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Lot 28: Léon BLOY

Cartes et Manuscrits

Platinum House

by Piasa

December 11, 2012

Paris, France

Live Auction
Sold
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Description: Léon BLOY. 67 L.A.S. et 2 P.A.S., Paris, Montmartre, " Chameaux-sur-Seine ", Créteil, Le Tréport, Bourg-la-Reine 1905-1917, à Léon BELLE, libraire-imprimeur à Lagny (Seine-et-Marne) ; 110 pages formats divers, la plupart avec enveloppe ou adresse, montées sur onglets en un volume in-4, rel. maroquin rouge, dos à nerfs, contreplats doublés de maroquin noir, gardes de soie rouge moirée, étui (Semet & Plumelle).
TRES BELLE CORRESPONDANCE A L'IMPRIMEUR DE LAGNY (" COCHONS-SUR-MARNE ") DEVENU UN AMI DE BLOY. Pleine de fougue, d'humour, de férocité et souvent de pathos, elle témoigne de l'activité littéraire intense de l'écrivain, de sa détresse matérielle, son optimisme, sa foi ardente, et sa pitié pour le pays en guerre. L'auteur du Désespéré se déclare " l'homme le plus espérant qu'il y ait au monde ". Nous ne pouvons donner ici qu'un rapide aperçu de cette magnifique correspondance, publiée en mai-juin 1951 dans le Mercure de France.
1905. 4 juin. " L'affiche [pour Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne] est amusante. Mais pourquoi veut-on, à toute force, que Cochons-sur-Marne soit Lagny & non pas Meaux ou Château-Thierry ? A qui faire croire que les pourceaux sont tellement rares sur les berges de l'antique Matrona qu'on ait pu les localiser dans l'unique trou honoré, 4 ans, de ma littéraire présence ? "… Oublier qu'il est " une espèce de romancier " peut exposer à des gaffes ridicules… Bloy se moque avec verve des imbéciles : " Ignorants de la littérature & de l'art autant que les plus fangeux tapirs, mesurant l'âme d'un Ecrivain à leurs basses âmes & se sentant avec cela fort merdeux, ils ont dû croire idiotement & salopement - comme il convenait - que j'avais employé les 4 susdites années à épier avec soin leurs turpitudes. Il ont cru que j'allais divulguer leurs canailleries boutiquières, leurs adultères, leurs incestes, leurs infanticides ou parricides ignorés, leurs ignominies à faire dégueuler des hippopotames… L'œuvre d'art qu'est mon livre les a tous trompés "… Il invite Bellé à faire l'usage qu'il voudra de cette lettre… 10 juin. Demande d'aide pour trouver un libraire à Meaux qui prenne son livre en dépôt : " j'imagine que mes Cochons seraient surtout achetés par les prêtres du diocèse, vous savez pourquoi "… [11 juin]. Il regrette que Bellé n'ait pas écrit lui-même l'article du Briard : " vous n'auriez pas fait la gaffe très-provinciale de souligner tout le temps ma misère, ce qui est maladroit et désobligeant. Vous auriez compris que ma "mendicité" est beaucoup moins une réalité qu'un panache "… 26 juin. Envoi d'une lettre à insérer dans Le Briard : " Ce n'est pas "la réponse multiple à toutes les turpitudes signalées". À quoi bon ? " Félicitations sur l'affiche pour Meaux ; il a su par un ecclésiastique que des Cochons circulaient au séminaire… 27 juin, amusant post-scriptum additif à sa lettre ouverte, le rédacteur ayant confondu scatologie et obscénité... 7 juillet. Il se plaint d'un nouvel article dans Le Briard : le journaliste se sert de Bloy contre ses ennemis, et dénature sa pensée en altérant le texte cité : " "un urinoir d'ignominie", au lieu d'un miroir ! Il serait enfantin de supposer une coquille. Votre voyou de Provins a cru faire une trouvaille en rapprochant de ce mot le Nom de Jésus. J'appelle ça du goujatisme "… 23 juillet. Apprenant qu'on fait une plainte et une enquête contre l'auteur de Cochons, il s'afflige que le personnage de l'abbé Galette soit " privé, par l'indifférence ou l'hostilité bête du parquet, de la grandiose volée de coups de pied au cul qu'un procès en diffamation lui vaudrait infailliblement "… 27 juillet. Explications sur le sort de Sueur de sang, soldé par le successeur de Dentu, et des conséquences contractuelles mal entendues : " Pour ce qui est de mon "autorisation formelle", faudra-t-il que je l'envoie, scellé d'une bulle d'or de Basileus byzantin, contresignée par trois cents notaires impériaux & portée par une ambassade fastueuse, puissamment armée "…
