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Théodore Géricault Sold at Auction Prices

Painter, Sculptor, Lithographer, b. 1791 - d. 1824

(b Rouen, France, 1791; d Paris, France, 1824) French Painter. An extremely talented young student, Jean-Louis André Theodore Géricault began his training in Paris under the direction of Carle Vernet and later Pierre-Narcisse Guerin in a neoclassical temperament.* In 1810, Géricault furthered his studies at the Louvre, imitating works by masters such as Titian and Rembrandt van Rijn. In the coming years Géricault developed a style, making a distinct effort to avoid Neoclassicism, the dominant movement of the time. Géricault began to generate his own stylistic tendencies, becoming a forerunner of Romanticism, a movement endorsing emotion over reason. After spending time in Italy, the artist submitted Officer of the Imperial Guard to the Paris Salon in 1812 and received great attention. In 1819, Theodore Géricault exhibited his most acclaimed work, The Raft of the Medusa, depicting the ghastly aftermath of a shipwreck. While Géricault received the winning award at the Salon, he also dealt with an overwhelming controversial reaction. The painting underwent political scrutiny as well as great debate between Neoclassical and Romantic followers. In 1822, Géricault became enthralled in the visual representation of human emotion on the face, creating several portraits of detached, yet psychologically piercing portraits of the insane who were committed at the psychiatric institution of the artist’s friend, Dr. Etienne-Jean Georget.** Painted with a heightened realism, each portrait represents a different misery or illness. In his final years, Géricault began ambitious compositions that he was unable to complete due to his declining health. Jean-Louis André Géricault died in 1824 in Paris, France following a struggle with tuberculosis. (Credit: *Christie’s, Paris, France, Collection Yves Saint Laurent et Pierre Berge, February 23, 2009, Lot 86; **Christie’s, Paris, France, Collection Yves Saint Laurent et Pierre Berge, February 23, 2009, Lot 83)

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  • THÉODORE GÉRICAULT - Huile sur toile
    Jul. 28, 2026

    THÉODORE GÉRICAULT - Huile sur toile

    Est: €140,000 - €175,000

    THÉODORE GÉRICAULT (ROUEN, 1791 – PARIS, 1824) Deux lions tirant un char d’après Pierre-Paul Rubens (détail de L’Entrevue du roi et de Marie de Médicis à Lyon, le 9 novembre 1600, Musée du Louvre, Paris). 1811-1812 Huile sur toile. 45,8 x 55,2 cm. Au dos, sur le châssis, cachet de cire rouge de la collection Pierre Dubaut. Provenance Selon Ph. Grunchec et G. Bazin : Catalogue des tableaux anciens & modernes par ou attribués à Bastien-Lepage, […], Géricault, […], aquarelles et gouaches, dessins […] ayant composé la collection de Monsieur F. Funck-Brentano, Henri Baudoin, commissaire-priseur, Marignane, expert, Paris, Hôtel Drouot, salle n° 1, 29 avril 1921, n° 179 : « Géricault. Copie d’après Rubens des lions de la Vie de Henri IV, au Louvre. / Peinture. / Toile. Haut., 50 cent. ; larg., 61 cent ». Paris, collection Pierre-Olivier Dubaut (1886-1968), sans doute dès 1937, peintre et collectionneur. Paris, collection Maxime Dubaut (1920-1991), peintre. Paris, collection Jacqueline Dubaut-Bellonte (1926-2012), galeriste Exposition Künstlerkopien, Bâle, Kunsthalle, 18 septembre – 17 octobre 1937, n° 78 : « Géricault, Kopie nach Rubens. Aus der Geschichte der Maria von Medici/. Detail aus der Vermählung Heinrichs IV mit Maria von Medici (Louvre). / Verkäuflich » Bibliographie Philippe Grunchec, « L’inventaire posthume de Théodore Géricault (1791-1824) », in Bulletin de la Société de l’Histoire de l’art français, année 1976, 1978, p. 415 note 44 : Géricault, Deux lions, d’après Rubens, ancienne collection de Pierre Dubaut. Philippe Grunchec, Tout l’œuvre peint de Géricault, introduction de Jacques Thuillier, Paris, Flammarion, 1978, p. 88, n° 18, repr : « Géricault, Deux lions, d’après Rubens, 1808-1812, huile sur toile, 45 x 55 cm, Paris, collection particulière » Germain Bazin, Théodore Géricault. Étude critique, documents et catalogue raisonné, t. II, L’œuvre, période de formation, Paris, Bibliothèque des arts, 1987, p. 434, n° 320, repr : « Auteur inconnu, Deux lions, d’après Rubens, huile sur toile, 45 x 55 cm, Paris, collection particulière ». Philippe Grunchec, Tout l'œuvre peint de Géricault, introduction par Jacques Thuillier, Paris, Flammarion, 1991 [édition de 1978, revue et augmentée], p. 88, n° 18, repr : « Géricault, Deux lions, d’après Rubens, 1808-1812, huile sur toile, 45 x 55 cm, Paris, collection particulière. Germain Bazin, qui admet n’avoir pas vu le tableau, préfère réserver son avis ». Bruno Chenique, « Théodore Géricault, Deux lions, copie d’après Rubens », Tableaux et sculpture XIXe et XXe siècle. Collection Pierre Dubaut, Arcurial-Deauville, James Fattori et Bernard de Reviers, commissaires-priseurs, Cabinet Turquin-Mauduit, Deauville, 22 août 2009, pp. 14-16, n° 17. Cette œuvre sera incluse dans le Catalogue raisonné des tableaux de Théodore Géricault, actuellement en préparation par M. Bruno Chenique. Examens scientifiques Tableau examiné par Lumière Technology (désormais The Whole Picture), en juin 2009. Certificat Bruno Chenique – 2022 Tels deux chevaux attelés à un char, ces deux lions montrent un comportement similaire à celui de la gente équestre : l’un avance la patte comme à la parade quand l’autre semble hennir. L’attelage dont on ne voit que l’avant du char est en effet incongru car d’ordre allégorique. Il s’agit, en effet, d’évoquer un événement historique dans un registre mythologique où, dans la toile d’origine peinte par Pierre Paul Rubens (1577-1640), Henri IV, sous les traits de Jupiter, rencontre Marie de Médicis, sous ceux de Junon, dans la ville de Lyon évoquée par une jeune femme assise dans un char tiré par ces deux lions éponymes. De la toile de Rubens, Géricault a choisi de se focaliser sur les félins, se délestant des putti installés originellement sur leur dos. Peintre animalier autant que portraitiste ou peintre d’histoire, Géricault, s’il aime à peindre son bestiaire sur le vif, sait aussi le copier d’après les grands maitres en se rendant notamment au musée du Louvre, source inépuisable d’inspiration. De Rubens, il reproduit ici le style, les tons et la vivacité mais il apporte son expérience personnelle avec une touche plus libre qui se souvient des lions observés d’après nature au Jardin des plantes.

    Galerie Dreyfus
  • Theodore Gericault (1791–1824), Study of a Pack Horse
    Jul. 06, 2026

    Theodore Gericault (1791–1824), Study of a Pack Horse

    Est: $55,000 - $75,000

    Ink on paper Inscribed on the reverse Dimensions: 16 × 16.5 cm Provenance: Private collection of Jean-Philippe Ghaen, France Condition: For a detailed condition report, please contact: info@hammersite.com

    Hammersite
  • JEAN-LOUIS-ANDRÉ-THÉODORE GERICAULT (1791-1824). The plaster-maker’s horse
    Jul. 02, 2026

    JEAN-LOUIS-ANDRÉ-THÉODORE GERICAULT (1791-1824). The plaster-maker’s horse

    Est: £20,000 - £30,000

    JEAN-LOUIS-ANDRÉ-THÉODORE GERICAULT (1791-1824). The plaster-maker’s horse (Le cheval du plâtrier). pen and brown ink, with grey and brown wash, on buff paper10 x 12 3/8 in. (25.4 x 31.4 cm.).

    Christie's
  • JEAN-LOUIS-ANDRÉ-THÉODORE GERICAULT (1791-1824). The plaster-maker’s horse
    Jul. 02, 2026

    JEAN-LOUIS-ANDRÉ-THÉODORE GERICAULT (1791-1824). The plaster-maker’s horse

    Est: £30,000 - £50,000

    JEAN-LOUIS-ANDRÉ-THÉODORE GERICAULT (1791-1824). The plaster-maker’s horse (Le cheval du plâtrier) (recto);.... pen and brown ink, brown wash, watercolour and bodycolour (recto) graphite (verso) on paper7 1/8 x 8 3/8 in. (18.2 x 21.3 cm.).

    Christie's
  • Jean-Louis André Théodore Géricault (Rouen 1791-1824 Paris) A fallen mameluk with his horse
    Jul. 01, 2026

    Jean-Louis André Théodore Géricault (Rouen 1791-1824 Paris) A fallen mameluk with his horse

    Est: £25,000 - £35,000

    Jean-Louis André Théodore Géricault (Rouen 1791-1824 Paris) A fallen mameluk with his horse inscribed verso, apparently in Géricault's hand, 'Strada pinciana da Pallazzo Guarnieri, ultimo piano' pencil and black chalk on paper 17.5 x 24cm (6 7/8 x 9 7/16in).

