles lettres patentes du Roi pour diriger une instruction pour haute trahison... « mais les temoins qui ont deposé contre le cte de Lally n'ont pas osé hasarder formellement ce mot d'intelligence [...], les temoins militaires meme les plus acharnéz contre le cte de Lally, ont deposé formellement, qu'ils ne pretendoyent pas inferer de sa conduite quoy que blamable d'ailleurs aucun soupçon d'intelligence entre luy et l'ennemy, et en effet il seroit asséz contradictoire d'ymaginer cette intelligence de la part d'un homme qui a porté dans l'Inde, et a sacrifié jusques au dernier sol de tout ce qu'il possedoit dans le monde, qui a laissé au tresor de Pond. 4 cent mil francs de ses appointements pour le deffendre contre ce meme ennemy, et qui ne s'est attiré la haine de ses accusateurs que parce qu'ils ne vouloient pas contribuer à cette deffense quoy qu'ils luy deussent toutes leurs fortunes »... Etc. * Tableau historique de l'expedition de l'Inde (25 pp. dont une longue addition autographe). Copie avec variantes du manuscrit précédent, comportant deux additions importantes, la première apportant des détails sur l'attaque manquée, dans la nuit du 2 au 3 septembre 1760, de « toute l'armée angloise », des remarques sur la pratique du butin et de la mise à contribution des seigneurs indiens, sur les conséquences des défaites de Dupleix, l'échange de prisonniers de guerre... (avec quelques modifications, toute cette digression passera dans le mémoire imprimé). Une longue conclusion autographe récapitule les points forts de la défense de Lally : ses succès militaires, malgré le non-paiement des troupes et la supériorité de l'ennemi sur mer ; les circonstances de son échec devant Madras, ville fortifiée, défendue par deux fois plus de troupes et « sans cesse rafraichye » ; et sa conclusion « qu'avec 1250 hommes il n'a pu en battre 2600 et que quand il auroit eu les 300 hommes qu'on luy reproche d'avoir detaché de son armée 2 mois avant la bataille de Vadavachy il auroit toujours eté plus foible d'un tiers que l'ennemy. Il en resultera qu'avec 1300 hommes sans troupes noires faute d'argent pour les solder il n'etoit pas en etat de tenir tete à l'ennemy et de l'empecher de s'approcher de Pond. »... * Extrait d'un mémoire sur les affaires de l'Inde (35 pp., qqs trous de vers). Véritable acte d'accusation de Lally contre les commis de la Compagnie des Indes (désignés nommément et décrits comme « foible », « paresseux », « poltron », « peu franc », concussionnaires, etc.), suivi d'une relation de son expérience militaire, et d'une conclusion empreinte d'indignation d'avoir été l'objet de calomnies et de libelles diffamatoires : « il n'etoit point en mon pouvoir de sauver une colonie à la destruction de laquelle ses propres membres travailloient depuis si longtems »... * Cahier des pieçes annoncées dans le Mémoire sur l'Expedition de l'Inde (32  pp.), comportant des lettres de Lally (au sieur de Leyrit, gouverneur, aux Conseils de Pondichéry et de Madras, au sieur de Landivisiau, commandant la place de Pondichéry), représentations du Conseil au comte d'Aché et « protestations nationalles » contre cet amiral, articles de la capitulation de Pondichéry, etc. * Affaires de l'Inde (48 pp.). Analyse historique de la situation de l'Inde dans la décennie précédant l'expédition de Lally, visant à faire ressortir les « causes plus anciennes » qui ont déterminé son échec : il est question de Dupleix, Bussy, Godeheu, Moracin, de questions financières, militaires et administratives ; « telle est la perte de l'Inde et la reddition de Pondichery sous le commandement de M. de Lally »... On a joint un manuscrit de Remarques sur les Recherches historiques de l'Inde (14 pp.), par un lecteur de la Description historique et géographique de l'Inde de Joseph Tieffenhaler (1786-1791), qui cite des extraits du mémoire d'Anquetil Du Perron d'après le tome II, critique quelques inexactitudes, et loue l'ouvrage dans son ensemble...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 2 MANUSCRITS avec additions et corrections autographes, Resumé de tout le procès du Cte de Lally et Précis du procès intenté au Cte de Lally, [1766] ; 2 cahiers de 19 pages et 34 pages grand in-fol., liés d'un ruban

Lot 76: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 2 MANUSCRITS avec additions et corrections autographes, Resumé de tout le procès du Cte de Lally et Précis du procès intenté au Cte de Lally, [1766] ; 2 cahiers de 19 pages et 34 pages grand in-fol., liés d'un ruban

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 2 manuscrits avec additions et corrections autographes, Resumé de tout le procès du Cte de Lally et Précis du procès intenté au Cte de Lally, [1766] ; 2 cahiers de 19 pages et 34 pages grand in-fol., liés d'un ruban bleu, sous chemise portant les titres et cotée 1ère liasse C.A. Mémoires de Lallly-Tolendal pour son procès. * Resumé de tout le procès du Cte de Lally (19 pp. avec quelques additions et corrections de la main de Lally). Exposé s'adressant à la Cour pour contester des témoignages entachés de parjure, parti-pris et collusion : « La Loy dit expressement qu'une seule fausseté prouvée et reconnûe dans la déposition d'un témoin suffit pour infirmer et rejetter toutte la déposition [...] il n'y a pas un temoin qui ait déposé contre le Cte de Lally qui n'ait porté en même temps un jugement contre luy, ou qui ne l'ait invectivé dans sa deposition [...] les pers temoins confrontés au Cte de Lally ont deposé le papier à la main, leurs depositions sont visiblement copiées les unes des autres, et touttes d'après le mémoire donné par le conseil de Pondichery au Ministre », etc. Et de conclure que dans la mesure où, dans sa mission, il représentait le Roi, sa cause « est aujourd'huy la cause du roy »... * Précis du procès intenté au Cte de Lally (33 pages et demie avec ratures et corrections, dont certaines autographes de Lally). Mémoire s'adressant au public : « L'innocence opprimée, écrasée ; le crime protegé, recompensé ; c'est le sujet de ce précis. - Parvenir à faire rechercher le crime où l'on sçait qu'il n'existe pas, parvenir à empecher qu'on recherche le crime où l'on sçait qu'il éxiste, et où on l'indique, c'est le triomphe des accusateurs, delateurs, et temoins en même temps qui attaquent aujourd'huy le Cte de Lally ». Lally contrattaque : il accuse ses accusateurs d'agir « pour mettre leurs fortunes, et leurs dépradations à l'abry des poursuittes de la justice », et il réfute point par point de prétendues erreurs de stratégie, et les crimes de concussion et d'intelligence avec l'ennemi... On joint un dossier de documents divers (21 pp.) sous chemise titrée Lettres, memoires ou papiers qui sont relatifs au procès de M. de Lally, et cotée 10e liasse C.K. Mémoire de Lally, identifié par une note de son fils comme ayant été dicté « à son second secrétaire Legrand enfermé avec lui à la Bastille [...]. On ne le laissait pas communiquer avec le 1er Rochette qui avait été dans l'Inde, et qui était prisonnier accusé dans la Bastille » ; Lally y dénonce la conduite de ceux qui sont à l'origine « de ce procès inoui », les sieurs Leyrit, Bussy et Moracin... - Chronologie d'événements politiques et militaires en Inde, 1746-1761. - Traduction française de la réponse du général anglais Coote, aux articles de la capitulation de Pondichéry proposés par le général français (reprise dans le Tableau historique de l'expédition de l'Inde pour le comte de Lally, contre M. le Procureur Général, de 1766). - Liste de pièces justificatives à ajouter à un mémoire, avec 2 lignes autographes de Lally. - « Mémoire pour les officiers du detachement du corps royal de l'artillerie et du génie destiné à passer aux Indes orientales », état des services de François-Alexis du Teil de Beaumont, capitaine au bataillon de Soucy dans ce détachement, inventaires de pièces, fragments de manuscrits...

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Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 3 MANUSCRITS autographes pour le Résumé de la capitulation de Pondichéry, [vers 1766] ; 25 pages in-fol. ou in-4.

Lot 77: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 3 MANUSCRITS autographes pour le Résumé de la capitulation de Pondichéry, [vers 1766] ; 25 pages in-fol. ou in-4.

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Description: Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL. 3 manuscrits autographes pour le Résumé de la capitulation de Pondichéry, [vers 1766] ; 25 pages in-fol. ou in-4. Versions successives du Résumé de la capitulation de Pondichéry, qui figurera en annexe du Tableau historique de l'expédition de l'Inde pour le comte de Lally, contre M. le Procureur Général de 1766 (p. 73-101). * Resumé de ma capitulation pour Pondichery (5 p. in-4). « J'avois epuisé toutes les ressources imaginables pour conserver Pond. bloqué pendant neuf mois par 14 vaissaux de ligne et 14 a 15 mil hommes de troupes de terre et cela dans l'attente d'une escadre qui n'est point arrivée. Il y avoit 9 mois que les troupes n'etoyent point payéez et il ne restoit dans les magazins le 24 Xbre 1760 que de quoy nourrir le soldat pendant 7 jours à raison de 8 onces de ris par soldat exclusivement [...]. J'etois alité depuis le 5 du mois et comdamné à subir une operation au foye. Dans cette extremité, j'ay pris le party d'ecrire au Sr de Landivisiau qu'il etoi tems de s'occuper de dresser des articles de capitulation »... Ces conditions furent formulées par le conseil de guerre, et « si j'avois tardé 6 heures de plus à remettre la place à l'ennemy elle eut eté reduite à s'aller offrir elle-même à sa discretion »... * Resumé de la capitulation de Pondichery (8 p. grand in-fol.). Version proche du texte imprimé (Tableau historique, pp. 73-101) ; y manquent essentiellement quelques développements et la fin. « Une capitulation ne peut etre reprehensible dans un assiegé en aucun cas hors celuy ou il remettroit sa place etant encore en etat de la deffendre et par consequent en etat d'obliger l'ennemy de luy accorder les conditions qu'il demande si le bien du service exige qu'il la luy remette. Ors il est constaté qu'il ny avoit pas un grain de ris ny aucune autre espece de nourriture dans Pondichery quand le cte de Lally la rendu. Il est constaté qu'il ny avoit pas 50 hommes dans toute la garnison en etat de se trainer sur les remparts »... Etc. Lally expose dans le détail tous les faits, la situation critique de Pondichéry, dont la capitulation a été décidée par un conseil de guerre, et non par lui seul. Il met en évidence la responsabilité du comte d'Aché, qui a abandonné Pondichéry à son sort... « Seroit il possible qu'on admît à la decharge du cte d'Aché, les vents, les vagues et autres incidents de mer qu'il a eprouvé dans les trois combats qu'il a perdu, et que l'on imputa au cte de Lally de 10 combats qu'il a donné d'en avoir perdu un seul avec 1250 hommes contre 2600, et de n'avoir pû avec quinze cents hommes chasser des environs de Pond. un ennemy qui en avoit 15 mil et 14 vaisseaux dans sa rade. Le paralelle seroit odieux à imaginer il choque la raison, il blesse la justice, il repugne à l'humanité »... Lally est prêt à répondre de sa conduite militaire, mais « l'examen de la conduite militaire d'un general de terre exige une discussion que les gens seuls du metier peuvent apprecier ». * Resumé de la capitulation de Pondichery (8 pages in-fol.). Mise au net autographe du manuscrit précédent, y compris les corrections, avec quelques nouvelles réflexions, notamment une conclusion qui se distingue de celle finalement imprimée par sa chute plus agressive : « Le cte de Lally fini par une observation qu'il ne peut trop repeter, il a eté arreté sur le cris de concussion elevé contre luy dans le public par une cabale de gens qu'il avoit accusé de concussion, ces memes gens n'ont seulement pas osé deposer contre luy sur ce chef, 15 mois apres son arrestation, ils ont imaginé d'annoncer qu'il le soupçonnoyent d'intelligence avec l'ennemy, les preuves leur manquant encore, ils se retranchent aujourduy a blamer sa conduite militaire, ils vont etre confondus, heureusement pour le cte de Lally il n'y a point d'inquisition en France ». On joint un brouillon par un secrétaire (4 pages in-4), augmenté d'une longue addition autographe qui, modifiée, servira d'introduction à la version finale du texte de Lally : « Une capitulation de place n'est autre chose qu'un ecrit de l'assiegé à l'assiegeant, contenant les conditions auxquelles l'assiegé propose de se rendre et les reponses de l'assiegeant »...