1906. 6 janvier. Bloy reproche à Bellé de ne pas se décider à être son ami " simplement, sans phrases ni excuses, sans humilité absurde, sans m'écrire des lignes ou des pages où vous avez l'air de demander pardon d'être un pou sur une tumeur, […] vous me plaisez & j'estime que c'est la plus sans réplique & la plus forte raison qui puisse être donnée d'une amitié "… 3 octobre. " Non seulement le vrai Marchenoir, votre ami, n'est pas mort, mais encore il s'emmerde, ce qui suppose une indiscutable vitalité "… 1907. 4 janvier. Explications sur l'affaire du Gil Blas, où il n'a pas perdu l'occasion de dire son mépris complet pour l'Académie Goncourt… " Je tiens à ne pas ignorer ce que HUYSMANS dit de moi. C'est un mauvais homme qui me hait d'autant plus qu'il me doit beaucoup. Je tiens à ne pas le perdre de vue "... La protestation de Bellé au Matin devait être vaine, car ce journal " ne me déshonore pas de son estime. Il y a qq mois, cette feuille voulut m'utiliser pour diverses immolations. Je fis entendre à ces crapules que je n'étais pamphlétaire que pour mon propre compte & que je me foutais des griefs ou combinaisons des autres. Donc, je ne suis pas aimé au bordel "… 11 mai, au sujet de la préface de COPPEE au livre de Retté [Du Diable à Dieu, histoire d'une conversion], " où l'ineffable gaga met TAILHADE au nombre des récentes acquisitions de l'Église ? Ah ! il faudrait une rallonge à mes Dernières Colonnes ! "…
1908. 2 janvier. L'Invendable, 4e tome de son Journal, est en chantier : " Galette & Sacamer peuvent souscrire. Je compte lancer ce foudre vers le commencement de juin. En attendant, je corrige les épreuves de Celle qui pleure, livre exclusivement religieux dont la concomitance étonnera ceux qui me connaissent moins que vous "... Il raconte l'histoire " singulière " de cet ouvrage entrepris en 1879, publié enfin grâce à " un généreux " ; " c'est la guerre à un tiers de l'Épiscopat français & à la masse des prétendus fidèles […] Ce livre est une provocation à la tempête. S'il est lancé de manière à atteindre ceux qu'il vise, le déchaînement pourra être inouï, car je vais jusqu'à l'extrémité du scandale "… 29 juin. Le projet d'affiche n'est pas en harmonie avec l'œuvre, qui est " religieuse et grave ", et il ne veut pas paraître défier tels ou tels ecclésiastiques ; le sous-titre, Notre-Dame de la Salette, est indispensable à la publicité... 12 juillet. Il croit au succès de Celle qui pleure, et rédige un communiqué de presse qui blâme la conspiration des évêques pour étouffer la Révélation du 19 septembre 1846, et qui cite l'éditeur catholique BLOUD au sujet des " iniquités épiscopales " que Bloy stigmatise… 24 juillet. Il ne maudit pas les médecins, " acte des plus dangereux au spirituel ", mais voudrait seulement " que tout docteur (!!!) convaincu d'avoir tué fût brûlé vivant. Histoire de rafraîchir quelques ambitions "… 11 août. Instructions pour relancer la vente de Celle qui pleure, et envoi d'un nouveau communiqué de presse : " L'auteur appuyé sur l'Autorité infaillible de l'Église, invite son lecteur à méditer avec lui sur le SECRET DE MELANIE, tel que la Voyante elle-même l'a publié, en 1879 […]. Ce secret n'est pas à l'Index "… 12 août, instructions après des menaces judiciaires de la part