    Bonhams
  • Study of a reclining male nude
    Jul. 01, 2026

    Study of a reclining male nude

    Est: £15,000 - £25,000

    Property from a distinguished European collection Jean-Louis-André-Théodore Gericault (Rouen 1791-1824 Paris) Recto: Study of a reclining male nude Verso: Study of a man on a horse reaching towards another horse beside a building Pencil; bears attribution in pencil, lower left: Dessin de Gericault 189 by 265 mm

    Sotheby's
  • Recto: Study for the figure in the foreground of the ‘Raft of Medusa’ and other related subsidiary studies Verso: Study of a Postilion
    Jul. 01, 2026

    Recto: Study for the figure in the foreground of the ‘Raft of Medusa’ and other related subsidiary studies Verso: Study of a Postilion

    Est: £20,000 - £30,000

    Property from a distinguished European collection Jean-Louis-André-Théodore Géricault (Rouen 1791 - 1824 Paris)  Recto: Study for the figure in the foreground of the ‘Raft of Medusa’ and other related subsidiary studies Verso: Study of a Postilion Pencil (recto and verso) 195 by 250 mm

    Sotheby's
  • Montage comprenant 8 vignettes comprenant: 1-Attribué à Théodore GERICAULT (Rouen 1791 – Paris 1824). Portrait de cuirassier de profil gauche, un squelette à gauche.
    Jun. 28, 2026

    Montage comprenant 8 vignettes comprenant: 1-Attribué à Théodore GERICAULT (Rouen 1791 – Paris 1824). Portrait de cuirassier de profil gauche, un squelette à gauche.

    Est: €5,000 - €6,000

    Montage comprenant 8 vignettes comprenant: 1-Attribué à Théodore GERICAULT (Rouen 1791 – Paris 1824). Portrait de cuirassier de profil gauche, un squelette à gauche. Crayon noir. Dim. 13,8 x 12,8 cm. Annoté « Géricault » à la plume et encre brune en bas à droite et au verso Deveria. Coin supérieur droit coupé, insolé, rousseurs. 2-Claude BONNEFONDS (Lyon 1796 -1860). Portrait d’homme au turban. Crayon noir et rehauts de sanguine. Dim. 22,8 x 18,5 cm. Monogrammé en bas à gauche. Légendé dans le bas « Direct de l’école des Beaux-Arts de Lyon/1829 ». Insolé, rousseurs. 3-Paul DELAROCHE (Paris 1797 – 1856). La Princesse Potocka. Plume et encre brune. DIm.15 x 13 cm. Légendé et daté de 1848 dans le bas. Rousseurs éparses. 4-Paul DELAROCHE (Paris 1797 – 1856). Portrait d’un évêque. Crayon noir. Dim. 12,5 x 9 cm. Annotation dans le bas. 5/6/7-Paul DELAROCHE (Paris 1797 – 1856). Trois vignettes : études de figures (un joueur d’escrime, portrait de femme, femme priant). 8-Attribué à Théodore GERICAULT (Rouen 1791 – Paris 1824). Portrait de militaire. Crayon noir. Dim.11,8 x 7,5 cm. Annoté « Géricault » en bas à droite, petite esquisse au verso. Dimensions du montage: 38 x 55 cm. Expertise: Cabinet De Bayser.

    Prunier
  • Théodore GERICAULT (1791-1824) dʼaprès
    Jun. 26, 2026

    Théodore GERICAULT (1791-1824) dʼaprès

    Est: €400 - €600

    Théodore GERICAULT (1791-1824) dʼaprès Deux chevaux de poste à la porte dʼune écurie Aquarelle sur papier. H_17,5 cm L_23 cm Annoté "TG 1822" en bas à gauche. Notre intéressante aquarelle reprend la composition de Théodore Géricault conservée au musée du Louvre (inv. RF 367). Ce tableau représentant deux chevaux de poste devant une écurie et provenant de lʼancienne collection Coutan Hauguet a été acquis par le Louvre en 1883. Il date de la dernière partie de la vie du peintre vers 1820/1822. Probablement réalisé dans lʼentourage de lʼartiste, notre aquarelle montre un arrière plan légèrement différent du tableau et de la lithographie faite par Villain. En effet, lʼauteur a ajouté des chevaux dans lʼécurie à la place de lʼauge placée par Géricault. Expert : cabinet Artéon

    Pierre Bergé & Associés
  • Théodore GERICAULT (Rouen, 1791 - Paris, 1824)
    Jun. 21, 2026

    Théodore GERICAULT (Rouen, 1791 - Paris, 1824)

    Est: €100,000 - €150,000

    Théodore GERICAULT (Rouen, 1791 - Paris, 1824) Esquisse pour l'Officier de chasseurs à cheval de la Garde impériale, chargeant ; au verso une copie d'après la Descente de croix de Jouvenet Toile double-face, sans châssis 53,5x43 cm Provenance : - vente de la succession Géricault, Paris, Hôtel de Bullion (Me Parmentier), 2-3 novembre 1824 (Philippe Grunchec se souvient d’avoir vu le bordereau d’achat à cette vente au nom de Feuillet de Conches chez ses descendants dans les années 1970) ; - Collection Félix Feuillet de Conches (1798-1887) ; Collection de son gendre Charles Jagerschmidt (1820-1894) ; - Toujours resté dans cette famille. Bibliographie : - Charles Clément, Géricault. Etude biographique et critique avec le catalogue raisonné de l’œuvre du maître, Paris, 1868 et 1879, n° 43 (L’Officier de Chasseurs) et 174 (Descente de Croix), il mentionne bien qu'il appartient à Félix Feuillet de Conches ; - Hans A. Luthy, « Géricaults kopien nach Tizian » dans Offentlichen Kunstsammlung Basel, Bâle, 1976, pp. 189-199 ; - Philippe Grunchec, Tout l’œuvre peint de Géricault, Paris, Flammarion, 1978, p.50, n° 45a et 45b (une copie est signalée p.147, n°A194) ; - Germain Bazin, Théodore Géricault : étude critique, documents et catalogue raisonné, tome II, Paris, 1987, p.298 et p.438, n°329 (Descente de Croix) et tome III, Paris, 1986, p. 52, pp.184-185, n°821 (L’Officier de Chasseurs) ; - catalogue de l’exposition Géricault, Kamakura, Kyoto, Fukuoka, 1987-1988, p.39, reproduit fig. C ; - Philippe Grunchec, Tout l’œuvre peint de Géricault, Paris, 1991, n°45a et 45b, reproduits ; - catalogue de l’exposition Les chevaux de Géricault, Paris, musée de la Vie romantique, du 15 mai au 15 septembre 2024, non exposé, cité p.28 et reproduit p.29, fig.12. Avec cette toile peinte recto-verso, Géricault à peine âgé de vingt-et-un ans rend hommage aux maîtres du passé, et invente la Modernité. Il casse les codes de la recherche du beau idéal du néoclassicisme alors dominant. La représentation de son jeune lieutenant, héros anonyme plongé dans les bouleversements de l'Empire, transforme un fait banal, une scène de genre militaire, en un tableau d'histoire épique. C'est la première image forte du romantisme français, sept ans avant le Radeau de la Méduse. Sur un revers est représentée la Descente de Croix, reprise de la célèbre composition de Jean Jouvenet réalisée en 1696 pour l’église des Capucines (place Vendôme), et entrée dans les collections de l’Académie royale puis au Louvre en 1796. Elle recouvre un portrait d’homme qui apparaît à l’examen infrarouge. De nombreux artistes en formation réutilisent leur toile, n'hésitant pas à recycler des supports déjà peints pour d’autres travaux d’étude. Elève de Carle Vernet entre 1808 et 1810, puis de Pierre-Narcisse Guérin, étudiant à l'École des Beaux-Arts de Paris dès 1811, Géricault se forme aussi en copiant au musée Napoléon (Le Louvre) les maîtres : Titien, Le Sueur, Rubens, et également Jouvenet (le catalogue de sa vente d'atelier répertorie 250 copies). Il parait assez naturel que le choix de notre jeune peintre se porte sur la Descente de Croix, considérée comme le sommet de la peinture française, dans lequel Jouvenet mêle l'influence de Rubens et l'héritage de Poussin et de Le Brun. D'une certaine façon, à cent dix ans de différence, Jouvenet et Géricault sont confrontés à la même problématique : comment sortir du classicisme pour le premier, du néoclassicisme pour le second, devenus académiques et stériles, en réinterrogeant Rubens pour la vigueur et la vitalité de son art. Notons encore que les deux artistes sont nés à Rouen, ce qui a pu porter Géricault à s'intéresser à l'oeuvre de son compatriote. Il la copie avec une matière puissante et une touche hardie, étonnante dans un travail de ce type et annonciatrice de son propre style. De l’autre côté du support, il brosse rapidement une première pensée de l’officier de chasseurs à cheval, la vivacité et la virtuosité de son pinceau traduisant le mouvement et la fougue du sujet choisi . C’est avec le grand format (3,49 x 2,66 m) aujourd’hui conservé au Louvre que Géricault, âgé alors de 21 ans, expose pour la première fois au Salon, en 1812. D'après Clément, l'idée du sujet lui serait venue lors d'une rencontre avec un cheval gris sur la route de Saint-Cloud. L'animal, en se cabrant l'aurait vivement inspiré en lui indiquant comment magnifier la scène et lui conférer une portée historique. A cette date, l'Empire subit ses premiers revers lors de la campagne de Russie. Ce type de mise en scène était traditionnellement dévolu aux portraits équestres de généraux, à l'image des œuvres de David représentant Napoléon au col du Saint-Bernard, ou de Gros illustrant Murat lors de la bataille d'Eylau, transposé ici au service d'un héros inconnu du public : le cheval est cabré, une énergie violente est insufflée par la diagonale, comme la détente d'un ressort, la figure déchirant l'espace autour d'elle (Jean Clay, 1980). Pour réaliser cette toile, Géricault installe un atelier dans une arrière-boutique de l'actuel passage Jouffroy, qui abritait en 1806 une entreprise de location de carrosses. Cela lui permet de se faire amener chaque matin un cheval de fiacre "tout ruisselant d'eau ou couvert de boue" (Clément). Il prend pour modèle du jeune lieutenant un de ses amis, Alexandre Dieudonné. La légende lui prête une réalisation en seulement douze jours, cependant plusieurs dessins et la douzaine d'esquisses préparatoires répertoriées témoignent d'un travail de réflexion bien plus approfondi, probablement sur cinq semaines entre septembre et octobre 1812 (Clément, Bazin). Le Salon ouvre le 1er novembre et l'Officier de chasseurs obtient un succès discret mais notable surtout pour un jeune artiste dont c'est la première participation à l'événement et qui tente de concourir au Prix de Rome depuis quelque mois seulement. David lui-même remarque le tableau et s'étonne : "D'où cela sort-il, je ne reconnais pas cette touche". Dominique Vivant Denon lui décerne une médaille d'or. Par la suite, le tableau change encore plusieurs fois de titre (par exemple "Un Hussard chargeant"). Notre ébauche met en évidence le travail à différentes phases de création. Comme plus tard pour il fera pour la Méduse, Géricault multiplie les études en vue de son grand format, entre reportage et réinterprétation de modèles classiques. Il ne cache pas les étapes de sa recherche, dans une méthode très moderne de « work in progress ». Il teste plusieurs variantes dans l'uniforme, le mouvement, avec la présence ou non de la selle en peau de panthère (absente dans l'esquisse peinte du Louvre). Dans la partie supérieure, la bataille est suggérée par les coups de pinceau rapides La partie inférieure est schématiquement esquissée avec un pinceau : les jambes du cheval sont signalées par une simple ligne noire Les premiers travaux, y compris notre croquis, le dessin du Louvre et le croquis de la collection Piot (Japon, collection privée), présentent tous la particularité du cheval tournant à droite, du drapeau et de l’uniforme revêtu d’une veste boutonnée. Dans un second temps, le cheval se teinte de gris et est orienté vers la gauche, dans des croquis conservés au Louvre, à Rhode Island, ainsi qu'autrefois dans la collection Delon. Finalement, il revient sur son idée initiale quant à la posture et à la composition, ôte le drapeau, abaisse le bras tenant le sabre, tout en conservant certaines modifications, notamment en ce qui concerne les couleurs. Vient ensuite la toile du musée des Beaux-Arts de Rouen, dressant le résumé des recherches successives. Citons, en conclusion, un extrait de l'essai de Régis Michel, dans le catalogue de l'exposition Géricault, Galeries nationales du Grand Palais, 10 octobre 1991-6 janvier 1992, Réunion des musées nationaux : " La rhétorique du tableau recourt à deux tropes majeurs: la synecdoque et la prosopopée. La première consiste à prendre la partie pour le tout. La bataille se borne au seul cavalier: un militaire suffit à résumer la guerre. De là, deux conséquences narratives. L'une est d'ordre plastique: l'effet de saillie. Le cheval sort du cadre sous la violence du mouvement, et le tableau se dilate aux dimensions du réel. L'hypertrophie du motif sollicite la technique du gros plan, où s'altère la fonction du récit: plus expressif que mimétique. Le drame l'emporte sur l'illusion. L'autre conséquence est d'ordre syntaxique. Géricault fonde le micro-récit, où la linéarité le cède au fragment, l'anecdote à la figure. C'est rompre avec l'esthétique du panorama, vision intégrale aux dimensions massives, comme le Léonidas de David, dont le spectateur marche dans la toile, selon le mot fameux de Napoléon Géricault mue le récit en monologue, et le héros en sujet." Notre tableau était la propriété de Félix Feuillet de Conches (Paris 1798–1887), écrivain, historien d'art et journaliste en plus de sa profession de diplomate. Il entre au ministère des affaires étrangères sur la recommandation de Talleyrand en 1824. Il fut directeur de bureau au sein du service du protocole. Il commence à constituer son imposante collection éclectique vers 1835, aidé par ses nombreuses relations et doté d'une curiosité insatiable et d'une vaste érudition : des toiles de la Renaissance italienne, des œuvres françaises et anglaises, des portraits en cire, des artefacts archéologiques… Il a publié Causeries d'un curieux en 1861, qui porte sur plusieurs de ses sujets d'intérêt. Nous remercions Philippe Grunchec de nous avoir aimablement confirmé l'authenticité ce tableau par examen direct de l'oeuvre, le 21 mai 2026