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[Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. 8 lettres ou pièces, 1759-1767 et s.d., réunies par Trophime-Gérard de Lally-Tolendal sous une chemise titrée « Notes sur mon père ».

Lot 78: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. 8 lettres ou pièces, 1759-1767 et s.d., réunies par Trophime-Gérard de Lally-Tolendal sous une chemise titrée « Notes sur mon père ».

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Description: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. 8 lettres ou pièces, 1759-1767 et s.d., réunies par Trophime-Gérard de Lally-Tolendal sous une chemise titrée « Notes sur mon père ». * Joseph-Auguste, marquis de Montmorency : duplicata signé d'une lettre au général Lally, Paris 20 mars 1759, donnant des nouvelles et échos de Versailles (une note de Trophime-Gérard indique que la lettre originale figura au procès). Le marquis raconte ses efforts pour contrer l'effet produit par des lettres anonymes et des mensonges au sujet de la conduite du général Lally en Inde, et les éloges déplacés du comte d'Aché. Mme de Pompadour ne semble pas avoir pris part à la campagne de dénigrement dirigée contre Lally : « si nous avions le bonheur d'apprendre la prise de Madras l'on pourroit tout espérer, j'ai dit à qui la voullu entendre qu'elle etoit impossible sans l'escadre, que ce seroit un miracle si seulement vous pouviés la tentter, et j'ai fait convenir que si elle arrivoit il n'y avoit point de recompence trop fortte »... Il st aussi question des fortunes fluctuantes du général de Castries, du duc de Choiseul, du cardinal de Bernis, du prince de Soubise, du duc de Richelieu, etc. Les affaires de Dupleix n'avancent pas... * François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest : extrait d'une lettre au Contrôleur général [Bertin], du 30 août 1762, pour lui recommander Lally, victime de « mille inventions diaboliques »... * Jeanne-Françoise de Conflans : L.A. au comte de Lally, 30 avril 1763, lui parlant des démarches de Milord Dillon et de Saint-Priest, et espérant qu'il viendra « prendre à Songeons un repos differend de celui trop odieux où l'on ne pourra se consoler de vous savoir, que le jour où vous triompherai des plus grandes noirceurs, comme des plus grandes extravagances qu'on ait jamais connue »... * Mary Dillon : compte de ses dépenses de messes dites aux Récollets, 1766 (« pour mon malheureux père », note Trophime-Gérard). Plus une longue lettre dénonçant la conduite de M. de Bussy, la traduction d'un article du Craftsman, une citation de Voltaire, etc.

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[Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. Environ 50 manuscrits, pièces ou notes concernant sa défense, la plupart 1764-1766 ; la plupart in-fol. ; plus 3 imprimés.

Lot 79: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. Environ 50 manuscrits, pièces ou notes concernant sa défense, la plupart 1764-1766 ; la plupart in-fol. ; plus 3 imprimés.

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Description: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. Environ 50 manuscrits, pièces ou notes concernant sa défense, la plupart 1764-1766 ; la plupart in-fol. ; plus 3 imprimés. Intéressant dossier de mémoires, documents et notes pour la défense de Lally-Tolendal. Extrait des registres du Parlement de Paris, avec expédition de lettres du Roi renvoyant à la Grand'chambre du Parlement l'instruction du procès, et sommation à la Compagnie des Indes de déposer au Greffe toutes informations et pièces sur l'affaire (6 avril 1764). Notes de Lally pour sa défense dictées à son premier secrétaire Rochette (4 p.). Réflexions sur l'expédition de l'Inde (chefs d'accusation principaux, réfutation, 4 p.). Dossier intitulé « Perte des etablissemens françois dans l'Inde » : mémoire sur la perte des établissements (pag. 9-52 et 59-80, avec de nombreuses corrections et additions, des annotations marginales de plusieurs mains, dont le Contrôleur général Bertin), avec indications de quelques circonstances atténuantes : une insubordination de longue date, l'éloignement, un commerce en proie aux désordres... ; un autre mémoire de premier jet sur le même sujet (9 p.) ; réfutation d'un mémoire sur le choix d'un commandant dans l'Inde (4 p.) ; notes sur le journal de Godeheu, 1754-1755 (5 p.). Un autre dossier est intitulé « Compagnie des Indes. Pieces concernant M. de Lally et la prise de Pondichery » : mémoire des griefs des officiers, avec réfutation (11 p.) ; 2 listes de noms, qualités et adresses d'officiers et employés revenus des Indes ; états des accusations de Lally contre les conseillers et employés de Pondichéry (12 p.), contre le Conseil (5 p.), puis contre le Militaire (4 p.), et des accusations contre M. de Lally, concernant le Militaire (20 et 21 p.) puis l'Administration (14 p.), avec références marginales à divers mémoires et documents. Extrait de mémoires de Lally contre les conseillers et employés dans l'Inde et le Conseil de Pondichéry (20 p.) ; liste de pièces que Lally a fournies au Contrôleur général, non comprises dans les inventaires ; extrait d'un mémoire du Conseil de Pondichéry sur l'administration civile de Lally dans l'Inde (12 p.) ; note sur Lally (4 p.) : « Mr de Lally est un homme tres emporté ne suivant aucuns bons avis des gens experimentés du pays [...]. Mr de Lally est brave mais il est singulier. A Tanjaour il n'a jamais voulu de noirs. Cepend. Mr de Bussy a debauché aux Anglois le noir Moraro avec quelques milliers de noirs il faut savoir faire la guerre avec les noirs »... ; inventaires de documents envoyés de l'Inde (19 p.) ; « Notes pour le mémoire » (3 p.) ; extraits de lettres... « Accusations de M. de Lally contre M. de Leyrit » (14 p., récapitulatif avec renvois au mémoire de Lally)... Griefs de Lally contre Miran, Abeille, Law, Bussy, d'Aché (5 p.). Analyse des griefs que le Conseil présente contre Lally (18 p.)... État des personnes « qui ont une connoissance particuliere de tout ce qui s'est passé dans l'Inde sous les ordres de M. de Lally » (2 p.). Notes et brouillons pour la défense de Lally (56 p.). Extraits et copies de documents, etc. Plus 3 imprimés, dont la Requête pour le comte de Lally à Nosseigneurs du Parlement (1766).

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[Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. Plus de 400 lettres ou pièces (2 imprimés), la plupart relatives à sa succession, 1761-1812 ; environ 1000 pages in-fol. ou in-4 (mouillures ou défauts à plusieurs pièces).

Lot 80: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. Plus de 400 lettres ou pièces (2 imprimés), la plupart relatives à sa succession, 1761-1812 ; environ 1000 pages in-fol. ou in-4 (mouillures ou défauts à plusieurs pièces).

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Description: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. Plus de 400 lettres ou pièces (2 imprimés), la plupart relatives à sa succession, 1761-1812 ; environ 1000 pages in-fol. ou in-4 (mouillures ou défauts à plusieurs pièces). Important dossier relatif aux biens et à la succession de Lally-Tolendal. Procuration donnée par Lally à son secrétaire Ferdinand Rochette (juin 1763). État de ses effets, rapportés de la Bastille : bijoux, argenterie, aeuvres d'orfèvrerie, lunette à longue vue, argent, lettre de change (mai 1766) ; et état des coffres et malles expédiées à M. de Lally à son passage à Calais (1761-1762)... Procès-verbal d'apposition de scellés sur ses effets (6 mai 1766). Sentence de la Chambre du Domaine ordonnant à ceux qui ont connaissance des effets dépendant de la confiscation de Lally, fassent leur déclaration dans le mois au procureur du Roi (16 mai 1766). États nominatifs des 60 opposants aux scellés sur ses biens et effets (mai 1766), et de ses créanciers... Lettres et mémoires adressés pour la plupart à M. Mouette, procureur du Roi en la Chambre du Domaine (avec nombreuses minutes de réponse) : Nicolas Adam (chargé d'affaires à Venise), Guy-Charles Aubry (avocat dont la Grand'Chambre refusa l'assistance à Lally, sur ses frais et dépenses engagés pour préparer la défense de Lally), Charles Baltazar (horloger), Jacques Barois (libraire), Pierre comte de Bausset (ci-devant conseiller général du Roi au Conseil de Pondichéry) et le cardinal de Bausset, Charles Binet de La Bretonnière (receveur général des domaines, chargé de la procédure de recouvrement sur la succession), veuve Jean Boullenger (fournitures de bonneterie), Brady lieutenant au régiment de Lally, chevalier Butler, Claude Caffieri receveur général des fermes, Carpentier (au sujet des malles et effets laissés par Lally à Calais), Charay de Belvaize (ancien secrétaire de Lally), duc de Choiseul, l'avocat Henri Cochin, Guillaume Desprez (imprimeur, avec détail des impressions faites pour Lally), chevalier Du Poët, A.B. Duportail, le lieutenant criminel Durand (pour le paiement des frais de l'exécution de Lally), Fontaine (mémoire d'ouvrages de serrurerie), Isaac Blaise Grand (secrétaire de Lally et prisonnier volontaire à la Bastille), le dessinateur J.L. Guyard, capitaine Grégoire Hicky du régiment de Pondichéry, Joseph Hovel (armurier à Calais), l'avocat général Omer Joly de Fleury, capitaine de Kroussée (ancien prisonnier de guerre en Inde), Elizabeth O'Flyn comtesse de La Heuse (nièce de Lally, venue à Paris pour les affaires de son oncle), J.-B. de La Hure (tailleur), l'imprimeur Lambert (frais pour le Tableau de l'expédition de l'Inde et des mémoires), le Contrôleur général des Finances François de L'Averdy (16), Lavergne (frère du cuisinier et maître d'hôtel de Lally, mort devant Arcate), le procureur Le Franc (frais de copies et analyses des papiers de Lally), MacAgher (chirurgien major du régiment de Lally), Marguerite-Félicité de Conflans comtesse de Maulde (au sujet de diamants confiés par son frère à Lally), Mathieu Moron (trésorier au bureau des finances et Chambre du Domaine du Palais), le lieutenant général Nugent, O'Kenelly (ci-devant capitaine au régiment de Lally), Jacques de Poully (ancien prévôt général des armées dans l'Inde), le duc de Praslin, Ferdinand Rochette, le chevalier de Saint-Priest, Antoine-Raymond de Sartine (à propos des hardes et du linge laissés par Lally à la Bastille, et des frais de recherches dans l'affaire Lally), l'imprimeur P.G. Simon (frais d'impression des Vraies Causes de la perte de l'Inde), le comte et la comtesse Wall, etc., et au nom de la Compagnie des Indes... Lettres et notes du fils de Lally, Trophime « chevalier de Tolendal »... Notes et brouillons de Mouette concernant les procédures, et projet pour le recouvrement d'effets dépendant de la confiscation... États des frais d'apposition, levée de scellés, inventaire, vente, etc. Sentence imprimée de la Chambre du Domaine et Trésor du Palais (1769). Liasse de procès-verbaux d'affirmation et réception de caution, 1769-1770. Etc.