de l'" éléphant " Bloud… 14 août. L'abbé CORNUAU propose de s'occuper de l'affichage publicitaire à Lourdes à l'occasion du pèlerinage national… [20 août]. " Bloud se terre, la nuée puante a été crever ailleurs, non sans laisser du dégât & des excréments, & la camisole de force est ajournée "… 21 août. Les " horribles boutiquiers ecclésiastiques " font la guerre à la Salette, et Bloy sera exécré pour des griefs contradictoires. " Quel stupéfiant épisode à mentionner dans l'Invendable, 4e volume en chantier de la série autobiographique ! […] c'est ma bataille de Waterloo. Cornuau m'annonce que Grouchy est en vue. Tenons-nous bien. Ça pourrait être Blücher, cette vieille crapule de Blücher ! "… 9 septembre, commentaire d'une lettre d'Alfred VALLETTE (jointe) : " Vallette fut autrefois, mon ami. Il est maintenant l'ami des autres "… 14 décembre : Celle qui pleure a eu moins de succès que les larmes de Mme STEINHEIL. " C'est toujours le même four, non pas banal, mais seigneurial, où je cuis depuis 30 ans. Il y a même un commencement de calcination "…
1909. 11 octobre. Le Sang du pauvre paraît à la fin du mois : " Livre un peu bouleversant, facile à lancer "… 3 novembre, au sujet des deux éditions du Désespéré ; celle de STOCK, " carottée par ce charmant éditeur & désavouée par moi, défectueuse d'ailleurs, remaniée & tripotée ", étant presque épuisée, Bloy propose d'utiliser en les cartonnant 14 exemplaires de l'édition Soirat… 1910, plusieurs lettres évoquent le projet avorté du Désespéré cartonné… 1911. 8 avril. Rédaction de la carte pour signaler son installation prochaine à Bourg-la-Reine ; parution prochaine du Vieux de la Montagne, " Ve tome de ma série autobiographique. Vous y figurez honorablement "… 18 juin, " 96e annivers. de Waterloo ", sur son déménagement : " Bourg-la-Reine est habitable mais j'ai besoin de m'y habituer. Ce n'est plus la paix de Montmartre où nous étions seuls locataires d'une grande maison presque rurale […] Je ne suis plus chez moi. Je suis chez un propriétaire, & ce n'est pas drôle "… 1912. 1er janvier. " Le vieux mendiant vous serre très-affectueusement la main ". Il invite Bellé à venir le voir à Bourg-la-Reine : " Là vous apprendriez que je suis sur le point de devenir un homme très dangereux "… 15 janvier : " Les Bourgeois de ce pays, loin de songer à me brûler vif, m'ignorent parfaitement & j'encourage volontiers cette ignorance qui m'est douce et profitable "…
1915. 4 janvier. " Plus d'éditeurs, plus d'imprimeurs, plus de crédit. Auparavant nous n'étions que pauvres, aujourd'hui nous vivons d'aumônes. […] Pour endormir mes peines je travaille comme si la vie normale n'était pas interrompue & je prépare un nouveau livre "… 11 janvier. Désarroi, depuis que " la colossale entreprise de brigandage a commencé " : " Souvent aussi je me surprends à envier les pauvres bougres qui combattent dans la boue glacée, avec 40 ans de moins que moi, & qui, du moins ont ou peuvent avoir la consolation d'étriper quelques pourceaux. […] Il est certain que l'empire allemand est en fort mauvaise posture & que la partie est perdue pour lui. Mais on ne détruit pas 60 millions d'hommes. Il faut s'attendre à une prolongation de cette guerre infernale "… L'Homme providentiel qui délivrera des " putains politiques " se fait désirer, et tout va au paroxysme. " On croirait que le Démon va devenir le Maître du monde "… Il cite le récit d'un prisonnier sur les atrocités de l'ennemi… Lorsque les Russes arriveront à Berlin, la vermine s'en ira, non sans avoir parachevé " la destruction de la Belgique & de nos départements du Nord. Essayez d'imaginer alors la ruée de deux millions d'hommes fous de représailles sur l'Allemagne enragée de désespoir ! C'est une vision d'apocalypse. Voilà