    Osenat
  • Black Stallion by the Sea
    Jun. 09, 2026

    Black Stallion by the Sea

    Est: €60,000 - €80,000

    A French Private Collection  Théodore Gericault Rouen 1791 - 1824 Paris Black Stallion by the Sea Oil on canvas 34,4 x 44,5 cm ; 13½ by 17½ in.

    Sotheby's
  • Géricault, Théodore: A French Farrier
    Jun. 03, 2026

    Géricault, Théodore: A French Farrier

    Est: €700 - €900

    A French Farrier. Lithographie, zart koloriert. 24,8 x 35,7 cm. "C. Hullmandel's Lithography". (1821). Delteil 41 II. Ausgezeichneter Druck mit Rand, der Abdruck der Kanten des Lithographiesteins teils sichtbar. Schwach vergilbt und stockfleckig, geschlossene und geweißelte Randeinrisse oben, die weiße Ecke rechts oben ergänzt und ebenso mit weißer Farbe übergangen, geglätteter horizontaler und vertikaler Falz im weißen Rand links bzw. oben, dieser verso verstärkt, vollständig mit Japanpapier hinterlegt, sonst in guter Erhaltung. - Wir bitten darum, Zustandsberichte zu den Losen zu erfragen, da der Erhaltungszustand nur in Ausnahmefällen im Katalog angegeben ist. - Please ask for condition reports for individual lots, as the condition is usually not mentioned in the catalogue.

    Bassenge Auctions
  • Géricault, Théodore: Horses going to a fair
    Jun. 03, 2026

    Géricault, Théodore: Horses going to a fair

    Est: €800 - €1,200

    Horses going to a fair. Lithographie auf Velin. 27 x 35,4 cm. 1821. Delteil 32 II. Wz. Schriftzug "Whatman 1821". Prachtvoller Druck auf einem Bogen aus dem Jahr der Entstehung, mit Rand. Im weißen Rand schwach stockfleckig und unten rechts ein Fleck, unten links leichte diagonale Knickspur, weitere geringe Gebrauchsspuren, sonst sehr schön erhaltenes Exemplar. - Wir bitten darum, Zustandsberichte zu den Losen zu erfragen, da der Erhaltungszustand nur in Ausnahmefällen im Katalog angegeben ist. - Please ask for condition reports for individual lots, as the condition is usually not mentioned in the catalogue.

    Bassenge Auctions
  • Attribué à Théodore Géricault (Rouen, 1791 — Paris, 1824) | Vénus, Satyre et l'Amour endormi, d'après Corrège, dit aussi "Jupiter et Antiope"
    May. 25, 2026

    Attribué à Théodore Géricault (Rouen, 1791 — Paris, 1824) | Vénus, Satyre et l'Amour endormi, d'après Corrège, dit aussi "Jupiter et Antiope"

    Est: €12,000 - €18,000

    Révélé au grand jour en 1924, ce tableau attribué à Théodore Géricault a été inscrit au catalogue raisonné de l'œuvre peint du maître par Philippe Gruntech et Jacques Thuillier.

    Kohn International
  • Théodore Géricault (1791-1824), Cheval noir attaché dans une écurie, circa 1820.
    Apr. 16, 2026

    Théodore Géricault (1791-1824), Cheval noir attaché dans une écurie, circa 1820.

    Est: $1,500 - $2,000

    Théodore Géricault (1791-1824) Cheval noir attaché dans une écurie. Lithograph, circa 1820.