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[Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. 39 lettres ou pièces, la plupart signées, relatives à ses créances sur la COMPAGNIE DES INDES, 1766-1802 ; environ 100 pages formats divers (mouillures avec manques sur qqs pièces), sous chemise titrée « Créance sur

Lot 81: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. 39 lettres ou pièces, la plupart signées, relatives à ses créances sur la COMPAGNIE DES INDES, 1766-1802 ; environ 100 pages formats divers (mouillures avec manques sur qqs pièces), sous chemise titrée « Créance sur

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Description: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. 39 lettres ou pièces, la plupart signées, relatives à ses créances sur la Compagnie des Indes, 1766-1802 ; environ 100 pages formats divers (mouillures avec manques sur qqs pièces), sous chemise titrée « Créance sur la Cie des Indes ». Créances sur la Compagnie des Indes de Lally, puis de son fils Trophime-Gérard. État des 48 pièces énoncées au procès-verbal des 13-14 mai 1766 (principalement des lettres de change). Tableau et état des lettres de change et billets dépendant de la confiscation Lally, déposés au greffe de la Chambre du Domaine (mai 1766). État des effets dépendant de la confiscation, d'après celui présenté par le procureur du Roi en la chambre du Domaine, visé et signé par les Syndics et Directeurs de la Compagnie des Indes (Sancé, Delessart, Behic, Marion, De Bruny, Mery d'Arcy, Le Moyne, Risteau), juin 1766 (se montant à 1.455.995 livres). Correspondance à M. Mouette, procureur du Roi en la chambre du Domaine, signée par les mêmes, ou par Le Moyne seul (1766). Bordereau de caisse pour constater la situation des recettes et dépenses faites sur la confiscation, signé par le receveur général du Domaine Binet de La Bretonnière (mars 1768). « Mémoire pour les Fermiers Généraux et officiers du Domaine du Roi. Au sujet de la Confiscation Lally » (28 p.), avec lettre d'envoi au procureur Mouette (janvier 1776), contestant les réclamations, alors que Lally a trahi les intérêts de la Compagnie, et proposant une transaction à 6/700.000 livres... Plus d'autres lettres à Mouette (1766-1767, dont le Contrôleur général L'Averdy), avec notes et minutes de Mouette. Long Mémoire de Trophime-Gérard comte de Lally-Tolendal à Joly de Fleury, février 1782 (28 p.), faisant l'historique de la créance, réduite et reconnue à 902.303 livres, dont il réclame le paiement... Notes autographes de Trophime-Gérard. Copies de documents, dont une lettre de l'abbé Terray pour le paiement de la liquidation (1770), et un certificat de Le Brun, trésorier militaire pour la Compagnie à Pondichéry. Imprimé : Papers relating to the claims of Trophimus-Gerrard De Lally-Tollendal. Papiers relatifs aux réclamations de Trophime-Gérard De Lally-Tollendal (London, 1802), complété par des notes autographes.

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[Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. 20 lettres, pièces ou manuscrits, et 11 imprimés, 1778-1786.

Lot 82: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. 20 lettres, pièces ou manuscrits, et 11 imprimés, 1778-1786.

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Description: [Thomas-Arthur de LALLY-TOLENDAL]. 20 lettres, pièces ou manuscrits, et 11 imprimés, 1778-1786. Dossier concernant la révision du procès de Lally, et la lutte du fils Trophime-Gérard pour réhabiliter son père. L.S. de Trophime-Gérard de Lally-Tolendal, Paris 31 mars 1778, aux Directeurs et Syndics de la Compagnie des Indes, pour demander des pièces dont les originaux sont entre leurs mains, et rappeler leur devoir de concourir « au triomphe de l'innocence opprimée » ; copie conforme signée par lui d'un « original écrit de la main de mon père actuellement dans les miennes », énumérant des documents à demander au Contrôleur général et à la Compagnie (la plainte du Conseil de Pondichéry, copie du Conseil de guerre tenu pour marcher sur Madras, le journal de Fumel...) ; liste de questions de Trophime-Gérard à propos de l'existence même de la correspondance de son père avec les ministres et la Compagnie, celle du gouverneur et du Conseil de Pondichéry, etc. Sa supplique au Parlement de Rouen, tendant à obtenir mandement pour assigner en cette cour Gadeville, Chaponnay et d'autres (16 juillet 1778). Manuscrit de la Seconde Partie de son Mémoire produit au Conseil d'État [...] dans l'instance en cassation de l'arrêt du 6 mai 1766, qui a condamné à mort le feu comte de Lally [...] et signifié pour défense à M. le procureur général du Parlement de Normandie, dans l'instance renvoyée en cette cour par l'arrêt du conseil qui a prononcé la cassation, manuscrit (minute) de la 2e des 3 parties du factum publié à Paris en 1779 (cahier de 143 p. in-fol., broché). Manuscrit de l'exorde de son plaidoyer prononcé devant le Parlement de Rouen, le 23 février 1780 : « Fils d'un père malheureux et innocent que la calomnie a égorgé avec le glaive des loix et qui a versé sur un échafaud les restes d'un sang presqu'entièrement epuisé par plus de cinquante années de services et de combats », etc. (cahier de 13 p. in-fol.). Extraits des registres de la Grand'chambre du Parlement de Rouen : procès-verbaux des audiences du 11 février au 12 mai 1780 concernant l'affaire Lally-Tolendal (cahier de 18 p. in-fol.). Brouillon autogr. de lettre de Trophime-Gérard à une Excellence, résumant les rebondissements de la cause jusqu'à la décision stupéfiante du Parlement de Bourgogne de ne pas décharger le général Lally. Copies de lettres de Trophime-Gérard à Mme Dillon, Joly de Fleury et au premier président de Dijon (Dijon 1781). Note autographe sur Lavaur. Manuscrit sur Lally et son fils. Etc. Plus un ensemble d'imprimés relatifs aux 3 procès, dont l'Arrest du Conseil d'État privé du Roi. Lettres d'attache sur icelui, et dénonciation faite à M. le procureur général du Parlement de Normandie (1778) ; Dénonciation, suppliques, sommations [...] adressées à Monsieur le procureur général du Parlement de Normandie [...] par Trophime-Gérard, comte de Lally de Tolendal (1778) ; Mémoire justificatif du sieur Alen (1780) ; Plaidoyer [...] pour le sieur de Pouilly contre Monsieur d'Eprémesnil (1780) ; Plaidoyer pour le sieur Alen contre M. Duval d'Eprémesnil (1780) ; Protestation pour le sieur de Poully contre M. d'Eprémesnil (1780) ; Arrêt de la cour de Parlement à Dijon, qui condamne la mémoire de Thomas Arthur de Lally (1783) ; Lettre circulaire [et Seconde lettre circulaire] de M. d'Eprémesnil à tous les membres du Conseil du Roi (1785-1786) ; Lettre et mémoires adressés à M. le Garde-des-Sceaux par M. d'Éprémesnil (1786), etc.

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Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe (inachevé), [vers 1785 ?] ; 110 pages in-4.

Lot 83: Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRIT autographe (inachevé), [vers 1785 ?] ; 110 pages in-4.

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Description: Trophime-Gérard de lally-tolendal. Manuscrit autographe (inachevé), [vers 1785 ?] ; 110 pages in-4. Lally-Tolendal raconté par son fils : relation de la fin de la mission de Lally en Inde, son retour en France, son emprisonnement, et l'erreur judiciaire qui s'ensuivit. Le manuscrit est rubriqué en marge, et présente quelques corrections et additions ; après 8 pages foliotées 1-3, il est paginé 2-95 avec des feuillets bis, ter ou quater ; inachevé, il semble être resté inédit. L'auteur rappelle pour commencer l'expédition de Tanjaour (juillet 1758), la prise de Cheringham (novembre 1759), la négociation avec Salabetzingue, les intrigues du jésuite Saint-Estevan pour faire passer le commandement de l'armée à Bussy, l'échec devant Vandavachy (janvier 1760), la révolte du Conseil de Pondichéry et des employés (mars-juin 1760), les mesures prises pour la défense de Pondichéry, les circonstances de la capitulation de la colonie, et comment Lally, malade, sortit de la ville assiégée au milieu d'une émeute meurtrière (janvier 1761)... Suit l'histoire de Lally comme prisonnier, en Inde puis en Angleterre, son retour en France « prisonnier sur sa parole, pour faire tête à l'orage qui le menaçait », avec le récit verbatim de sa première entrevue avec le duc de Choiseul, suivie de sa présentation au Roi par le maréchal de Richelieu ; « comme le Duc de Richelieu & Lally sortaient ensemble du Cabinet du Roi pour entrer dans la galerie de Versailles, ils virent de loin le Comte d'Aché qui appercevant Lally courut à lui, en lui tendant les bras. Il veut m'embrasser ! dit l'impétueux Lally à Richelieu, qui, en courtisan habitué à feindre et à dévorer, lui répondit à l'oreille : Baise B.... Lally ne baisa point, et entendit froidement le comte d'Aché lui dire à haute voix, en présence de toute la galerie : Soyez le bien arrivé, mon cher général. Mocquez vous de ce qu'une bande de coquins a dit de vous. N'ont-ils pas dit les mêmes horreurs de moi ? Il est bien sur que ce jour-là si Lally eut accepté le dîner chez le Duc de Choiseul, le raccommodement avec Bussy, et les embrassemens du Comte d'Aché, ces trois principaux personnages, une fois coalisés, et armés du crédit et des amis qu'avait chacun d'eux, en eussent imposé à toute cette tourbe de conseillers & d'employés de l'Inde, qui eussent été trop heureux d'acheter le silence des autres par le leur »... Alors commence l'époque des intrigues et des libelles : la « partie honorable » de la Compagnie, « les Montmorency, les Castries, les Michel, les Booth, tous les anciens amis de La Bourdonnais se déclarèrent pour Lally », alors que la partie « mercantile », de beaucoup plus nombreuse et influente sur les actionnaires, se dévoua à Bussy et au Conseil de Pondichéry, arrivé à Paris pour dénoncer Lally au ministre et au Roi, « en corps »... Lally croyait en les lumières et en l'honnêteté du contrôleur général Bertin, « intègre mais faible », mais ses amis le prévinrent : « Il sera étourdi de la clameur publique [...]. Il se trouvera obligé de vous sacrifier à plus puissant que lui. C'est ce qui arriva mot à mot » ; et le Conseil, enhardi, accusa Lally de concussion et de trahison... On lit des anecdotes curieuses concernant la saeur de Choiseul, la duchesse de Gramont, les véritables intentions du duc de Choiseul lors de la signature de la lettre de cachet qui fit embastiller Lally, les circonstances de son arrestation, et la détermination de Lally de se défendre plutôt que de s'échapper (avec citation d'une lettre écrite clandestinement de sa prison à la comtesse de La Marck) ; est cité aussi un vif échange entre le duc de Choiseul et la comtesse de Rochechouart, au sujet de l'incarcération de Lally... Puis on raconte la suite : les 17 mois à la Bastille sans être interrogé, les calomnies du jésuite Lavaur, les scellés sur ses effets, un Parlement tourmenté par « la soif de persécuter », des irrégularités de procédure, la « violence haineuse » des témoins que le lieutenant criminel Le Noir, « magistrat aussi intègre qu'éclairé », a cherché à comprendre en sollicitant du chevalier de Crillon une déposition, citée ici (27 août 1763). L'injustice est outrancière : on se contente d'assigner le comte d'Aché, on promet sa grâce au meurtrier de l'intendant de l'armée, on nomme rapporteur le conseiller Pasquier, « fanatique et sanguinaire », on refuse d'accorder un conseil à l'accusé, l'instruction est scandaleuse... Touchantes anecdotes sur les visites à la Bastille de la cousine de Lally, Marie Elizabeth Dillon, « l'héroïne du sang & de l'amitié »... On joint un autre manuscrit autographe, lui aussi inachevé (pag. 1-20 et 37-[55]), version différente de ce récit, depuis juillet 1759 jusqu'au 2 mai 1766, avec d'autres détails.

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Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRITS autographes pour un Abrégé du procès ; 51 pages in-fol. ou in-4.

Lot 84: Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRITS autographes pour un Abrégé du procès ; 51 pages in-fol. ou in-4.

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Description: Trophime-Gérard de lally-tolendal. Manuscrits autographes pour un Abrégé du procès ; 51 pages in-fol. ou in-4. Manuscrits pour un abrégé de l'histoire des procès du général Lally, d'abord devant le Parlement de Paris, ensuite en révision devant les Parlements de Bretagne, puis de Bourgogne. Des suppressions réalisées ou envisagées, et des indications de mise en pages en colonnes, attestent que l'auteur cherchait à tenir sa narration dans des bornes prescrites. Environ la moitié de l'ensemble forme une relation de l'instruction et du procès du Châtelet (1763-1766) ; trois versions existent du dénouement, mettant en scène un Louis XV impuissant devant le verdict. Un autre fragment raconte la cassation de cet arrêt par le Conseil d'État, et le renvoi du procès à Rouen « pour y être non seulement jugé, mais instruit » (1778), procédure suivie d'une nouvelle condamnation, d'une nouvelle cassation et d'un renvoi de l'affaire à Dijon (1780). Il existe trois autres versions du début de ce fragment, ainsi qu'une page de souvenirs personnels du choc qu'eut l'écolier, en apprenant l'exécution imminente de son père. Citons ce fragment dépeignant Trophime, à Rouen, face aux manaeuvres de Duval d'Éprémesnil : « Le fils qui défendait son père victime d'un meurtre judiciaire fut couvert des applaudissemens du public, et le neveu d'un oncle mort tranquillement dans son lit, après avoir été le dénonciateur acharné de la victime, recueillit des marques non moins énergiques de l'indignation publique. Un arrêt rendu sur les conclusions de M. l'avocat general Grécourt fut lu à l'audience pour défendre les applaudissemens & les huées. Dans le cours meme de cette audience, Mr d'Epremesnil, en ayant recueilli plus qu'à l'ordinaire, se tourna vers le public, et lui dit avec un regard & un ton offensant : je croyais que la Cour avait rendu un arrêt. Le public répondit par des huées plus fortes que jamais »... Etc.