ce que nous promet 1915 "… 23 février. " Le nouveau pape [BENOIT XV], qui me paraît être un politicien étrange, a prescrit des prières "pour la paix", recommandation que les évêques & les curés sont forcés d'interpréter, tant elle paraît monstrueuse. La paix, en effet, suppose la guerre. Or, il n'y a pas de guerre, mais une entreprise colossale d'assassinats, de cambriolage & de destruction. Il ne peut pas être question de paix avec des brigands & des animaux féroces, encore moins avec la vermine. Moi je prie pour leur extermination, avec le chagrin profond de ne pouvoir y prendre part "… Jeanne d'Arc et l'Allemagne est sa tentative pour contenter sa rage… 23 octobre. En 3 mois il a écrit Au seuil de l'Apocalypse, expression de tout ce qui lui dévorait le cœur. " L'aveuglement est universel & l'imbécillité de tout le monde ne peut être égalée que par l'épouvantable canaillerie d'une multitude infâme qui ne voit dans cette guerre sans nom que l'occasion de s'enrichir. Songez à nos gouvernants, à nos députés. Considérez que nous en sommes à compter sur l'amitié fraternelle de l'Angleterre, de la Russie de l'Italie !.. En ce moment le décor change. Tout pour l'Orient. L'infernal cabotin Guillaume […] va chercher en Asie de nouveaux soldats. L'horreur pourrait devenir infinie "… Ce qui le frappe le plus, " c'est que, depuis le commencement, on n'a pas encore vu paraître un Homme. Je dis Un, un seul, le Prédestiné. C'est pourtant une loi divine "… Il lui adresse un portrait photographique avec la légende autographe : " Léon Bloy attendant Lumbroso "… 1916. 31 août. Bloy félicite Bellé d'être devenu aviateur : " vous ne pourrez plus tomber que du ciel, désormais. Cela vous interdit le désespoir dont vous me parlez incidemment. Ce mot est sévèrement interdit chez l'auteur du Désespéré, l'homme le plus espérant qu'il y ait au monde. Et pourtant cette guerre me dévore "… Il lui envoie un exemplaire censuré, et dédicacé, d'Au seuil de l'Apocalypse… 13 décembre. Son âme saturée d'horreur et de douleur a donné Méditations d'un solitaire en 1916, qui sera sans doute censuré ; riche, il l'eût fait imprimer à ses frais et l'eût distribué hors commerce, " assuré de devenir ainsi le bienfaiteur de beaucoup d'âmes en détresse. L'expédient étant impraticable, je me suis résigné. Chrétien de foi & de pratique, je peux accepter toutes les avanies & je suis armé d'avance contre toutes les déceptions "… Mardi de Pâques [10 avril]. Depuis 38 ans il attend des événements prodigieux : " notre dette est colossale […] Mais si la France ne peut pas périr, Dieu ayant besoin de cette prostituée, il faut néanmoins qu'elle expie son épouvantable prévarication. […] Que pensez-vous de ce déchaînement universel de démocratie ? Rien qu'en Russie, cent millions de brutes démuselées d'un seul coup, aux applaudissements de tous nos intellectuels incapables de discerner le fruit de terreur annoncé par cette fleur de fraternité. 93 par le monde entier, toute la terre à ce diapason ! Il faut bien que Dieu s'en aille, puisque personne ne veut plus de lui. Personne à l'exception de quelques solitaires qui auront accepté de souffrir pour sa gloire & dont les douleurs sauveront sans doute ce qui pourra être sauvé "…
Sont aussi recueillies dans ce volume des lettres ou cartes à Bellé par sa femme Jeanne BLOY (3 l.a.s. et 1 carte de visite autogr.), leur fille Madeleine (2 l.a.s., dont une annonçant la mort de son père), son ami René MARTINEAU (2 l.a.s.), les publications BLOUD et Cie (l.s.), et 3 l.a.s. d'Alfred VALLETTE à Bloy, que celui-ci fit suivre à Bellé. Plus un prière d'insérer à propos du Vieux de la montagne et un prospectus pour Les Dernières Colonnes de l'Église.



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