    Swann Auction Galleries
  • Théodore GÉRICAULT
    Mar. 25, 2026

    Théodore GÉRICAULT

    Est: €5,000 - €7,000

    Théodore GÉRICAULT (Rouen, 1791 – Paris, 1824) Agar et Ismaël dans le désert Plume et encre brune, lavis brun sur traits de crayon Annoté ‘Théodore Géricault / Coll. Du Duc de Trévise’ sur le montage au verso Agar and Ishmael in the desert, pen and brown ink, brown wash on pencil, by T. Géricault 4.33 x 3.34 in. 11 x 8.5 cm Provenance : Collection du duc de Trévise, selon une annotation au verso ; Collection particulière du Sud de la France Le duc de Trévise avait une passion dévorante pour Géricault. Lors de sa vente en 1938, une dizaine de dessins de premiers plans furent mis aux enchères, et on comprit que c’était bien là le cœur de sa collection, comme nous le raconte Paul Jamot : « Mais pour peu qu'on ait suivi les ventes et les expositions, c'est Géricault que l'on s'attend à voir ici. Sans doute le duc de Trévise était-il attiré par une préférence intime vers ce jeune homme qui semble n'avoir dépensé sa jeunesse en énergies sans frein que pour mettre plus de force et de grandeur dans son art et dont la trop courte vie a brûlé comme une torche » (catalogue de la vente du duc de Trévise, Paris, galerie Charpentier, 19 mai 1938, p. 8). En plus des dessins présentés à cette vente, le duc de Trévise possédait de nombreuses autres feuilles de Géricault. Germain Bazin en a catalogué pas moins d’une cinquantaine, et depuis sa publication de nouvelles feuilles réapparaissent, comme notre dessin inédit. Théodore GÉRICAULT (Rouen, 1791 – Paris, 1824) 11 x 8.5 cm

    Artcurial
  • Théodore GÉRICAULT
    Mar. 25, 2026

    Théodore GÉRICAULT

    Est: €6,000 - €8,000

    Théodore GÉRICAULT (Rouen, 1791 - Paris, 1824) Cavalier turc au combat Plume et encre brune sur calque, doublé Turkish cavalryman in combat, pen and brown ink on tracing paper, by T. Géricault 9.84 x 11.61 in. 25 x 29.5 cm Provenance : Collection François-Hippolyte Walferdin (1795-1880) ; Sa vente après décès, Paris, Hôtel Drouot, 12-16 avril 1880, n° 291 ; Collection Pierre Olivier Dubaut, son cachet (L.2103b) en bas à droite Expositions : L'Art français des XIX et XX° siècles, Prague, Hôtel de Ville, 1924, n° 19 De David à Manet, Paris, Galerie Balzac, 26 janvier 1924-26 février 1924, n° 130 (ill.) Exposition d’œuvres de Géricault au profit de la Sauvegarde de l’art français, Paris, Hôtel Jean Charpentier, 24 avril-16 mai 1924, n° 256 L'adieu au cheval, Paris, Galerie Théophile Briand, 1929, n° 11 Gros, ses amis, ses élèves, Paris, Petit Palais, 1936, n° 602 First exhibition in America of Géricault Paintings-Drawings, New York, Marie Sterner Galleries, 16 novembre 1936 – 5 décembre 1936, n° 24 Géricault, peintre et dessinateur, Paris, Bernheim-Jeune, 10 mai 1937 – 29 mai 1937, n° 105 Chevaux et cavaliers, Paris, Galerie Charpentier, 1948, n° 321 Géricault, cet inconnu… (1791-1824), Aquarelles, gouaches, dessins, Paris, Galerie Bignou, 1950, n° 23 Théodore Géricault, Winterthur, Kunstmuseum, 30 août 1953 – 8 novembre 1953, n° 137 (ill. en couverture) Géricault dans les collections privées françaises, Paris, Galerie Aubry, 6 novembre 1964- 7 décembre 1964, n° 54   Bibliographie : Charles Clément, Catalogue de l’œuvre de Géricault, Tome XXIII in G.B.A., octobre 1867, dessins n° 9 Charles Clément, Géricault , Paris, 1868 et 1879, dessins n° 9 Léon Rosenthal, L'exposition du centenaire de Géricault, dans L'Amour de l'art, juin 1924, p. 204 America sees Géricault, in Art digest, 15 novembre 1936, p. 5 Martha Davidson, The American debut of Géricault, in Art News, 21 novembre 1936, p. 29 Lorenz Eitner, Géricault, an Album of Drawings in the Art Institute of Chicago, Chicago, 1960, p. 31 Antonio del Guercio, Géricault, Milan, 1963, p. 141, fig. 13 L. Eitner, Charles Clément : Géricault (réimpression de l’édition définitive de 1879). Introduction et supplément, Paris, 1973, p. 461, n° 9 Germain Bazin, Théodore Géricault. Étude critique, documents et catalogue raisonné, Wildenstein Institute, Paris, 1997, Tome III, page 202 n° 864 repr. Notre dessin est préparatoire au Cavalier turc au combat conservé à l’Ecole des Beaux-Arts depuis 1908 (inv. EBA 976) Théodore GÉRICAULT (Rouen, 1791 - Paris, 1824) 25 x 29.5 cm

    Artcurial
  • Théodore GERICAULT (Rouen 1791 – Paris 1824)
    Mar. 22, 2026

    Théodore GERICAULT (Rouen 1791 – Paris 1824)

    Est: €300,000 - €400,000

    Théodore GERICAULT (Rouen 1791 – Paris 1824) L’officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant La Descente de Croix Sur sa toile d’origine, double-face 53 x 44 cm Provenance : Peut-être vente Géricault, Paris, Hôtel de Bullion (Me Parmentier), 2-3 novembre 1824 (d’après Ph. Grunchec) ; Collection Félix Feuillet de Conches (1798-1887) ; Collection de son gendre Charles Jagerschmidt (1820-1894) ; Toujours resté dans cette famille. Bibliographie : Ch. Clement, Géricault. Etude biographique et critique avec le catalogue raisonné de l’œuvre du maître, Paris, 1868 et 1879, n° 43 (L’Officier de Chasseurs) et 174 (Descente de Croix) ; H. A. Luthy, « Géricaults kopien nach Tizian » dans Offentlichen Kunstsammlung Basel, Bâle, 1976, pp. 189-199 ; Ph. Grunchec, Tout l’œuvre peint de Géricault, Paris, 1978, n° 45a et 45b, et sous le n°A194, avec reproduction du 45b ; G. Bazin, Théodore Géricault : étude critique, documents et catalogue raisonné, tome III, Paris, 1986, p. 52, n°821 (L’Officier de Chasseurs) et tome II, Paris, 1987, n°329 (Descente de Croix) ; Catalogue de l’exposition Géricault, Kamakura, Kyoto, Fukuoka, 1987-1988, p.39, reproduit fig. C ; Ph. Grunchec, Tout l’œuvre peint de Géricault, Paris, 1991, n°45a et 45b, reproduits. Notre tableau marque un tournant majeur dans les premières années de formation de l’artiste, il s’agit du tableau avec lequel Géricault devient Géricault. La toile est peinte recto verso. Sur la première face est représentée la Descente de Croix, reprise du tableau de Jouvenet peint en 1696 pour l’église des Capucines et rentrée dans les collections du museum, le futur Louvre, en 1796. De tout temps, le tableau de Jouvenet a toujours été considéré comme le sommet de la peinture classique, peut-être son chant du cygne, terminant le siècle de Poussin et Le Brun. Il n’est donc pas étonnant que Géricault l’ait copié, mais avec une matière puissante et une touche hardie, étonnante dans un travail de copie et annonciatrice de son propre style, celui de La Méduse. Géricault fut d’abord l’élève de Carle Vernet entre 1808 et 1810, puis de Pierre-Narcisse Guérin, avant de s’inscrire en 1811 à l'École des Beaux-Arts de Paris. Géricault y pratiqua alors la copie au musée Napoléon (Le Louvre), étudiant Titien, Le Sueur, Rubens, et également Jouvenet. Notre toile est donc à situer à cette période. Elle est citée par Clément sous le numéro 174, il précise bien qu’au dos de la toile se présente une esquisse pour l’Officier de chasseurs. Découverte étonnante mais pas surprenante à la lueur de ce contexte : une troisième œuvre se cache sur notre toile. A l’examen infrarouge, sous la Descente de Croix, un portrait d’homme apparaît. Réutiliser sa toile est une pratique courante chez les artistes en formation, qui recyclent volontiers des supports déjà esquissés comme « brouillons » pour leurs études sur le vif. Sur ce portrait Géricault réalise sa version de la Descente de Croix, puis au revers de cette toile, il nous livre son premier travail personnel : un officier de chasseurs, esquissé rapidement, où la vivacité de son pinceau déploie la virtuosité qui le caractérise. L’esquisse est particulièrement intéressante puisqu’elle montre le travail de l’artiste à plusieurs étapes de sa réalisation. Le haut de l’œuvre est composé de cavaliers où le mouvement est insufflé par la touche rapide et rougeoyante de l’arrière-plan qui évoque le chaos de la bataille. La partie inférieure est simplement dessinée au pinceau : les membres du cheval sont indiqués par un simple trait noir. Elle constitue la première idée pour le grand tableau du Louvre, Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant (toile, 292 x 194 cm, voir Ph. Grunchec, Tout l’œuvre peint de Géricault, Paris, 1978, n°48, reproduit). Le tableau du Louvre, première tentative officielle du jeune Géricault alors âgé de 21 ans, est présenté au Salon de 1812. Selon Clément, l’idée du sujet née d’une rencontre avec un cheval gris sur la route de Saint-Cloud. L’animal se serait cabré et la scène aurait fortement inspiré Géricault, qui décide de la sublimer en y ajoutant une dimension historique. Il peint son chasseur à une période où l’Empire est durement touché par ses premières difficultés lors de la campagne de Russie. Appelé aux armes en avril 1811, il échappe à la conscription. Son remplaçant, Claude Petit, mourra quelques mois plus tard. Ce type de représentation, habituellement réservé aux effigies équestres de généraux – comme chez David avec son Napoléon au Saint-Bernard, ou encore Gros et son Murat dans La bataille d’Eylau – portraiture ici un inconnu du grand public, Alexandre Dieudonné, ami de l’artiste, incarnant ainsi n’importe quel jeune lieutenant risquant sa vie pour l’Empire. Pour réaliser son grand tableau, Géricault prend un local à l’emplacement de l’actuel Passage Jouffroy où se trouvait en 1806 un loueur de carrosses. Il a donc à sa disposition une quantité de modèles inépuisables, et se fait amener chaque matin un cheval de fiacre. Il aurait mis, dit-on, seulement douze jours pour peindre son grand tableau, mais le nombre d’esquisses (environ une douzaine) atteste d’une longue réflexion antérieure. Les premiers projets, dont notre esquisse, le dessin du Louvre (voir L. E.A. Eitner, Géricault, his life and works, Londres, 1983, reproduit fig. 19) et l’esquisse de la collection Piot (maintenant Japon, collection privée, voir L. E.A. Eitner, opus cité supra, reproduit fig. 20) ont en commun le cheval tourné vers la droite, le drapeau et l’uniforme avec la veste fermée. Dans un deuxième temps le cheval devient gris et est tourné vers la gauche, comme sur les esquisses conservées au Louvre, à Rhode Island, et anciennement dans la collection Delon (voir G. Bazin, Théodore Géricault : étude critique, documents et catalogue raisonné, tome III, Paris, 1986, n°904, 906, 907 reproduits). Finalement, il reviendra sur sa première idée pour la posture et la composition, mais en gardant certaines modifications notamment de couleurs, en nous livrant un dernier groupe d’esquisses auquel appartient le tableau de Rouen (voir Ph. Grunchec, opus cité supra, n°46, reproduit), qui clôture ses réflexions en faisant la synthèse des idées précédentes. Notre tableau a appartenu à Félix Feuillet de Conches (Paris 1798 – 1887), grand collectionneur éclectique et historien d’Art aux multiples spécialités. Diplomate de profession, il fut aussi écrivain et journaliste. Entré au ministère des Affaires Etrangères sur la recommandation de Talleyrand en 1824, il occupa un poste de chef de bureau au service du protocole. Il commença à constituer son imposante collection vers 1835, aidé par ses nombreuses relations dans le milieu diplomatique. Il rapporta également de nombreux objets de ses propres voyages à travers l’Europe. Curieux et érudit, il rassembla des objets aussi divers que rares et excentriques tels que des peintures de la Renaissance italienne, des peintures françaises et anglaises, des rébus, des portraits en cire, des objets archéologiques… Sa première passion fut Jean de La Fontaine, dont il collectionna les illustrations qu’il ambitionna de publier dans un vaste ouvrage. Par la suite, il porta son intérêt sur les dessins orientaux, et les autographes. En 1861, il publia Causeries d’un curieux, sur plusieurs de ces centres d’intérêt. Feuillet de Conches devait porter un intérêt particulier à Géricault, car on retrouve dans ses collections une lettre du peintre Théodore Lebrun à Louis Batissier, écrite en 1836. Ami intime de Géricault, Lebrun y apporte de nombreuses précisions biographiques sur l’artiste, des informations qui furent notamment utilisées par Clément.