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Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRITS autographes ou en partie autographes et NOTES autographes pour une biographie et des notices biographiques sur son père et sa famille ; environ 220 pages in-fol. ou in-4 (qqs mouillures, et des bords

Lot 85: Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL. MANUSCRITS autographes ou en partie autographes et NOTES autographes pour une biographie et des notices biographiques sur son père et sa famille ; environ 220 pages in-fol. ou in-4 (qqs mouillures, et des bords

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Description: Trophime-Gérard de Lally-Tolendal. Manuscrits autographes ou en partie autographes et notes autographes pour une biographie et des notices biographiques sur son père et sa famille ; environ 220 pages in-fol. ou in-4 (qqs mouillures, et des bords rongés avec manques). Notices biographiques consacrées à son père, le comte de Lally-Tolendal, en plusieurs versions. Celle qui semble la plus ancienne, probablement vers 1780, est une mise au net par un copiste, avec de nombreuses corrections et additions autographes, en 3 cahiers liés de rubans roses (32 ff. in-fol.) ; elle suit minutieusement sa biographie et s'interrompt après la levée du siège de Madras. « Lally (Thomas Arthur Comte de) Colonel d'un Régiment Irlandais de son nom au service de France, Lieutenant général et Inspecteur général des armées, grand-croix de l'ordre royal et militaire de St Louis, commissaire du Roi et commandant en chef pour S.M. dans tous les établissemens français aux Indes orientales, célèbre par ses services, ses malheurs, l'iniquité de sa mort et l'éclatante réhabilitation qu'a obtenue sa mémoire »... Un gros dossier de brouillons et rédactions successives (53 feuillets, plusieurs bords attaqués par des rougeurs) retrace sa carrière, sa campagne en Inde et son procès... Un dossier renferme deux rédactions successives en grande partie autographes (26 et 33 p. in-4) de la notice pour la Biographie universelle de Michaud en 1824 : « Lally (Thomas Arthur Comte de) Baron de Tullendally en Irlande, naquit en 1702 à Romans en Dauphiné. Il descendait des anciens Dynastes irlandais de Moënmoye ou Clanricard, appelés alors O'Mul-Lally, qui ne s'étaient soumis à la couronne d'Angleterre que sous Henri VIII dans l'année 1541. En 1690 quatre frères Lally proscrits et confisqués en Irlande le jour même où le Roi Guillaume avait été proclamé à Londres, passèrent en France dans le régiment de leur oncle maternel Lord Théobald vicomte Dillon, où ils formèrent un second bataillon avec leurs compagnies franches levées pour le service de Jacques II »... L'auteur passe rapidement à une défense de la conduite de son père en Inde, et aux détails de son procès... Brèves notices consacrées à ses ancêtres, Sir Gérard Lally, « un des plus braves Irlandais passés au service de France en 1689 », et à Guillaume Lally ou O'Mullally, archevêque protestant de Tuam (Galway, Irlande) de 1573 jusqu'à sa mort en 1595. Plus des notes préparatoires, brouillons et autres fragments, un projet de dédicace, des notes concernant les testaments du comte de Lally, un extrait original du registre de son inhumation en la paroisse de Saint-Jean en Grève (9 mai 1766), des notes de lecture en anglais sur la famille Dillon, une chronologie d'événements militaires 1748-1757, etc. On joint des épreuves corrigées pour des dictionnaires biographiques dont la Biographie universelle, ancienne et moderne de Michaud.

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Marie-Anne-Françoise de NOAILLES, comtesse de LA MARCK (1719-1793) fille du maréchal de Noailles, elle fut une maîtresse passagère de Louis XV, et une amie fidèle de Lally. L.A.S. et 5 L.A., [vers 1764-1765], la plupart à Mary DILLON ; 10 pages in-4

Lot 86: Marie-Anne-Françoise de NOAILLES, comtesse de LA MARCK (1719-1793) fille du maréchal de Noailles, elle fut une maîtresse passagère de Louis XV, et une amie fidèle de Lally. L.A.S. et 5 L.A., [vers 1764-1765], la plupart à Mary DILLON ; 10 pages in-4

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Description: Marie-Anne-Françoise de Noailles, comtesse de LA MARCK (1719-1793) fille du maréchal de Noailles, elle fut une maîtresse passagère de Louis XV, et une amie fidèle de Lally. L.A.S. et 5 L.A., [vers 1764-1765], la plupart à Mary Dillon ; 10 pages in-4 ou in-8, une adresse, 2 cachets cire noire (brisés). Correspondance en faveur du comte de Lally et de sa famille, principalement adressée à la cousine du comte. Au Val 6 septembre [1764 ?] : « Je connais depuis ma plus grande jeunesse M. de Lally, Monsieur, et je m'intéresse à lui, je n'ignore pas tous les chefs d'accusation formées contre lui ». Des gens ne veulent rendre Lally coupable « que pour couvrir leurs propres iniquittés ; vous devés sentir aisément que la situation de M. de Lally est tres facheuse tant qu'il ne sera pas rhéabillités ». Elle conjure son correspondant d'engager le Contrôleur général Bertin à décider une fois pour toutes, « soit pour ou contre M. de Lally afin qu'il sache a quoi s'en tenir »... Dimanche : elle a vu Milord Dillon, qui est « dans la disposition de justifiés quoiqu'il en pu couté notre malheureux ami. Il veut avant prendre tout les éclaircissemens nécessaire ». Le trésor est en sûreté. Elle prend des précautions, car « j'ai des mouches de la police autour de ma maison »... Mercredi, elle conseille d'écrire au Contrôleur général pour « le prier de vous informer des intentions de S.M. à votre égard et à celui de ce jeune homme » (Trophime-Gérard, fils naturel de Lally)... [note autogr. de Mary Dillon au dos de la lettre]. Mardy matin, elle lui conseille d'écrire au Roi, mais seulement après avoir conféré avec ses frères... « mendés à Milord Dillon par une voye sure que vous este déterminés à dire au roy le dépôt que votre pauvre cousin vous a remis. Surtout entrés dans le déttail de l'employ que vous aurés fait de l'argent quand il en est question on ne saurait estre trop net dans ses comptes »... Une autre lettre est relative à la cassette examinée avec Milord Dillon : « une obligation de cent mille francs de Mr Folly, et deux billets de mille écus chacun, une boëste cachetté où il y a des diamans, voicy les seuls effets que vous deviez déclarer au roy »...

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Conseil supérieur de PONDICHERY. 13 L.S. et 2 P.S. par le président et plusieurs conseillers, Pondichéry 1755, aux syndics et directeurs généraux de la COMPAGNIE DES INDES à Paris ; 116 pages gr. in-fol. ou in-fol., dont 8 cahiers liés d'un ruban

Lot 87: Conseil supérieur de PONDICHERY. 13 L.S. et 2 P.S. par le président et plusieurs conseillers, Pondichéry 1755, aux syndics et directeurs généraux de la COMPAGNIE DES INDES à Paris ; 116 pages gr. in-fol. ou in-fol., dont 8 cahiers liés d'un ruban

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Description: conseil supérieur de Pondichéry. 13 L.S. et 2 P.S. par le président et plusieurs conseillers, Pondichéry 1755, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes à Paris ; 116 pages gr. in-fol. ou in-fol., dont 8 cahiers liés d'un ruban bleu. Très intéressante correspondance sur la situation commerciale et financière du Conseil de Pondichéry immédiatement après le départ de Jean-François Dupleix, commissaire général des troupes de la Compagnie des Indes, conseiller de Pondichéry, auteur de nombreuses conquêtes et nabab, mais dont la gestion fut contestée [il dut faire face à un procès à son retour en France] ; avec de nombreuses précisions sur les mouvements de vaisseaux, les expéditions d'étoffes et d'épices, la qualité des marchandises.... Les lettres portent les signatures du commissaire du Roi Godeheu, ou du gouverneur Duval de Leyrit, et des conseillers Guillard, Bausset, De Brain, Boyelleau, Barthélemy, Miran, Delarche etc. 14 janvier. La suspension d'armes arrêtée le 11 octobre pour trois mois entre MM. Godeheu et Saunders vient d'être convertie en une trêve de 18 mois : « rien ne pouvoit arriver de plus heureux pour la Compagnie »... Résumé des forces respectives : les Anglais ont en Inde plus de 2500 hommes dont 1150 de troupes d'un régiment de la Couronne, sans compter les garnisons de Madras et Goudelour et beaucoup d'alliés, « l'argent ne leur manque pas, qu'elle differente situation avec la nôtre »... Les Français, toutes garnisons confondues et « comptant les estropiés et invalides », ont 1506 hommes de troupe et « Dieu sçait qu'elles troupes » ; le mécontentement règne parmi elles... 12 février. Explications sur leur décision d'honorer l'engagement de Dupleix de protéger les agents du roi des Maldives, qui est actuellement prisonnier chez Ali Raja (obtention des cauris indispensables, risque de les voir se jeter du côté des Anglais), et sur les conditions financières... 15 février. Le Conseil fera reconnaître Duval de Leyrit comme gouverneur et commandant général, suivant les provisions laissées par Godeheu... 12 mars. Exposé précis de l'état des caisses, d'où il résulte qu'ils ne sauraient envoyer à Chandernagor les 200 000 ou 250 000 roupies proposées, même si Rangapapoullé, courtier et fermier general de la Compagnie, leur remettait les 200 000 roupies promises à Godeheu, « parce que les depenses de ce comptoir, et surtout celles de la guerre en emporteront plus de la moitié »... - Malheureusement, la tranquillité que M. Godeheu leur a procurée « n'a pas encore eû le tems de se faire sentir dans les terres »... 30 septembre. Lettre écrite en regard de la copie d'une lettre des syndics et directeurs de la Compagnie, laquelle comporte plusieurs reproches concernant les comptes et la gestion du Conseil... - Bilan annuel précisant l'arrivée de matières d'or et d'argent par divers vaisseaux, les arrangements pris pour prévenir de fréquents et coûteux retours des vaisseaux de la Compagnie aux îles, et un aperçu de la situation de chaque comptoir : Chandernagor, Mazulipatam, Karical, Mahé, Surate (finances, épidémies, mutations dans les conseils, problèmes commerciaux)... Nouvelles des îles de France (Maurice) et de Bourbon (Réunion), des bâtiments et fortifications de la colonie, et de diverses affaires générales... 16 octobre. À propos du secours urgent à donner à Chandernagor : « l'espérance que Mr le Commandant general nous a donné de voir entrer dans peu en notre caisse une somme de 200 mille roupies, pour laquelle M. de Bussy luy a demandé une lettre de change sur la Compagnie », les a incités à chercher « dans différentes bourses » 100 000 roupies qu'ils ont envoyées au comptoir, dans l'espoir de soutenir le crédit de la Compagnie... Plus 2 copies certifiées conformes par De Brain d'une note sur les cafés et d'une lettre de Chandernagor. On joint 2 manuscrits d'extraits résumant la teneur de lettres du Conseil, 1754-1755 (41 pp. in-fol.).

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Conseil supérieur de PONDICHERY. 8 L.S. par le président et plusieurs conseillers, Pondichéry 1756, aux syndics et directeurs généraux de la COMPAGNIE DES INDES à Paris ; 76 pages in-fol. (qqs trous de vers), dont 4 cahiers liés d'un ruban bleu.

