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Lorenzo (1460) Costa (1460 - 1535)

Lot 3: Lorenzo COSTA (Ferrare 1460 - Mantoue 1535)

Boisgirard-Antonini

September 24, 2010
Paris, France

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Description

Lorenzo COSTA (Ferrare 1460 - Mantoue 1535) Portait d'homme en buste Vers 1490 Huile sur panneau de peuplier, cadre en bois doré et sculpté dans le goût Renaissance 40x28 cm Etat Panneau : fente visible en haut à gauche Surface picturale : Usures et Restaurations Provenance Collection Liechtenstein, Vienne et Vaduz n°870 Galerie F.A Drey, Londres Galerie Wildenstein New York Bibliographie Emilio Negro, Nicosetta Roio, Lorenzo Costa, Modène 2001, p. 97-96, cat. 17, repr. Historique En 1912 G. Frizzoni le premier publiait ce Portrait d'homme appartenant alors à la collection du prince de Liechtenstein à Vienne et l'attribuait à Lorenzo Costa suivi en cela par la critique postérieure à l'exception de Heineman qui le donnait à Filippo Mazzola. Dans leur ouvrage cité ici en référence, E. Negro et N. Roio ont étudié ce panneau et rendu compte de la bibliographie critique précédente le concernant. Ces auteurs publient alors pour la première fois un panneau (op. cit. cat.n.17R repr.) comportant les arm iries de la famille d'Este, panneau qui selon eux, serait le revers du portrait « Liechtenstein » et représenterait l'un des membres de cette famille ferraraise, justifiant ainsi l'attribution à Costa. Or notre panneau ne comporte aucune armoirie à son revers et ne semble pas avoir été dédoublé, les galeries d'insectes n'étant pas ouvertes. Il faut vraisemblablement penser à une erreur de la part des auteurs d'autant plus qu'ils signalent la localisation inconnue de ce portrait d'homme, ce qui laisse supposer qu'ils ne l'ont pas vu. De plus, ces armoiries étant celles d'un cardinal ne peuvent pas correspondre à l'homme du portrait « Liechtenstein » qui ne présente aucun signe vestimentaire de cette dignité ecclésiastique mais est habillé à la mode laïque contemporaine comme le prouvent les nombreux portraits d'hommes peints par des artistes italiens dans la dernière décennie du XVe siècle (par exemple Francesco Francia, Lorenzo Costa ou Giovanni Bellini) Ces armoiries ont peut-être pu orner le revers d'un autre tableau, (ce que nous ne pouvons pas assurer par manque d'information) indiquant à la rigueur la marque de collection de l'un des deux cardinaux de la famille d'Este vivant à la même époque soit Hippolyte I d'Este (20 Mars 1479-3 Septembre 1520, fils d'Hercule I d'Este et d'Eléonore d'Aragon, cardinal en 1509) ou son neveu Hippolyte II (1509-2 Décembre 1572, fils d'Alphonse Ier d'Este et de Lucrèce Borgia, cardinal en 1538) Style Le cadrage particulièrement serré de ce portrait d'homme, vu de trois-quarts tourné vers la gauche, ne laisse voir que la tête coiffée d'un bonnet et le haut des épaules ; ces éléments vestimentaires éclairés par le bord blanc de la chemise émergeant au bord du cou et le fond sombre sur lequel ce personnage se détache, renforcent l'éclat du visage frappé en pleine lumière. Les traits légèrement creusés par deux rides de part et d'autre des ailes du nez proéminent et rectiligne, le creux de la joue droite où l'on devine une petite fossette et les cernes soulignant les yeux, trahissent l'âge mûr de cet homme ; la couleur châtain de sa chevelure mi-longue retombant en rouleau sur les épaules et de la petite frange bordant le front, permettent de penser qu'il n'excède pas une trentaine d'années. L'identification de ce personnage demeure conjecturale. Le modèle regardant avec insistance l'observateur avec une certaine suffisance, il s'agit d'un portrait indépendant et non celui d'un donateur d'un volet de diptyque religieux. L'artiste fait montre ici de son sens de l'observation et de sa volonté d'exprimer au plus près la réalité du personnage, son âge, son apparence extérieure, sa vérité psychologique. C'est la leçon que tire l'artiste de la connaissance qu'il eut certainement de la peinture flamande dont les portraits étaient représentés de trois-quarts depuis les débuts du XVe siècle et dont les exemples étaient présents à la cour de Ferrare. En effet, Lorenzo Costa était originaire de Ferrare où il fit son apprentissage. Dès la fin de 1483 il fut appelé auprès du seigneur de Bologn , Giovanni Bentivoglio II pour décorer la chapelle familiale que ce dernier fit ériger dans l'église San Giacomo Maggiore : l'artiste réalisa là deux toiles importantes en 1490 le Triomphe de la Mort et le Triomphe de la Renommée et deux ans auparavant en 1488 le grand tableau votif avec Vierge et l'Enfant en trône entourés des membres de la famille Bentivoglio (cf. Negro, Roio, op. cit respectivement cat.12b, 12c, 12a) La similitude de notre portrait avec les membres masculins de cette famille ou avec ceux de certains protagonistes des Triomphes a permis à la critique d'en situer l'exécution aux alentours de 1490. De même les rapprochements avec le joueur de luth du Concert (Londres National Gallery, n°2486, Negro, Roio, op. cit cat. 9) placé vers 1488, corroborent cette datation.

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