    Osenat
  • Théodore Géricault (1791-1824), Two lithographs.
    Mar. 12, 2026

    Théodore Géricault (1791-1824), Two lithographs.

    Est: $1,200 - $1,800

    Théodore Géricault (1791-1824) Two lithographs. (i) Cheval de la plaine de Caen, 1822. Second state, with the entire subject before the stone was broken. Image: 7 1/2 x 9 in. (19.05 x 22.86 cm.), full margins. (ii) Cheval devore par un lion, 1823. Second state. Image: 7 3/4 x 9 3/8 in. (19.7 x 23.8 cm.), full margins. Delteil 52 and 67.

    Swann Auction Galleries
  • THÉODORE GÉRICAULT (Rouen, 1791- Paris, 1824) – Pair of lions pulling a chariot (ca. 1811)
    Feb. 25, 2026

    THÉODORE GÉRICAULT (Rouen, 1791- Paris, 1824) – Pair of lions pulling a chariot (ca. 1811)

    Est: €250,000 - €300,000

    Oil on canvas. Dimensions: 45.8 x 55.2 cm. Formerly relined. On the reverse, on the stretcher, a red wax seal of the Pierre Dubaut Collection. Fluted Empire frame. Executed between 1811 and 1812, it depicts two lions harnessed to a chariot and was conceived as an academic exercise based on the famous model by Peter Paul Rubens in the Louvre Museum, The Arrival of Marie de' Medici in Lyon (inventory no. INV 1775), belonging to the Marie de' Medici cycle. In Rubens' original composition, Henry IV, represented as Jupiter, receives Marie de' Medici as Juno, while the city of Lyon is allegorized by a young woman in a chariot drawn by two lions within a complex iconographic program of a political and mythological nature. Géricault focuses his attention exclusively on the animals, omitting the allegorical elements and putti present in Rubens' work. As if harnessed to two horses, the lions display a parallel tension: one extends its paw in an almost ceremonial pose while the other seems to roar, imbuing the composition with energy and dynamism. The front of the chariot is barely visible, underscoring the study's focus on anatomy, muscular strength, and the expressiveness of the beasts. From Rubens's model, the artist adopts the volumetric construction, the warm color palette, and the Baroque vitality, but introduces a freer and more vibrant brushstroke, the result of his direct observation of animals in the Jardin des Plantes and his Romantic sensibility. In the Hispanic world, a comparison with a similar version by Paul de Vos, Rubens's collaborator and contemporary, is particularly interesting. De Vos transformed the motif of the two lions pulling the chariot into a hunting scene, as was typical of his work specializing in animals and hunts. In his work A Lion and Three Wolves (Prado Museum, catalogue no. P001760), De Vos transforms the same dynamic model into a hunting confrontation, reinterpreting the allegorical tension of the Baroque in a naturalistic and violent key. It is particularly interesting to observe this exercise in reinterpretation and adaptation: while Rubens integrates lions into a political and mythological discourse, De Vos shifts them toward the hunt, and Géricault, a century later, makes them an autonomous object of academic study, concentrating all the expressive power in the animal's energy. The painting has been the subject of a technical study by Lumière Technology (June 2009) and has received an opinion from Bruno Chenique confirming its inclusion in the catalogue raisonné of the paintings of Théodore Géricault, currently in preparation. Provenance: Sale at the Hôtel Drouot, Paris, April 29, 1921, F. Funck-Brentano collection, no. 179; Pierre-Olivier Dubaut Collection (1886–1968), Paris; Maxime Dubaut Collection (1920–1991), Paris; Jacqueline Dubaut-Bellonte Collection (1926–2012), Paris. Bibliography: Philippe Grunchec, L'inventaire posthume de Théodore Géricault (1791–1824), in Bulletin de la Société de l'Histoire de l'art français, 1976–1978, p. 415; Philippe Grunchec, Tout l'œuvre peint de Géricault, Paris, 1978, p. 88, #18; Germain Bazin, Théodore Géricault. Étude critique, documents et catalogue raisonné, vol. II, Paris, 1987, p. 434, #320; Philippe Grunchec, Tout l'œuvre peint de Géricault, Paris, 1991, p. 88, #18; Bruno Chenique, Théodore Géricault, Deux lions, copie d'après Rubens, Artcurial-Deauville, August 22, 2009, pp. 14–16, no. 17. Lot in international warehouse (outside the EU). For shipments to the European Union, import duties and/or taxes will be the responsibility of the buyer.

    Templum Fine Art Auctions
  • THEODORE GERICAULT (COPIA DA)
    Feb. 10, 2026

    THEODORE GERICAULT (COPIA DA)

    Est: €200 - €500

    Rouen, 1791 - Parigi, 1824 Il naufragio di Aiace Olio su tela, cm 27,5X38

    Wannenes Art Auctions
  • Révolte sur un voilier
    Feb. 06, 2026

    Révolte sur un voilier

    Est: $20,000 - $30,000

    Property from the Estate of Myron Kaplan Attributed to Théodore Géricault French 1791 - 1824 Révolte sur un voilier oil on paper mounted on panel  panel: 11 ⅞ by 16 ¼ in.; 30.2 by 41.3 cm framed: 19 ⅜ by 23 ⅝ in.; 49.2 by 60 cm

    Sotheby's
  • L’Homme enchaîné
    Feb. 06, 2026

    L’Homme enchaîné

    Est: $20,000 - $30,000

    Property from the Collection of Seymour Stein Théodore Géricault French 1791 - 1824 L’Homme enchaîné pen, brown ink and graphite on paper  sheet: 5 ¾ by 8 ½ in.; 14.6 by 21.6 cm framed: 12 ½ by 15 ¼ in.; 31.8 by 38.7 cm

    Sotheby's
  • THÉODORE GÉRICAULT (ROUEN 1791-1824 PARIS). A sleeping fishmonger (Le march
    Feb. 05, 2026

    THÉODORE GÉRICAULT (ROUEN 1791-1824 PARIS). A sleeping fishmonger (Le march

    Est: $40,000 - $60,000

    THÉODORE GÉRICAULT (ROUEN 1791-1824 PARIS). A sleeping fishmonger (Le marchand de poissons endormie). pen and black lithographic ink, on prepared stone paper10 1/8 x 13 ¾ in. (15.5 x 34.8 cm).

    Christie's
  • Two women, one reclining, one playing the guitar, sitting in a gondola
    Feb. 04, 2026

    Two women, one reclining, one playing the guitar, sitting in a gondola

    Est: $5,000 - $7,000

    Théodore Géricault (Rouen 1791 - 1824 Paris) Two women, one reclining, one playing the guitar, sitting in a gondola Black chalk 110 by 143 mm; 4⅜ by 5⅝ in.