Lot 88: Conseil supérieur de PONDICHERY. 8 L.S. par le président et plusieurs conseillers, Pondichéry 1756, aux syndics et directeurs généraux de la COMPAGNIE DES INDES à Paris ; 76 pages in-fol. (qqs trous de vers), dont 4 cahiers liés d'un ruban bleu.

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Description: conseil supérieur de Pondichéry. 8 L.S. par le président et plusieurs conseillers, Pondichéry 1756, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes à Paris ; 76 pages in-fol. (qqs trous de vers), dont 4 cahiers liés d'un ruban bleu. Intéressante correspondance sur la situation de Pondichéry dans l'année qui a précédé le départ de l'expédition des Indes. Les lettres portent les signatures du gouverneur Duval de Leyrit, et des conseillers Barthélemy, Guillard, Moracin, Bausset, Miran, Boyelleau, Delarche, Lenoir, La Selle, etc. Outre des précisions sur le mouvement des vaisseaux et des marchandises, et des affaires commerciales ou administratives, elles avisent de la situation militaire de la colonie, toujours menacée par les Anglais. 16 janvier. Avis du naufrage de vaisseaux anglais et hollandais, ainsi que du vaisseau particulier, le Montaran. « La Compagnie etoit interessé dans cet armement qui devoit donner du profit. Chandernagor s'est trouvé par cette perte privé des cauris de Madives sur lesquels il comptoit »... Cependant la guerre continue « plus vivement que jamais au Segou, le roy d'Ava ayant eté assassiné, les Barmas sont venus pour assieger Siriam : les choses en sont venues a un point qu'il faut que l'une ou l'autre nation soit detruite pour que la paix s'y retablisse »... 13 février. Plaintes sur la cherté de la vie et le commerce... « Les secours d'argent que la Compagnie a bien voulu nous envoyer par l'Hermione et la Danaë ne pouvoient arriver plus à propos. [...] nous avons été obligés à boursiller pour faire passer à Bengal par le Rouillé cent mille roupies secours peu considerable [...]. Il est difficile de pouvoir verifier les caisses de matières d'argent caisse par caisse »... Cependant le pillage d'une pagode à la côte Malabar par Ali-Raja ne semble pas avoir eu d'autre conséquence que la défense faite par le roi de Bedrour de fournir du riz aux Maures. « Les Anglois qui ont envoyé leurs vaisseaux de guerre se joindre aux Marattes contre les Angras ont dit-on pris toutes les forteresses de ces derniers »... 27 février. Envoi d'un état des troupes de la Compagnie en Inde, à l'exception de celles qui composent les garnisons de Mazulipatam et Divy, traitées séparément, et de celles de Golconde... 1er avril. « Les instances reiterées du roy de Segou auprès de M. le Commandant general pour luy demander du secours contre ses ennemis et la conservation des établissemens considerables qu'il a donné à la Compagnie dans son pays nous ont engagés à luy en faire passer par le 1er vaisseau »... 30 septembre. Bilan annuel précisant l'arrivée de matières d'or et d'argent, diverses décisions concernant les marchands de Pondichéry, un aperçu de la situation de chaque comptoir (Chandernagor, Mazulipatam, Karical, Mahé, Surate, ainsi que des îles de France et de Bourbon), ainsi que des nouvelles des forces et préparatifs hostiles des Anglais, et des réductions de troupes de la Compagnie à Pondichéry depuis l'envoi de 100 hommes à Mazuliptam, et de 500 à Bussy. Il est aussi question des difficultés rencontrées par des commissaires envoyés dans les terres pour rétablir les dépenses sur un pied convenable, et de vexations du Nabab de Bengale... On joint un manuscrit d'extraits résumant la teneur de lettres du Conseil, 1755-1756 (17 pp. in-fol.).

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Conseil supérieur de PONDICHERY. 8 L.S. par le président et plusieurs conseillers, et 1 P.S. par le secrétaire du Conseil Simon LAGRENEE DE MEZIERES, Pondichéry 1757, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes, à Paris ; 92 pages

Lot 89: Conseil supérieur de PONDICHERY. 8 L.S. par le président et plusieurs conseillers, et 1 P.S. par le secrétaire du Conseil Simon LAGRENEE DE MEZIERES, Pondichéry 1757, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes, à Paris ; 92 pages

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Description: conseil supérieur de Pondichéry. 8 L.S. par le président et plusieurs conseillers, et 1 P.S. par le secrétaire du Conseil Simon Lagrenée de Mézières, Pondichéry 1757, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes, à Paris ; 92 pages grand in-fol. ou in-fol., dont 5 cahiers liés d'un ruban bleu. Intéressante correspondance sur la situation de Pondichéry dans l'année précédant l'arrivée de l'expédition commandée par Lally. Les lettres portent les signatures du gouverneur Duval de Leyrit, et des conseillers Delarche, Guillard, Bausset, Barthélemy, Boyelleau, La Selle, Lenoir, etc. 25 janvier. Ils travaillent sans relâche aux fortifications de la place ; les Anglais en font autant à Madras et au fort Saint-David. « Notre seule peine actuellement est dans le manque d'argent et de munitions »... Leur seule ressource est dans le revenu des fermes qui disparaîtra aux premiers actes d'hostilité que commettront les Anglais et Mahmet Aly Kan. La trève conclue par Godeheu n'a jamais été rompue, mais les forces anglaises sont supérieures ; explication sur les mouvements de Bussy. Le Conseil repousse le reproche du peu de commerce dans les colonies françaises en comparaison des anglaises... 30 janvier. Nouvelles des envoyés des Maldives à Mahé, et du résultat des pourparlers avec Ali Raja visant à faire libérer leur roi... Des munitions envoyées à Mahé ont été prises par les Anglais avec le vaisseau... Le commandant général a donné ordre à Bussy de faire revenir 200 hommes à Pondichéry... Les Gemidars se sont révoltés lors de la disgrâce de Bussy... Le fermier général ne paie point et il doit 900 000 roupies... 27 février. Malgré la « disette de fonds » où ils se trouvent, ils ont procuré à la Compagnie une cargaison assez considérable grâce à la cession de marchandises par des Portugais rappelés à Goa... 11 mai. Annonce de la prise du comptoir de Chandernagor, « qui après dix jours d'attaque a été obligé de se rendre aux Anglois le 23 mars »... Relation des circonstances de la perte de Chandernagor avec copie de la lettre du Conseil de Chandernagor : précisions sur l'assaut, les pertes, les articles de capitulation... « nous avons une armée dehors nous craignons qu'il ne nous soit pas possible de faire face à tout »... 30 septembre. Ils déplorent la rentrée dans le port des vaisseaux qui devaient leur apporter du secours, celui de l'Hermione et de la Danaé ayant été bientôt consommé. « Les nouveaux arrangements que le Ministre et le Comité secret de la Compagnie ont pris au sujet des affaires de la guerre, ne nous permettent plus de l'entretenir là-dessus. [...] Il est triste que la Compagnie n'ait pu terminer la paix de l'Inde avant la déclaration de la guerre en Europe »... 10 octobre. Bilan annuel des matières d'or et d'argent reçues à Pondichéry ; situation commerciale ; nouvelles ou rappel des nouvelles des 5 comptoirs : violation par les Anglais des termes de la capitulation de Chandernagor, révolte des provinces de Mazuliptam après la disgrâce de Bussy auprès de Salabetzingue, fortification de Karcical, secours envoyé à Mahé... La cherté est extrême à Pondichéry... 22 octobre. N'ayant plus aujourd'hui que 100 000 roupies sur les fonds envoyés par la Compagnie, étant dans l'embarras pour fournir à toutes leurs dépenses, ils n'acquitteront plus que les lettres de change tirées sur certains des conseillers... On joint 5 manuscrits d'extraits résumant la teneur de lettres du Conseil, 1757, dont 4 avec notes marginales sur les réponses de la Compagnie, et une signée par Duval de Leyrit relative au protêt d'une lettre de change tirée par Dupleix (37 pp. gr. in-fol.). Plus un extrait de la lettre du 22 octobre, certifiée conforme par Sainte-Catherine, chef de bureau, Paris 1760.

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Conseil supérieur de PONDICHERY. 6 L.S. par le président et plusieurs conseillers, Pondichéry 1758, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes (dont une à leur « Comité secret »), à Paris ; 55 pages in-fol., dont 4 cahiers liés d'un

Lot 90: Conseil supérieur de PONDICHERY. 6 L.S. par le président et plusieurs conseillers, Pondichéry 1758, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes (dont une à leur « Comité secret »), à Paris ; 55 pages in-fol., dont 4 cahiers liés d'un

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Description: conseil supérieur de Pondichéry. 6 L.S. par le président et plusieurs conseillers, Pondichéry 1758, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes (dont une à leur « Comité secret »), à Paris ; 55 pages in-fol., dont 4 cahiers liés d'un ruban bleu. Intéressante correspondance sur la situation à Pondichéry pendant la première année de Lally-Tolendal en Inde. Les lettres portent les signatures du gouverneur Duval de Leyrit, et des conseillers Bausset, Barthélemy, Guillard, Boyelleau, Delarche, Luker, Duplant de Laval, La Selle, Lenoir, Nicolas, etc. 15 février. Présentation d'un état de demandes considérable pour rétablir le comptoir de Chandernagor et pour Pondichéry, car « nous avons actuellement un gros corps de militaires, lequel va entraîner une consommation bien considerable en toutes sortes de choses »... 18 février. Exposé de la situation des prisonniers de guerre, avec allusion à la violation de la capitulation de Chandernagor par les Anglais ; la Restitution, vaisseau anglais, est arrivé de Mazulipatam ; des prisonniers français embarqués de force s'en étaient emparés... Prises grâce à Moracin et Bussy... Le manque d'argent les empêche de profiter de leurs succès ; ils estiment à 136 000 roupies la somme qui fait défaut. « S'il faut mettre en campagne, il faut les doubler, les tripler ; où prendre de quoi y fournir ? », et quelles seront les dépenses « à l'arrivée de Mr de Lally ? Le seul décompte de ce qui sera dû tant aux officiers qu'au regiment de ce nom absorbera en plus grande partie les fonds que nous attendons par l'escadre. Le reste sera employé sans doute aux préparatifs des expéditions qu'il projettera : avec quoi payer les autres ? »... S'y ajoutent le remboursement et les intérêts des avances des personnes de la colonie, les appointements dus aux employés depuis 18 mois, et « on se plaint que nous ne voulons faire aucuns préparatifs pour mettre M. de Lally en état d'opérer à son arrivée »... 11 mars. L'escadre anglaise commandée par l'amiral Pocock est arrivée à Madras le 23 février : 4 vaisseaux et 2 frégates de guerre ; « nous attendons de jour en jour la nôtre aux ordres de M. Daché »... 10 juillet-2 septembre. L'escadre du comte d'Aché est arrivée le 28 avril... Delarche et Bausset ont refusé d'acquitter les deux lettres de change tirées sur eux par Dupleix... Le 2 septembre, mention du départ de l'escadre de D'Aché pour les îles... 7 octobre. Bilan annuel : réception d'argent et or ; commerce ; fournitures d'uniformes militaires, état de chaque comptoir et des îles de France (Maurice) et de Bourbon (Réunion)... M. de Moracin a eu ordre de M. de Lally de se rendre à Mazulipatam avec une grande partie de sa garnison : « nous venons d'apprendre qu'il avoit tiré 160 mil roupies, environ, de la pagode de Tirpaly, et qu'il avoit pris ensuite la route d'Arcatte »... Ils ont renoncé à des travaux de fortification, étant dans l'impossibilité de payer les ouvriers, et ils ont des difficultés pour fournir à la subsistance de l'armée et de l'escadre, mais Lally a accordé aux Capucins la permission de continuer leur nouvelle église, travail « absolument nécessaire »... La Compagnie sera instruite par le comité secret des motifs de la suspension des appointements des officiers. « La prise du fort St David nous ayant rendus maîtres des aldées qui en dependoient, nous les avons affermés au nommé Niano Prégachem »... Lally a agréé les services de Raja-Saëb, et son offre de lever pour lui 200 cavaliers d'élite... Doléances financières... 15 octobre. Rapport au comité secret des événements militaires depuis l'arrivée de l'escadre française, le 28 avril dernier : bataille navale le 29 avril, prise de Gondelour puis du fort Saint-David le 5 juin (« siège dont toutes les circonstances sont honorables à la nation »), mise en fuite des Anglais grâce à l'escadre renforcée par des hommes de Lally, expédition du Tanjaour en juillet (« le comte de Lally ayant pourvü à la sureté de Pondichery, pour le tems qu'il devoit être absent », fut « obligé » de lever le siège « faute de munitions, et de vivres, le 9 août »), combat naval le 3 août qui tourna au désavantage des Français... Séquestre d'un vaisseau hollandais ; plaintes sur la conduite irrégulière des Hollandais à la prise de Chandernagor et sur leur partialité... Exposé et envoi de pièces concernant la décision de D'Aché de partir pour les îles, malgré toutes leurs représentations. « Le lendemain du depart de Mr Daché, Mr de Lally fit des dispositions pour chasser les ennemis de tous les postes qui étoient en deça de la riviere du Paléar, et en conséquence il s'est emparé de Tirnoumalet que les ennemis avoient repris, du fort de Carangouly, ainsi que de celuy d'Arcatte, et Caverypakan qui nous rendent maîtres de presque toute cette province »... On joint une pièce résumant la teneur d'une lettre du 18 février 1758, avec notes marginales de réponse (5 pp. in-fol.).

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Conseil supérieur de PONDICHERY. 5 MANUSCRITS d'extraits du REGISTRE DES DELIBERATIONS, dont 4 signés par le secrétaire du Conseil, Simon LAGRENEE DE MEZIERES, [29 avril 1758-20 novembre 1760] ; 257 pages grand in-fol. ou in-fol. en 5 cahiers (dont 3

Lot 91: Conseil supérieur de PONDICHERY. 5 MANUSCRITS d'extraits du REGISTRE DES DELIBERATIONS, dont 4 signés par le secrétaire du Conseil, Simon LAGRENEE DE MEZIERES, [29 avril 1758-20 novembre 1760] ; 257 pages grand in-fol. ou in-fol. en 5 cahiers (dont 3

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Description: conseil supérieur de Pondichéry. 5 manuscrits d'extraits du registre des délibérations, dont 4 signés par le secrétaire du Conseil, Simon Lagrenée de Mézières, [29 avril 1758-20 novembre 1760] ; 257 pages grand in-fol. ou in-fol. en 5 cahiers (dont 3 liés d'un ruban bleu). Procès-verbaux des réunions du Conseil de Pondichéry. [Le Conseil, qui dépendait de la direction générale de la Compagnie des Indes, faisait office de tribunal civil et criminel, et avait aussi des fonctions commerciales, financières et économiques dans la colonie.] Le présent ensemble couvre l'année et demie entre l'arrivée de Lally-Tolendal à Pondichéry (il fit son entrée dans la ville le soir du 28 avril 1758), jusqu'à l'acceptation par le gouverneur, Duval de Leyrit, de la décision de Lally de défendre la place (il se plaint cependant du soupçon que les habitants aient caché des vivres). On y lit notamment les délibérations qui aboutissent à la sommation au comte d'Aché de rester en rade à Pondichéry (31 août 1758) ; un vif exposé de Lally sur le défaut de vivres et d'argent pour l'armée, et ses options militaires, suivi des réactions des conseillers et du gouverneur (4 novembre 1758) ; une attaque de Lally, relative aux finances, aux conseils militaires de Bussy, au dénuement de l'armée (11 mars 1759) ; la représentation faite au comte d'Aché que son départ signerait la perte de la colonie (17 septembre 1759) ; des échanges entre Lally et le gouverneur anglais Pigot dans le but d'obtenir la libération de Bussy, suivant le cartel entre leurs cours respectives (10 mars 1760) ; ainsi que de nombreuses communications de Lally, Leyrit ou les conseillers relatives aux révoltes des Cipayes, les mesures d'urgence pour apaiser les troupes non soldées (fonte de couverts, emprunts aux Hollandais), la nomination de commissaires pour examiner les comptes, l'émission de billets de caisse, les nababs, « les brigands, intrigues et cabales » sous lesquels Lally ne tient plus...

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Conseil supérieur de PONDICHERY. 13 L.S. et 1 P.S. par le président et plusieurs conseillers, et 6 P.S. par un seul conseiller, Pondichéry 1759, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes ; 145 pages gr. in-fol. ou in-fol. (qqs

Lot 92: Conseil supérieur de PONDICHERY. 13 L.S. et 1 P.S. par le président et plusieurs conseillers, et 6 P.S. par un seul conseiller, Pondichéry 1759, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes ; 145 pages gr. in-fol. ou in-fol. (qqs

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Description: conseil supérieur de Pondichéry. 13 L.S. et 1 P.S. par le président et plusieurs conseillers, et 6 P.S. par un seul conseiller, Pondichéry 1759, aux syndics et directeurs généraux de la Compagnie des Indes ; 145 pages gr. in-fol. ou in-fol. (qqs mouill. et effrang. à certaines pièces), dont 5 cahiers liés d'un ruban bleu. Importante correspondance datant de l'année où Lally livra le siège de Madras et perdit Vandavachy après une mutinerie des troupes non payées. Les lettres portent les signatures du gouverneur Duval de Leyrit, et des conseillers Guillard, Boyelleau, Delarche, Duplant de Laval, Bausset, La Selle, Nicolas, Moracin, Barthélemy, Porcher etc. 15 janvier. Très longue lettre répondant à de nombreuses questions administratives et commerciales (employés, arrérages dus à la Compagnie, transport de marchandises, travaux envisagés, etc.). Surpris par les « irrégularités » de la capitulation de Chandernagor, les conseillers transmettent des écrits de Renault pour justifier les motifs qui ont engagé le Conseil de Chandernagor à couler des vaisseaux et à démolir des maisons... Efforts des Anglais pour s'emparer du commerce dans le Bengale... Révolution dans une nababie ayant pour conséquence la perte des comptoirs de Cassimbazard, Dalia et Patua... 16 janvier. Réponse aux questions sur l'administration de Dupleix, avec déclarations jointes de Moracin et Guillard : formation d'un comité secret, tableau des employés en 1749... 28 février. Sur le sort de Courtin, qui s'est rendu aux Anglais ; le comptoir de Mahé, qui a dû emprunter à Goa ; les conséquences malheureuses d'une attaque à Pitapour par Conflans, remplaçant Bussy dans le Décan ; les mesures prises pour que Lally puisse entrer en campagne (billets de caisse, emprunt aux habitants) ; une requête de Bussy pour qu'on lui garantisse les sommes qu'il a avancées à l'armée du Décan ; l'expédition à Madras, reconnue comme en dehors de leur compétence : « nous nous contenterons de dire icy que Mr de Lally a pris le parti de lever le siège à l'arrivée de cinq vaisseaux anglois [...] qui ont mis dans la place cinq cens hommes de troupes et toutes sortes de secours en vivres et munitions »... 4 mars. Envoi d'une copie du mémoire présenté au Conseil par Lally, le 4 novembre, récapitulant les opérations militaires depuis son arrivée, et la situation financière désastreuse de la colonie, et poussant à une prompte attaque contre Madras... Le Conseil résume l'opération qui échoua à cause de l'arrivée de l'escadre anglaise ; leurs ressources sont épuisées, les troupes non soldées menacent de déserter, et ils n'ont pas le premier sol pour acheter des vivres... Copie de la réponse du Conseil à Lally, à Arcate, la veille, recommandant qu'il mette à contribution les terres conquises, « mais c'est moins la force que la negotiation qu'il faut employer »... 10 mars. Prière instante de remplir leur état de demandes... 24 avril. Envoi de copie du mémoire que Lally a fait insérer dans le registre des délibérations, et qui incrimine « à tort » la gestion du Conseil ; pour remédier à leur position « embarrassante » ils ont constitué un comité secret... Ils ont décidé de ne payer aux officiers en campagne que la moitié de leurs appointements et de ne fournir aux soldats que des acomptes... Mazulipatam est assiégé ; Lally s'est proposé de secourir la place en envoyant des troupes commandées par Bussy, mais son indécision a retardé le départ du vaisseau, avec Moracin plutôt que Bussy... Les Anglais ont enlevé Surate... Lally est parti faire marcher son armée à Arcate, et faire contribuer les paléagares de la province en route, « mais cette operation a trop tardée et est devenue impraticable »... L'armée est sans paye et la situation à Pondichéry, critique, d'autant plus que Lally s'empare des fonds et des vivres tirés des domaines, tout en donnant des ordres inexécutables de fonds, munitions et approvisionnements : son intention est « de charger auprès du ministre, M. de Leyrit et le Conseil de toutes les suites facheuses que dot avori naturellement la conduite qu'il tient dans ses operations »... 15 octobre. Relation de récents combats à Vandavachy, dont le succès a sauvé Pondichéry ; le comte d'Aché s'est contenté de débarquer 400 hommes de marine, 200 cafres, et de la poudre et des boulets : « M. d'Aché paroît plus jaloux de la conservation de ses vaisseaux que persuadé du principe qu'ils ne luy ont été confiés que pour le bien des colonies de l'Inde, et pour les sacrifier même si leur salut l'exigeoit »... Il a d'ailleurs retenu à l'île de France (Maurice) une partie des secours que la Compagnie leur envoyait... 22 octobre. Importante communication sur la désertion des troupes à la suite de deux bataillons du régiment de Lorraine, emmenant de Vandavachy armes, canons, munitions et bagages : ces révoltés demandaient la solde de huit mois qui leur était due... De promptes mesures d'apaisement et une amnistie empêchèrent les hommes de passer à l'ennemi, mais Pondichéry « et toutes les Colonies de la Compagnie ont touché à l'instant de leur ruine »... 31 octobre. La rébellion renaîtra chaque fois qu'on ne pourra payer les troupes... Ils écrivent à M. d'Aché que « notre situation exigeoit qu'il vînt a notre secours avec l'escadre dès le mois d'avril prochain »... Cependant l'escadre anglaise a appareillé de Madras, pour hiverner, dit-on, à Bombay, ce qui fait craindre pour le comptoir de Mahé, qu'ils ne peuvent secourir et dont ils n'ont aucune nouvelle depuis 3 mois. « Nous venons d'apprendre par la voye de Negapatnam que M. Louet avoit abandonné Ramataly et Meliceram pour réunir toutes ses forces a Mahé »... On joint une L.S. des syndics et directeurs de la Compagnie, à Lally, Paris 29 novembre 1758, déclarant Beausset et Delarche exclus du Conseil de Pondichéry (7 p. in-fol., mouill.).