    Sotheby's
  • Theodore Gericault (1791-1824), France
    Jan. 26, 2026

    Theodore Gericault (1791-1824), France

    Est: $25,000 - $35,000

    Pencil on paper Dimensions (excluding frame): 25.5 × 17.2 cm Provenance: Michel Tozli, France. Condition: For a detailed condition report, please email: info@hammersite.com

    Hammersite
  • Prowling lioness
    Dec. 04, 2025

    Prowling lioness

    Est: £80,000 - £120,000

    Property from a French Private Collection Théodore Gericault Rouen 1791–1824 Paris Prowling lioness oil on canvas unframed: 41.9 x 32.8 cm.; 16½ x 12⅞ in. framed: 53.5 x 45.5 cm.; 21 x 17⅞ in.

    Sotheby's
  • Théodore Géricault, 1791 Rouen – 1824 Paris, Art des
    Dec. 04, 2025

    Théodore Géricault, 1791 Rouen – 1824 Paris, Art des

    Est: €1,500 - €2,500

    ÖLSTUDIE EINES MÄNNERKOPFES Öl auf Leinwand. 39,5 x 36,5 cm. Verso mit mehreren Stempeln und Etiketten. Hinter Glas gerahmt. Beigegeben sind ein Gutachten von Didier Bodart aus dem Jahr 1978 und eines von Antonio del Guercio aus dem Jahr 1980, jeweils in Kopie. In beiden Gutachten wird das hier angebotene Werk Théodore Géricault zugeschrieben. Vor bräunlichem Grund die Darstellung eines nach rechts gewandten älteren Mannes als Bruststück mit leicht geöffnetem Mund und glänzenden Augen, die mit den gehöhten Stellen der Stirn und den silbrig glänzenden Bartstoppeln korrespondieren. Das Werk kann gut mit anderen Werken des genannten Malers verglichen werden, wie etwa mit einem Männerportrait, das am 05. April 2022 bei Aguttes in Neuilly-sur-Seine unter Lot 14 angeboten wurde, um 1812 entstanden ist und ebenfalls einen flotten Duktus verrät. Provenienz: Galleria Bonaparte, Mailand, Inv.Nr. 961, als Theodor Gericault. (1450191) (13)

    Hampel Fine Art Auctions
  • Théodore Géricault (French, 1791-1824) Le Marché Aux Ahevaux: Cinq Chevaux Au Piquet
    Dec. 02, 2025

    Théodore Géricault (French, 1791-1824) Le Marché Aux Ahevaux: Cinq Chevaux Au Piquet

    Est: $100 - $500

    Théodore Géricault (French, 1791-1824) Le Marché Aux Ahevaux: Cinq Chevaux Au Piquet 20th c., France Chromo-lithograph print on board of five horses at market. It is housed in a gold wood frame.

    Akiba Galleries
  • Théodore GERICAULT (1791-1824)
    Nov. 29, 2025

    Théodore GERICAULT (1791-1824)

    Est: €15,000 - €20,000

    Théodore GERICAULT (1791-1924) Étude pour le portrait de madame Bro Mine de plomb et lavis beige 30,4 x 22,4 cm Provenance : Collection du général Bro (est probablement le feuillet n°17 de l’album dit « violet » ; projet de partage après décès de Claire Lepage en 1908 : « Géricault dessin femme, 30 frs », cf. t. I, doc.385) ; prêté par Mme Aylies en 1924 à une exposition. S’est transmis par descendance. Deux étiquettes au dos : - Collection du Général Bro, « Étude pour le portait de la G ale  Bro » - Collection de Marcillac Expositions : Exposition d’œuvres de Géricault au profit de la Sauvegarde de l’art français,Paris, Hôtel Jean Charpentier, 24 avril-16 mai 1924, n°256 Bibliographie : Grunchec Philippe, L’Opera Completa di Géricault, Milan, 1978, cité au n°217 Germain Bazin, Théodore Géricault Étude critique, documents et catalogue raisonné, Wildenstein Institute, Paris, 1997, Tome V, page 248 n°1743 repr État : Rousseurs et un petit accroc sous l’œil gauche du modèle Collé sur les bords On peut mettre en relation notre dessin avec le portait peint de Madame Bro (n°1742 du Bazin) et les trois autres feuilles d’études (n°1744-1745-1746 du Bazin) Expert : Cabinet De Bayser

    HVMC - Hôtel des Ventes de Monte-Carlo
  • Théodore GERICAULT (1791-1824)
    Nov. 29, 2025

    Théodore GERICAULT (1791-1824)

    Est: €3,000 - €4,000

    Théodore GERICAULT (1791-1824) Guillaume le Conquérant sur son lit de mort Crayon noir 12 x 22,2 cm Annoté et titré sur la feuille de montage (Petite déchirure en haut à gauche ainsi que des taches et rousseurs, pliures, collé aux quatre coins) Provenance : Collection du général Bro ; figure sur un projet de partage à la mort de la baronne Olivier Bro en 1908 : « feuillet 37 de l'album violet. Géricault croquis Guill. le Conquérant sur son lit de parade 10 francs »; figure à l'exposition du Centenaire en 1924 comme prêté par Mme Aylies, petite-fille du général et à l'exposition de Winterthur en 1953 comme appartenant à une collection particulière. Expositions : Exposition d’œuvres de Géricault au profit de la Sauvegarde de l’art français, Paris, Hôtel Jean Charpentier, 24 avril-16 mai 1924, n°286. Théodore Géricault, Winterhur (Suisse), Kunstmuseum, 30 août- 8 novembre 1953 n°219 Bibliographie : Géricault, Villa Médicis, Rome, 1979- 1980, cité au n° 111 Géricault, tout l'œuvre gravé et pièces en rapport, Musée des beaux-arts, Rouen, 1981-1982, cité au n° 45 Géricault, Kamakura, Kyoto, Fukuoka, 1987-1988, cité au n° E-45 Germain Bazin, Théodore Géricault Étude critique, documents et catalogue raisonné, Wildenstein Institute, Paris, 1997, Tome VII, page 212 n°2520 repr Notre dessin peut être mis en relation avec la gravure « Guillaume le Conquérant rapporté après sa mort à l’église de Boscherville ». Celle-ci aurait été réalisée pour les "Voyages pittoresques" de Charles Nodiez, destinée au Tome Il sur la Normandie (1823). Extrait des Voyages pittoresques et romantiques de l'ancienne France, 1820-1878. Un exemplaire de cette gravure est notamment conservé au musée Condée du château de Chantilly. Expert : Cabinet De Bayser

    HVMC - Hôtel des Ventes de Monte-Carlo
  • Théodore Géricault (1791-1824) Two lithographs.
    Oct. 30, 2025

    Théodore Géricault (1791-1824) Two lithographs.

    Est: $1,500 - $2,500

    Théodore Géricault (1791-1824) Two lithographs. (i) Cheval devore par un lion, 1823. Second state. 7 3/4 x 9 3/8 in. (19.7 x 23.8 cm.), full margins. (ii) Cheval de la plaine de Caen, 1822. Second state. 7 1/2 x 9 in. (19.05 x 22.86 cm.), full margins. Delteil 52 and 67.

    Swann Auction Galleries
  • Théodore Géricault, 1791 Rouen – 1824 Paris, Art des
    Sep. 25, 2025

    Théodore Géricault, 1791 Rouen – 1824 Paris, Art des

    Est: €3,000 - €5,000

    ÖLSTUDIE EINES MÄNNERKOPFES Öl auf Leinwand. 39,5 x 36,5 cm. Verso mit mehreren Stempeln und Etiketten. Hinter Glas gerahmt. Beigegeben sind ein Gutachten von Didier Bodart aus dem Jahr 1978 und eines von Antonio del Guercio aus dem Jahr 1980, jeweils in Kopie. In beiden Gutachten wird das hier angebotene Werk Théodore Géricault zugeschrieben. Vor bräunlichem Grund die Darstellung eines nach rechts gewandten älteren Mannes als Bruststück mit leicht geöffnetem Mund und glänzenden Augen, die mit den gehöhten Stellen der Stirn und den silbrig glänzenden Bartstoppeln korrespondieren. Das Werk kann gut mit anderen Werken des genannten Malers verglichen werden, wie etwa mit einem Männerportrait, das am 05. April 2022 bei Aguttes in Neuilly-sur-Seine unter Lot 14 angeboten wurde, um 1812 entstanden ist und ebenfalls einen flotten Duktus verrät. Provenienz: Galleria Bonaparte, Mailand, Inv.Nr. 961, als Theodor Gericault. (1450191) (13)