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Conseil supérieur de PONDICHERY. 9 L.S. ou P.S. par des conseillers, mars 1760-février 1761, à la COMPAGNIE DES INDES à Paris, avec 10 copies de lettres ou pièces (qqs doubles), plus une L.S. de COSTAR, secrétaire de la Compagnie des Indes ; 157

Lot 93: Conseil supérieur de PONDICHERY. 9 L.S. ou P.S. par des conseillers, mars 1760-février 1761, à la COMPAGNIE DES INDES à Paris, avec 10 copies de lettres ou pièces (qqs doubles), plus une L.S. de COSTAR, secrétaire de la Compagnie des Indes ; 157

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Description: conseil supérieur de Pondichéry. 9 L.S. ou P.S. par des conseillers, mars 1760-février 1761, à la Compagnie des Indes à Paris, avec 10 copies de lettres ou pièces (qqs doubles), plus une L.S. de Costar, secrétaire de la Compagnie des Indes ; 157 pages in-fol., dont 9 cahiers liés d'un ruban bleu ou rouge. Important ensemble sur la défense de Pondichéry et sa capitulation, avec de violentes critiques du gouverneur et des conseillers contre Lally-Tolendal. 1760. Pondichéry 20 mars. Déclaration de Le Verrier, ci-devant chef de Surate, Boyelleau, procureur général, Porcher, ci-devant commandant à Karikal, Denis, ci-devant commandant à Mazulipatam, et d'autres conseillers « pénétrés d'amertume pour les traitements indignes qu'on vient de faire essuyer audit conseil en corps et la violence exercée contre deux de nos confreres »... Ils déplorent « le comble d'humiliation où l'on nous a reduits, ainsi que l'abus du pouvoir, et l'exercice du despotisme sous lequel gemissent les fideles sujets du roy », et racontent le conflit provoqué par l'ordre de Lally, aux civils, de participer à une parade sur la place et sous les murs de la ville [pour impressionner l'ennemi au large de la côte]... 21 mars. Procès-verbal signé par les mêmes : les conseillers et employés de la Compagnie ayant reçu l'ordre du commandant général de s'assembler au Fort Louis de Pondichéry, furent rejoints par le gouverneur Leyrit, puis par le lieutenant-général de Lally. Ce dernier s'avança à la tête de deux compagnies de grenadiers, fit battre un ban puis lire par son aide de camp Gadeville sa commission de commissaire du Roi, « par laquelle il etoit enjoint à touttes personnes de quelque qualité et condition qu'elle fût de suivre les ordres du susdit Mr le comte de Lally sous peine de desobeissance »... Puis Lally d'ajouter : « Vous l'entendez, quiconque ne m'obeira pas, je le punirai de mort »... Cette menace n'étant point autorisée par le contenu de sa commission, les conseillers prennent acte d'un abus du pouvoir et du « peu de cas qu'on fait des intentions de Sa Majesté »... 20 mai 1760. Protestation des mêmes conseillers aux syndics et directeurs de la Compagnie des Indes, contre le despotisme et les « ordres les plus inhumains » du commandant général, qui a fait traîner en prison deux des leurs, Guillard et La Selle, à travers une foule d'habitants : « quel excès ! quelle tyrannie ! »... Il ne s'agit pas seulement d'outrages au Conseil supérieur, puisque depuis son arrivée Lally n'a montré « que du mépris pour tout ce qui est à votre service, qualifiant tous sans distinction du nom de petit marchand », discréditant par là l'autorité de la Compagnie... 17 septembre. Duval de Leyrit et les conseillers dénoncent à la Compagnie les nombreuses pertes de places depuis la bataille de Vandavachy : « nous n'avons conservé que Gingy, Tiagar ayant été remis aux Maïssouriens par un traité que Mr de Lally nous a forcé de signer [...] Jamais despotisme ne fut porté aussi loin que le sien ; jamais tirannie ne fut plus complette » ; le gouverneur et les conseillers font l'objet des « outrages les plus sanglants » et sont convaincus que ce général furieux sème contre eux en France des préventions injustes : « mais les ministres du Roy sont justes, et vous devés être nos protecteurs, contre un homme mechant, avare et incapable, qui n'a d'autre merite que de reduire les affaires les plus serieuses, et les plus importantes en quolibets »... Bussy, officier éclairé et bon patriote, donnera des détails de la ruine des affaires de la nation et de la Compagnie par la faute de Lally... 3 octobre. Lettre chiffrée (déchiffrée dans l'interligne) de Duval de Leyrit et des conseillers, annonçant la perte des limites de Pondichéry ; Lally a refusé des lettres de change aux employés prisonniers de guerre... 6 novembre. Extrait d'une lettre de Ziegenbalg, directeur danois dans le Gange, dont les services à Lally, au Conseil supérieur et à la nation française, ont coûté cher à lui-même et au Danemark ; il demande qu'on le défende en Europe contre les calomnies anglaises. « Les Anglois ont essayé d'assieger Pondicheri, mais M. De Laly a fait 13 sorties en 13 jours qui les ont déconcertés et ils ont quitté leurs entreprises »... 1761. 14 janvier. Copie certifiée par Duval de Leyrit de la lettre du Conseil à Lally, de la déclaration de Lally à Coote lors de la reddition, et de 5 autres lettres ou pièces des conseillers relatives à la négociation d'une capitulation (14-15 janvier). 30 janvier. Copie certifiée par Duval de Leyrit de son mémoire de « Représentations » faites au gouverneur général anglais Pigot, en vue d'éviter la destruction de la ville... 30 janvier-1e février. Copie des lettres de Leyrit à Pigot, l'amiral Stevens, l'amiral Cornich et le colonel Coote, pour leur communiquer ses « Représentations », et traduction des réponses de Coote et Cornish... 4 février. Longue lettre de Duval de Leyrit et des conseillers annonçant et relatant à la Compagnie des Indes la perte de Pondichéry : elle renouvelle les accusations contre Lally... Sont joints : le procès-verbal du 19 janvier, signé par Duval de Leyrit, le jésuite Lavaur, un prêtre et les conseillers, constatant « des faits arrivés dans les derniers jours du blocus et à la reddition de la place » ; copie certifiée conforme par Duval de Leyrit de ses « Représentations » à Pigot du 30 janvier ; copies des articles de capitulation proposés par le Conseil et par Lally... Les 3 premiers font l'objet de copies transmises par Costar, secrétaire de la Compagnie, à M. de Beaumont (5 septembre 1761). 6 février. 2 copies de la lettre de Duval de Leyrit à la Compagnie, accusant Lally d'erreurs stratégiques, outrages, cupidité, jalousie envers Bussy, acharnement contre lui-même ; Leyrit entrevoit, sans se prononcer, l'éventualité de « trahison et d'intelligence avec l'ennemi »... 9 février. Copie de l'envoi par Leyrit et les conseillers des états des lettres de change qu'ils ont tirées sur la Compagnie depuis octobre 1759, « et qui n'ont été fournies que sur les ordonnances de M. de Lally »... On joint un dossier de 6 lettres ou pièces (dont 2 avec notes autogr. du contrôleur général Bertin) : nouvelles par les gazettes anglaises, dépêches, etc. (1761).

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Gabriel SENAC DE MEILHAN (1736-1803) administrateur et écrivain. L.A., [vers 1775], au comte Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL ; 2 pages et demie in-4.

Lot 94: Gabriel SENAC DE MEILHAN (1736-1803) administrateur et écrivain. L.A., [vers 1775], au comte Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL ; 2 pages et demie in-4.

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Description: Gabriel sénac de meilhan (1736-1803) administrateur et écrivain. L.A., [vers 1775], au comte Trophime-Gérard de Lally-Tolendal ; 2 pages et demie in-4. Il retrouve dans ses notes une anecdote rapportée par la comtesse de Stainville, depuis duchesse de Gramont [Béatrix de Choiseul-Stainville, duchesse de Gramont (1730-1794), saeur du ministre Choiseul]. Elle s'était opposée à son frère à propos d'un marché pour les fourrages où le bruit avait couru que les entrepreneurs avaient versé200.000 livres de pot-de-vin à la comtesse. « Quelque temps après le comte de Lally poursuivi par la clameur publique excitée par ses ennemis, se rendit à Fontainebleau. On imputa l'assurance que donnoit au comte de Lalli son innocence et quelque protection puissantes, et l'on repandit quil avoit donné 100 mille écus en diamants à la duchesse de Grammont, et que cette raison seule empechoit qu'il ne fut arrêté. La duchesse indignée [...] menace de quitter la cour, les ennemis du comte de Lally en sont instruits, et font parvener à la duchesse de Grammont que sa reputation sera éternellement compromise, si le comte de Lally n'est pas arrêté. Elle anime en consequence Mr Bertin ministre, elle sollicite son frere [Choiseul], et enfin le determine a faire arrêter le comte de Lally, et luy fait ainsy monter les premiers degrés de l'echaffaut »... En tête de la lettre, note autogr. du destinataire : « Cette note est écrite de la main de Mr Sénac de Meilhan Intendant de Valenciennes ».

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[VOLTAIRE]. Copie autographe par son secrétaire Jean-Louis WAGNIERE (1739-1802) d'une lettre adressée à VOLTAIRE par M. de BOURCET, Pondichéry 1er février 1776 ; cahier de 9 pages in-4.

Lot 95: [VOLTAIRE]. Copie autographe par son secrétaire Jean-Louis WAGNIERE (1739-1802) d'une lettre adressée à VOLTAIRE par M. de BOURCET, Pondichéry 1er février 1776 ; cahier de 9 pages in-4.

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Description: [voltaire]. Copie autographe par son secrétaire Jean-Louis Wagnière (1739-1802) d'une lettre adressée à Voltaire par M. de Bourcet, Pondichéry 1er février 1776 ; cahier de 9 pages in-4. Longue et très intéressante réponse aux pages de Voltaire sur l'expédition de l'Inde et sur Lally-Tolendal, dans le Précis du Siècle de Louis XV (1768). Bourcet cadet était le neveu du lieutenant-général Pierre-Joseph de Bourcet (1700-1780). Voltaire tint compte de cette lettre en corrigeant un exemplaire de l'édition de 1775, et, à son tour, Beuchot répercuta les corrections de l'auteur dans son édition du Précis (Œuvres de Voltaire, t. XXI, Paris, 1831). Le texte de cette lettre fut publié par Wagnière dans ses Additions au « Commentaire historique sur les aeuvres de l'auteur de la Henriade » (Mémoires sur Voltaire et sur ses ouvrages, par Longchamp et Wagnière, ses secrétaires, Paris, Aimé André, 1826, t. I, pp. 100-112). Voltaire sera peut-être surpris qu'un inconnu lui « écrive de six mille lieues » pour l'assurer de sa renommée : les Brahmes, les Malabars et les Maures « sentent ainsi que nous, que vos divins écrits sont des sources inépuisables de vertu civile et morale, non moins que de sagesse ». Cependant de savants Indiens, et des témoins européens en Inde, ont relevé des erreurs dans le Précis du Siècle de Louis XV, et Bourcet en fait part, se référant aux chapitres et pages pour apporter des précisions sur les princes indiens, la géographie du pays, les conquêtes respectives de Dupleix et de Saunders, les dates et les circonstances exactes d'événements historiques. Il rectifie ainsi une série d'erreurs concernant l'emploi des Marathes, lors de la dernière tentative de Lally de reprendre le fort de Vandavachy, au début de 1760 : « Les anglais n'avaient point de marates dans leur armée à Vandavachi ; ils ont pour principe de ne pas se servir de cette mauvaise troupe sur laquelle ou ne peut compter. Les marates qui s'y trouvaient étaient à nôtre service. Un cordelier portugais, évêque d'Halicarnasse, nommé Noronha, plus guerrier que bon prélat, avait marchandé ce secours chez Moravao un de leurs chefs. Ces marates nous coutaient beaucoup et nous furent plus nuisibles qu'utiles. Gagnés par les anglais ils furent spectateurs oisifs de la bataille, nous abandonnèrent dans le fort de l'action, et se retirèrent ensuite chargés de butin dans leur païs, après avoir selon leur coutume, incendié et ravagé nos campagnes et celles des anglais. Il paraît indubitable que si cette cavalerie avait fait tête, les anglais [...] étaient perdus sans ressource ; la ville de Pondicheri était sauvée, et ces insulaires ne seraient peut-être pas aujourd'hui aux Indes à un si haut point d'élévation »... Le philosophe, « le précepteur de l'univers », ne trouvera sûrement pas mauvais que Bourcet signale ces fautes dues aux personnes qui ont fourni les matériaux pour le Précis... Puis, en « supplément », il commente longuement « l'article Lalli » du chapitre 34, « tome 4 du Siècle de Louis 15 » : « Ce général, comme vous le faites judicieusement remarquer, n'a jamais trahi le roi, et n'a point vendu Pondicheri, que les anglais, qui ne sont point absurdes, étaient moralement assurés de prendre, puisqu'ils étaient les maîtres de la terre et de la mer ; et quoi qu'en disent plusieurs, et nommément le jésuite Lavour ou Lavaur et son mauvais mémoire [...], M. de Lalli ne pouvait pas non plus être accusé de péculat, ce général n'aiant jamais été chargé ni de l'argent du roi, ni de celui de la compagnie. [...] Plusieurs indiens vénérables de la première classe, et plusieurs européans éclairés et impartiaux, inglobés comme le reste dans la malheureuse catastrophe de Pondicheri, m'ont assuré que ce général n'avait rien à se reprocher ; il y avait déjà deux ans, m'ont-ils dit, que l'on était ici aux expédients pour vivre, avant même l'arrivée de M. de Lalli »... L'expédition de Tanjaour, au lieu du siège de Madras voulu par Lally après la prise de Saint-David, fut entreprise sur l'insistance du Conseil de Pondichéry ; il y entra des « intrigues de jésuites », et ce « fut la cause premiere de tous nos maux ». L'échec des Français devant Madras était inévitable : « Les colonies, comme l'on sait, ne se soutiennent que par les flottes ; nôtre général n'en avait point, le seul vaisseau qu'il eut lorsqu'il assiegea Madras, était une misérable frégate de vingt-six à trente canons, commandée par un officier de la compagnie »... Le général eût pris Villénour si nos troupes avaient pu faire « une petite lieue sur un terrein uni et sec sans se tromper »... Victime de libelles, d'affiches affreuses, de corrompus et de rapaces qui le craignaient, et de « calomnies atroces », Lally n'a jamais rencontré que de la mauvaise volonté : « On était plus occupé à lui faire la guerre qu'à éloigner l'ennemi qui était à nos portes. De là tous ces discours, toutes ces lettres terribles, monuments de désespoir pardonnables à un héros dont l'honneur et la gloire se trouvaient ainsi compromis dans un païs de licence, où le nom de la compagnie était pour son malheur en plus grande vénération que celui du souverain ». à Voltaire, « le plus éclairé des hommes » et philosophe, de juger « si Mr de Lalli méritait une fin si tragique »... On joint une affiche d'hommage à Voltaire ; la copie ancienne d'un poème de l'abbé de Voisenon, Jean qui pleure et qui rit (Ferney 1772) ; et des vers de Trimolet, de Collioure (1821), sous forme d'épître de Voltaire à Lally-Tolendal.

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ACADEMIE FRANÇAISE. 17 lettres, la plupart L.A.S., 1806-1827, à Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL.

Lot 96: ACADEMIE FRANÇAISE. 17 lettres, la plupart L.A.S., 1806-1827, à Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL.

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Description: académie française. 17 lettres, la plupart L.A.S., 1806-1827, à Trophime-Gérard de Lally-Tolendal. Bel ensemble de lettres à l'académicien, nommé par ordonnance royale en 1816 au fauteuil de Sieyès qui avait été exclu de l'Académie. Jacques Ancelot (lettre de candidature [1828], faisant la liste de ses aeuvres et se présentant comme « poëte Royaliste »), François-Guillaume Andrieux ([1830], demandant à Lally de prononcer « quelques phrases d'éloge et de regret » sur la tombe du duc de Lévis), Louis de Bonald (envoi de brochures), Charles-Guillaume Étienne (« félicitations d'un homme de lettres disgracié » au « généreux défenseur de toutes les infortunes contre toutes les injustices »), le comte François de Neufchâteau (se plaignant de « l'espèce d'ostracisme et d'abandon inexplicable » dont il est victime, 1827), Antoine Jay (2, dont une au chevalier de Broval, relatives au général de Lally-Tolendal, 1821), Antoine-Pierre-Augustin de Piis (quatrain de candidature d'un ancien condisciple, 1818), François Raynouard (7, comme secrétaire perpétuel de l'Académie, 1819-1825), Michel-Louis-Étienne Regnaud de Saint-Jean d'Angély (1806), François Roger. On joint une L.A.S. (minute) de Lally-Tolendal à Lacretelle aîné (30 mai 1823, à propos de son père et de la révision de son procès).

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AMBOISE. MANUSCRIT autographe signé par Pierre-Zozime MOREAU, Extrait d'un manuscrit intitulé Chroniques authentiques du Chastel et ville d'Amboise, Tours, Blois et autres lieux circonvoisins, achevé par Olivier Bigot en mil cinq cent dix huit &

Lot 97: AMBOISE. MANUSCRIT autographe signé par Pierre-Zozime MOREAU, Extrait d'un manuscrit intitulé Chroniques authentiques du Chastel et ville d'Amboise, Tours, Blois et autres lieux circonvoisins, achevé par Olivier Bigot en mil cinq cent dix huit &

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Description: amboise. Manuscrit autographe signé par Pierre-Zozime Moreau, Extrait d'un manuscrit intitulé Chroniques authentiques du Chastel et ville d'Amboise, Tours, Blois et autres lieux circonvoisins, achevé par Olivier Bigot en mil cinq cent dix huit & continué jusqu'en 1818, Amboise 28 septembre 1822 ; cahier de 15 pages gr. in-fol. Copie faite pour le marquis de Lally-Tolendal, avec des extraits de ces anciennes chroniques depuis Jules César, suivis d'un manuscrit de 1779 sur les souterrains du château d'Amboise, et du résultat de nouvelles recherches faites en août 1818...

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ANGLETERRE. 59 lettres, la plupart L.A.S. à Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL, 1792-1828 ; en anglais ou en français.

Lot 98: ANGLETERRE. 59 lettres, la plupart L.A.S. à Trophime-Gérard de LALLY-TOLENDAL, 1792-1828 ; en anglais ou en français.

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Description: angleterre. 59 lettres, la plupart L.A.S. à Trophime-Gérard de Lally-Tolendal, 1792-1828 ; en anglais ou en français. Frances d'Arblay née Burney (2, dont une à propos de Constantin Sevastopulo, protégé de Lally), John Bowring, George Canning (4, dont une expliquant un problème protocolaire, plus 3 minutes ou copies de documents relatifs à Sevastopulo), le lieutenant-colonel C. Cranford (accordant une lieutenance dans les hussards de Choiseul au comte de Mathan, 1795), Sylvester Douglas (annonçant sa nomination comme Secrétaire d'Irlande à la place de Lord Hobart, des renforts pour Toulon et pour l'armée du duc de Brunswick, 1793), Charles James Fox, Lord William Grenville (13, rendez-vous chez lui ou chez Pitt, et une très belle lettre après la mort de George Canning, août 1827 ; plus longue minute de Lally à Grenville, 1792, dénonçant sur le sol anglais des émissaires soudoyés par le gouvernement français, indépendamment des Jacobins volontaires, et parlant des projets de l'évêque d'Autun [Talleyrand]), George Hardiage (vibrante admiration pour Lally, son génie, ses vertus publiques et son éloquence, « déployée soit comme patriote, soit comme fils », 1794), William Huskisson (3), Henry marquis de Lansdowne, Lord Alexander Loughborough (12, amicales, dont une longue de 1792 donnant des nouvelles de plusieurs émigrés), Lord Pelham, William Pitt, Lord Rosslyn, William James Scott, Charles Ellis baron Seaford, Lord Sheffield (intéressant commentaire politique et financier de la situation en France, novembre 1815), Lord Stafford, Lord Charles Whitworth et John Talbot, etc.

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Louis-Simon AUGER (1772-1829) écrivain. 5 L.A.S. et 1 L.S., Paris et Pomard 1820-1828, au marquis de LALLY-TOLENDAL, plus une L.A. (minute) de LALLY-TOLENDAL ; 14 pages in-4, 2 à vignette et en-tête Institut de France [...] Le Secrétaire perpétuel de

Lot 99: Louis-Simon AUGER (1772-1829) écrivain. 5 L.A.S. et 1 L.S., Paris et Pomard 1820-1828, au marquis de LALLY-TOLENDAL, plus une L.A. (minute) de LALLY-TOLENDAL ; 14 pages in-4, 2 à vignette et en-tête Institut de France [...] Le Secrétaire perpétuel de

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Description: Louis-Simon AUGER (1772-1829) écrivain. 5 L.A.S. et 1 L.S., Paris et Pomard 1820-1828, au marquis de Lally-Tolendal, plus une L.A. (minute) de Lally-Tolendal ; 14 pages in-4, 2 à vignette et en-tête Institut de France [...] Le Secrétaire perpétuel de l'Académie, 2 adresses. Belle correspondance littéraire et politique. 15 avril 1820. Il est affligé d'entendre dire que Lally, reprenant une phrase factieuse de La Minerve, aurait dit qu'étant membre de la Commission de censure, Auger ne pouvait plus se présenter à l'Académie ; ses fonctions de censeur lui avaient été conférées par le Roi, et il était censeur lors de son élection, comme Jouy était académicien, sous l'Empire, lorsqu'il devint censeur de la Gazette de France. « Seroit-il moins honorable d'exercer la censure sous le gouvernement du roi légitime, que sous celui de Buonaparte deux fois usurpateur ? »... Il n'a accepté la place que sur l'insistance du duc de Richelieu, « aussi bon juge de l'honneur, que MM. de la Minerve & leurs admirateurs »... Brouillon de la réponse (20 avril) : Lally nie formellement avoir critiqué son confrère, et explique l'origine probable du malentendu ; il raconte un échange récent avec le ministre de la Justice et reconnaît que non seulement la censure ne lui paraît pas gênante, mais que parfois elle lui a paru « trop facile », et de citer deux cas récents de publications outrancières dans la presse, et par affiche, contre un évêque et un ministre... 24 avril 1820. Auger donne des explications sur les deux affaires soulevées par Lally, faisant ressortir des particularités du cas de Decazes. Sa propre résistance à la place de censeur était due à la crainte de désagréments. « J'ai toujours pensé & je penserai toujours que la mission de réprimer le funeste essor des doctrines anarchiques, antireligieuses & immorales ne peut qu'être honorable »... Après un débat avec M. de Richelieu, « je cédai, justement parce que nous sommes, comme vous le dites, dans des temps orageux & équivoques, & que ma persévérance eût pu ressembler à de la lâcheté »... 12 août [1822], il faut « soutenir l'honneur de l'Académie » en repoussant la proposition « saugrenue » de revenir sur la décision d'accorder un prix au roman de M. Merville. « Les auteurs de cette proposition, M.M. de Tracy, Lemercier & Jouy, ont pris ce malheureux roman en grippe [...]. Ils le trouvent trop favorable à la religion, parce qu'il y a un prêtre vertueux, & à l'autorité, parce qu'il y a un commissaire de police qui exerce paternellement ses fonctions. Ils mettent en avant ce qu'ils appellent l'indécence & l'impureté de certaines scènes, comme s'il étoit possible de détourner du vice sans en étaler l'horreur »... 17 novembre [1826 ?], il répond à la plainte de Lally de ne pas avoir été cité parmi les Académiciens qui ont soutenu la cause grecque : la vie d'Auger est « presque étrangère aux discussions de la politique », et il ignorait que Lally eût deux fois plaidé la cause dans la Chambre des Pairs... Il propose de réparer son omission dans les Débats en faisant mention de son père à la bataille de Fontenoy, en faisant ressortir « l'énorme iniquité du jugement dont il fut la victime »... 29 mars 1828. Mardi prochain, à l'Académie, « vous devez nous lire les trois derniers actes de votre tragédie de Strafford »... On joint une L.A.S. de l'abbé Marie-Nicolas-Silvestre Guillon au Secrétaire perpétuel de l'Académie française [Auger], 12 décembre 1826, priant de retirer son nom de la liste des candidats à la prochaine élection.

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Pierre Simon BALLANCHE (1776-1847) écrivain et philosophe, ami de Mme Récamier. L.A.S., [vers juin 1810], à Camille JORDAN, à Lyon ; 3 pages in-4, adresse.

Lot 100: Pierre Simon BALLANCHE (1776-1847) écrivain et philosophe, ami de Mme Récamier. L.A.S., [vers juin 1810], à Camille JORDAN, à Lyon ; 3 pages in-4, adresse.

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Description: Pierre Simon BALLANCHE (1776-1847) écrivain et philosophe, ami de Mme Récamier. L.A.S., [vers juin 1810], à Camille Jordan, à Lyon ; 3 pages in-4, adresse. À propos de son édition de Cicéron. Il le prie d'écrire à M. de Lally-Tolendal pour demander son aide. « Je sais qu'il a étudié Ciceron, d'une manière particulière ; vous m'avez dit vous-même qu'il en avait traduit quelques oraisons, sans doute les plus belles. Voici mon plan [...]. Notre Ciceron sera latin et français, avec des notes et la Vie de Ciceron par Middleton. Il sera de format in-8° »... Suivent des précisions sur l'établissement du texte, d'après des traductions de Prévost et d'Olivet, et en collationnant leur édition sur les plus célèbres, etc. Il énumère aussi des différentes sortes de notes (textuelles, historiques, sémantiques), qu'on placera selon leur nature en bas de page ou à la fin du texte. « Quelques dissertations seront necessaires [...], l'une sur la vie privée des Romains, du temps de Cicéron, l'autre sur l'état du monde à cette époque, une troisième sur l'état des sciences physiques et mathématiques, enfin une quatrième sur la philosophie. Je crois que tout cela a été dit, il ne s'agit que de savoir où, quand, et par qui »...

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