    Hampel Fine Art Auctions
  • Théodore Géricault: Boxeurs
    Sep. 11, 2025

    Théodore Géricault: Boxeurs

    Est: CHF32,000 - CHF40,000

    Théodore Géricault (Rouen 1791 - 1824 Paris) Boxeurs Lithographie auf Velin / Lithograph on wove paper 1818 35x41,5 cm, Darstellung; 37,5x43,5 cm, Blattgrösse / 35x41.5 cm, image; 37.5x43.5 cm, sheet size Signatur / Signature Unter der Darstellung mit dem gedruckten Titel und der Adresse des Druckers Charles Motte Beneath the image with the printed title and the address of the printer Charles Motte Werkverzeichnis / Catalogue Raisonné Delteil 10/II Delteil 10/II Provenienz / Provenance Slg. Albert Maroni, Paris, 1852-1923, unten links mit dem Sammlerstempel, Lugt 150b Slg. Eberhard W. Kornfeld, Bern, rückseitig mit dem Sammlerstempel, Lugt 913b Collection Albert Maroni, Paris, 1852-1923, lower left with the collector's stamp, Lugt 150b The Eberhard W. Kornfeld Collection, Bern, with the collector's stamp on the reverse , Lugt 913b Ausstellungen / Exhibitions Salzburg/Winterthur 1984/1985, Rupertinum/Kunstmuseum, Von Goya bis Warhol, Meisterwerke der Graphik des 19. und 20. Jahrhunderts aus einer Schweizer Privatsammlung [Slg. Eberhard W. Kornfeld], Kat. Nr. 15 Salzburg/Winterthur 1984/1985, Rupertinum/Kunstmuseum, Von Goya bis Warhol, Meisterwerke der Graphik des 19. und 20. Jahrhunderts aus einer Schweizer Privatsammlung [Slg. Eberhard W. Kornfeld], cat. no. 15 Zustand / Condition Mit leichten Knittern und minimen Flecken, insgesamt in schöner Druckqualität und Erhaltung With slight creases and minimal stains, overall in fine printing quality and condition Erläuterungen / Comments Nach einem längeren Aufenthalt in Italien schuf Théodore Géricault im Jahr 1817 seine erste Lithographie, "Bouchers de Rome". In der Folge entstand eine Reihe von Arbeiten, die, wie das vorliegende Blatt, zu den herausragendsten Beispielen der frühen Lithographien gezählt werden können. Das Medium war relativ neu: Es wurde 1796 von Alois Senefelder als kostengünstiges Druckverfahren für Partituren und Landkarten in München erfunden. Seine erste Blütezeit erreichte die Lithographie in den 1820er-Jahren, als sich auch in der französischen Hauptstadt Lithographie-Werkstätten niederliessen, wie die von Godefroy Engelmann oder Charles Motte, dem Verleger dieser Arbeit. Die Drucktechnik bot den Künstlern eine grosse zeichnerische Freiheit und sie schätzten sie für die Fähigkeit, die Feinheiten ihrer in Bleistift, Kreide oder Tinte gesetzten Linien wiedergeben zu können. "Boxeurs" ist neben "Retour de Russie" aus demselben Jahr eine Ikone im graphischen Schaffen des Künstlers. Das Blatt zeigt zwei Sportler bei einem Boxkampf unter freiem Himmel vor einem Kreis männlicher Zuschauer. Die Protagonisten, ein Schwarzer und ein Weisser, sind bis zur Hüfte entkleidet, die Muskeln angespannt und die Fäuste erhoben und zum Angriff bereit. Ihre Haltungen sind symmetrisch, doch Géricault schafft es, die Kontraste zwischen den beiden Figuren nicht nur durch ihre Posen und die Farbe der Haut zu verstärken, sondern auch durch die bewusste Kombination lithographischer Zeichentechniken: So ist der Oberkörper des schwarzen Boxers mit scharfen Feder- und Tuschelinien modelliert, während sein Unterkörper, die Reithosen und die Lederschuhe mit weicher Kreide wiedergegeben sind. Für den weissen Boxer wird die Technik umgekehrt. Die Figuren scheinen mit gleicher Dominanz positioniert, es gibt keinen Hinweis auf einen Gewinner oder Verlierer. Boxen galt zu Beginn des 19. Jahrhunderts als englischer Volkssport und fand durch Boxvorführungen in Frankreich grossen Anklang. "Boxeurs" ist ein seltenes Blatt, Loys Delteil konnte in seiner Publikation "Le Peintre Graveur Illustré" lediglich 10 Exemplare des II. Zustands mit der Schrift nachweisen, wovon sich 5 Exemplare schon damals in öffentlichen Sammlungen befanden. Das Blatt darf zu den Meisterwerken der frühen Lithographie gezählt werden. After an extended stay in Italy, Théodore Géricault created his first lithograph, "Bouchers de Rome", in 1817. This was followed by a series of works which, like the present sheet, can be counted among the outstanding examples of early lithographs. The medium was relatively new: it was invented in 1796 by Alois Senefelder in Munich as a cost-effective printing process for sheet music and maps. Lithography experienced its first heyday in the 1820s, when lithography workshops were established in the French capital, such as those of Godefroy Engelmann or Charles Motte, the publisher of this work. The printing technique offered artists great freedom in drawing, and they valued it for its ability to reproduce the subtleties of lines drawn in pencil, chalk, or ink. "Boxeurs", alongside "Retour de Russie" from the same year, is an icon in the artist’s graphic oeuvre. The sheet shows two athletes in a boxing match outdoors before a circle of male spectators. The protagonists, a Black man and a White man, are stripped to the waist, their muscles tensed, fists raised and ready to attack. Their stances are symmetrical, yet Géricault manages to heighten the contrasts between the two figures not only through their poses and skin color, but also through the deliberate combination of lithographic drawing techniques: the upper body of the Black boxer is modeled with sharp pen and ink lines, while his lower body, the riding breeches, and the leather shoes are rendered with soft chalk. For the White boxer, the technique is reversed. The figures appear equally dominant; there is no indication of a winner or loser. At the beginning of the 19th century, boxing was considered an English popular sport and gained great popularity in France through boxing exhibitions. "Boxeurs" is a rare sheet; in his publication "Le Peintre Graveur Illustré", Loys Delteil was able to identify only 10 copies of the second state with the script, of which 5 copies were already in public collections at that time. The sheet can be counted among the masterpieces of early lithography. MWST / VAT Mehrwertsteuer auf dem Zuschlagspreis plus Aufgeld / VAT on hammer price plus buyer's premium Erwartete Ausrufzeit / Estimated Auction Time of Lot (+/- 30min) 11.09.2025; 10:50 h (MEST / CET) For further information visit our website (www.kornfeld.ch) Versandkosten / Shipping cost Schweiz / Switzerland: CHF 150.- Europa / Europe: CHF 250.- Übrige Länder / Other countries: CHF 320.-

    Galerie Kornfeld Auktionen AG
  • THÉODORE GÉRICAULT (1791-1824), AN
    Sep. 01, 2025

    THÉODORE GÉRICAULT (1791-1824), AN

    Est: -

    Théodore Géricault (1791-1824), an Arab weeps over his wounded horse in front of a hinted landscape with palm trees in the background. Oil on cardboard, unsigned, copy of a handwritten confirmation by Adolphe Wüster, Paris 1935, 11.5 x 20 cm, framed 26 x 35 cm

    Historia Auctionata
  • GEORGES MALFAIT
    Aug. 25, 2025

    GEORGES MALFAIT

    Est: €10 - €100

    GEORGES MALFAIT - naar een schilderij van THEODORE GERICAULT (1791 - 1824) - "ruiter te paard" - gesigneerd - olieverf op doek - 105 x 85 cm

    DEWIT Auctions
  • Theodore Gericault French Lithograph Interior of vaulted stable 1869
    Jul. 27, 2025

    Theodore Gericault French Lithograph Interior of vaulted stable 1869

    Est: $300 - $400

    Theodore Gericault (French, 1791-1824) Lithograph on wove paper, Drawing known only by a lithograph (perhaps inverted) cataloged by Clement, under the title: Interior of vaulted stable, with the indication: after a watercolor", the letter of which is: 'Volmar after Gericault / chez Gihaut b ard des Italians N°5 I Lith. de Villain' (British Museum, Inv. 1869.4.10.122). Collector's stamp lower right. Mounted n paper folio, unframed. (5/24) From the estate of George Longstreet. Acquired from the estate of George Longstreet, a renown collector of fine original illustrations and prints, and whose collection has appeared in dozens of museums and exhibits over the last four decades. In 1976, Armand Hammer acquired 5000 Daumier objects that George Longstreet began to amass in Paris more than 50 years ago. The Daumier collection is now part of the permanent collection in the Armand Hammer Wing of the Los Angeles County Museum of Art. Measurements: Approx. sheet 13.25 x 10 inches; portfolio 20.125 x 13.125 inches Condition: Print in very good condition, some tiny closed tears to top edge, slight toning, slight foxing, penciled inscriptions. Domestic Shipping: $40

    Carnegie's Auction Gallery
  • Theodore Gericault Lithograph Jument Egyptienne 1822
    Jul. 26, 2025

    Theodore Gericault Lithograph Jument Egyptienne 1822

    Est: $250 - $300

    Theodore Gericault (French 1791 - 1824) Lithograph on wove paper, Jument Egyptienne (Egyptian Mare,) Printed by Gottfried Engelmann 1822 Signed in plate. Delteil 57. Unframed, mounted in paper folio. Collector's stamp lower right. (5/24) From the estate of George Longstreet. Acquired from the estate of George Longstreet, a renown collector of fine original illustrations and prints, and whose collection has appeared in dozens of museums and exhibits over the last four decades. In 1976, Armand Hammer acquired 5000 Daumier objects that George Longstreet began to amass in Paris more than 50 years ago. The Daumier collection is now part of the permanent collection in the Armand Hammer Wing of the Los Angeles County Museum of Art. Measurements: Approx. sheet 13 x 9.5 inches; portfolio 21.625 x 14.75 Condition: Print in very good condition, some chipping to top edge, toning, light staining, dust soiling. Domestic Shipping:$115

    Carnegie's Auction Gallery
  • Jean Louis Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval Ardennes, Lithograph
    Jul. 12, 2025

    Jean Louis Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval Ardennes, Lithograph

    Est: $200 - $300

    Jean Louis Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval Ardennes, Lithograph on wove paper, published by G. Engelmann. Signed in plate on lower left. Notation bottom left. From the estate of George Longstreet. From the estate of George Longstreet. Acquired from the estate of George Longstreet, a renown collector of fine original illustrations and prints, and whose collection has appeared in dozens of museums and exhibits over the last four decades. In 1976, Armand Hammer acquired 5000 Daumier objects that George Longstreet began to amass in Paris more than 50 years ago. The Daumier collection is now part of the permanent collection in the Armand Hammer Wing of the Los Angeles County Museum of Art. Measurements: Approx. mat 18" x 14"; sheet 13" x 9.5" Condition: Very good condition, some foxing, light wear to edge of sheet. Hinge mounted to mat board. Some pencil notations to margins, smudges to mat paper. Domestic Shipping:$75

    Carnegie's Auction Gallery
  • ‡ THÉODORE GÉRICAULT (FRENCH 1791-1824), LE SONGE D'ENÉE (THE DREAM OF AENEAS)
    Jul. 02, 2025

    ‡ THÉODORE GÉRICAULT (FRENCH 1791-1824), LE SONGE D'ENÉE (THE DREAM OF AENEAS)

    Est: £6,000 - £8,000

    ‡ THÉODORE GÉRICAULT (FRENCH 1791-1824)LE SONGE D'ENÉE (THE DREAM OF AENEAS)Black crayon, pen and ink, wash and watercolour heightened with white 13.5 x 21cm (5¼ x 8¼ in.)Drawn circa 1815.Provenance:Edouard Aynard CollectionSale, Sotheby's, Monaco, 20th June 1987, lot 436Galerie Prouté, ParisPrivate collection, SwitzerlandSale, Sotheby's, London, 9th April 2002, lot 110Executed in 1815, according to Professor Lorenz Eitner the drawing 'exemplifies the eccentric graphic style - marked by extremely heavy, angular pen contours - in which Gericault at that time explored classical subjects. This classicist episode in Géricault's work constituted a rather vehement reaction against his own earlier modern and realistic work of 1812-1814.'

    Dreweatts 1759 Fine Sales
  • ‡ THÉODORE GÉRICAULT (FRENCH 1791-1824), STUDY FOR 'THE OATH OF BRUTUS AFTER THE DEATH OF LUCRETIA'
    Jul. 02, 2025

    ‡ THÉODORE GÉRICAULT (FRENCH 1791-1824), STUDY FOR 'THE OATH OF BRUTUS AFTER THE DEATH OF LUCRETIA'

    Est: £5,000 - £7,000

    ‡ THÉODORE GÉRICAULT (FRENCH 1791-1824) STUDY FOR 'THE OATH OF BRUTUS AFTER THE DEATH OF LUCRETIA'Pencil on light greenish-blue coloured paper92 x 13cm (36 x 5 in.)Drawn circa 1814-1816.Provenance:Sale, Drouot, Paris, March 17, 1989, lot 3 [part lot, from so-called 'Album Blanche']Literature:Miller, Asher Ethan, Théodore Géricault, The Oath of Brutus after the Death of Lucretia, ca. 1815-1816, French Paintings and Pastels, 1600-1945, The Collections of the Nelson-Atkins Museum of Art, ed. by Marcereau DeGalan, 2019, illus. Fig 4The present study is a freely rendered drawing focusing on the composition of the figures directly relating to the finished painting, now held in The Nelson-Atkins Museum of Art.

    Dreweatts 1759 Fine Sales
  • Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval d' Hanoure Lithograph on wove
    Jun. 28, 2025

    Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval d' Hanoure Lithograph on wove

    Est: $200 - $300

    Jean Louis Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval d' Hanoure, Lithograph on wove paper, published by G. Engelmann. Signed in plate on lower left. From the estate of George Longstreet. From the estate of George Longstreet. Acquired from the estate of George Longstreet, a renown collector of fine original illustrations and prints, and whose collection has appeared in dozens of museums and exhibits over the last four decades. In 1976, Armand Hammer acquired 5000 Daumier objects that George Longstreet began to amass in Paris more than 50 years ago. The Daumier collection is now part of the permanent collection in the Armand Hammer Wing of the Los Angeles County Museum of Art. Measurements: Approx. sheet 13" x 9.5"; image 9" x 7"; mat board 18" x 14" Condition: Very good condition, some foxing, light wear to edge of sheet. Hinge mounted to mat board. Some pencil notations to margins. Domestic Shipping: $40

    Carnegie's Auction Gallery
  • Jean Louis Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval Espagnol, Lithograph
    Jun. 28, 2025

    Jean Louis Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval Espagnol, Lithograph

    Est: $250 - $300

    Jean Louis Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval Espagnol, Lithograph on wove paper, published by G. Engelmann. Signed in plate on lower left. Notation bottom left. From the estate of George Longstreet. From the estate of George Longstreet. Acquired from the estate of George Longstreet, a renown collector of fine original illustrations and prints, and whose collection has appeared in dozens of museums and exhibits over the last four decades. In 1976, Armand Hammer acquired 5000 Daumier objects that George Longstreet began to amass in Paris more than 50 years ago. The Daumier collection is now part of the permanent collection in the Armand Hammer Wing of the Los Angeles County Museum of Art. Measurements: Approx. mat 18" x 14"; sheet 13" x 9.5" Condition: Very good condition, some foxing, light wear to edge of sheet. Hinge mounted to mat board. Some pencil notations to margins, smudges to mat paper. Domestic Shipping: $50

    Carnegie's Auction Gallery
  • Theodore Gericault (French 1791-1824) Lithograph Chevaux Flamands 1822
    Jun. 28, 2025

    Theodore Gericault (French 1791-1824) Lithograph Chevaux Flamands 1822

    Est: $200 - $300

    Gericault, Theodore (French 1791-1824) "Chevaux Flamands" 1822. Black and white Lithograph on paper. Bottom left hand corner with "Gericault" in plate. Bottom right hand corner "lihi de & Engelman". Glass covered frame. Weight: Approx. 4.5 lbs Measurements: Approx. Print: 11.75" x 8.75". Frame: 20.5" x 16" Condition: Two foxing spots towards the upper right hand corner of the print. Light standing to the upper left hand corner of the mat board. (WSF). Domestic Shipping: $80

    Carnegie's Auction Gallery
  • Théodore Géricault.1791-1824. Entourage de,
    Jun. 27, 2025

    Théodore Géricault.1791-1824. Entourage de,

    Est: €300 - €600

    Théodore Géricault.1791-1824. Entourage de, Bataille Héroïque ou La Bataille d'Eurymédon, d'après Salvator Rosa Huile sur toile 38 x 46 cm

    Leducq Maison de Ventes Aux Encheres
  • Tête de soldat blessé
    Jun. 25, 2025

    Tête de soldat blessé

    Est: €5,000 - €7,000

    Théodore Gericault Rouen 1791 - 1824 Paris Head of a wounded soldier Black chalk on paper Image size: 76 x 55 mm

    Sotheby's
  • Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval Anglais, Lithograph on wove paper
    Jun. 22, 2025

    Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval Anglais, Lithograph on wove paper

    Est: $200 - $300

    Jean Louis Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval Anglais, Lithograph on wove paper, published by G. Engelmann. Signed in plate on lower left. Notation on reverse mat board states this is II/IV rare. From the estate of George Longstreet. From the estate of George Longstreet. Acquired from the estate of George Longstreet, a renown collector of fine original illustrations and prints, and whose collection has appeared in dozens of museums and exhibits over the last four decades. In 1976, Armand Hammer acquired 5000 Daumier objects that George Longstreet began to amass in Paris more than 50 years ago. The Daumier collection is now part of the permanent collection in the Armand Hammer Wing of the Los Angeles County Museum of Art. Measurements: Approx. sheet 13" x 9.5"; image 9" x 7"; mat board 18" x 14" Condition: Very good condition, some foxing, light wear to edge of sheet. Hinge mounted to mat board. Some pencil notations to margins. Domestic Shipping: $40

    Carnegie's Auction Gallery
  • Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval de Mecklembourg Lithograph
    Jun. 22, 2025

    Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval de Mecklembourg Lithograph

    Est: $200 - $300

    Jean Louis Theodore Gericault (French 1791-1824) Cheval de Mecklembourg, Lithograph on wove paper, published by G. Engelmann. Signed in plate on lower left. Notation on board states second state of four. From the estate of George Longstreet. From the estate of George Longstreet. Acquired from the estate of George Longstreet, a renown collector of fine original illustrations and prints, and whose collection has appeared in dozens of museums and exhibits over the last four decades. In 1976, Armand Hammer acquired 5000 Daumier objects that George Longstreet began to amass in Paris more than 50 years ago. The Daumier collection is now part of the permanent collection in the Armand Hammer Wing of the Los Angeles County Museum of Art. Measurements: Approx. sheet 13" x 9.5"; image 9.25" x 7.5"; mat board 18" x 14" Condition: Very good condition, some foxing, light wear to edge of sheet. Hinge mounted to mat board. Some pencil notations to margins. Domestic Shipping: $40

    Carnegie's Auction Gallery
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